RAID – Coupures de presse


Béziers: Six trafiquants de drogue présumés interpellés par le RAID à l’aube ce mardi

Fabien : 14 novembre 2017 21 h 45 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Les policiers d’élite sont intervenus dans le quartier Gambetta, dans le centre-ville…

 

Le Raid est intervenu à 6 h 30 ce mardi matin dans le centre-ville de Béziers,  pour une opération de lutte contre le trafic de stupéfiants, selon e-metropolitain.

Les policiers d’élite, au nombre de 90, casqués et armés, ont fait irruption dans le quartier Gambetta.

 

Des appartements perquisitionnés

Six appartements ont été perquisitionnés et six individus, des trafiquants de drogue présumés, ont été interpellés et placés en garde en vue une heure plus tard.

Cette opération intervient alors que les policiers enquêtent depuis plusieurs mois sur un trafic présumé, qui approvisionnait des consommateurs du coin, note le site d’actualités. »

 

 

Source : 20minutes.fr – article écrit par N.B le 14 novembre 2017

Photo © Béatrice Colin

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Un projet d’attentat à Nice déjoué, 10 personnes arrêtées

Fabien : 7 novembre 2017 20 h 53 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Neuf personnes ont été interpellées ce mardi matin en Ile-de-France, dans les Bouches-du-Rhône et dans les Alpes-Maritimes. Un autre suspect a été arrêté en Suisse.

 

Neuf personnes âgées de 18 à 65 ans, dont deux frères, ont été interpellées en France, et une dixième en Suisse, ce mardi matin, dans le cadre d’une opération antiterroriste.

Des perquisitions et des auditions sont en cours.

Selon nos informations, les interpellations ont eu lieu en région Paca et en Ile-de-France, notamment, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à Menton (Alpes-Maritimes), dans le Val-de-Marne et en Seine-Saint-Denis.

Cette importante opération est menée, avec l’appui du RAID, par les policiers de la Sous direction antiterroriste (SDAT), de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Ces différents services agissent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en juillet dernier par la section antiterroriste du parquet de Paris pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste ».

Une équipe commune d’enquête a été mise en place avec les autorités suisses. Les investigations ont permis d’identifier en Suisse un individu ayant une activité particulièrement soutenue sur la messagerie cryptée Télégram.

 

 

«Conversations inquiétantes »

Selon une information de France 3, confirmée par le parquet, ce suspect avait été en lien avec un mineur de 13 ans interpellé le 20 juin dernier à Vitry-sur-Seine. Sur Télégram, cet adolescent était sur le point de mener une attaque au couteau.

En outre, selon nos informations, un projet d’attentat visant la ville de Nice aurait été fomenté par le groupe. Les enquêteurs évoquent des « conversations inquiétantes » sur les réseaux sociaux.

Certains des interpellés, dont plusieurs convertis à l’islam, étaient connus des services de renseignement pour radicalisation. »

 

 

 

Source : Le Parisien.fr – article écrit le 07 novembre 2017 par Jean-Michel Décugis et Eric Pelletier

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Le RAID donne l’assaut pour immobiliser un homme à Villeurbanne

Fabien : 22 octobre 2017 17 h 08 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Le RAID est intervenu ce samedi soir à Villeurbanne, où un homme menaçait de se faire exploser.

 

C’est une altercation avec son épouse qui aurait perturbé l’homme, déjà atteint de troubles psychologiques, aggravés par de l’alcool et des médicaments.

Alors qu’il avait plusieurs bouteilles de gaz, ses menaces ont été prises au sérieux par la police.

Les forces de l’ordre sont intervenues rue Anatole-France, en évacuant et bouclant le périmètre.

Des camions de pompiers et un véhicule d’intervention technique GRDF ont également fait le déplacement. Les négociations n’aboutissant pas, c’est le RAID qui a pris le relai.

A 22h30, l’unité d’élite a donné l’assaut au domicile de l’homme, où ils ont probablement utilisé des grenades assourdissantes ou incapacitantes.

Rapidement interpellé, l’homme a été transporté à l’hôpital pour des blessures légères causées durant son arrestation, avant d’être placé en garde à vue pour violences conjugales. »

 

 

Source : Mlyon.fr – article écrit le  octobre 2017

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Le RAID donne l’assaut pour déloger un homme qui menaçait de se faire sauter à Vaulx-en-Velin

Fabien : 22 octobre 2017 10 h 40 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Le RAID est intervenu en force ce samedi soir à Vaulx-en-Velin. Un homme retranché dans un logement menaçait de se faire exploser.

