GIPN – Coupures de presse


Séance d’entraînement particulière avec le Groupe d’intervention de la police nationale

Fabien : 21 février 2016 13 h 41 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN

« Le multiple champion de France et d’Europe de karaté, Dominique Valera, en ce moment sur l’île, a participé ce vendredi 19 février à un entraînement du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN), au commissariat Malartic de Saint-Denis. L’occasion pour le champion d’échanger avec les fonctionnaires et d’assister à un entraînement simulant une libération d’otages ainsi qu’à une séance de tirs.

Âgé de 69 ans, Dominique Valera n’a rien perdu de son humour lorsqu’il raconte son parcours. Il emprunte un accent italien pour imiter sa mère qui finit par accepter que le jeune sportif, alors âgé d’une quinzaine d’années, pratique le nouveau sport poings-pieds à la mode : le karaté. « Le curé qui nous en a parlé a dit qu’on aurait des costumes blancs, ça a convaincu ma mère », s’amuse Dominique Valera.

« Je suis dans ma 61ème année de pratique dont 55 ans de poings-pieds », lance l’homme, aujourd’hui 9e dan de karaté et 9e degré de full-contact. Au total, le champion a remporté 17 fois le championnat de France et 14 fois le championnat d’Europe. Aujourd’hui, au-delà des titres, ce qui l’intéresse, c’est de transmettre sa passion à la jeunesse. « J’essaie de leur dire ‘faites du sport, ça vous canalisera, ça depensera votre énergie et vous serez dans une filière de droiture. »

Ce vendredi 19 février, Dominique Valera ne rencontre pourtant pas les membres du GIPN pour leur enseigner le karaté, ils le pratiquent déjà, pour certains à haut niveau. Le champion assiste à un entrainement du groupe qui simule une libération d’otages et participe à une séance de tirs. « Nous accueillons le plus grand karatéka de tous les temps, s’enthousiasme Jean-François Lebon, directeur de la police. L’idée de cette rencontre est de montrer notre savoir-faire mais aussi d’échanger avec ce champion d’exception ».

Pour Dominique Valera, cette séance est aussi évocatrice de souvenirs. « J’ai déjà fait du tir il y a plusieurs années avec le garde du corps du général de Gaulle et, plus tard, avec le GIGN, dans les années 74/75. C’est une belle expérience qui demande beaucoup de maîtrise. On ne se rend pas compte, mais ils mettent tout le temps leur vie en danger. »

En réalité, les 18 fonctionnaires présents à La Réunion endossent plusieurs casquettes. « Ils sont rompus aux situations les plus extrêmes, en capacité d’intervenir sur un forcené mais aussi de mener des négociations, assure Jean-François Lebon. Par exemple, le GIPN a sauvé de nombreuses personnes à la Réunion qui tentaient de se suicider. Enfin, ils possèdent aussi des compétences en terme d’intervention en montagne pour des missions de sauvetage, dans les situations extrêmes également, par exemple en matière de violences urbaines, ils ont une capacité à intervenir et à apporter un soutien déterminant. » »

Source : www.ipreunion.com – article écrit le 20 Février 2016

Photos © Stéphane Bommert

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Grande-Synthe: le Raid vient d’entrer dans le camp (actualisé)

Fabien : 27 janvier 2016 20 h 18 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« Trois blessés ont été évacués du camp de migrants. Les circonstances restent encore floues sur les faits, mais il règne une importante agitation dans le quartier du Basroch depuis 16 h. Les forces de l’ordre bouclent le quartier.

Pompiers, Samu 59, forces de l’ordre, sous-préfet, mais aussi le Raid et le GIPN de Lille, deux escadrons de gendarmerie mobile… Tous sont actuellement dans le quartier du Basroch. Les secours ont été déclenchés vers 16 h pour prendre en charge plusieurs victimes, a priori trois, au camp de migrants. Certains témoins évoquent des coups de feu. Les chauffeurs de DK Bus viennent de recevoir l’ordre de ne plus circuler dans le quartier en raison de risque de tirs. Le boulevard Mendès-France est interdit à la circulation.

