RAID – Coupures de presse


Saint-Michel-sur-Orge : le RAID maîtrise en douceur un forcené

Fabien : 25 mars 2017 8 h 17 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Gros déploiement policier jeudi soir dans la rue Jacques Ibert à Saint-Michel-sur-Orge. Vers 17 heures, un homme apparemment sous l’emprise de l’alcool a appelé sa mère pour lui annoncer qu’il comptait mettre fin à ses jours, à cause d’une déception sentimentale. Pour afficher sa détermination, il lui a alors envoyé un photo de lui en train d’appuyer le canon d’un fusil sur le menton.

 

La femme s’est alors rendue chez son fils. Elle a été refoulée par l’homme qui l’a prévenu qu’il tirerait à la moindre tentative d’entrer chez lui. Elle a finalement appelé la police.

 

Le commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois a demandé l’intervention du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) pour essayer de ramener le forcené à la raison. Les policiers d’élite sont parvenus après négociation à interpeller l’individu sans heurt, à l’extérieur de son domicile.

 

L’homme a été transporté à l’hôpital de Longjumeau pour un examen psychiatrique. A son domicile, les policiers ont découvert un fusil à pompe de calibre 12, des cartouches et des lettres d’adieu. »

 

 

 

Source : Le Parisien – article écrit le 24 mars 2017

Photo © LP/Yann Foreix

 

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Le médecin-chef du RAID, Matthieu Langlois, menacé de sanction

Fabien : 22 mars 2017 8 h 56 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« INFO OBS. Le récit de la nuit du 13 novembre et de la prise en charge des victimes des attentats provoque des tensions inédites entre le soignant rattaché aux équipes d’élite et sa hiérarchie. Auteur d’un livre témoignage, il est convoqué par un conseil de discipline.

La procédure semble bien inhabituelle. Selon nos informations, le médecin-chef du Raid Matthieu Langlois est convoqué ce jeudi 23 mars pour une audience disciplinaire qui pourrait se solder par un blâme, voire par une exclusion temporaire de quinze jours. « Le médecin de guerre » du groupe d’élite qui a raconté en octobre dernier dans un livre « Médecin du Raid » (rédigé avec le journaliste de « Marianne » Frédéric Ploquin, chez Albin Michel) sa mission au Bataclan se voit reprocher sa « désobéissance ». Après la sortie du livre, il lui aurait été demandé de ne donner aucune interview. Mais le médecin, qui exerce également dans le civil, avait tout de même livré son récit.

« Nous sommes formés pour ‘Servir sans faillir’. Alors pourquoi m’exprimer ? Je le fais surtout pour les blessés dont la plupart ne savent pas comment ils s’en sont sortis », expliquait-il dans le livre, où il racontait avoir rejoint le groupe d’élite en 2007 quand le patron de l’époque au Raid, Amaury de Hautecloque, l’avait sollicité, à un moment où il cherchait « à rebondir en continuant à faire du secours » alors qu’il venait de cesser ses gardes au Samu. Son but initial, exposé dans le livre, était de « dire la vérité et même de [s]’expliquer sur ce que [le groupe] avait vécu ».

 

Le docteur Langlois, qui était à Toulouse après les tueries de Mohamed Merah, à l’Hyper Cacher en janvier 2015 et donc à Paris le 13 novembre, est visé par cette procédure au moment où le patron du Raid Jean-Michel Fauvergue quitte ses fonctions. Il doit être remplacé par Jean-Baptiste Dulion. La passation de pouvoir était programmée ce mardi après-midi en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux mais celui-ci a annulé ses rendez-vous… Sollicité par « l’Obs », le ministère de l’Intérieur n’a pas souhaité commenter ces informations. »

 

 

Source ; L’Obs – article écrit le 21 mars 2017 par Mathieu Delahousse, avec Caroline Michel

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Le nouveau patron du RAID, Jean-Baptiste Dulion, prend ses fonctions

Fabien : 21 mars 2017 19 h 41 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Âgé de 47 ans, Jean-Baptiste Dulion va prendre la tête de la prestigieuse unité d’élite de la police mardi. Il avait déjà officié comme numéro 2.

