BRI-BAC – Coupures de presse


Paris : il sème la panique sur les lieux des attentats

Fabien : 8 avril 2016 20 h 15 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC

« « Au secours, ça recommence ! » De nombreux riverains du Xe arrondissement ont eu ce terrible sentiment, ce jeudi, à 13h15 après avoir entendu deux détonations ressemblant à des coups de feu résonner au-dessus de la rue Bichat.

Celle la même où se trouvent le Carillon et le Petit Cambodge, deux des établissements visés par les attentats de novembre.

«C’était la panique. J’ai vu des gens descendre de la rue en criant. Certains pleuraient», indique un commerçant de la rue du Faubourg du Temple. Le quartier a aussitôt été bouclé par la police tandis que la BRI, l’unité d’intervention de la préfecture de police, était renvoyée sur place.

Le mouvement de panique dans le secteur a cependant rapidement cessé. L’auteur des détonations, un homme de 61 ans qui s’était retranché dans son appartement du 14, rue Bichat et avait tiré en l’air depuis sa fenêtre, a rapidement accepté de se rendre et a été interpellé sans difficulté peu avant 14 heures.

En état d’ébriété avancée, le forcené, dont le casier fait état de nombreux antécédents judiciaires, a été placé en cellule de dégrisement. Jeudi soir, il n’avait pas encore pu être interrogé sur les raisons de son geste fou. A son domicile, les policiers ont retrouvé un véritable petit arsenal… factice : deux pistolets d’alarme, deux pistolets à bille, une arme de collection et une réplique de pistolet-mitrailleur !

«On le connaît bien dans l’immeuble. On savait qu’il n’avait pas toute sa tête mais jamais on n’aurait imaginé qu’il fasse ça. Après ce qui s’est passé en novembre, le quartier n’avait vraiment pas besoin de ça», commentait en fin de journée un voisin du forcené. »

 

 

Source : Le Parisien – article écrit le 07 avril 2016 par Benoît Hasse et Julien Duffé

Laisser une réponse»


Comment l’assaut s’est déroulé au Bataclan

Fabien : 21 novembre 2015 15 h 45 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC

« Les forces de l’ordre intervenues vendredi ont découvert un carnage dans la salle du Bataclan. Pendant deux heures, ils vont progresser dans le bâtiment pour neutraliser les terroristes, retranchés à l’étage avec des otages.

Il est 22h15 vendredi soir lorsque les policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) pénètrent dans le Bataclan. Les terroristes sont dans la salle de spectacle depuis trente-cinq minutes. Les tirs nourris entendus plus tôt laissent présager un carnage. Un des terroristes a déjà déclenché sa ceinture d’explosifs dans la fosse.

A l’intérieur, les forces de l’ordre découvrent une scène d’horreur. « C’était l’enfer parce que les lieux étaient extrêmement compliqués, c’était dans le noir et surtout c’était cet amoncellement de corps, de gémissements, de pleurs, ces rivières de sang », explique sur BFMTV Michel Cadot, le préfet de police de Paris.

« Il y a des dizaines de corps enchevêtrés partout sur le sol, des morts, des blessés… Et des survivants qui font les morts, de peur que nous soyons nous aussi des terroristes, raconte Jean un membre de la BRI à TF1.

Nous prévenons que nous sommes de la police. Un peu partout, on nous demande de l’aide. Les gens chuchotent de peur que la fusillade reprenne. Pour nous, la priorité est de sécuriser les lieux ».

Les terroristes retranchés à l’étage

A ce moment de l’intervention, les membres de la BRI ne savent pas où se trouvent les terroristes. Les forces de l’ordre commencent l’exploration du bâtiment. Une quarantaine de policiers commencent à explorer l’étage. Denis Safran, chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital Georges Pompidou a participé à l’opération, le terrain d’intervention est difficile.

« C’est un bâtiment très ancien, avec des couloirs, des recoins, des escaliers, des colimaçons, des toilettes à l’étage. Il y avait des blessés absolument partout », relate-t-il sur BFMTV.

Au fur et à mesure que les policiers de la BRI progressent, des otages sont évacués. Les forces de l’ordre finissent par localiser les terroristes à 23h15. Ils sont retranchés dans un local sans issue avec une vingtaine d’otages. Les policiers, derrière la porte parviennent à établir un premier contact avec les preneurs d’otages.