Un homme présent sur le camp de Grande-Synthe pour Médecins sans frontières depuis plus de deux mois était à proximité de la scène. « On était juste à côté. On a d’abord cru à un feu d’artifice. Il y a eu au moins dix coups de fusil. À mon avis, une personne a haussé le ton et c’est un passeur qui a tiré d’après ce qu’on entend. Il y en a un qui s’est pris une balle dans la joue, un autre dans les jambes. On a vu un blessé emmené par les pompiers. »

Le Raid a pénétré dans le camp vers 18 h 30. L’objectif ? Saisir les armes et arrêter les auteurs des faits. Le sous-préfet fait état de deux blessés par balle et d’une troisième victime, souffrant d’acouphènes. Leur vie n’est pas en danger. Selon Henri Jean, il s’agirait d’un règlement de compte entre passeurs.

Les services de la ville de Grande-Synthe précisent qu’il s’agit d’un problème interne au camp, soit entre migrants entre eux, soit entre migrants et passeurs. « Ce n’est pas la première fois qu’on entend des coups de feu dans le camp. La dernière fois, des passeurs voulaient faire payer les douches. Peut-être est-on dans le même genre de situation. Ça conforte en tout cas le maire dans l’idée d’un camp sainement géré où l’on sait ce qui se passe. » Selon la Ville, il y aurait trois blessés : un par arme à feu et deux par arme blanche.

Les forces de l’ordre continuent d’affluer vers le camp. Sept camionnettes de CRS sont arrivées vers 18 h 45. Le quartier est toujours bouclé. Une famille qui habite en face du camp a pu rentrer chez elle, mais sous escorte policière. L’intervention dans le camp est en cours. Personne n’y entre, ni n’en sort. »

Source : Lepharedunkerquois.fr – article écrit le 26 Janvier 2016

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Nuit agitée au Camp-Est : un gardien séquestré, intervention du GIPN

Fabien : 25 janvier 2016 21 h 43 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN

« Hier soir, vers 23h30, des détenus du Camp-Est ont réussi à ouvrir une ou plusieurs cellules avant de séquestrer un surveillant du centre pénitentiaire, qui était en train de faire une ronde au sein du bâtiment B.

Plusieurs individus se sont alors précipités sur le gardien avant de le rouer de coups.

Après avoir été retenu un long moment, le gardien a été extirpé par les autres agents pénitentiaires de la prison. Mais entre-temps, le trousseau de clés du surveillant séquestré avait été volé.

Avertis, la police nationale et le GIPN (Groupe d’intervention de la police nationale) ont établi un périmètre de sécurité autour de l’établissement, bloquant les axes routiers afin de prévenir de toute évasion. Ils sont ensuite intervenus au sein du Camp-Est.

Les détenus ont alors mis le feu aux matelas et dégradé de nombreux biens. Les pompiers sont intervenus plusieurs fois sur les incendies.

Le calme est ensuite revenu aux alentours de 3 heures du matin.

Une procédure contre X pour séquestration dans établissement pénitentiaire, violences volontaires aggravées et dégradations volontaires par incendie a été initiée. »

Source : lnc.nc – article écrit le 25 Janvier 2016

 

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État d’urgence : une nouvelle maison perquisitionnée au Chaudron

Fabien : 24 janvier 2016 18 h 40 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN

« Dans le cadre de l’état d’urgence, une nouvelle maison a été perquisitionnée par les policiers du GIPN hier soir, au Chaudron. 

Perquisition du GIPN mercredi soir au Chaudron
Hier soir, aux alentours de 20 heures dans le quartier du Chaudron, les policiers d’élite du groupe d’intervention de la Police nationale (GIPN) perquisitionnent une maison. Ils effectuent une fouille minutieuse de l’habitation.

1h30 de fouille, mais aucune interpellation
Mais après 1h30 de perquisition, les policiers du GIPN quittent les lieux, sous les regards de badauds venus en nombre.

Ordonnée par le préfet, et menée dans le cadre de l’état d’urgence, cette perquisition administrative de mercredi soir dans le quartier du Chaudron n’a donné lieu à aucune interpellation.

Plus de 3 000 perquisitions administratives dont 8 à La Réunion
Depuis les attentats du 13 novembre 2015, La France a été le théâtre de plus de 3 000 perquisitions administratives. Celle qui s’est déroulée hier dans le quartier du Chaudron est la 8e réalisée dans l’île.