Jean-Baptiste Dulion succédera officiellement mardi à Jean-Michel Fauvergue à la tête du RAID, au cours d’une cérémonie à Bièvres, dans l’Essonne, siège de l’unité d’intervention, a indiqué lundi la Police nationale. Commissaire divisionnaire venu de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Jean-Baptiste Dulion, âgé de 47 ans, est passé par le service de protection des personnalités et a déjà officié au RAID en qualité de numéro 2, a précisé la direction générale de la police nationale (DGPN).

Passation de pouvoir en présence de Le Roux. La passation de commandement avec son prédécesseur Jean-Michel Fauvergue aura lieu mardi, à l’état-major du RAID à Bièvres, en présence du ministre de l’Intérieur Bruno le Roux, a indiqué le ministère dans un communiqué. Âgé de 60 ans,  Jean-Michel Fauvergue  a passé quatre ans à la tête de la prestigieuse unité d’élite de la police. »

 

 

Source : Europe1 – article écrit le 21 mars 2017

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Jean-Michel Fauvergue remplacé par Jean-Baptiste Dulion à la tête du RAID

Fabien : 18 mars 2017 15 h 57 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Jean-Michel Fauvergue, en poste depuis 4 ans à la tête de l’unité d’élite de la police nationale, laisse sa place à son chef adjoint.

Selon nos informations, Jean-Michel Fauvergue, 60 ans, et patron du Raid depuis 4 ans, vient d’être remplacé par M. Jean-Baptiste Dulion qui prend ainsi la tête ce cette unité d’élite de la police nationale.

Jean-Michel Fauvergue avait notamment supervisé l’intervention du Raid durant les attentats de novembre 2015 ainsi que durant l’assaut de l’immeuble de Saint-Denis quelques jours plus tard.

Jean-Baptiste Dulion, considéré comme un très bon professionnel, quant à lui a occupé des postes au RAID et à la DGSI. »

Source : M6info – article écrit le 17 mars 2017

Photo © AFP

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Aéroport d’Orly : un homme abattu, le parquet antiterroriste saisi

Fabien : 18 mars 2017 15 h 52 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« L’ensemble de l’aéroport d’Orly a été évacué. Le trafic aérien est suspendu. L’individu abattu avait tiré sur des policiers et pris la fuite samedi matin à Garges-lès-Gonesse (Val d’Oise).

Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l’aéroport d’Orly-Sud (Val-de-Marne) après avoir dérobé un fusil Famas à une femme militaire de l’opération Sentinelle. L’aéroport d’Orly a été évacué et le trafic aérien complètement interrompu  pendant plusieurs heures.

 

La fusillade a eu lieu vers 8h30 dans le hall 1 de l’aéroport d’Orly-Sud, devant la boulangerie Chez Paul. L’homme s’est jeté sur une femme appartenant à une patrouille de l’Armée de l’Air et a tenté de saisir son fusil Famas. «Cette patrouille était composée de trois aviateurs, dont un réserviste, et une aviatrice ; c’est précisément l’aviatrice qui a été agressée par l’individu qui l’a mise à terre, qui a essayé de lui dérober son arme», avant d’être lui-même abattu par les autres membres de la patrouille, a raconté le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Cet individu, nommé Ziyed B. est le même que celui qui a tiré sur des policiers lors d’un contrôle de police  à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise), ce samedi à 6h55. Agé d’une quarantaine d’années, de nationalité française et originaire du Val-d’Oise, il était connu de la police et de la justice pour des vols  à main armée et trafic de stupéfiants. Il n’était pas fiché S mais avait été surveillé par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) pour des soupçons de radicalisation djihadiste. «Détecté comme radicalisé», il a fait l’objet, en 2015, d’une perquisition administrative, qui «n’a rien donné», a précisé une source policière.

 

15h04. Le trafic a repris au terminal Sud d’Orly. Le Groupe ADP conseille toutefois aux voyageurs de vérifier le statut de leur vol auprès de leur compagnie.

 

14h15. Hollande salue le «courage exceptionnel» des forces de sécurité. En déplacement à Grenoble (Isère), François Hollande a tenu à saluer le «comportement et le courage exceptionnels des forces de sécurité» agissant «dans des conditions extrêmement délicates». «Ceux qui s’interrogent sur le rôle de l’opération Sentinelle doivent comprendre que ce renfort est essentiel», a ajouté le chef de l’Etat.

