RAID – Coupures de presse


Canular. Jugé pour avoir fait se déplacer 80 policiers du Raid pour rien

Fabien : 21 novembre 2014 20 h 34 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Un jeune de 20 ans, adepte du site de canulars Violvocal, comparaît ce vendredi devant le tribunal de Nanterre. Il est soupçonné d’avoir fait déplacer le Raid après une mauvaise blague.

Le 27 août, ce jeune homme a fait venir 80 policiers, dont la moitié du Raid, pour rien, dans un hôtel de Malakoff. L’intéressé, qui comparaît ce vendredi nie.

A 7h10, ce matin-là, la police reçoit un appel inquiétant: « Je viens de me disputer avec ma copine, je viens de lui planter un couteau dans le ventre, si vous intervenez, je la tue, je me tue, je vous tue. » La menace est prise très au sérieux. Dans la demi-heure, près d’une centaine de policiers et pompiers sont déployés dans l’hôtel encore ensommeillé.

Une vengeance

Les 322 clients sont évacués pendant plus de trois heures et les 200 chambres fouillées une à une. En vain. Pas de forcené, pas d’arme, ni de traces de violence. « C’est un appel fantaisiste », diagnostique alors une source policière sur place. Mais, très vite, les enquêteurs vont être mis sur une piste par une jeune cliente de l’hôtel. Le matin même, à 5h, un jeune homme s’était présenté à l’accueil pour demander à la voir. Le veilleur avait refusé. Les caméras avaient filmé son visage. Elle le connaissait, aurait refusé des avances, alors, selon elle, il aurait voulu se venger, a relaté une source proche de l’affaire.

Site de canulars

Comme elle, le garçon de 20 ans, sans emploi et doué en informatique, fréquente Violvocal, le site de canulars poussés à l’extrême créé par le hacker pro-israélien Ulcan, dans le collimateur de la justice française. Son site fédère une petite communauté acquise à sa cause, surtout des jeunes qui alimentent le tchat à grand renfort de blagues potaches. Lors de l’appel téléphonique, le suspect avait pris toutes les précautions pour brouiller les pistes. Malgré tout, les policiers ont pu le localiser grâce à son portable, avant de le cueillir le lendemain au petit déjeuner dans un hôtel de Pontault-Combault. Présenté en comparution immédiate à la 16e chambre pour « dénonciation mensongère d’un crime ayant entraîné des recherches inutiles », il avait demandé un délai pour préparer sa défense. Son conseil n’a pas souhaité s’exprimer. »

Source : Ouestfrance avec AFP – article écrit le 20 novembre 2014

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Le raid neutralise un forcené retranché chez lui avec sa fille et une machette

Fabien : 12 novembre 2014 20 h 44 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Lundi, un homme de 44 ans a été interpellé par les hommes du Raid après s’être retranché chez lui, dans son logement de la rue Racine, à Montmorency.

Lundi, un homme de 44 ans a été interpellé par les hommes du Raid après s’être retranché chez lui, dans son logement de la rue Racine, à Montmorency. Armé d’une machette, il s’y était enfermé avec sa petite fille de 11 ans qui n’a pas été blessée.

Il n’allait “pas bien”

L’alerte a été donnée aux environs de midi. Lorsque les secours arrivent sur place, ils tombent sur le fils du quadragénaire. Agé de 15 ans, l’adolescent ne présente aucune blessure, mais il se trouve en état de choc. Selon une source proche de l’affaire, il aurait alors expliqué aux policiers que son père n’allait “pas bien”. Après l’avoir faire sortir de l’appartement, il s’était enfermé avec sa petite sœur. Par ailleurs, le garçon indique que son père est armé d’une machette.

Coups de machette dans la porte

Les secours prennent contact avec le forcené. L’homme leur assure qu’il ne fera aucun mal à sa petite fille et leur demande de partir. Tandis que les policiers lui demandent d’ouvrir, l’individu porte alors plusieurs coups de machette sur la porte d’entrée.
Le Raid est aussitôt dépêché. Un négociateur tente de renouer le dialogue le forcené qui sera finalement interpellé à 12h55 sans que personne ne soit blessé.
L’homme de 44 ans a été placé en garde à vue. Ses deux enfants, en état de choc, ont été transportés à l’hôpital. »

Source : gazettevaldoise.fr – article écrit le 13 novembre 2014 par Thomas Hoffmann