Plusieurs opérations mais aucun terroriste appréhendé
Pour rappel, la première opération de ce type a eu lieu à Saint-Pierre, le 21 novembre 2015. Aux alentours de 1 heure du matin, le Groupe d’intervention de la Police nationale a fait irruption dans l’habitation d’une famille saint-pierroise. »

 

Nouvelle opération à Saint-Pierre le 9 décembre dernier avec deux nouvelles perquisitions administraives dans la rue François-de-Mahy, mais aussi à Saint-Denis et à Saint-André. Le préfet de La Réunion ordonne ces dernières semaines plusieurs opérations. Aucune n’a donné lieu pour l’instant à des poursuites liées au terrorisme. »

 

 

Source : linfo.re – article écrit le 21 Janvier 2016 par Manuel Yepes

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Importante opération antiterroriste à Vaulx-en-Velin

Fabien : 6 janvier 2016 20 h 26 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« Une opération antiterroriste d’envergure conduite par le GIPN a eu lieu tôt ce matin à Vaulx-en-Velin dans la banlieue de Lyon.

 

Un important dispositif policier a été déployé sous l’autorité du parquet antiterroriste de Paris dans le cadre d’une enquête préliminaire confiée à la DGSI.

Deux cibles étaient plus particulièrement visées selon nos informations.

Il s’agit de deux sœurs qui ont été interpellées. L’une est née en juin 1986 et l’autre en août 1978. Elles sont soupçonnées d’avoir apporté une aide pour faciliter des départs djihadistes en Syrie.

Les opérations policières se sont déroulées dans le secteur du Mas-du-Taureau, à la Thibaude et du côté de la rue Paul Valéry selon les informations à notre disposition. »

 

Source : Lyonmag.com – article écrit le 05 janvier 2016

Photo © Lyonmag

 

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Marseille : le directeur de la police inflige une correction à ses agresseurs

Fabien : 22 décembre 2015 21 h 12 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN

« Cible d’une agression à un feu rouge où il se trouvait à bord de son scooter, le directeur de la police de Marseille a réussi à mettre en fuite quatre hommes qui tentaient de lui voler son véhicule.

 

Les agresseurs se souviendront visiblement longtemps de leur tentative de vol pitoyablement raté. Ainsi comme le rapporte La Provence, quatre malfaiteurs ont attaqué Marc Labouz, directeur de la police de Marseille, mais aussi et surtout ancien du GIPN, devenu le Raid, à un eu rouge et ont tenté de lui dérober son scooter.

Mais le fonctionnaire, sans doute eu égard à ses états de services dans l’un des corps d’élite de la police française, a réussi à mettre en fuite ses quatre assaillants, dont l’un qui, selon le quotidien régional se souviendra longtemps de la correction reçue par Marc Labouz. Ce dernier, de son côté, souffre seulement d’une blessure légère à la cuisse. »

Source : Valeurs Actuelles – article écrit le 22 décembre 2015

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Le GIPN déployé pour un coup de filet anti-drogue du zombie

Fabien : 16 décembre 2015 9 h 19 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN

« Vers 13h15, l’opération du GIPN dans un immeuble du Moufia se termine par l’arrestation d’au moins un individu. La préfecture confirme qu’il ne s’agissait pas d’une perquisition dans le cadre de la lutte anti-radicalisation telles que menées ces dernières semaines.

La Direction départementale de la sécurité publique a piloté ce mardi une opération de lutte contre le trafic de drogue. Grande première : le réseau démantelé concerne de la drogue de synthèse connue sous le terme de spice ou drogue avec effet zombie.


Peu avant 13 heures, Zinfos vous annonçait de la descente d’au moins 5 hommes du GIPN rue Thérésien Cadet dans le quartier du Moufia. Après avoir défoncé la porte d’un appartement, les forces de l’ordre, armées et protégées de bouclier de défense, en sont ressorties avec une personne menottée.

Selon Linfor.re qui révèle les causes de cette perquisition, l’individu est soupçonné de faire partie d’un réseau dont d’autres suspects ont été arrêtés à Saint-Pierre dans le même créneau horaire.

Le cannabis synthétique demeure la hantise des autorités sanitaires puisque ses effets peuvent être dévastateurs sur leurs consommateurs. De nombreux cas mortels ont été recensés dans le monde sur des consommateurs non avertis de la teneur en THC, principe actif du cannabis naturel, de la dose achetée. »

 

 

 

Source : zinfos974.com – article écrit le 15 décembre 2015

Photos © Stéphane Bommert

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Deux nouvelles perquisitions administratives à Saint-Pierre

Fabien : 12 décembre 2015 12 h 29 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN

« Soirée agitée hier soir dans le centre-ville de Saint-Pierre. Pendant deux heures, les hommes du GIPN ont procédé à deux perquisitions administratives dans la rue François-de-Mahy. Deux appartements ont été fouillés. Les policiers n’ont rien découvert. Ces perquisitions sont menées dans le cadre de l’état d’urgence.