 

22h34. Plusieurs détonations retentissent rue Anatole-France à Vaulx-en-Velin.

Le RAID  vient d’intervenir pour donner l’assaut dans un pavillon. Les bruits entendus par les riverains sont ceux de grenades de diversion utilisés par les policiers au moment de l’intervention.

C’est l’épilogue ce samedi soir d’une soirée tendue qui avait débuté aux alentours de 17h30. C’est à ce moment que la police est intervenue.

Un homme -décrit comme souffrant de troubles psychologiques- était retranché dans un logement et menaçait de se faire sauter. Il était seul, après que sa femme ait quitté les lieux suite à une altercation.

En renfort de la police, les pompiers s’étaient également positionnés, ainsi que des techniciens de GRDF.

Par précaution le voisinage avait été évacué.

Selon les premières informations la personne retranchée a été évacuée vers l’hôpital. Elle souffrirait de quelques blessures, notamment à la tête, étant décrite en état d’urgence relative par des sources proches de l’intervention. »

 

Source : Le Progrès.fr – article écrit le 21 octobre 2017

Photo © Le Progrès.fr

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Intervention du RAID ce matin, le quartier de Beaumont en partie bouclé, une personne interpellée

Fabien : 21 octobre 2017 14 h 05 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Le RAID est intervenu ce matin rue Racine, à Hem. Un homme aurait été aperçu la veille au soir avec une arme longue à son domicile. Il a été interpellé.

Le quartier a été bouclé une heure.

 

Un homme a été interpellé ce matin vers 10 heures rue Racine à Hem. Il aurait été aperçu la veille au soir avec une arme longue à son domicile.

Dans le contexte actuel, le signalement a été pris au sérieux et le raid est intervenu vers 9 heures ce samedi matin.

Selon nos informations, le RAID serait, dans un premier temps, entré dans l’appartement voisin dont le balcon communique, avant d’interpeller l’individu recherché à son domicile.

Une arme de poing et une arme longue auraient été trouvées sur place. L’homme a été placé en garde à vue. Les perquisitions étaient toujours en cours en fin de matinée.

Le nouveau directeur de la sécurité publique du Nord, le commissaire de permanence et le commissaire central se sont rendus sur place.

Le quartier a été totalement bouclé pendant une bonne heure. Le centre intergénérationnel de Beaumont, situé juste en face, a été évacué et les habitants ne pouvaient pas rentrer chez eux le temps de l’intervention. Les sapeurs-pompiers ont également dû intervenir auprès de la voisine et de son enfant en bas âge, choqués par l’intervention à leur domicile. »

 

 

Source : La Voix du Nord – article écrit le 21 octobre 2017 par Ch.-O. B

 

 

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Le RAID est intervenu sur une affaire d’extorsion de fonds avec arme

Fabien : 21 octobre 2017 13 h 30 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Un commerçant a été victime d’une tentative d’extorsion de fonds par un individu jugé dangereux et, à ce titre, interpellé jeudi à 6 heures du matin par le RAID.

 

Les policiers du RAID sont intervenus jeudi matin, dès 6 h, pour interpeller un individu a priori dangereux.

La police est plutôt laconique sur cette affaire dont l’enquête est en cours. Cet individu s’est livré sur un commerçant de la commune à une tentative d’extorsion de fonds avec arme et menaces de mort (!), sans qu’on sache à quelle date.

Le commerçant a porté plainte, la police a enquêté et a repéré l’auteur de cette tentative comme logeant… à Bruille. La police précise bien qu’il n’est pas bruillois, donc on suppose qu’il résidait chez des amis ou des connaissances, dont on suppose aussi qu’ils ignoraient tout de cette affaire puisqu’ils n’ont pas été entendus par la police.

 

Un homme recherché

Vu le caractère potentiellement dangereux d’une interpellation, c’est le RAID qui s’en est chargé. L’affaire a été réglée avec promptitude et efficacité et la personne en question s’est retrouvée rapidement en garde à vue à l’hôtel de police de Douai.