Des tirs nourris pendant 3 minutes

Un négociateur parvient à avoir les otages au téléphone. Cinq appels sont menés mais les terroristes sont déterminés  et ne veulent pas libérer leurs otages. Thierry, l’un des otages qui se trouve dans le local assiste à la scène. Les terroristes crient, « on a des explosifs, on va tout faire péter », relate l’otage.

A 0h20, l’assaut est donné. Pendant trois minutes, des tirs nourris sont échangés. « Dès que la porte s’est ouverte, les terroristes ont ouvert le feu. C’était très violent, très bruyant. Rien que sur le bouclier, on a encaissé 30 impacts de Kalach’ », explique un membre de la BRI à TF1.

Un terroriste est touché, les ceintures d’explosifs explosent. Un policier est blessé à la main mais miraculeusement, les otages sont sains et saufs. Le bilan de l’attentat est extrêmement lourd, au Bataclan au moins 89 personnes sont mortes. »

Source : BFM tv – article écrit le 17 novembre 2015 par C.B

Laisser une réponse»


Attentats de Paris: au Bataclan, c’était « l’enfer de Dante », pour un policier de la BRI

Fabien : 21 novembre 2015 15 h 34 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC

« C’était « l’enfer de Dante »: arrivé au Bataclan 35 minutes après le début de l’attaque vendredi soir, un policier de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) raconte à l’AFP l’assaut au terme d’une prise d’otages sanglante.

« A 21H40, nous avons eu les premiers coups de téléphone, nous disant qu’il y avait des explosions au Stade de France puis des coups de feu au centre de Paris », explique ce policier, qui souhaite garder l’anonymat.

A 22H00, une première équipe quitte le « 36 », siège mythique de la police judiciaire parisienne au Quai des Orfèvres, « avec un peu de matériel ». « Nous étions dans le hall du Bataclan à 22H15 ».

Un commissaire de la brigade anticriminalité (BAC) de Paris qui s’était rendu sur place avec son chauffeur avait abattu un jihadiste au rez-de-chaussée de l’établissement.

« Quand on arrive, on n’entend aucun tir. On se demande si les terroristes sont partis par l’arrière », raconte le policier de la BRI qui fait partie de la « première colonne » entrant dans les lieux.

« On a vu des morts sur le trottoir, puis dans le hall d’accueil. Dans ce qu’on appelle la fosse, il y avait plusieurs centaines de personnes couchées les unes sur les autres, appelant au secours, un mélange de gens morts, de gens blessés », a raconté à l’AFP Denis Safran, médecin de la BRI qui était dans la colonne.

« Je n’ai jamais vu ça », confirme le policier. « Une marée humaine, l’enfer de Dante, du sang partout, on marche sur des corps, on glisse sur du sang », se souvient-il.

« Des otages partout »

« Chaque fois qu’on ouvre une porte on trouve des otages. Il faut vérifier que ce sont bien des otages », raconte-t-il.

« Ça a été un travail de nettoyage très rapide de la BRI, s’assurer qu’il n’y avait plus de tireurs et pas d’explosif au rez-de-chaussé », souligne le médecin.

La première colonne continue de progresser vers l’étage. La deuxième se positionne en renfort. Le RAID assure un soutien à l’extérieur et au rez-de-chaussée.

« A chaque pas nous trouvons des otages partout, dans des faux plafonds, sous les canapés… et chaque fois il faut vérifier qu’ils ne sont pas armés et n’ont pas de bombe », raconte le policier de la BRI.

A 23H15 « nous sommes devant une porte derrière laquelle un terroriste hurle. Ils sont deux, avec une ceinture d’explosifs qu’ils menacent d’enclencher. Ils veulent qu’on recule, menacent de décapiter des otages, parlent de la Syrie », continue-t-il.

Un négociateur discute par téléphone avec eux en vain. A 00H18, le « top assaut est donné ». « On passe la porte et on se retrouve dans un couloir d’une quinzaine de mètres ». Entre les policiers et les jihadistes qui engagent le feu, se trouvent des otages.

« Ils se couchent, ils se sont fait tout petits, on ne sait même pas comment. On avançait sous le feu des terroristes sans tirer tant qu’il y avait des otages, on était derrière le bouclier », explique-t-il. Pris en photo par l’AFP, le bouclier comptait une vingtaine d’impacts de balles après l’assaut.

« On fait une chenille humaine pour faire passer les otages derrière nous, les gars derrière, le bouclier encaissant les tirs de kalachnikov », décrit-il.

« Et puis il n’y a plus d’otages entre eux et nous, le top du deuxième assaut est donné ». Un policier est blessé par un ricochet de balle.