 

13H55. Le père et le frère de l’assaillant contactés par SMS. Selon BFMTV, Ziyed B, l’assaillant abattu à Orly aurait envoyé un sms à son père et son frère disant « j’ai fait une connerie, j’ai tiré sur la police».

13H43. Attaque d’Orly: le terminal Ouest de l’aéroport a rouvert. Le terminal Ouest de l’aéroport d’Orly, où le trafic était interrompu depuis l’agression d’une militaire de l’opération Sentinelle, a rouvert ses portes samedi midi, celui d’Orly Sud, où a eu lieu l’attaque, restant pour sa part partiellement fermé, a annoncé Paris Aéroport.

 

13h20. Information pour le public. La préfecture du Val-de-Marne ouvre une cellule d’information à destination du public. Le numéro est le 0811 000 694

 

13h04. Les départs de vols depuis Orly-Ouest doivent reprendre vers 13h30. En revanche, le terminal Sud demeure fermé, précise Paris Aéroport. «S’agissant d’Orly-Ouest, le terminal est ouvert de nouveau donc le trafic va reprendre progressivement», a confirmé sur Europe 1 le PDG de Paris Aéroport, Augustin de Romanet. Concernant Orly-Sud, «les arrivées vont pouvoir de nouveau se réaliser», mais pour les départs «on risque de devoir attendre quelques heures avant de rouvrir le terminal», a-t-il ajouté.

Crédit : Thimotée Boutry/ Le Parisien

13h00. Une perquisition est en cours à Garges-lès-Gonesse, au domicile de l’homme abattu. Un peu plus tôt, on apprenait la garde à vue du père et du frère de Ziyed B.

12h35. François Hollande «salue le courage» des militaires. Dans un communiqué, le président de la République «salue le courage et l’efficacité» des policiers et militaires intervenus samedi matin, notamment à l’aéroport d’Orly, pour mettre fin aux «agressions commises par un individu particulièrement dangereux». «La vigilance sera maintenue à son plus haut niveau et une fois encore l’opération Sentinelle a fait la démonstration de son utilité en complément des forces de police et de gendarmerie», ajoute-t-il.

 

12h26. Le père et le frère de l’homme abattu ont été placés en garde à vue.

 

11h24. Au moins 17 vols déjà déroutés sur Roissy. Des cellules de crise ont été mises en place pour accueillir les voyageurs, à Orly mais aussi à Roissy-Charles-de-Gaulle, où une partie des avions à destination d’Orly commençaient à être déroutés samedi matin. Selon la DGAC, 216 vols étaient prévus samedi à l’aéroport d’Orly, au départ comme à l’arrivée. A 11h00, 17 vols avaient déjà été déroutés sur Roissy.

 

11h42. «Il tenait en otage une militaire par le cou», raconte un témoin. Dominique,58 ans, interrogé par l’AFP, a assisté à l’attaque à l’aéroport d’Orly-Sud. Il était en partance pour la République dominicaine avec sa femme. «J’ai entendu des éclats de voix, et j’ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne», explique-t-il. Selon ce témoin, «c’était un homme qui tenait en otage une militaire, il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme» qu’il tentait d’arracher.

 

11h41. Patience avant de se rendre à Orly et avant la reprise du trafic. Augustin de Romanet, PDG de Paris Aéroport, donne plusieurs informations pratiques pour les passagers. Il demande de ne pas se rendre à Orly avant d’avoir contacté sa compagnie. A Orly-Ouest, le trafic devrait reprendre prochainement. A Orly-Sud, il pourrait reprendre dans la soirée. Par ailleurs, les parkings resteront gratuits en sortie jusqu’à dimanche midi.

11h40. Bruno Le Roux justifie l’état d’urgence. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, «souligne la grande réactivité des forces de sécurité. Dans le cadre de l’état d’urgence, toutes nos forces sont mobilisées dans des délais extrêmenent courts».

