RAID – Coupures de presse


RAID-GIGN : dans le secret de nos forces d’assaut

Fabien : 23 janvier 2015 18 h 57 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« La France dispose de quelques-unes des meilleures unités contre-terroristes du monde. En imaginant le pire, elles n’ont cessé de s’adapter à l’évolution de la menace. Ces années de “durcissement” viennent de payer.

« Assaut ! Assaut à Dammartin ! » Vendredi 9 janvier, 16h53. Les frères Kouachi viennent de tenter une sortie en force de l’usine de Dammartin-en-Goële. Ils montent à l’assaut des gendarmes en vidant leurs chargeurs de kalachnikov. La riposte est instantanée. Elle dure moins d’une minute. Les deux terroristes sont stoppés net, foudroyés par les tireurs d’élite du GIGN.

À 50 kilomètres de là, une autre opération est déclenchée simultanément : la neutralisation par le Raid d’Amedy Coulibaly, retranché dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. S’il apprend la mort de ses deux complices, il peut se venger sur ses otages. Il en a déjà tué quatre. Sa tentative de sortie en mitraillant les policiers du Raid en dit long sur sa détermination meurtrière.

Les clés du succès du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale), du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion, de la Police nationale) et de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention, de la police judiciaire), ce vendredi 9 janvier, sont là : excellence des commandos engagés, vitesse d’exécution, détermination totale dans l’action, efficacité des procédures et des armes, et surtout coordination totale. Cette réussite ne doit rien à l’improvisation, malgré la simultanéité et la brutalité des attaques. Elle s’explique par l’énorme travail d’adaptation de ces forces contre-terroristes et par leur coopération, malgré la rivalité traditionnelle entre elles.

Sept années d’adaptation ont permis ce succès salué dans le monde entier.

La France dispose au GIGN et au Raid de professionnels de très haut niveau, à tous les échelons, avec des chefs qui n’ont rien perdu de la forme et du courage de leurs premières années. Au premier rang d’entre eux, le général Denis Favier, 55 ans, l’homme clé de cette semaine tragique. Patron de la gendarmerie, ce grand sportif est resté le chef incontesté des gendarmes d’élite qu’il fut, vingt ans plus tôt, lors de la prise en otage de l’Airbus d’Air France par des islamistes algériens. L’assaut sur l’aéroport de Marignane, le 26 décembre 1994, est encore dans les mémoires.

C’est à Favier que Manuels Valls a fait aussitôt appel pour préparer la riposte. Il connaît bien ce général pour l’avoir eu comme conseiller gendarmerie lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. C’est lui qui l’a nommé ensuite (avril 2013) à la tête de la gendarmerie. Le 9 janvier, à 8 h 30 du matin, Favier est à l’Élysée pour un briefing décisif avec Valls, Cazeneuve, Taubira et Falcone, patron de la Police nationale.

Autour de la table, Favier est le seul en uniforme, brevet para, Légion d’honneur et citations sur sa barrette de décorations. François Hollande l’a placé à sa droite. Il écoute son plan. Favier a commandé deux fois le GIGN, de 1992 à 1997, puis de 2007 à 2011. Il sait de quoi il parle. Il va coordonner les opérations et « donner le bon rythme à la manoeuvre », avec Jean-Marc Falcone.

La veille, le général a obtenu que le GIGN reprenne la responsabilité de la traque des frères Kouachi qui ne sont plus en “zone police”, alors que cette dernière les poursuivait depuis Paris et se préparait à l’opération finale. Certains policiers réclamaient un “droit de suite”. « Sans Favier, le GIGN restait à la caserne », estiment certains policiers. « Les terroristes vont se retrouver en “zone gendarmerie” et on sait faire », a plaidé le général.

Il sait qu’il peut compter sur “son” GIGN, l’une des meilleures forces contre-terroristes au monde, comme le Raid. Le patron en titre depuis septembre 2014, Hubert Bonneau, 48 ans, a commandé l’escadron parachutiste d’intervention de la gendarmerie nationale, l’une des matrices du GIGN. Il connaît la somme d’expériences au “GI”. Denis Favier a surtout été l’artisan de la refonte du GIGN en 2007, avec un maître d’oeuvre imaginatif, le colonel Frédéric Gallois, aujourd’hui dans le civil. Les deux saint-cyriens ont fait de l’ancien groupe spécialisé dans la maîtrise des forcenés ou des délinquants dangereux une arme fatale, « le dernier recours quand les moyens habituels de l’État sont dépassés », explique Bonneau.

« Le terrorisme et les prises d’otages de masse aux États-Unis, en Russie, en Inde, au Royaume-Uni et en Espagne nous ont fait beaucoup réfléchir », témoigne Gallois. Ces actions meurtrières marquent l’apparition d’un terrorisme nouveau, avec des équipements et des modes d’action militaires, et des terroristes qui n’hésitent plus à aller à la confrontation directe.