« Une marche, le bouclier tombe, on voit une ombre, on tire, on voit l’ombre s’affaisser et ça explose. On ne sait pas comment, mais le résultat est que les deux jihadistes explosent », selon lui.

Il faudra une heure pour sécuriser les lieux. « Ils se sont fait sauter devant une porte derrière laquelle il y avait une quinzaine d’otages qui ne voulaient pas croire que nous étions la police. Ils ont appelé le 17 pour être rassurés, ce qui est normal ».

Les hommes de la première colonne sont ceux qui avaient donné l’assaut lors de la prise d’otages à l’Hyper Cacher en janvier. »

Source : La Nouvelle République.fr – article écrit le 18 novembre 2015 par Par Katell Prigent / AFP

Laisser une réponse»


Attentats de Paris : le patron de la BRI raconte l’assaut du Bataclan

Fabien : 21 novembre 2015 15 h 31 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC

« Le patron de la Brigade de recherche et d’intervention raconte ce jeudi matin sur ITELE comment ses hommes sont intervenus dans le Bataclan  à partir de 21h40, vendredi 13 novembre.

 

Pas à pas, minute par minute, Christophe Molmy décrit « une scène de crime impressionnante » où les policiers n’entendent «pas un bruit, pas une complainte», ni des victimes, ni des personnes valides.

« Dès qu’on a su qu’il y avait des coups de feu dans Paris, on y est allés d’autorité», débute le chef de la BRI, qui précise : « On n’a pas reçu d’ordre d’intervenir ». Les hommes de permanence pour les opérations en urgence se dirigent d’abord vers Charonne, puis arrivent au Bataclan à 22h15.

« Dès 22h15, il n’y a plus un seul coup de feu », continue Christophe Molmy, décrivant une « extrême tension ». En effet, les hommes de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) ont abattu un premier terroriste et «figé le carnage». Les terroristes sont retranchés quelque part dans la salle de spectacle, avec des otages.

A 22h45, tous les hommes de la BRI sont présents à l’intérieure du Bataclan. Ils inspectent les lieux, « placard par placard, toilette par toilette ». Un travail « extrêmement long », d’autant qu’à chaque avancée, il faut prendre en compte les otages, vérifier qu’ils ne sont pas des terroristes puis les évacuer.

 

«Les otages ne sont plus une monnaie d’échange»

A 23h15, l’un des otages communique à travers une porte avec les policiers. Sur les ordres des terroristes, il crie à la BRI de s’arrêter. Après avoir obtenu un numéro de téléphone, les négociateurs échangent avec les jihadistes lors de cinq appels de quelques minutes. « Ils voulaient qu’on s’en aille », explique Christophe Molmy, précisant qu’aucune négociation n’est possible. Il faut aller au plus vite. «Les otages ne sont plus une monnaie d’échange», poursuit-il, différenciant ce type d’interventions de celles connues par «nos aînés».

23h45. L’autorisation de l’assaut est donnée par le préfet de police, sur place depuis le début de l’intervention. Une première colonne franchit la porte, mais ne tire pas tant que les otages sont présents. Christophe Molmy livre un détail qui illustre l’atmosphère dans les rangs des policiers à ce moment-là : une seconde colonne est formée derrière la première, elle est « simplement destinée à passer sur les premiers si les premiers restaient par terre ».

Ils voient une ombre et tirent

Le patron de la BRI raconte ensuite comment le bouclier utilisé par la première colonne a été criblé de 27 impacts de balles. Les policiers encaissent les coups sans tirer, tant que les otages sont présents. Pour exfiltrer les otages, il faut passer le bouclier de 80 kilos par-dessus les otages. Une fois les otages évacués l’affrontement commence.

Les terroristes sont poussés au bout d’un couloir étroit. Le bouclier tombe vers l’avant et découvre les deux policiers en tête de colonne. Exposés, les deux membres de la BRI «voient une ombre », tirent de concert et touchent un terroriste. Extrêmement rapide, la suite reste floue, même pour Christophe Molmy : l’enquête déterminera si l’autre terroriste a déclenché sa ceinture d’explosifs ou si c’est une balle de la BRI qui a activé la bombe. La menace est neutralisée.

Cette attaque des terroristes au Bataclan a fait 89 morts. »

 

Source : Le Parisien – article écrit le 19 novembre 2015

 

 

Laisser une réponse»


L’assaut du RAID à Saint-Denis a fait trois morts, dont Abdelhamid Abaaoud

Fabien : 20 novembre 2015 22 h 04 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« Une troisième corps a été retrouvé dans les décombres de l’appartement. Il s’agit de celui de Hasna Ait Boulahcen, qui pourrait être la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, le djiihadiste belge commanditaire présumé des attentats de vendredi 13 novembre, dont le corps a lui aussi été formellement authentifié.