Mardi 8 décembre dans la soirée, des perquisitions administratives ont été réalisées dans la rue François-de-Mahy. Une vingtaine de policiers du GIPN ont fouillé deux logements.

Deux appartements controlés

Nos confrères du JIR (Journal de l’Ile) précisent que les hommes du GIPN n’ont rien découvert suite à ces deux perquisitions : le domicile d’un couple de confession musulmane a été ciblé ainsi que celui d’un homme de nationalité anglaise, revenu du Pakistan il y a trois jours.

Le JIR ajoute que cet homme s’est rendu au Pakistan – pendant trois semaines – pour voir sa mère.

Hier soir, de nombreux badauds ont assisté à ces perquisitions administratives. Les membres de la communauté musulmane ont été choqués, tout comme les habitants de l’immeuble qui ont été surpris par l’intervention du GIPN.

Dans le cadre de l’état d’urgence décrété par le président de La République suite aux attentats de Paris, les policiers du GIPN étaient munis d’ordres du préfet de La Réunion, Dominique Sorain. « 

Source : linfo.re – article écrit le 09 décembre 2015 par Lucie Touzé

Photos © Stéphane Bommert

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« Pas de Rambo ni de Terminator: je n’ai que des pères de famille! »

Fabien : 30 octobre 2015 22 h 43 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« Fier et Passionné. Deux adjectifs qui représentent le mieux ce commandant de police du Raid de Marseille. Rien ne ne le destinait à entrer dans la police. Il est d’abord pilote automobile, puis vendeur de pièces mécaniques. Ce n’est qu’en 1993 qu’il intègre la police. Cela peut paraitre paradoxal mais pour lui pilotage et forces de l’ordre sont intimement liés par la passion. « On peut difficilement faire ce métier comme n’importe quel autre métier ». Dès lors, on comprend que son poste au sein du RAID est bien plus qu’un simple emploi. Ce poste, c’est un don de soi à la police et surtout à la société.

Le rythme de vie est dur, mais cela n’ébranle en rien l’amour que ce policier porte à son activité. Il est conscient de la difficulté pour la famille, « les opérations ne suivent pas le calendrier scolaire » c’est pourquoi « il faut avoir une femme et des enfants compréhensifs ». Le RAID devient l’école de la vie, ces policiers profitent au maximum de leurs temps extra professionnels. Carpe Diem comme dirait certains.

Au sein de son unité, Nicolas, est le seul décisionnaire. Il coordonne les vingt cinq hommes qui la compose. Ce grand gaillard de plus d’1m80 peut paraitre impressionnant et force le respect. Pourtant, lorsqu’il parle de son équipe, le côté « rustique » disparait. Cela fait maintenant sept ans qu’il recrute, forme, conseille, soutient, « remet sur le droit chemin » ses hommes. « On vit tout le temps ensemble, on n’a pas vraiment d’intimité ».

« Aujourd’hui j’arrive à un point où j’ai une seconde famille, dont je suis un peu le papa ». Officier strict, dénué d’émotions, robot sous commande : autant de clichés que ce père de famille démonte avec brio. Les liens qui unissent ces gardiens de l’ordre sont un moyen de toujours connaitre l’état de son équipe mais aussi de supporter le quotidien parfois lourd.

Lorsqu’il parle de son unité, on sent la fierté. La seule chose qui lui fait réellement peur : perdre l’un des siens. « J’aime pas qu’on y touche! ». S’il attend d’eux une grande rigueur et une loyauté sans faille il est aussi prêt à tout pour les défendre. Le Leitmotiv de ce chef: « 100% des gars doivent être contents de venir au boulot ».

Quand on aborde le thème des interventions, c’est avec beaucoup d’émotions qu’il en décrit une toute particulière : l’attaque du cabinet dentaire de Marseille il y a deux ans. L’équipe se rend sur le lieu de la prise d’otage. À la fin de l’intervention, 2 victimes : le dentiste et le preneur d’otage. C’est l’air triste et la gorge serrée que ce gradé du Raid aborde ces événements. Car évidemment, l’objectif majeur de ce groupe d’intervention est de faire le moins de victimes possible.

Mais chaque membre a conscience de prendre tous les jours des risques. Nicolas confie d’ailleurs qu’au « final on ne peut pas écarter la possibilité du sacrifice ultime ».