 

11h34. Un individu connu des autorités. Bruno Le Roux, le ministre de l’Intérieur, explique, lors d’un point presse, que l’homme abattu est «connu des services de police et des services de renseignements. C’est à la justice d’établir si c’est un acte de terrorisme». Il serait déjà très défavorablement connu et ferait l’objet, selon la police, de «44 signalements au fichier du TAJ (traitement des antécédents judiciaires)».

 

11h30. L’individu identifié à Vitry et Garges. Bruno Le Roux, le ministre de l’Intérieur, confirme l’identité de l’individu abattu à Orly à trois affaires survenues plus tôt ce samedi. «L’individu a été remarqué pour un car jacking à Vitry (Val-de-Marne) et pour des menaces dans un bar. On relie son identité à un contrôle à Garges-lès-Gonesse. Ce contrôle a mal tourné. Il a ouvert le feu avec un pistolet à grenaille sur un policier. Il est hospitalisé. Ses blessures ne semblent pas d’une grande gravité», explique-t-il lors d’un point presse.

 

11h29. Le militaire ciblé est une aviatrice. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, donne des détails, lors d’un point presse, sur la patrouille de Sentinelle prise pour cible à Orly. Il s’agit d’«une patrouille de l’armée de l’air composée de trois aviateurs dont un réserviste et une aviatrice. L’aviatrice a réussi à tenir pour ne pas se faire dérober son arme. Ses camarades ont jugé necessaire d’ouvrir le feu pour protéger le public. Cela montre que Sentinelle est indispensable»

 

11h14. On en sait plus sur l’individu abattu. L’homme tué à Orly est le même que celui qui a pris la fuite ce samedi après un contrôle de police ce matin à 6h55, à la lisière de Stains (Seine-Saint-Denis) et Garges-les-Gonesses (Val d’Oise). Agé de 40 ans, il était connu pour sa radicalisation mais n’était pas fiché S. Il avait présenté ses papiers d’identité lors du contrôle, avant de tirer sur les policiers et de prendre la fuite. Armé d’un pistolet à grenaille, il a ensuite abandonné son véhicule Clio à Vitry (Val-de-Marne), où il a dérobé une Citroën Picasso, retrouvée dans un parking de l’aéroport d’Orly.

 

10h55. L’AFP diffuse une photo de l’homme abattu. Sur cette photo d’un téléviseur, on peut apercevoir un homme gisant au sol devant la boulangerie Chez Paul.

AFP

 

10h53. L’opération de déminage est terminée.

10h35. Le lien avec les tirs contre des policiers à Stains est confirmé. Les enquêteurs confirment désormais le lien entre les événements d’Orly et un contrôle routier survenu à Stains (Seine-Saint-Denis) ce samedi à 6h55. Un individu qui circulait à bord d’une Clio a tiré sur les policiers de la BAC avec un pistolet à grenaille et pris la fuite. Une femme policier a été blessée à la tête. Le fuyard a ensuite abandonné la Clio, retrouvée à Vitry, avec un t-shirt ensanglanté à l’intérieur, affirme une source policière. L’homme a alors volé une Citroën Picasso pour se rendre à l’aéroport d’Orly où le véhicule a été retrouvé par la police. Cet homme pourrait être celui qui a été abattu après avoir dérobé le Famas d’une militaire dans le hall 1 d’Orly Sud.

10h30. Le parquet antiterroriste saisi. Compte tenu de la nature des faits, le parquet antiterroriste est saisi.

 

10h. Le trafic aérien totalement interrompu à Orly. Paris Aéroport demande aux voyageurs de ne pas se rendre dans le secteur. Les vols qui devaient se poser à Orly sont déroutés à Roissy. «Le trafic aérien est complètement interrompu», a indiqué un porte-parole de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). Près de 3000 personnes ont été évacuées du terminal Sud, et les passagers qui se trouvaient dans le terminal Ouest ont été confinées, a précisé le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henri Brandet.

9h42. Des voyageurs témoignent. «On faisait la queue pour l’enregistrement sur le vol en direction de Tel Aviv quand on a entendu trois ou quatre coups de feu à proximité. L’ensemble de l’aéroport a été évacué», a déclaré à l’AFP Franck Lecam, 54 ans, qui se trouvait samedi matin à Orly-Sud. «On est tous devant l’aéroport à environ 200 m. Il y a des policiers, des secours, des militaires partout qui courent dans tous les sens. Un homme de la sécurité nous a dit que ça s’était passé porte 37-38, sur les vols de la Turkish Airlines»,a ajouté Franck Lecam.