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Terrorisme: le RAID se prépare au pire

Fabien : 28 octobre 2014 13 h 03 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Le retour en métropole de combattants radicalisés de Syrie et d’Irak mobilise l’attention des autorités. Au RAID, la force d’intervention d’élite de la police nationale, on étudie de près le nouveau phénomène pour être capable de répondre à une attaque terroriste. « On ne se demande pas si ça va arriver, mais quand. »

Mehdi Nemmouche au Musée juif de Bruxelles, arrêté armé et par hasard le 30 mai par des douaniers à la gare routière de Marseille ; des centaines de ressortissants de retour en métropole après avoir combattu en Syrie et en Irak ; un Français supposé combattant de l’État islamique menaçant mi-octobre notre pays sur YouTube : « Autant de bombes que vous aurez lâchées en Irak et au Sham, vous aurez autant de meurtres comme l’a fait notre cher frère Mohamed Merah. »

Au RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion), l’unité d’intervention d’élite (ils détestent ce mot) de la police nationale, on étudie avec soin ces nouveaux phénomènes. Si le plan Vigipirate ne compte plus que deux niveaux publics au lieu de cinq (vigilance et alerte attentat), on a renforcé discrètement le dispositif dans toute la France.

Dans son antre de Bièvres – un ancien séminaire au sud de la région parisienne –, le RAID se prépare sans relâche dans le plus grand stand de tir à balles réelles de France (des véhicules peuvent y entrer) ou dans le CQB (Combat Quarter Battle), un appartement modulable pour les entraînements aux assauts en milieux clos. À l’état-major, on surveille l’évolution des menaces et du terrorisme. Pour se tenir prêt. « On ne se demande pas si ça va arriver mais quand. »

« Un défi pour les forces d’intervention »

Pour le contrôleur général Jean-Michel Fauvergue, chef du RAID et de la FIPN (Force d’intervention de la police nationale), « les menaces sont protéiformes, intérieures comme extérieures, dans une période très exceptionnelle ». Les retours de Syrie, d’Irak, peut-être de Libye un jour, suggèrent un noir panorama : « Ces gens vivent des choses particulières et peuvent importer des savoir-faire particuliers, voire des syndromes pathologiques. Des bombes à eux seuls ou en groupe. C’est un défi pour les forces d’intervention ici et les militaires à l’étranger. Nous échangeons d’ailleurs avec le COS (Commandement des opérations spéciales de l’armée) sur des modes opératoires qu’on peut retrouver ici. »

Le RAID et ses 185 fonctionnaires (130 opérateurs de terrain répartis en quatre groupes d’assaut, dont un d’alerte et un de renfort) ne travaillent d’ailleurs plus seuls dans leur coin (réseau Antennes RAID).

Avant Merah en 2012, les assassinats de masse de Mumbai en Inde en 2008 ont provoqué une prise de conscience : « Comment faire face à un tel événement ? Comment est-on organisé ? »

Au RAID, on pense aussi à ce que les policiers appellent le primo-intervenant, le fonctionnaire en patrouille qui tombera en premier sur le terroriste. Des stages « amok » de 15 jours tentent de réintroduire de la rusticité chez les fonctionnaires. « Face à la désinhibition par rapport à la violence et la mort, les policiers sont inhibés par l’usage de l’arme à feu. On pense aux conséquences, à une enquête éventuelle, une mise en examen. On ne sait plus ouvrir le feu pour fixer le terroriste. C’est un problème majeur » , grimace un officier du RAID qui interviendra beaucoup plus tard. Or le temps profite au terroriste.

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Démonstration de force du Raid devant le château de Versailles

Fabien : 12 octobre 2014 17 h 19 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID, Police – Militaire- Sécurité, RAID – Vidéos

« Un bus attaqué ? Ces passagers pris en otages devant l’un des sites les plus touristiques en France ? Le Raid montre son savoir-faire lors d’une simulation grandeur nature.

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Un bus pris en otage à deux pas du château de Versailles, une avenue bouclée et des badauds impressionnés : les policiers d’élite du Raid ont dévoilé samedi 11 octobre au grand public leur force de frappe lors d’une rare et spectaculaire démonstration.

