La parole, arme fatale des forces d’élite

Fabien 12 février 2013 0

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« Derrière les hauts murs de l’École militaire, une quarantaine de négociateurs issus de 23 pays viennent de se livrer à de glaçants jeux de rôles et d’échanger leurs secrets. Car 80 % des prises d’otages se désamorcent par la seule force du verbe.

Père divorcé qui menace de massacrer ses trois enfants, braquage qui vire à l’aigre et se solde par une prise d’otages massive dans un gymnase, cadre qui séquestre le comité directeur de son entreprise après un refus d’augmentation, commando de fondamentalistes qui s’empare de l’Eurostar avec 150 passagers à son bord Dans la plus grande confidentialité, derrière les hauts murs de l’École militaire, une quarantaine de négociateurs d’élite issus de 23 pays et représentant les cinq continents viennent de se livrer cette semaine à d’inédits jeux de rôles fondés sur des scénarios aussi baroques que corsés. Des war games catastrophes glaçants, qu’ils ont échafaudés de toutes pièces, où des centaines de vies humaines sont en danger.

Objectif du singulier séminaire qui a réuni pendant une semaine la fine fleur des services mondiaux de sécurité: partager les expériences, croiser les savoir-faire et simuler en temps réel des ripostes opérationnelles. Cadors du FBI, de Scotland Yard, du Bundeskriminalamt (BKA), limiers du Commissariat général Special Units (CGSU) de Belgique, des forces spéciales japonaises, hongkongaises ou encore israéliennes, ils sont tous membres de l’International Negotiators Working Group (INWG), club informel et très fermé qui explore chaque année un thème bien précis, sur la base de cas réels ou pouvant arriver. À la demande des superflics du Raid et de leurs homologues gendarmes du GIGN, les experts internationaux ont planché sur «la prise d’otages et le kidnapping sous toutes ses formes». Autant dire le «cœur de métier».

Devant leurs pairs, les agents du FBI ont dévoilé une étude menée avec plusieurs universités américaines sur la gestion du manque de sommeil en cas de négociations au long court. »

Source : Le Figaro – 30 novembre 2012

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