Lors de cette garde à vue, les policiers se sont aperçus que cet homme âgé de 31 ans, dont on ne sait s’il est Nordiste ou pas, était recherché dans le cadre de deux autres affaires, avec chaque fois un « bon pour écrou » à la clé, autrement dit un placement en détention.

Il a été présenté à un juge et incarcéré à la maison d’arrêt dans la foulée, au titre des deux « bons pour écrou » accrochés à ses basques et de la tentative d’extorsion de fonds. Tentative sur laquelle la police enquête pour en cerner tous les tenants et aboutissants.

Le nom du RAID étant depuis quelques mois très souvent accolé à des affaires de terrorisme, la police insiste : ce n’est pas le cas ici. »

 

 

Source : La Voix du Nord – article écrit le 20 octobre 2017 par Jean-Luc Rochat

Photo © Archive La Voix du Nord

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Toulouse: le RAID découvre tout un arsenal chez un pilote de ligne

Fabien : 21 octobre 2017 13 h 19 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Alerté pour un différend familial, le RAID  trouvé au domicile du pilote toulousain 18 armes de poing, deux fusils à pompe, un fusil d’assaut et deux pistolets-mitrailleurs.

C’est un véritable arsenal que les forces de l’ordre ont découvert. Selon les informations de  La Dépêche du Midi, confirmées à l’Express de source policière, le RAID a retrouvé plus de 5000 munitions et de nombreuses armes au domicile d’un pilote de ligne, mercredi, à Toulouse.

Selon cette source policière, le RAID est intervenu au domicile du pilote de long-courrier, alerté pour un différend familial.

 Entrées dans la maison, les équipes du RAID découvrent alors 18 armes de poing, deux fusils à pompe, un fusil d’assaut, deux pistolets-mitrailleurs, et 5000 munitions.

Un amateur de tir sportif

Le père de famille étant amateur du tir sportif, la même source précise que des vérifications sont en cours, pour savoir si ces armes étaient détenues légalement.

 Selon La Dépêche, l’homme s’est rendu au bout de trois heures de négociations, sans difficultés. Conduit dans un premier temps à l’hôpital, il est actuellement placé en garde à vue dans les locaux de la sûreté départementale. Toujours selon le quotidien régional, son employeur a suspendu le pilote « de toute activité de vol », et ce alors qu’il devait piloter un long-courrier vers Tokyo, en fin de semaine. »
Source : La Dépêche.fr – article écrit le 20 octobre 2017
Photo © Reuters / Eric Gaillard
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Le RAID intervient à Toulouse pour déloger un pilote de ligne armé retranché chez lui

Fabien : 21 octobre 2017 13 h 10 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Les hommes du RAID ont été appelés ce mercredi pour déloger un pilote de ligne armé et retranché chez lui. La scène s’est produite  dans l’après-midi dans le quartier de Saint-Simon, à Toulouse.

 

Il était aux alentours de 12 h 30 lorsque l’alerte a été donnée. Un homme de 56 ans venait de « péter les plombs ». Cet adepte du tir se trouvait dans sa maison de la rue du Tibet, une zone pavillonnaire d’ordinaire très calme.

Tout débute la veille lorsqu’une dispute éclate entre ce père de famille, un pilote de ligne, et son épouse. Ce dernier sort de ses gonds à tel point que les forces de police sont appelées.

Au vu de son état, il a été conduit  à l’hôpital Marchant pour une consultation psychiatrique.

Mais hier matin, l’homme se fait la belle. Tout est mis en place pour le retrouver. Il est vite localisé à son domicile.

Un pavillon dans lequel se trouvent des armes puisque ce pilote de ligne est également adepte du tir.

Pris en charge par le Samu

Les policiers décident de ne prendre aucun risque. Les fonctionnaires de la brigade anticriminalité se rendent les premiers sur place.

Ils sont vite rejoints par les hommes cagoulés de l’antenne toulousaine du RAID, rompus à ce type d’exercice. Selon nos informations, le père de famille n’avait pas de revendications particulières mais la présence d’armes a incité les autorités à prendre un maximum de précautions. En effet, il s’agissait d’un véritable arsenal.

Le périmètre a été bouclé et les riverains ont dû prendre leur mal en patience, dans la rue, pendant les trois heures de négociations.

Au final, le forcené s’est rendu à la police sans opposer de difficultés particulières.