9h36. Orlyval interrompu. Le métro Orlyval, qui relie les gares RER d’Antony (Hauts-de-Seine) et l’aéroport d’Orly (Val-de-Marne), est interrompu par mesure de sécurité. La reprise du trafic n’est pour l’instant pas prévue avant midi.

9h35. Le RAID en intervention. Les policiers d’élite du RAID sont sur place.

 

9h30. Les démineurs sur place. Les démineurs sont en action pour s’assurer que l’individu abattu n’a pas de ceinture d’explosifs.

 

9h23. Bruno Le Roux en route. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, se rend sur place. »

 

 

Source : Le Parisien – article écrit le 18 mars 2017 – Reuters S.C. et C.G.

 

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Les vraies raisons de l’éviction du patron du RAID

Fabien : 17 mars 2017 10 h 43 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Apprécié de ses hommes, Jean-Michel Fauvergue, le patron du RAID, a appris il y a quelques jours qu’il devait faire ses cartons.

 

« Après quatre ans, il s’agit d’une rotation normale », fait savoir la place Beauvau. En réalité, sa hiérarchie n’a pas supporté la parution le 19 octobre de Médecin du RAID, Albin Michel, écrit par Matthieu Langlois et Frédéric Ploquin. Un livre qui relate la manière avec laquelle le « médecin de guerre » et les hommes du RAID ont vécu les attentats terroristes de 2015. Etonnamment, Fauvergue, dont la qualité du travail est saluée par tous en raison des attentats mais aussi de la réorganisation de l’unité sur le territoire, avec notamment l’absorption des GIPN et la création des « antennes RAID », a soudainement été violemment attaqué après le départ de Bernard Cazeneuve du ministère de l’Intérieur vers Matignon… quatre mois après la parution du livre !

 

Eric Heip pourrait prendre la suite de son patron

L’affaire a pris des proportions telles que le successeur d’Amaury de Hauteclocque, a même été récemment entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), au sujet du livre. Certains ont commencé à comprendre que le vent avait mal tourné le 6 mars, lorsque pour la première fois depuis longtemps a eu lieu un exercice d’attaque terroriste à l’aéroport d’Orly, avec le RAID, le GIGN et la BRI, sans le patron de l’unité d’intervention de la police. Un scenario d’attaque multiple et simultanée, avec trois fusillades et prises d’otages. Le GIGN s’est occupé de l’intérieur de l’avion – sa spécialité ; la BRI d’un bus pris en otage et le RAID de l’aéroport.

 

Si les patrons du GIGN et de la BRI étaient présents, pas de trace de Fauvergue. Les mauvaises langues ont expliqué son absence par son éviction. D’après nos informations, il était prévu de longue date que le « numéro 2 » du RAID coordonne l’exercice côté RAID. Lequel, Eric Heip, « qui a toutes les qualités requises pour le poste », selon un officier de l’unité, pourrait vraisemblablement prendre la suite de son patron. De son côté, Fauvergue a été nommé « chargé de mission » auprès du directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone, chargé de la force d’intervention de la police nationale. »

 

 

Source : Valeurs actuelles – article écrit le 16 mars 2017

Photo © PFG / SIPA

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Fusillade de Grasse : «J’ai vu du sang de la salle des profs jusqu’aux escaliers…»

Fabien : 17 mars 2017 10 h 31 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Mathurin, qui était en cours de maths jeudi au lycée de Tocqueville à Grasse lors de la fusillade

 

«Avec ce qui s’est passé, ils vont désormais instaurer les contrôles de sacs à l’entrée, ce sera la galère, non ?» Comme pour mieux exorciser ce qu’ils ont vécu quelques dizaines de minutes plus tôt, Julien, Hadrien et Antoine manient l’ironie à une centaine de mètres de l’entrée du lycée Alexis-de-Tocqueville à Grasse (Alpes-Maritimes).