L’assaut du RAID à Saint-Denis a selon le parquet de Paris, fait au moins 3 morts. Un troisième corps vient d’être retrouvé dans les décombres de l’appartement. Il s’agit bien d’Hasna Ait Boulahcen, 26 ans, a annoncé vendredi le procureur de Paris. Elle a été formellement identifiée après comparaison d’empreintes digitales, sachant qu’un sac à mains contenant un passeport à son nom a aussi été retrouvé dans l’appartement.

Parmi les tués, figure Abdelhamid Abaaoud – cerveau présumé des attentats du vendredi 13 novembre -. Hasna Ait Boulahcen, suspectée de s’être fait exploser lors de l’assaut, pourrait être sa « cousine », d’après une source proche du dossier. Le troisième individu n’a pour le moment pas été identifié.

Ce sont les services de renseignements marocains qui ont mis la police française sur la piste des terroristes de Saint-Denis, en conseillant de surveiller Hasna Aitboulahcen, jeune femme radicalisée de 26 ans, vivant en France.

Bernard Cazeneuve a confirmé qu’Abdelhamid Abaaoud, Belge d’origine marocaine âgé de 28 ans, avait joué « un rôle déterminant dans les attentats » de vendredi 13 novembre – Il a d’ailleurs été filmé dans le métro le soir des attaques  à Paris-, précisant que ce dernier était probablement impliqué dans quatre autres projets d’attentats en 2015 : « parmi les 6 attentats évités ou déjoués par les services de renseignement depuis le printemps 2015, Abaaoud semble avoir été impliqué dans quatre d’entre eux.« 

Son frère cadet a, quant à lui, été arrêté le mois dernier au Maroc, a-t-on appris de source proche des services de sécurité à Rabat.

Huit autres personnes sont toujours en garde à vue, dont trois hommes retranchés dans l’appartement pris d’assaut, deux personnes qui tentaient de se cacher dans les gravats et deux autres (celle qui a « prêté » l’appartement et une de ses connaissances). Le procureur n’a pas donné d’indication sur un possible troisième corps sous les décombres de l’appartement.

Selon Reuters, les djihadistes présumés contre lesquels les forces de l’ordre ont donné l’assaut projetaient un attentat dans le quartier d’affaires de La Défense.

Cet attentat était programmé pour jeudi 19 novembre et visait précisément le centre commercial des Quatre Temps et le parvis, toujours selon l’agence de presse. Cette information n’a toujours pas été confirmée officiellement. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a toutefois expliqué devant l’Assemblée nationale que des objectifs nouveaux, sans préciser lesquels, étaient visés par les personnes qui ont trouvé la mort ou qui ont été arrêtées dans l’opération de mercredi à Saint-Denis.

Manuel Valls a déclaré que la menace terroriste est toujours présente, évoquant même devant l’Assemblée nationale un risque d’attentat avec des « armes chimiques ou bactériologiques ».

Deux des auteurs présumés des attaques de vendredi sont en effet toujours activement recherchés, Salah Abdeslam et un second homme encore non identifié. Tous deux étaient dans la Seat noire utilisée pour attaquer des terrasses de bars et de restaurants dans le 11e arrondissement de la capitale.

Le Belge Abdelhamid Abaaoud, tombé sous les balles du RAID, était une figure de l’Etat islamique (EI) connue des justices française et belge

La presse belge a évoqué son nom pour la première fois en janvier dernier, le présentant comme la tête pensante d’un groupe de djihadistes projetant des attentats en Belgique.

Cette cellule avait été la cible d’une vaste opération antiterroriste, au cours de laquelle deux djihadistes présumés avaient été tués à Verviers, dans l’est de la Belgique, une semaine après les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo et un supermarché casher à Paris.

Dans son édition de février, Dabik, magazine en ligne anglophone de Daech, publiait une interview présentée comme étant celle d’Abou Omar al Baljiki (« le Belge »), nom de combattant d’Abdelhamid Abaaoud, soi-disant accordée à son retour en Syrie.

Il se vantait alors d’avoir réussi à gagner la Belgique pour y organiser des attaques et d’être ensuite parvenu à tromper les services de renseignement occidentaux pour retourner en Syrie.