Très perturbé, il a été pris en charge par le Samu et transporté, de nouveau, à l’hôpital. À l’issue de cette opération, des investigations ont été menées dans le domicile, notamment à l’aide d’un chien, afin de s’assurer qu’aucune matière dangereuse ne s’y trouvait ».

 

 

Source : La Dépêche.fr – article écrit le 18 octobre 2017

Photos © DDM / Thierry Bordas

 

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Le RAID intervient à Forcalquier pour interpeller des terroristes qui visaient des politiques et entre autres C. Castaner

Fabien : 21 octobre 2017 12 h 58 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Des témoins n’en reviennent toujours pas. Ils ont vu les hommes du RAID intervenir ce mardi matin vers 10h à Forcalquier pour procéder à une arrestation.

Cette interpellation s’inscrirait dans le cadre de la mouvance d’ultra-droite qui projetait un attentat visant notamment des hommes politiques et des mosquées.

Dix personnes de 17 à 25 ans, gravitant dans la mouvance d’ultra-droite, ont été arrêtées en France : neuf hommes et une femme qui sont actuellement en garde à vue pour «association de malfaiteurs terroriste». Elles «étaient en lien» avec Logan Alexandre Nisin, un ancien militant de l’Action Française Provence.

L’homme interpellé à Forcalquier résidait dans la résidence du Viou.

Plusieurs cibles avaient été évoquées visant notamment le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à la présidentielle de la France Insoumise.

 

Détail avec AFP et Libération

Agées de 17 à 25 ans, elles auraient projeté d’attaquer des mosquées et plusieurs hommes politiques, dont Jean-Luc Mélenchon et Christophe Castaner. Dix personnes liées à l’extrême droite radicale arrêtées pour des projets d’attentats en France

Dix personnes, dont plusieurs mineures, gravitant dans la mouvance d’ultra-droite et soupçonnées d’avoir voulu commettre une série d’attentats en France, ont été arrêtées mardi matin, lors d’un vaste coup de filet mené par la sous direction anti-terroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Agées de 17 à 25 ans, toutes liées à Logan Alexandre Nisin, un individu proche des milieux d’extrême droite interpellé cet été, ces personnes (neuf hommes et une femme) auraient projeté d’attaquer plusieurs cibles, dont des migrants, des mosquées et plusieurs hommes politiques.

Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, il s’agissait toutefois «à ce stade d’ébauches de projet». Selon le Monde, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon et le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner (ancien maire de Forcalquier, dans les Alpes-de-Haute-Provence), auraient fait partie des cibles éventuelles.

Ancien militant de l’Action française Provence, organisation qui avait multiplié les provocations musclées autour de Marseille et d’Aix-en-Provence avant l’été, et du Mouvement populaire nouvelle aurore (MPNA), mouvement se revendiquant du parti néonazi grec Aube dorée, Logan Alexandre Nisin a été arrêté fin juin, soupçonné de vouloir former une milice et de commettre un attentat.

Sur l’une de ses pages Facebook, dédiée au terroriste Anders Breivik, néonazi ayant assassiné 77 personnes sur l’île norvégienne d’Utoya, en 2011, on pouvait notamment lire : «Rebeus, blacks, dealers, migrants, racailles, jihadistes, si toi aussi tu rêves de tous les tuer, nous en avons fait le vœu, rejoins-nous !»

Lors de son interpellation cet été à Vitrolles (Bouches-du-Rhône), d’où il est originaire, les policiers avaient retrouvé un fusil et des pistolets, que l’homme, qui a depuis été mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», avait prévu de confier à d’éventuels futurs complices : ceux arrêtés ce mardi lors du coup de filet, toujours selon Le Monde. Logan Alexandre Nisin se serait également doté d’un gilet pare-balles et cherchait à se fabriquer un lance-flammes, lorsqu’il a été arrêté.

Le quotidien raconte encore que le projet du jeune Nisin portait le nom d’«OAS», en référence à l’Organisation armée secrète, qui avait mené une campagne sanglante en Algérie au début des années 60.