 

A l’instar des autres élèves, ils viennent de recevoir un bracelet d’identification avec un code-barres, en vue d’être pris en charge par les secours. Autour d’eux, des policiers lourdement armés ceinturent un périmètre survolé par l’hélicoptère de la gendarmerie. «Un tir a fait un éclat sur la fenêtre juste au-dessus de moi, j’ai eu de la chance, visiblement», lâche l’un des trois garçons assis sur un muret. L’air un peu absent. De la chance. Une tuerie évitée. Un miracle… Le constat est largement partagé autour de l’établissement de 985 élèves en filière générale et technologique, jusque-là sans histoires.

 

«Il tirait un peu partout»

 

Car, à 12 h 55, un élève de première, âgé de 16 ans et «lourdement armé» selon la procureur de Grasse Fabienne Atzori, fait irruption dans le bâtiment. A priori pour régler un différend avec d’autres camarades. «On était en classe, à côté d’une vitre. J’ai entendu du bruit. J’ai regardé dans la cour en bas et vu un homme avec une arme longue (NDLR : un fusil à pompe). Il tirait un peu partout vers les fenêtres et les arbres», raconte, très émue, une élève de terminale. La boule au ventre, elle reste confinée à l’extérieur du bâtiment, dans une rue adjacente. Saine et sauve. Mais pas l’un de ses amis, d’une autre classe, blessé ce jeudi : «Je viens de l’avoir au téléphone, il a pris des plombs au niveau des côtes.» A ses côtés, sa mère est sous le choc. «Je venais la chercher pour 13 heures et j’attendais devant l’entrée. On a beaucoup échangé par SMS durant son confinement», soupire-t-elle.

 

«Nous, on était en cours de maths. Dehors, des gens criaient en s’enfuyant, confie Mathurin. Au bout de deux heures, le RAID nous a fait sortir en file indienne, les mains sur la tête. Nous avons été fouillés… et j’ai vu des traces de sang de la salle des profs jusqu’en bas des escaliers.»

Au moment des coups de feu, de nombreux ados se dispersent là où ils peuvent, se réfugiant parfois dans les commerces alentour. La confusion est telle que la rumeur d’une autre fusillade devant une école maternelle se répand. Fausse alerte. Les forces de l’ordre, redoutant une attaque terroriste coordonnée, investissent plusieurs lieux publics de Grasse, dont la gare SNCF. Tous les établissements scolaires sont mis en sécurité, ainsi que le palais de justice où le personnel est confiné jusqu’en milieu d’après-midi.

 

Ce vendredi, le lycée accueille une cellule d’aide médico-psychologique pour les élèves et le personnel. Loin des regards. Les cours reprendront lundi. »

 

Source : Le Parisien – article écrit le 17 mars 2017 par Matthias Galante

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Un homme retranché chez lui, le RAID intervient

Fabien : 12 mars 2017 15 h 46 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Le quartier de la gare d’Armentières a vécu un début de nuit mouvementé. Un homme domicilié rue de la Paix menaçait de mettre fin à ses jours. Malgré l’intervention des forces spéciales de police, le sexagénaire a malheureusement mis ses menaces à exécution.

 

Un ruban qui bloque l’accès à la rue Robert-Schuman au niveau du café Le Rouiba, et, dans le prolongement, un impressionnant dispositif à proximité de la rue de la Paix : SMUR, GrDF, de nombreux véhicules de pompiers, et des hommes en armes casqués. La scène, peu habituelle à Armentières, a connu une issue dramatique.

Dans la soirée, un homme de 63 ans, retranché seul dans sa maison de la tranquille rue de la Paix, a manifesté sa volonté de se supprimer. Dès lors, des policiers armentiérois ont tenté d’établir le contact avec lui.

Par précaution, un périmètre de sécurité a été établi de la rue Schuman à la place Claude-Hujeux, devant la médiathèque. Des habitants qui souhaitaient rentrer chez eux se sont retrouvés bloqués pendant plusieurs heures. Car l’intervention a été aussi spectaculaire que longue.