Véritable rouage de la propagande de Daech, il était apparu également sur une vidéo postée en mars 2014 le montrant au volant d’un véhicule traînant les cadavres de victimes de l’EI.

Cet homme originaire du quartier bruxellois de Molenbeek, épicentre de l’islamisme radical en Belgique, était un ancien membre du groupe salafiste radical Sharia4Belgium.

Abdelhamid Abaaoud avait aussi défrayé la chronique en Belgique pour avoir entraîné son jeune frère Younès, âgé aujourd’hui de 13 ans selon sa famille interrogée par les médias belges, à rejoindre les rangs de Daech. »

Source : Capital.fr – article écrit le 20 novembre 2015

 

Source :

Laisser une réponse»


Opération du Raid : la folle matinée de Saint-Denis

Fabien : 18 novembre 2015 21 h 18 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« A partir de 4h20 et jusqu’en fin de matinée, une impressionnante opération du Raid, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, a frappé la commune de Seine-Saint-Denis d’effroi. 

Tout a commencé au cœur de la nuit. C’est à 4h20, selon un communiqué officiel du parquet de Paris, que le Raid a lancé mercredi matin son opération sur un appartement à Saint-Denis.

Leur cible principale : Abdelhamid Abaaoud, membre de l’Etat islamique, chef opérationnel présumé des attentats de Paris de vendredi soir, qu’il a revendiqués. Le lieu visé : un appartement de Saint-Denis situé à l’angle de la rue de la République et de la rue Corbillon, à une vingtaine de minutes à pied du Stade de France, qui était l’une des cibles des attentats de vendredi. Le dispositif est impressionnant : les troupes d’élite du Raid bien sûr, mais aussi des militaires chargés de sécuriser le périmètre, et un hélicoptère pour survoler la zone.

L’assaut est extrêmement violent. Les habitants de la commune endormie se réveillent au son des rafales de kalachnikovs et de fusils d’assaut. Et sont pris de panique, comme témoigne, sur fond de détonations, Martine, une habitante du quartier, sur Europe 1, vers 5 heures du matin.

Une femme se fait exploser.

Les policiers du Raid sont en fait accueillis par une rafale de kalachnikov tirée par une femme, une kamikaze qui active sa ceinture d’explosifs immédiatement après. Elle est la première victime officielle de l’opération. Elle est aussi la première femme à se faire exploser en France. La déflagration est telle que, selon Europe 1, le plancher de l’un des étages s’effondre.  Cela ne met toutefois pas fin à l’assaut, qui se prolonge pendant plus d’une heure.

Le Raid parvient tout de même à extraire trois hommes de l’appartement. Ils sont immédiatement placés en garde à vue. Deux autres personnes, un couple, sont interpellées dans la rue dont, probablement, le propriétaire du lieu, qui assure avoir rendu service en hébergeant deux personnes « qui venaient de Belgique ».

Cazeneuve dans les sous-sols de Beauvau.

Parallèlement, dès le début de l’opération, Bernard Cazeneuve se rend dans les sous-sols du ministère de l’Intérieur, place Beauvau, où se trouvent deux salles, une salle opérationnelle et une salle décisionnaire. Le ministre tient évidemment informés, minute par minute, François Hollande et Manuel Valls. Les deux têtes de l’exécutif avaient d’ailleurs été, selon les informations d’Europe 1, informées d’une opération imminente dès mardi soir. Vers huit heures, les trois hommes se retrouvent à l’Elysée, dans le bureau du président de la République. Ils suivent l’évolution de la situation mais ne passent aucun ordre, aucune consigne, faisant confiance aux forces d’intervention. Ils sont ensuite rejoints par Christiane Taubira, ministre de la Justice, et  Jean-Yves Le Drian. Le chef de l’Etat, le Premier ministre et les trois ministres resteront dans le bureau jusqu’au Conseil des ministres, à 10 heures. C’est au cours de cette réunion qu’a été présenté le projet de loi visant à prolonger l’état d’urgence pour une durée de trois mois.

Deux morts, sept personnes interpellées.

A Saint-Denis, peu après 5h30, la situation se fige. Les tirs ne sont plus que sporadiques, puis s’éteignent définitivement. Pour autant, l’opération n’est pas terminée, elle se poursuivra jusqu’en fin de matinée. L’heure est alors au bilan. Outre la femme kamikaze, un homme retranché dans l’appartement est également mort. En tout, sept personnes ont été interpellées. Trois policiers ont par ailleurs été blessés pendant l’assaut.

« Cette population est traumatisée ».