Avec pour objectif d’«enclencher la remigration de la France». Une «réponse» au fantasme du «grand remplacement», totem de l’ultra-droite sur la supposée substitution de la population française «de souche» par les immigrés extra-européens, dont Nisin était adepte. »

 

 

 

Source : Dici.fr – article écrit le 17 octobre 2017 par Sylviane Gonon

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Procès Merah l’ex-patron du RAID à la barre

Fabien : 7 octobre 2017 13 h 53 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Au cinquième jour d’audience du procès d’Abdelkader Merah, le frère du « tueur au scooter », c’est au tour d’Amaury de Hautecloque, ancien patron du RAID, de témoigner. Il a relaté à la barre les 32 heures de siège de l’appartement où Mohammed Merah s’était retranché après ses crimes.

Haute stature, machoire carrée et cheveux grisonnants : Amaury de Hauteclocque, une figure de la police judiciaire passée par la brigade criminelle ou les stups, a dirigé le RAID, l’unité d’élite de la police nationale, de 2007 à 1013.

Ce 21 mars 2012, alors que ses hommes ont été dépêchés deux jours plus tôt à Toulouse après la tuerie de l’école juive Ozar Hatorah, il doit faire face à la plus longue négociation qu’il ait eut à affronter devant un tueur surarmé. Devant la cour d’assises qui examine depuis une semaine les complicités dont Mohammed Merah a pu bénéficier, le haut fonctionnaire a relaté avec minutie la traque puis les 32 heures de siège devant l’appartement où le suspect n°1 s’était retranché.

«Le 19 mars à midi, lorsque que les effectifs du RAID sont prépositionnés dans la région de Toulouse, aucun acte d’enquêtes n’a encore permis d’obtenir un élément d’identification du ou des auteurs, rappelle en préambule l’ancien patron de l’unité d’élite.

Jusqu’alors les axes d’enquête sur les mobiles possibles tournaient plutôt autour de la religion musulmane [commune aux trois premières victimes- Ndlr] plutôt qu’à leur statut de militaire. Mais dans la soirée, un enquêteur a une intuition géniale : dans les 500 connexions relevées sur l’annonce du Bon Coin [mise en ligne par Imad Ibn Ziaten, qui cherchait à vendre sa moto –Ndlr], il en isole 9 en ajoutant le mot-clé «militaire». Par le croisement des fichiers, ce policier fait alors le lien avec la mère de Mohammed et d’Abdelkader Merah.»

Celui qui s’est connecté sur Le Bon Coin depuis l’ordinateur de Zoulikha Aziri (la mère des Merah) a spécifiquement orienté sa recherche sur un «militaire», statut que Imad Ibn Ziaten avait précisé dans son annonce.

Dès lors, les frères Merah, aux nombreux antécédents judiciaires, sont dans le viseur de la police. «Une autre information capitale va nous parvenir le 21 mars vers 22 heures, poursuit Amaury de Hauteclocque. Le concessionnaire de Yamaha T-Max va reconnaître sur photographies deux personnes comme étant celles qui s’étaient notamment renseignées sur le moyen de neutraliser le tracker, système de géolocalisation sur ce modèle. »

A ce stade, les enquêteurs ignorent qui d’Abdelkader Merah ou de son frère Mohammed est susceptible d’être le pilote du scooter. Sur les images de vidéo-surveillance montrant les scènes de crime, les agents de la DCRI (Renseignement intérieur) penchent plutôt pour Mohammed Merah, à qui ils ont déjà eu affaire et dont ils connaissent «l’attitude et la dextérité» au guidon d’un scooter.

«Nous avons donc décidé de procéder durant la nuit aux interpellations de Mohammed et d’Abdelkader Merah», indique l’ex-patron du RAID.

Depuis le 19 mars au soir, la dernière adresse connue de Mohammed Merah avait été vérifiée par des fonctionnaires locaux de la DCRI qui y avaient détecté sa présence. Une surveillance volontairement légère, justifie le témoin : «vu la sensibilité de la cible, il n’était pas question de prendre le risque» d’une interpellation à l’extérieur du domicile.

Ce que les policiers du RAID ignorent, alors qu’ils s’apprêtent à donner l’assaut, c’est que Mohammed Merah a mis à profit ces dernières 48 heures pour préparer son film de revendication (à l’aide des images de sa caméra Go-Pro actionnée durant les attaques), sortir de chez lui pour transmettre sa clé USB à Al Jazeera (qui ne diffusera jamais ce film) et repérer une prochaine victime, un autre militaire. Il vient en réalité de réintégrer son appartement peu de temps avant que le dispositif policier ne se mette en place.