Une équipe du RAID, l’unité d’élite de la police, est arrivée sur place à 2 h 40 et a pénétré dans le domicile de l’homme à 3 h 05. Il n’y avait hélas plus rien à faire. »

 

 

Source : Lavoixdunord – article écrit le 12 mars 2017 par Marc Le Tellier

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Terrorisme : trois interpellations dans l’Hérault

Fabien : 12 mars 2017 14 h 38 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Trois Héraultais ont été interpellés mercredi à Montpellier, Sète et Marseillan, dans le prolongement des arrestations opérées ces dernières semaines dans le département, à Montpellier, Clapiers et Marseillan, dans le cadre d’une information judiciaire sur une menace terroriste.

L’opération a été supervisée par les enquêteurs de la sous-direction anti-terroriste (Sdat) descendus de Paris, avec l’appui des policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI, ex-anti-gang) du SRPJ de Montpellier. Un des suspects arrêté à Marseillan avait déjà été placé en garde à vue, entendu, puis remis en liberté. Il se trouvait au domicile d’un des présumés terroristes, à Marseillan au moment de la « descente » de la SDAT et de l’unité d’élite de la police, le RAID.

 

Des policiers encagoulés et armés pour l’opération anti-terroriste devant la gare SNCF Saint-Roch, à Montpellier. Photo JMA, Métropolitain. D.R.

Les deux autres suspects interpellés mercredi étaient en relation directe, notamment via Facebook, mais aussi avec des rencontres régulières avec le jeune couple arrêté dans le quartier Saint-Lazare, à Montpellier et à Clapiers. Dans l’appartement de cette commune du nord de Montpellier, les policiers avaient mis la main sur un engin explosif prêt à être utilisé. »

Source : Metropolitain – article écrit le 10 mars 2017 par Jean-Marc Aubert

Photo © A. Gelebart

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Journée des droits des femmes: «J’étais attendu au tournant», confie Tatiana, négociatrice au RAID

Fabien : 8 mars 2017 21 h 12 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Depuis 14 ans, Tatiana négocie avec les forcenés, les preneurs d’otage ou les terroristes au sein du RAID, l’unité d’élite de la police nationale…

Elles sont deux. Deux sur 140 à faire partie des équipes opérationnelles du RAID, l’unité d’élite de la Police Nationale. Tatiana travaille depuis 14 ans dans la cellule de négociation.

Son rôle ?  Entrer en contact avec des forcenés,  des preneurs d’otage ou des terroristes pour les pousser à rendre les armes avant toute action armée. « Je vous préviens, je suis d’astreinte, je peux être appelée à tout moment », lance d’une voix claire la quadragénaire. Son portable lui a finalement donné un peu de répit.

Vous n’êtes que deux femmes « opérationnelles » sur 140 au RAID. Et aucune femme n’a jamais intégré les équipes d’intervention. Comment expliquez-vous cela ?

En théorie, les tests pour entrer au RAID sont ouverts à tous mais les qualités requises, notamment physiques, sont particulièrement élevés. Et les exercices sont les mêmes pour les hommes et les femmes. C’est normal, les gens en face de nous ne font pas la différence. Mais il y a également une part d’autocensure. Certaines femmes n’osent pas se présenter alors qu’elles en ont les capacités. Elles se disent que ce n’est pas fait pour elle.

Et vous, comment êtes-vous devenue négociatrice ?

J’avais entamé des études de droit pour être avocate mais en licence, je me suis rendue compte que ça ne me plaisait pas. Et puis, je suis tombée un peu par hasard sur un article sur la négociation de crise au sein du RAID. Ça a été une révélation. J’avais toujours voulu faire un métier utile et celui-ci réunissait tout ce qui me plaisait. On fait de la psychologie sans être psy, de la police sans la répression et du sport à haute dose. J’ai donc continué mon cursus dans l’analyse du comportement puis j’ai passé le concours d’officier. Je me suis présenté aux tests du RAID après trois ans et demi de service actif alors que, normalement, il en faut cinq. Au début, mes supérieurs m’ont clairement dit qu’il ne voulait pas de femmes. Je crois que la situation avait été particulièrement compliquée avec ma prédécesseur. Mais finalement, les tests de sélection se sont très bien passés et j’ai été rappelée au bout de six mois.

Vous êtes arrivée au RAID il y a tout juste 14 ans, comment s’est passée votre intégration ?