Saint-Denis, elle, est traumatisée. « J’ai été, comme beaucoup d’élus, appelé à 4h30 par des habitants qui étaient paniqués », témoigne pour Europe 1 Stéphane Peu, maire adjoint de la commune. « Cette population est traumatisée, comme beaucoup de Français, par les attentats de vendredi, mais peut-être encore plus en raison des trois attentas que notre ville a connus vendredi soir », explique l’élu, faisant référence aux trois explosions qui ont eu lieu aux alentours du Stade de France.

La mairie de Saint-Denis a pris des dispositions immédiates pour venir en aide aux habitants évacués de leur logement. « Nous avons ouvert la mairie dès 5h15 ce matin pour accueillir les éventuels blessés et les personnes évacuées des habitations alentour » précise Stéphane Peu. Les écoles du centre ville ont été fermées, et les transports en commun, bus métro, tramway, paralysés. Après Paris, c’est au tour de Saint-Denis de réapprendre à vivre. « 

Source : Europe 1 – article écrit le 18 novembre 2015 par Rémi Duchemin

Laisser une réponse»


Saint-Denis : opération anti-terroriste contre un appartement du centre-ville

Fabien : 18 novembre 2015 17 h 10 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« Cinq jours après les attentats de Paris, un assaut policier d’ampleur a été lancé ce mercredi avant l’aube à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, ciblant Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des tueries de vendredi.

Un assaut des forces de police s’est déroulé ce mercredi matin dans le centre-ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L’opération policière de la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et du Raid est intervenu dans le cadre de l’enquête sur les attentats parisiens, selon des sources concordantes.

Plusieurs hommes armés s’étaient retranchés dans un appartement à l’angle de la rue de la République et de la rue Corbillon, non loin de la Basilique. Les forces de l’ordre s’attendaient, ou espéraient, trouver Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de vendredi dernier à Paris et au Stade de France. Pour l’heure, il est «impossible de donner les identités des personnes interpellées».

Deux forcenés sont morts dont une femme qui s’est fait exploser. Sept personnes  ont été arrêtées et placées en garde à vue, a-t-on indiqué de source judiciaire. Dont un homme qui dit avoir hébergé deux personnes «qui venaient de Belgique» dans l’appartement visé l’assaut. Pour l’heure, il est «impossible de donner les identités des personnes interpellées» a prévenu le procureur de Paris après l’intervention.

 

Au moins cinq policiers ont également été blessés au cours de l’assaut. Les pompiers et le Samu sont mobilisés sur place. Maintenant que l’intervention est terminée, une opération de sécurisation est en cours.

De nombreux coups de feu ont retenti dans le centre-ville dès 4 h 30 du matin. Des habitants ont été réveillés par ces échanges de tir. A 5 heures, on entendait encore de nombreuses détonations tandis que peu à peu les fenêtres des immeubles s’éclairaient.

A 5 h 20, on entendait plusieurs sirènes de véhicules de secours. Les tirs semblaient s’être calmés.

Lors de l’assaut, la RATP a informé que la circulation du métro était interrompue entre Saint-Denis Université et Saint-Denis – Porte de Paris pour des raisons de sécurité. De même, la circulation des tramways T1 et T8 est coupée. La police a fait évacuer la place Jean-Jaurès, à côté de la mairie avant de conseiller une nouvelle fois aux habitants de rester chez eux. La grande rue piétonne de la République a été bouclée ainsi que les rues du Corbillon et Chaumette.

C’est à Saint-Denis, à côté du Stade de France, que le premier kamikaze s’est fait exploser vendredi soir, tuant une personne et en blessant une trentaine d’autres. »

 

 

Source : Le Parisien – article écrit le 18 novembre 2015 par Jean-Gabriel Bontinck et Blandine Seigle

 

 

Laisser une réponse»


Un assaut policier du Raid est en cours à Saint-Denis

Fabien : 18 novembre 2015 17 h 03 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« Une opération antiterroriste est en cours à Saint-Denis depuis 4h30, a indiqué le parquet de Paris ce mercredi 18 novembre. Plusieurs policiers seraient blessés.

 

Un assaut policier est actuellement en cours dans la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris, a indiqué le parquet de Paris ce 18 novembre. Selon RMC, cette opération vise à interpeller le 9e suspect des attaques de Paris.

Plusieurs témoins et les pompiers ont fait état d’échanges de tirs lors de cette opération de la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et du Raid.