Samedi, 15 heures, jour de grosse affluence aux abords du château de Versailles. A la suite d’une attaque armée, deux malfaiteurs ont pris un bus et ses passagers en otage, et menacent de tout faire exploser si la police intervient. Au bout de l’avenue, les policiers d’élite du Raid viennent d’endosser leur 40kg d’équipement : discrètement positionnés, avec leur casque et bouclier à l’épreuve des balles, ils attendent…

Le bus intercepté, les hommes en noir entrent alors en action : ils actionnent « une boule de feu », dégageant une épaisse fumée grise et font sauter une grenade assourdissante, pour faire diversion. L’assaut est lancé, sous l’œil d’un tireur d’élite qui sécurise l’opération depuis un hélicoptère de la gendarmerie.

Des super-policiers très sollicités

 

Fin du scenario pour cette démonstration proposée par l’unité d’élite de la police nationale, à l’occasion des 2èmes Rencontres de la Sécurité organisées cette semaine partout en France sous l’égide du ministère de l’Intérieur.

C’est important de nous vulgariser, de montrer que même si nous sommes une unité particulière, nous faisons partie de la police nationale », a déclaré Jean-Michel Fauvergue, chef du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion).

Ce corps d’élite, basé à Bièvres (Essonne) et réparti dans sept unités territoriales, intervient depuis 1985, « dans le haut du spectre »: forcenés et preneurs d’otages, criminalité organisée et contre-terrorisme. Le Raid a à son actif de nombreuses opérations spectaculaires et souvent médiatiques, comme en 2012 lors de l’affaire Merah.

« On est très très occupés », a assuré le patron du Raid, précisant que les super-policiers sont de plus en plus appelés sur le terrain, notamment « dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée ».

Comme à Versailles  où elles étaient organisées par la préfecture des Yvelines, les Rencontres de la Sécurité permettent au public de découvrir les métiers et missions de la police, de la gendarmerie, et de la sécurité intérieure, à travers des démonstrations de la police aux frontières ou la police  technique et scientifique.

« L’objectif est de renforcer le lien entre forces de l’ordre et population », et de montrer qu’elles « peuvent faire face à toutes les situations », a résumé le préfet des Yvelines, Erard Corbin de Mangoux. »

Source : Lenouvelobservatoire.fr – article du 11 octobre 2014

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Face à la menace jihadiste, Raid et GIGN se préparent à tous les scénarios

Fabien : 2 octobre 2014 18 h 17 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID, Police – Militaire- Sécurité

« Attentats de grande ampleur, prise d’otages ou assassinats de masse… Face à la menace protéiforme que font peser les jihadistes sur la France,  le Raid et le GIGN se préparent à tous les scenarii, conscients qu’ils risquent « d’avoir de la casse ».

Le constat dressé mardi aux forces de sécurité par le ministre de l’Intérieur est sans appel: des « menaces multiples » et d’un « type nouveau » représentent un « risque inédit » sur la France, a affirmé Bernard Cazeneuve.

« Les terroristes représentent aujourd’hui la partie la plus préoccupante de la menace, celle à laquelle on se prépare le plus », affirme Jean-Michel Fauvergue, le patron du Raid, l’unité d’élite de la police nationale.

« Nous devons nous adapter, voire anticiper, les modes opératoires de l’adversaire. Neutraliser les terroristes des années 1970 ne pose pas de difficultés majeures à la différence des jihadistes actuels revenant de Syrie ou d’Afghanistan », renchérit Hubert Bonneau, le chef du GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale).

La prise de conscience de cette menace a eu lieu après les attaques de Bombay en novembre 2008 quand un commando islamiste de dix hommes a frappé en plusieurs points de la ville, tuant 166 personnes.

« Elles ont montré que les attentats multiples avaient été commis pour disperser les forces de l’ordre. L’adversaire, renseigné dans les moindres détails, entraîné et équipé avec de l’armement léger, tue de façon méthodique en cherchant à faire le maximum de victimes », analyse le chef du GIGN.

– La riposte doit être immédiate –

Même si, selon des sources proches du renseignement, un attentat à la bombe de grande ampleur est « un scénario toujours envisageable », les jihadistes optent plutôt pour ces « modes de terreur plus faciles à mettre en oeuvre » et « à fort retentissement médiatique », explique une source proche du dossier.

De l’aveu des deux forces, « la riposte doit être immédiate ». Le siège pendant quatre jours du centre commercial Westgate de Nairobi par quatre islamistes somaliens en septembre 2013, qui avaient tué 67 personnes, est la hantise des forces d’intervention.

