En immersion avec la Brigade d’Intervention

Fabien 17 août 2013 0
En immersion avec la Brigade d’Intervention

Les services d’intervention de la police nationale comme le RAID et les GIPN sont très médiatisés, nombre de reportages leur sont consacrés.  La BAC (Brigade Anti-Commando) est formée de la BRI et de la B.I. Tous ces groupes font partie intra-sec de la FIPN (Force d’Intervention de la Police Nationale, créée en décembre 2009).

La BRI, dont l’affaire la plus connue est la  neutralisation définitive de Mesrine,  est spécialisée dans la  Police Judiciaire (filatures, interpellations d’individus liés au grand banditisme..). Cependant, lorsque une situation dépassant les compétences des policiers  de la Sécurité Publique, comme une prise d’otage, un forcené ou interpellations d’individus dangereux, il est fait appel, sur Paris, à la BAC.

La B.I est un service  peu connue du public.

J’avais lu un article de ce service dans le magazine « Police Pro » et sur le site de la PP mais peu de choses filtraient sur la B.I.

TMC a diffusé, il y a quelques mois, un documentaire sur  la B.I dans lequel les journalistes présentaient la B.I comme un groupe d’intervention, avec l’équipement et l’armement typique FIPN.

Un officier ayant appartenu au GIPN de Nice et au RAID avait pris le troisième poste d’officier du service. Pour certains, cet officier surnommé « Kato » a  apporté beaucoup de choses, de par ses compétences et son expérience en intervention, au service.

J’ai pris mes informations et j’ai été mis en contact avec deux policiers du service, X. et Daniel.

Le contact, très facile avec ses deux policiers m’a beaucoup aidé ;  Je leur ai parlé du site et leur ai exposé mon idée : une journée en immersion avec la B.I et faire connaître, avec ma faible participation, aux curieux.

Après avoir eu l’autorisation du commandant d’unité, une date a été fixé.

Le jour J,  je me rends à la B.I où je suis pris en compte par « Kato » qui me montre les locaux (salle de sport,  salle de briefing / équipement du personnel, bureau des officiers, etc.).

Je profite de ce moment pour l’interviewer dans son bureau.

Nous faisons une interview rapide parce que Daniel a organisé une simulation de prise d’otage non loin du site. J’assiste au briefing et commence à faire quelques photos.

X .  m’explique les missions et les impératifs du service dans le véhicule qui nous amène sur le lieu d’entrainement. Une fois sur place, les équipes se forment : négociateur, équipes d’assaut, varappeurs, maitre-chien avec son malinois et le binôme de sniper dont X. fait partie.

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C’est avec lui que je reste au départ. J’assiste à sa mise en place, à son installation sur un point haut , au camouflage du binôme pour se fondre dans l’environnement. Les snipers s’échangent les informations : angle, vision, armement du forcené…

Je quitte le binôme de snipers pour aller voir  le pool de varappeur et le maître-chien qui installe les cordes pour descendre en rappel et rejoindre  l’étage où se trouve l’équipe d’assaut.

« Kato », sur place avec les varappeurs, donnent ses instructions.

Je me déplace en continuant à prendre des photos et  assiste à la descente en rappel du chien.

Le malinois est récupéré au sol par son maître qui l’attendait .

Le groupe d’assaut , face à la porte, entend le forcené. Ils négocient avec l’individu et après plusieurs échanges, sans résultat, les fonctionnaires de police donnent l’assaut.

Une fois l’intervention terminée, « Kato » réunit tous les policiers du service pour faire un débriefing sur place avant de regagner leur base.

C’est avec un immense plaisir que je repense à cette journée et à la rencontre de ces flics au grand cœur, qui n’ont pas hésité à m’accueillir et à me présenter leur travail, pour certains, leur passion.

Ils n’ont pas hésité à se dévoiler, à parler à cœur ouvert, à exposer les soucis qu’ils rencontrent dans leur travail, les missions difficiles, les blessures…

A n’en pas douter, la Brigade d’Intervention, au même titre que la BRI, le RAID et les GIPN, mérite amplement l’écusson de la FIPN.

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