 Au moins une personne a été tuée dans l’appartement visé par l’assaut policier mené mercredi matin à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de vendredi, a appris l’AFP de source proche de l’enquête. L’identité de cette victime n’a pas été précisée.  Des policiers sont également blessés, selon l’AFP.

 

« Explosions » et « tirs en rafale »

Des témoins ont entendu des « explosions » et des « tirs en rafale » dès 4h30 à proximité du quartier de la basilique.

Selon notre consultant Dominique Rizet, trois personnes auraient été interpellées. D’après lui, la cible de cette opération antiterroriste pourrait être particulièrement recherchée.

Selon les informations de BFMTV, la personne ciblée serait Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de vendredi.

Des hommes retranchés dans un appartement

Des hommes sont retranchés mercredi matin dans un appartement de Saint-Denis, indique l’AFP.

Le quartier était bouclé tôt mercredi matin. Didier Paillard, le maire de Saint-Denis, qui indique que cet assaut se déroule dans l’ »hypercentre » de la commune, recommande aux habitants du quartier de rester chez eux. Les transports sont arrêtés aux alentours de l’opération.

Sur BFMTV, Christophe Caupenne, ancien négociateur du Raid, demande aux riverains de s’éloigner des portes et des fenêtres pour ne pas risquer de recevoir des tirs collatéraux. »

 

 

Source : BFM TV  – article écrit le 18 novembre 2015 par J.M avec AFP

 

Laisser une réponse»


Au Bataclan, deux heures d’intervention policière sans négociation

Fabien : 17 novembre 2015 20 h 39 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« Juste avant l’assaut, alors que les policiers étaient dans le bâtiment, l’un des terroristes du Bataclan a transmis un numéro de téléphone portable aux hommes de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), l’unité d’intervention de la police  judiciaire. Le numéro a aussitôt été transmis au négociateur — celui qui avait parlé avec Amedy Coulibaly lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher. Mais de négociations il n’y a jamais eu.

Les hommes en armes du Bataclan, qui avaient déjà tué à la kalachnikov des dizaines de personnes venues assister  au concert du groupe Eagles of Death Metal, ne l’ont jamais envisagé. Cinq coups de fil ont été échangés avec la police. A chaque fois, ils ont demandé aux policiers de partir, sans quoi ils allaient continuer à tuer.

Vers 22 heures, au début de l’attaque, un policier d’une brigade anticriminalité pénètre dans l’enceinte du Bataclan : il est le premier à constater l’étendue de l’horreur. Au rez-de-chaussée, il tombe nez à nez avec l’un des assaillants. Selon des sources policières et judiciaires, il tire sur le terroriste et la ceinture d’explosifs se déclenche. Est-ce l’assaillant qui a mis lui-même en route l’explosion de la ceinture ou est-ce le tir du policier, voire la chute, qui l’a déclenchée ? L’enquête  le déterminera dans les jours qui viennent.

A l’arrivée des policiers, le silence est effroyable

Quand les policiers d’élite arrivent au Bataclan, aux environs de 22 h 15, toujours selon plusieurs sources policières et judiciaires, ils assurent la relève des personnels de la sécurité publique. A l’intérieur du bâtiment, les coups de feu ont cessé, décrit l’un des policiers présents. La situation est tellement confuse que certains croient que les terroristes ont pris la fuite. Equipés de fusils d’assaut, de gilets lourds et de casques à visière blindée, les policiers d’élite de la BRI pénètrent dans la salle de concert. « C’est l’enfer de Dante », raconte l’un des hommes qui est entré dans la salle. Plusieurs centaines de corps sont allongés dans la fosse. L’odeur est insoutenable, le silence effroyable.

Seules des sonneries de téléphone retentissent. Sans doute des proches, informés du drame, qui tentent de joindre  un ami ou un membre de leur famille  qu’ils savent au Bataclan. Au sol, il y a des morts et des blessés, mais aussi des personnes qui se sont allongées et qui ont cessé de bouger  dans l’espoir que les assaillants les croient morts. Ceux qui peuvent marcher  sont invités à se lever et à quitter les lieux. Pendant que le RAID sécurise le rez-de-chaussée, les policiers de la BRI, deux formations d’une vingtaine d’hommes, progressent « en colonne » et commencent autour de 23 heures à monter  dans les étages. Il faut enjamber  les corps et les douilles. Il faut évacuer  les blessés. Une chaîne médicale d’urgence est mise en place en bas de l’escalier dans la perspective d’un assaut meurtrier.

