Var : un gendarme du GIGN d’Orange tué par un forcené

Fabien 25 mai 2016 0
Var : un gendarme du GIGN d’Orange tué par un forcené

« L’opération était tout aussi délicate que celles organisées d’ordinaire pour neutraliser les terroristes. Hier matin, à Gassin (Var), alors qu’il intervenait pour maîtriser un forcené, l’adjudant Alain Nicolas, chef de groupe de l’antenne régionale du GIGN basé à Orange (Vaucluse), y a laissé sa vie.

Le groupe d’intervention de la gendarmerie avait été appelé en début de matinée dans ce petit hameau situé entre Gassin (La Foux) et la Croix-Valmer. Aux environs de 9h, un retraité de 78 ans, avait blessé son ex-épouse avec une arme de chasse avant de se retrancher dans l’habitation qu’ils partageaient en dépit de leur divorce. Légèrement blessée, sa victime avait pu donner l’alerte.

« Il a ensuite attendu. Embusqué »

Rapidement, treize gendarmes, dont deux négociateurs de l’antenne régionale du GIGN d’Orange, qui prenaient part à un exercice du côté de Draguignan, ont été mobilisés. Le groupe s’est rendu sur place. Tout au bout de la départementale 559, quartier chapelle saint-Laurent, dans cette zone résidentielle très boisée, l’habitation, la dernière du hameau, dans laquelle le forcené s’était replié a été cernée, vers 11h.

Les gendarmes, rompus aux situations dangereuses, ont progressé par groupes de deux. D’après nos informations, l’homme aurait d’abord été aperçu près de la maison avant de disparaître. « Il a ensuite attendu. Embusqué« , a expliqué un gendarme.

Progressant en colonne, alors qu’il se trouvait à 5-6 m du forcené, l’adjudant Alain Nicolas a été touché à la main, au cou et au visage. À cette distance, les multiples protections qui enveloppent les militaires n’ont pas été suffisantes face au tir ascendant du forcené qui a surgi de derrière un mur de son habitation avant de s’enfuir. Le chef de groupe de l’antenne régionale du GIGN, en dépit des moyens mis en oeuvre pour le secourir, a succombé à ses blessures.

 

« Un drame absolu »

Quant au forcené, tout de suite après, il a retourné son arme de chasse contre lui et s’est tiré deux cartouches dans la bouche. D’abord réanimé après un arrêt cardiaque, l’homme est finalement décédé en début de soirée.

Dans le courant de l’après-midi, le général Denis Favier, directeur de la gendarmerie nationale et le général David Galtier, commandant de la région gendarmerie Paca, se sont rendus sur les lieux du drame. « Nous avons à déplorer un mort de plus aujourd’hui – après le décès des quatre militaires tués dans un accident d’hélicoptère, la veille dans les Hautes-Pyrénées. C’est un drame absolu« , a déclaré le général Galtier.

Originaire de Saint-Etienne (Loire), l’adjudant Alain Nicolas était marié et père de deux enfants, de 7 et 11 ans. Le mois dernier, il avait fêté son 38e anniversaire.

 

Dix-sept ans de carrière

L’adjudant Alain Nicolas avait intégré la gendarmerie nationale en 2000. Après avoir été gendarme mobile à Bron (69), il avait pris la direction de la Guyane et de son peloton d’intervention (PI). En 2014, l’adjudant Alain Nicolas avait été décoré de la médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement. Il avait également été cité à l’ordre de la division et avait reçu une étoile d’argent pour ses années de service. Enfin le 26 avril, il avait été cité à l’ordre du régiment par le général David Galtier, commandant la région de gendarmerie Paca. »

Source : LaProvence.com – article écrit le 22 mai 2016 par Mélanie Ferhallad

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