« Tous les moments gagnés par les forces de l’ordre permettent de sauver des vies et de contrecarrer leurs plans », explique M. Fauvergue, d’autant que « le temps médiatique appartient aux terroristes qui savent se mettre en scène ».

Forts de ces constats, les deux forces ont revu leurs modes d’intervention pour répondre plus efficacement à la menace. Le Raid a notamment renforcé son maillage territorial pour se trouver au plus près de la crise et le GIGN possède 200 « dossiers d’objectifs » sur des cibles potentielles.

Pour autant, ce sont les policiers et gendarmes de patrouille qui seront les premiers sur les lieux en cas de tuerie. « Ils auront un rôle primordial qui les exposera à la violence des terroristes. Ils devront faire face à une situation très dégradée avec parfois une forme d’inhibition dans l’usage de leur arme de service s’ils ne se sont pas directement menacés », met en garde le chef du Raid. Pour améliorer leur réactivité, des formations sont dispensées. « Les premiers vont aller au contact et nous allons avoir de la casse », prévient une source policière.

Autre crainte, les jihadistes qui veulent marcher dans les pas de Mohamed Merah, qui a assassiné trois parachutistes, puis trois enfants et un enseignant juifs en 2012 à Toulouse et Montauban avant de tomber les armes à la main sous les balles du Raid. Tout comme lui, un autre Français, Mehdi Nemmouche, a frappé froidement en mai et avec une logistique minimale quatre personnes sans défense à l’intérieur du Musée juif de Bruxelles.

Ces jihadistes, « entraînés aux armes en Syrie, ont assisté à des atrocités. Ils sont complètement désinhibés par rapport à la violence mais aussi par rapport à la mort. Ils vont allier les caractéristiques de l’individu en crise à celles du combattant radicalisé », craint M. Fauvergue. »

Source : Lepoint.fr / AFP – article écrit le 02 octobre 2014

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Le forcené retranché à son domicile s’est suicidé

Fabien : 2 octobre 2014 18 h 09 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Verneuil-sur-Seine

Tout un quartier de Verneuil-sur-Seine (Yvelines) était bouclé, mercredi 1er octobre dans la soirée. Le Raid venait déloger un forcené qui avait menacé des policiers au fusil. L’homme de 61 ans s’est donné la mort.

L’intervention du Raid n’aura pas permis d’éviter le drame. Un homme de 61 ans qui avait menacé les forces de l’ordre au fusil, mercredi 1er octobre en fin d’après-midi, a été retrouvé mort à son domicile à l’entrée des policiers d’élite.

Ce jour-là vers 18h30, la police intervient pour un «différend familial» dans un pavillon de l’allée des Meuniers, à Verneuil-sur-Seine. À leur arrivée sur place, les fonctionnaires se retrouvent face à un individu menaçant, muni d’un fusil de chasse. Il les braque avec son arme et se retranche dans sa chambre, selon une source policière présente sur place hier soir. «Les policiers sont rentrés dans le domicile, ils sont tombés sur lui, précise-t-elle. Ils ont récupéré sa femme et se sont cachés dans la maison avant de repartir. Ça a duré plusieurs minutes.»

Arrivée du Raid peu avant 21h

Immédiatement, le quartier est bouclé par la police. L’électricité et le gaz sont coupés. Le Raid est saisi à 19h15. Il arrive vers 20h50.

S’entame alors la phase de négociations. Pendant près d’une heure, les policiers d’élite ont cherché à prendre contact avec le forcené «par téléphone et à l’aide d’un mégaphone», explique Dominique Lepidi, directeur de cabinet du préfet des Yvelines, présent sur les lieux dans la soirée : «Sans aucune réponse de sa part, nous étions dans l’impasse. Le Raid est donc intervenu, à 22h30.»

À 100 mètres de là, un bruit sourd, correspondant à celui d’une porte qu’on enfonce, a été entendu. Le Raid découvre alors le pauvre homme, dans sa chambre, baignant dans son sang, comme l’indique un policier présent sur place. Il s’était tiré une balle dans la tête avec son fusil de chasse.

Un retraité «sans histoire», selon le voisinage

«Le sang paraissait séché, ce qui laisse penser qu’il s’est suicidé vers 18h30, précise un gradé de la police présent sur place. Les fonctionnaires locaux qui étaient entrés dans le pavillon ont entendu un bruit sourd lorsqu’il s’est réfugié dans sa chambre. Ils ont pensé à une armoire qu’il aurait déplacé pour se barricader. Alors que c’était sans doute un coup de feu.»