 

Des civils cachés dans les faux plafonds, dans les placards

La première formation  de la BRI emprunte l’escalier de gauche, la deuxième celui de droite. Un bouclier de type « Ramsès » protège les policiers. Chaque fois qu’une porte est ouverte, des grappes de civils paniqués s’échappent. Certains se sont cachés dans les faux plafonds, d’autres dans des placards. Il n’y a toujours aucun coup de feu. Au premier étage, une dernière porte sépare les forces de l’ordre des assaillants. Il est 23 h 15.

Une discussion s’engage, les terroristes donnent un numéro de portable aux policiers. Un premier contact téléphonique a lieu à 23 h 27. Au téléphone avec le négociateur, les assaillants s’énervent, demandent aux policiers de partir, menacent de décapiter des otages, de les jeter dans le vide du balcon et de se faire  exploser. Ils parlent de la Syrie. Quatre autres échanges téléphoniques ont lieu. Aucune négociation ne semble possible. Devant l’urgence, le préfet de police donne son autorisation pour l’assaut. Il est 0 h 20.

Les hommes de la BRI ouvrent la dernière porte qui les sépare des deux terroristes présents à l’étage : elle donne sur un couloir étroit d’une dizaine de mètres de long. Plusieurs civils sont dans ce couloir, au milieu de ce qui s’annonce comme une confrontation entre les kalachnikovs des terroristes et les fusils d’assaut HKG36 de la BRI. La vingtaine d’otages qui se trouvent au milieu est évacuée dans la confusion. Alors que la BRI avance, les otages se réfugient en rampant derrière le bouclier.

« C’était l’Hyper Cacher puissance dix »

Les policiers lancent une demi-douzaine de grenades. Les premières sont détonantes, pour aveugler. Les secondes, défensives, pour progresser. Les terroristes tirent à feu nourri. De manière cadencée, preuve que le maniement des armes leur est familier. « A ce moment, je me suis dit qu’on allait devoir  marcher sur nos collègues en tête de colonnes pour continuer à avancer », raconte l’un des policiers.

Une balle de kalachnikov qui ricoche sur le mur gauche du couloir vient se loger  dans la main gauche de l’un des policiers. Comme beaucoup d’autres présents au Bataclan, il avait participé à l’assaut contre Amedy Coulibaly. « Mais ce soir, c’était l’Hyper Cacher puissance dix », assure l’un de ses  collègues. « Il n’y avait pas d’espace pour circuler  et les terroristes s’étaient réfugiés derrière les otages. » Peu après, les policiers voient l’ombre d’un des terroristes s’écrouler — il a sans doute été touché par l’un de leurs tirs. S’ensuit une puissante explosion actionnée par une ceinture bourrée de TATP : elle entraîne la mort du deuxième assaillant. L’assaut a duré trois minutes. Une éternité. Sur le bouclier qui protégeait la colonne d’assaut, plus de trente impacts de balle ont été retrouvés. »

Source : Le Monde – article écrit le 17 novembre 2015

Laisser une réponse»


Strasbourg: Le Raid intervient à Neudorf, où Abdeslam Salah aurait été vu

Fabien : 17 novembre 2015 19 h 05 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« Le Raid est intervenu lundi soir dans le quartier de Neudorf à Strasbourg suite au signalement d’Abdeslam Salah, recherché dans le cadre des attentats à Paris…

 

Le Raid et la BRI sont intervenus lundi soir dans le quartier de Neudorf à Strasbourg suite au signalement d’Abdeslam Salah, qui fait l’objet d’un avis de recherche dans le cadre des attentats à Paris. Un témoin l’aurait identifié vers 15h rue de Prague et l’aurait suivi jusqu’à son immeuble.

L’immeuble encerclé par la police

Des dizaines de policiers de la Direction Interrégionale de la Police judiciaire ont encerclé l’immeuble. Une partie de l’immeuble a été partiellement évacuée et l’accès aux résidents interdit pendant les opérations de police.

Les habitants ont été rassemblés dans le gymnase Aristide-Briand situé au pied de l’immeuble. Des boissons et de la nourriture ont été servies à une trentaine de personnes. Robert Hermann, adjoint au maire en charge de la sécurité, s’est rendu sur place : « Un dispositif est prévu pour ce genre de situation. Nous avons mis à l’abri les résidents, avec des couvertures et de la nourriture, pour que les opérations de police se passent dans des conditions optimales et sereines. » »

Source : 20Minutes – article écrit le 17 novembre 2015 par Gilles Varela

Laisser une réponse»
« Page 1, 2, 3, 4 »
Top