Si quelqu’un remet en cause sa motivation, ce Corse rappelle qu’il l’a toujours eue. Et que sans elle, il est impossible de « faire le job ». «On sait que l’on sera peut être amené à se sacrifier mais je ne me pose pas la question. Ce qui me travaille le plus quand on part en intervention c’est de ramener tout le monde à la maison. J’ai pas de Rambo ni de Terminator, je n’ai que des pères de famille! Ce que je supporterais le moins, c’est la perte. » »

Source : magisterejco.fr – article écrit le 10 avril 2015 par adminjco15

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Nicolas, chef passionné du Raid de Marseille

Fabien : 30 octobre 2015 22 h 40 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« « Je suis un grand sensible ». Avec son physique impressionnant, Nicolas, le commandant de l’antenne du Raid Marseille, n’hésite pas à valoriser le caractère humain de sa profession. Souriant et ouvert, cet officier de la police nationale de 46 ans renvoie à première vue une image bien différente. Pourtant lorsqu’il rentre dans une pièce avec son uniforme noir de la police nationale, arme à la ceinture, difficile de déceler chez lui le grand sensible qu’il décrit. Crâne rasé, posture autoritaire, le commandant se décrit d’avantage comme un « chef de famille » que comme un officier.

Entré au GIPN, le Groupe d’Interventions de la Police Nationale, de Marseille en 2008, il a constitué lui-même son équipe de 24 hommes. Au fil des recrutements, plus qu’une relation hiérarchique, il a su développer un véritable esprit de corps, « une famille », comme il aime à le rappeler.
Depuis le 18 mars dernier, le GIPN a été rattaché au Raid et la police nationale ne compte plus qu’une seule unité d’intervention « rationalisé et plus centralisé ». Seul officier de l’antenne marseillaise, ses responsabilités sont nombreuses envers sa hiérarchie au centre du Raid à Bièvres, près de Paris. Son unité couvre une zone de huit départements. Lui a des comptes à rendre au procureur de la République, au préfet et au ministère de l’intérieur, via le Raid. Ces lourdes responsabilités administratives, il n’en fait pas une difficulté, conscient du caractère sensible et exceptionnel de ses missions. Au sein de son unité, il gère le recrutement donc, mais aussi tous les aspects matériels, logistiques, administratifs et les entraînements de ses hommes.

Ce dernier point est fondamental, « je dois compter de manière égale sur chacun d’entre eux, nous sommes tous polyvalents » argumente-t-il.
Riche d’une grande expérience, il a aidé, en 2007, à la création de l’antenne du GIPN en Guadeloupe et a travaillé avant cela dix ans à la BRI de Nice, la Brigade de Recherche et d’Intervention. Passionné avant tout, il justifie le choix de ce métier par cet affect. D’ailleurs, avant d’être policier, il a eu une autre vie, celle de pilote automobile, « aussi un métier de passion, c’est l’unique chose qui me motive ».

Et depuis son entrée dans la police en 1993, les sacrifices personnels, notamment familiaux, ont fait son quotidien. Une vie de famille difficile, surtout à la BRI, et une disponibilité de tous les instants rythment sa vie. « De toute façons chez nous, il n’y a que des passionnés » justifie-t-il.
Détendu mais imperturbable, il évoque sans aucun complexe sa relation avec son métier, les moments difficiles qu’il a connus aussi. Il n’a jamais eu à déplorer la perte d’un de ses hommes, « même s’il y a déjà eu des blessés en opérations ».

« Ma seule préoccupation est de les ramener tous à la maison, je crois que je ne supporterai pas le contraire ». Conscient des limites de ses hommes, ses « fils », il sait qu’il n’a « pas de Rambo » dans l’équipe. Pourtant le risque de tomber n’est ni tabou, ni éludé, le « sacrifice ultime reste toujours une éventualité ».
Loquace, il souffre de l’image de renfermement que véhicule  la police, « à l’inverse de la gendarmerie qui a très bien compris l’utilité de la communication ». Le commandant est pourtant le parfait contre-exemple de cette image. Il sait capter l’attention, par son physique mais aussi son attitude et l’on devine aisément ses qualités de chef. Qualités qu’il démontre depuis sept ans maintenant à la tête de l’antenne phocéenne. »

 

 

Source : magisterejco.fr – article écrit le 23 avril 2015 par adminjco15

 

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