Au début, cela n’a pas été simple d’intégrer une unité purement masculine. Même si mon grade d’officier m’a un peu préservé, j’ai entendu des remarques machistes du style : « T’es pas la première gonzesse à venir nous casser les couilles » ou « C’est bon, on va pouvoir ouvrir une crèche ». Lors de ma première intervention, en 2005, j’avais une grosse pression, j’étais attendue au tournant. Et je suis arrivée sur le pire cas de figure possible : un homme qui venait de tuer sa femme et qui ne répondait pas au téléphone. Tout s’est fait au porte-voix. Le cauchemar. Mais il s’est rendu. C’est sur le terrain que tout se joue. Il faut gagner la confiance des autres et parfois en faire deux fois plus. Mais c’est vrai dans beaucoup de métier.

Aujourd’hui, quel lien avez-vous avec votre équipe ?

Une confiance absolue. C’est un travail de groupe, on sait que nos vies dépendent des uns et des autres. Quand je suis arrivée au RAID, pendant d’un entraînement, un de mes chefs m’a dit d’aller faire une « négo » sous la fenêtre. Pour moi, c’était impossible de reproduire cela dans une situation réelle, c’était beaucoup trop dangereux. Il m’a alors conduit auprès d’un des tireurs qui m’a montré qu’il avait la fenêtre dans son viseur. Il m’a dit : « S’il y a un doute, il n’y a pas de doute. » C’est quelque chose que je me répète souvent. Si je suis en danger, je peux compter sur le reste de l’équipe.

Au bout de 14 ans, avez-vous encore peur ?

Lorsque l’alarme ou mon téléphone sonne, il y a toujours un moment d’angoisse. Il retombe en arrivant à la caserne, lorsque j’apprends sur quelle mission je pars. Mais on ne pense pas à la peur ou à nos familles pendant une intervention. On est focalisé sur l’action, les questions, on se les pose après. Je crois qu’il n’y a qu’au Bataclan où une fraction de seconde, je me suis dit : « Et si ça pète ? ». Certains ont eu quelques instants de sidération devant des scènes particulièrement horribles. Mais c’est très bref. C’est la force d’une équipe, on est tous ensemble. Immédiatement, on se remet dans notre mission et on se concentre sur les otages. Ce n’est que quelques jours après qu’on réalise à quel point on a mis nos vies en danger. Et en ce sens, les débriefings sont primordiaux. Mais il ne faut pas se méprendre : au Raid, on n’est pas des têtes brûlées. Beaucoup sont pères ou mères de famille. On ne prend pas de risques inutiles.

Est-ce un avantage d’être une femme en négociation ?

Il ne faut pas rentrer dans les poncifs : les femmes n’ont pas plus d’empathie ou de douceur que les hommes. L’avantage d’intégrer des femmes négociatrices, c’est la diversité. En variant les profils, on a la possibilité de choisir la bonne personne au bon moment. Dans certains cas, comme dans des situations émotionnelles très fortes, placer une femme à la négociation peut créer un effet de surprise. Le rapport de force s’annule et la discussion est plus simple.

Au contraire, avez-vous déjà dû passer le relais à un collègue masculin parce que la situation ne s’y prêtait pas ?

Une fois, en prison. Un individu condamné pour viol ne voulait pas regagner sa cellule. Il était dans la cour d’une maison d’arrêt, donc avec uniquement des hommes. On a pensé que ce serait vécu par lui comme une provocation de se rendre à une femme.

Et concernant les djihadistes ? Refusent-ils de vous parler parce que vous êtes une femme ?

On s’est posé la question au début mais je suis intervenue à quatre reprises sur des individus radicalisés et cela n’a jamais posé de problème. Ce sont généralement des jeunes français et donc avec les mêmes codes que nous. Ils n’ont pas un profond ancrage religieux.

Considérez-vous que vous faites un métier d’homme ?

Je ne fais pas un métier d’homme, mais un métier dans lequel il y a beaucoup d’hommes. ! J’ai toujours assumé ma féminité mais c’est vrai que jusqu’à il y a trois ou quatre ans je ne portais jamais de robe ou de jupe au travail ! »

Source : 20minutes- article écrit le 08 mars 2017 par Caroline Politi

Photos © Caroline Politi

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