L’homme, «un retraité sans histoire», d’après des voisins, souffrait de «problèmes psychologiques», indique une source policière. Selon nos informations, il laisse derrière lui un ou plusieurs enfants âgés de plus de vingt ans. »

 

Source : courrierdesyvelines.fr – article du 02 octobre 2014

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Les chiens cherchent les explosifs

Fabien : 30 septembre 2014 13 h 22 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« «Apache» est un jeune berger malinois «en fin de formation» au RAID. Sa spécialité, comme huit autres animaux, détecter les explosifs. Son odorat ultra-entraîné lui permet de déceler l’odeur de 83 explosifs ou substances explosives. «Un chien policier classique peut en détecter maximum sept ou huit», prévient le patron des maîtres-chiens du RAID. Dix hommes qui passent 365 jours par an avec leur animal, entre entraînement et missions. «Nos chiens sont capables de descendre en rappel. Les pattes dans le vide ne sont pas leurs trucs mais bien entraînés, ils se laissent faire.»

Devant nous, «Apache» n’a pas mis 2 minutes à découvrir le petit sachet de dynamite caché quelques minutes plus tôt par une main «innocente» sous une voiture. Il s’est couché pour signaler le problème. «L’explosif aurait été dissimulé plus haut, il se serait assis. En revanche, jamais il ne gratte. Trop dangereux», explique son maître. Sa récompense ? Mordre un boudin ce qui visiblement le réjouit au plus haut point. «Ces chiens adorent mordre. On évite tout ce qui est gâteau ou autre sucrerie. C’est très mauvais pour leur système digestif», explique un maître-chien.

Ces spécialistes des explosifs interviennent notamment dans la sécurité du Président de la République. Erreur interdite. Lors d’une visite du_ président au Liban, un chien du RAID a découvert une cache d’arme, avec explosif, dans un bâtiment officiel ! «Derrière un mur en carton. Apparemment, tout le monde l’avait oublié», sourit un policier. Autre anecdote, qui a donné de vraies sueurs froides aux maîtres-chiens du RAID, l’inspection de la voiture du Président. C’était dans la Creuse du temps de Nicolas Sarkozy. «Du classique de chez classique», raconte un maître-chien. Sauf que ce jour-là, le chien marque une première fois une roue de la Citroën C6 du Président. Le policier regarde, ne voit rien, recommence son tour. «Le chien marque à nouveau», raconte un homme du RAID. Inquiétude des policiers qui appellent un deuxième animal (les inspections se font toujours à deux) qui, comme son compère, marque au même endroit. «Là les gouttes de sueur coulaient vraiment», rigolent les maîtres-chiens. Immédiatement la voiture est mise de côté, remplacée et envoyée à Paris pour inspection sur un camion-plateau. «Tout a été démonté, analysé. La conclusion ? Sur une route de campagne, la roue avait dû passer sur un bout de champ qui venait de recevoir des engrais. Du nitrate qui sert aussi dans la confection des bombes artisanales…», sourit le maître-chien.

Le Président Sarkozy n’en a jamais rien su. »

Source : Ladepeche.fr – article écrit le 30 septembre 2014

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«Flics» d’élite en ordre de marche

Fabien : 30 septembre 2014 13 h 17 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Unité «vitrine» de la police nationale, le RAID est devenu la tête de pont des Forces d’Intervention de la police nationale. Une unité de 185 fonctionnaires, dont 130 opérateurs de terrain, dont la hiérarchie ne dissimule pas son inquiétude face aux menaces terroristes.

Arrestation des membres d’Action-Directe, d’Yvan Colonna en Corse, libération des enfants de la maternelle de Neuilly, neutralisation de Mohammed Merah… Derrière leurs opérations les plus médiatisées, les policiers du RAID interviennent sur tous les fronts depuis quelques mois. «De plus en plus», admet le patron, le contrôleur général Jean-Michel Fauvergue. Quatre fois plus entre 2012 et 2013. À Bièvre, au sud de Paris, le quartier général grouillent d’hommes surentraînés au sourire facile. Pas de Rambo, plutôt corps sain et tête bien pleine. «Un temps nous avons recruté profil sportif de haut niveau dont l’ego dépassait parfois les biceps, prévient un ancien. C’est fini.»