A trois heures du matin, Merah est prêt à passer à nouveau à l’action et rassemble son matériel et ses armes pour quitter les lieux.

«Il est évident que si nous avions eu cette information, j’aurai choisi un autre moment pour lancer l’intervention», reconnaît Amaury de Hauteclocque.

L’appartement de Merah est situé au rez de chaussée. Quelques marches conduisent à sa porte d’entrée.

 

« La consigne était de prendre Mohammed Merah vivant»

Le récit du grand flic se fait de plus en plus précis : «Nous progressons de manière silencieuse, dans le noir. Le verrin hydraulique est positionné sur la porte.

Au moment où nous l’actionnons, une main sort par l’entrebaillement. Un premier effectif essuie des tirs. Un repli tactique est opéré sur la volée de marches en contrebas pour empêcher toute sortie. La personne retranchée revendique immédiatement ses actes : «Vous avez vu ce j’ai fait, vous avez vu pour les militaires et l’école juive.» Plusieurs dizaines de tirs résonnent. Confinés dans le hall, les hommes en première ligne esssuient tous des éclats de chemise et de projectiles.

A 3h20, nous avons un premier blessé, qui ne peut être évacué. Puis un second, qui reçoit un tir sur son casque occasionnant un traumatisme cranien.

J’ai déjà deux blessés dans mes rangs. Un changement de rythme s’impose : nous passons d’une opération d’interpellation à une situation de forcené armé retranché.

Mais je n’oublie pas la consigne qui est de prendre Mohammed Merah vivant. Nous tirons largement au dessus de la cible, à tel point que nous perçons la colonne d’eau.»

Le détail à son importance : l’appartement va rapidement être envahi par 20 centimètres d’eau, ce qui a pour inconvénient d’atténuer les effets des gaz lacrymogènes lancés à l’intérieur.

Malgré les tirs, un semblant de dialogue s’installe à travers la porte. En échange d’un talkie-walkie, Merah accepte de se débarrasser d’un revolver 357 Magnum qu’il balance par la fenêtre.

«Va alors s’enclencher une négociation assez longue avec lui, détaille le chef des opérations. Il a envie de revendiquer et de justifier ses actes.

Confusément, je comprends qu’il est en train de faire son testament politique et religieux. Je demande donc à la SDAT (l’anti-terrorisme-Ndlr) d’enregistrer les échanges.

Il va nous raconter tout son parcours, ses voyages en Afghanistan et au Pakistan. Il essaie de faire des phrases construites mais mon obsession permanente, c’est moins ce qu’il nous raconte que d’essayer d’obtenir sa reddition.»

Pendant que Mohammed Merah s’épanche auprès du négociateur, l’immeuble est évacué depuis le deuxième étage par les pompiers. A 12h30, le bâtiment est enfin vide.

Il n’y a plus que les hommes du RAID et Mohammed Merah, face à face. Amaury de Hauteclocque conclut : «Sa reddition ne viendra finalement pas.

 

Nous nous étions arrêtés sur une possibilité de sortie à 23 heures mais à 23h45, il coupe la radio. Au moment de l’heure de vérité, il nous lance : «La mort, je ne la crains pas, je la souhaite.» Il dit avoir beaucoup étudié nos méthodes d’intervention et mis en place un dispositif à l’intérieur. Durant les heures qui suivent, nous envoyons des grenades éclairantes pour le fatiguer. Il y a encore deux coups de feu puis plus rien jusqu’à l’intervention. A 10h30 le lendemain matin, le «go» nous ait donné.

Un premier groupe reprend place devant la porte d’entrée, un second groupe est en position sur le balcon, sous la protection des snipers qui ont toujours pour première mission de nous renseigner sur ce qu’il se passe à l’intérieur. Caché dans la salle de bain, Mohammed Merah finit par sortir et prend à partie l’équipe à la porte puis s’avance vers le groupe au balcon, faisant un troisième blessé. Des tirs de semonce le font reculer vers la fenêtre du salon. Il tire alors de ce côté et un quatrième homme est touché. Voyant qu’il n’y avait pas d’autres solutions, les snipers font procéder à un tir létal. Il est 11h30. C’est Mohammed Merah qui est monté à l’assaut : il voulait mourir face à la police» »

 

 

 

Source : VSD – article écrit le 06 octobre 2017 par Nathalie Gillot

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