Les fonctionnaires de la police nationale rentrent aujourd’hui au RAID entre 28 et 30 ans. La sélection est sévère, la formation également, l’entraînement poussé à son maximum. Certains rentrent à la maison avant la fin. Les autres signent pour 5 ans, renouvelables trois fois maximum. Et avec un salaire qui n’explose pas quand ils gagnent le droit de porter l’écusson blanc avec la panthère noire et défendent la devise : «Servir sans faillir».

«Aujourd’hui notre pays, et ses forces d’interventions dont le RAID, font face à une situation très compliquée», affirment les patrons. Menaces terroristes externes ou internes avec le poids du jihad, voyous «moins organisés mais plus violents», forcené «par nature imprévisible», les policiers du RAID affrontent des menaces quotidiennes.

«Avec mission de protéger, d’éviter l’affrontement. On négocie d’abord», insistent ces policiers. Et si le RAID agit directement sur 23 départements autour de Paris sur décision du directeur de la police nationale, ses membres peuvent aussi se projeter partout en France. «Stop à l’utopie. Même en raccourcissant les délais, en allant très vite, nous ne pouvons pas être sur place depuis notre casernement en moins de 5 h 30», prévient l’encadrement. Mais en s’appuyant désormais sur les sept GIPN, groupe d’intervention de la police nationale, renommés «Antenne RAID», ce maximum a été ramené à 2 heures pour les points les plus éloignés. Ces unités sont implantées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon, Nice, Marseille et Bordeaux.

«Ce pré-positionnement sur le terrain est un atout primordial, notre force, affirme le patron. Désormais nous sommes tous réunis sous la bannière Force d’intervention de la police nationale. Recrutement, formation, équipement, missions sont communs. Ensemble, nous formons une force de 278 policiers opérationnels auxquels il faut également ajouter les 110 spécialistes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) du 36 quai des Orfèvres, à Paris qui peuvent nous rejoindre en cas de crise majeure.» L’appuie des gendarmes du GIGN ou des militaires des Forces spéciales est également possible.

Une force de frappe dont le mariage remonte à l’automne 2013 et dont les échanges, y compris de personnel, sont réguliers. Un plus nécessaire en cas de crise. Et qui évitera sans doute l’absurde, comme en Inde ou face à des terroristes meurtriers, policiers et militaires se sont tirés dessus… »

Source : Ladepeche.fr – article écrit le 30 septembre 2014 par Jean Cohadon

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Terrorisme : comment le RAID se prépare

Fabien : 30 septembre 2014 13 h 04 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« À Bièvre, dans l’Essonne, l’imposante maison du RAID est un ancien séminaire dont la chapelle accueille depuis presque 30 ans une salle de sport, avec ring, tatamis et appareils de musculation. Et dans la lumière colorée par les vitraux, les hommes, et les quatre femmes du RAID, se préparent pour leurs missions dont le nombre a été multiplié par quatre entre 2012 et 2013. En 2013, ces policiers ont maîtrisé 14 preneurs d’otages et 63 forcenés. «Sans un coup de feu», lâche le patron, le contrôleur général Jean-Michel Fauvergue.

Il faut ajouter à ces statistiques 398 interpellations en «milieu clos», la spécialité de cette unité qui refuse de se présenter comme une «élite». «Nous sommes une unité spécialisée, pas une unité d’élite, insiste un officier. Nous sommes recrutés, équipés, entraînés pour des missions précises où le risque est majeur. Le maître mot reste l’humilité.»

À Bièvre, les «Raideurs» répètent leurs gammes prêts à intervenir à la moindre alerte. Ils disposent notamment d’un stand de tir couvert de 600 m2 où mêmes les véhicules peuvent pénétrer. «Cela permet de s’entraîner à balles réelles», glisse un moniteur. Les policiers disposent également de zones d’entraînement où parcours de tirs et logement reconstitué sont modifiables presque à l’infini. «Aucune opération ne ressemble à une autre, aucun appartement, aucun suspect», rappelle un ancien.

Face à des suspects plus violents

Et il suffit d’avoir passé casque et gilet pare-balles allégé (l’équipement complet pèse 30 kg) pour visualiser la difficulté de la tâche quand il s’agit d’interpeller un suspect, au milieu des grenades qui explosent, qui vous tire dessus même avec des balles où la peinture a remplacé le plomb…

Ce quotidien, les «opérationnels» du RAID l’abordent toujours avec prudence. «Même dans les arrestations liées au banditisme, nous faisons face à des hommes, ou des femmes, toujours plus violents, prévient un officier. Déjà ils craignent toujours une descente de la bande d’en face. Et surtout, ils n’hésitent plus à tirer, même sur des policiers.»

Et dans le contexte national et international actuel, impossible d’ignorer le risque terroriste. Le RAID a déjà croisé la route des gangsters — jihadistes de Roubaix en 1996 et Mohammed Merah, à Toulouse en mars 2012.

«Le terrorisme constitue aujourd’hui la partie la plus préoccupante de nos missions. La question n’est plus de savoir si un événement aura lieu mais quand», affirme un officier du RAID. Les événements de 2013 en Algérie (complexe gazier d’In Amenas 67 tués dont 38 otages) et dans un centre commercial de Nairobi au Kenya (68 tués, 175 blessés) pèsent dans la réflexion de ces spécialistes.

«Notre crainte c’est l’assassinat de masse comme à Nairobi avec des terroristes qui tirent sur tout ce qui bouge, à l’aveugle dans un immense centre commercial. Dans un cas comme cela, nous ne serons pas les premiers intervenants. Pourtant, il ne faudra pas hésiter à tirer sur les terroristes, même dans le dos», préviennent les «Raideurs». Une évidence quand on discute calmement mais qui ne va pas de soi chez les policiers ou gendarmes français. Une question de culture et un long apprentissage marqué par les règles de la légitime défense.

«On organise des stages Amok pour apprendre à nos collègues à bien réagir mais les mises en situation nous montrent que très peu sont prêts à ouvrir le feu, même sur un terroriste qui vient de tuer aveuglément», souligne l’encadrement. «Pourtant l’analyse de ces attentats comme celui de Nairobi démontre que chaque minute perdue se traduit par des morts d’innocents supplémentaires», insiste un homme du RAID.

«Des bombes» vont rentrer du jihad

Mais au-delà ces attentats «organisés», les officiers du RAID craignent beaucoup les «individus en crise». «Des gens qui sont psychologiquement instables et qui, s’ils arrêtent leur traitement, deviennent incontrôlables», détaille un officier. Le RAID n’oublie pas qu’il a perdu deux hommes lors d’une intervention sur un «forcené» à Ris-Orangis en août 1989 – un troisième membre du RAID a été tué en Corse lors d’une fusillade avec des indépendantistes. «Actuellement il y a environ 900 jihadistes français en Syrie. Des individus qui assistent, ou participent, à des atrocités quotidiennes. Quand ils vont rentrer, sans doute victime de symptômes post-traumatiques, s’ils se retrouvent en crise, comment vont-ils réagir ?» interroge un officier. «Des bombes à eux seuls, ou à plusieurs !» tranche un des responsables.

Pas vraiment rassurant. «Actuellement dans notre pays, le risque est majeur. Nous nous préparons en conséquence. Il y aura de la casse chez nous. Nous en sommes conscients». »

 

Source : Ladepeche.fr – article écrit le 30 septembre 2014

Photo © DDM – Nathalie Saint-Affre

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Le RAID intervient pour deux russes ivres morts

Fabien : 22 septembre 2014 8 h 42 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Levallois : le Raid intervient pour deux Russes ivres morts.

Les hommes du Raid sont intervenus hier soir à Levallois. Dans l’après-midi, des habitants de la villa Chaptal, une belle demeure de la très cossue rue Kléber, entendent des cris de femme venant de l’appartement mitoyen. Les hurlements leur font craindre le pire. Ils alertent la police municipale, qui prévient la nationale. L’inquiétude d’avoir affaire à un forcené est bien réelle.

Les occupants du logement en question sont un couple de Russes. Lui est réputé pour posséder plusieurs armes. Le Raid est finalement appelé à intervenir. Mais les tentatives de négociation se heurtent à un mur de silence. Redoutant de ne découvrir que deux corps sans vie, les policiers d’élite entrent en force vers 19 h 30. Surprise, l’homme et la femme sont bien vivants, couchés sous la couette, ivres morts. « Ils avaient tellement bu qu’ils n’ont rien entendu », soupire un proche du dossier. »

Source : Leparisien.fr – article du 19 septembre 2014

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