Cette militarisation du terrorisme a conduit à renforcer le GIGN. L’entraînement a été poussé à l’extrême. Gallois parle d’un « durcissement de la militarité » autour des valeurs de combat, de courage et d’esprit d’équipe, « pour aller plus loin dans la mission ». C’est l’époque où une quarantaine de gars du GIGN vont s’aguerrir en Afghanistan. « On voulait se frotter aux djihadistes, témoigne l’un d’eux. On savait qu’on allait devoir un jour les affronter chez nous. » Quelques anciens d’Afghanistan ont fait partie du groupe d’assaut de Dammartin.

Le GIGN comme le Raid avaient aussi anticipé la possibilité de plusieurs attaques terroristes simultanées sur le territoire. C’est ce qui s’est produit. Opportunément dégagé du secteur de Dammartin, le Raid était disponible, en première ligne, porte de Vincennes, pour l’opération la plus sensible, avec la BRI. Deux outils bien rodés. Créé en 1985 par deux policiers légendaires, Ange Mancini et Robert Broussard, le Raid a lui aussi beaucoup évolué depuis les premiers groupes d’intervention de la Police nationale en 1972, année de la tuerie aux jeux Olympiques de Munich.

Les fondateurs du Raid voulaient disposer d’une unité ultra-spécialisée et multimission : prise d’otage, arrestation de forcené ou de malfaiteur dangereux, action antiterroriste, filature difficile. Capable d’opérer à tout moment dans 21 départements autour de Paris, mais également sur l’ensemble du territoire, le Raid est sollicité une centaine de fois par an. Trois de ses fonctionnaires sont morts en service commandé, fidèles à leur devise, “Servir, sans faillir”.

Rejoindre le Raid, comme le GIGN, c’est accepter une disponibilité totale, entretenir une excellente condition morale et physique, savoir gérer son stress. « On entre chez nous comme on rentre dans les ordres, témoigne un tireur d’élite de la police. Au début, on réfléchit au sens qu’on veut donner à sa vie, ensuite on ressent au plus profond de soi le désir d’être utile et d’agir dans des situations extrêmes. On vit sa vocation au quotidien, avec des exigences hors norme, des succès, parfois des échecs. »

L’outil s’est forgé à travers de célèbres faits d’armes : l’arrestation d’Action directe (1987), la libération des enfants pris en otages par “Human Bomb” à Neuilly-sur-Seine (1993), l’arrestation d’Yvan Colonna (2003). La neutralisation de Mohamed Merah (Toulouse, 2012) a marqué les esprits. Ces trente-deux heures de siège et de négociations, jusqu’à l’assaut final, auront révélé la détermination des nouveaux terroristes, la compétence du Raid et le charisme du patron de l’époque, Amaury de Hauteclocque. « C’est la première fois que je voyais un adversaire s’élancer contre nous alors que nous montions à l’assaut, se souvient-il. Merah avait une détermination sans faille. »

Les “hommes en noir” basés à Bièvres (Essonne) sont, depuis 2013, sous le commandement de Jean-Michel Fauvergue, lui-même placé sous l’autorité de Jean-Marc Falcone, ancien commissaire réputé devenu directeur général de la Police. Passionné d’arts martiaux, Fauvergue connaît bien le métier pour avoir assuré la coordination des GIPN (groupes d’intervention de la Police nationale) régionaux. Il est aussi patron de la Force d’intervention de la Police nationale (FIPN), créée en 2009 pour coordonner tous les groupes d’intervention spécialisés de la Police (450 hommes venus du Raid, des GIPN et de la BRI de Paris : infographie ci-dessus). Elle est intervenue pour la première fois à la porte de Vincennes, le 9 janvier.

Depuis dix ans, le GIGN et le Raid ont décortiqué toutes les actions terroristes et les ripostes des services étrangers. Ils ont cherché à imaginer tous les scénarios possibles, y compris les pires : prise d’otages de masse, attaque multiple, terrorisme naval et aérien, chimique, nucléaire ou bactériologique. Ils restent modestes : « Le terrorisme est en mutation permanente, il a toujours un temps d’avance. »

La bascule de la gendarmerie du ministère de la Défense à l’Intérieur, en 2010, à la demande de Nicolas Sarkozy, a facilité cette collaboration. C’est l’époque où un sénateur centriste s’interrogeait « sur la nécessité de conserver deux forces d’intervention distinctes mais aux missions quasi identiques »… Placée sous la responsabilité d’un général de gendarmerie secondé par un commissaire de police, l’Ucofi (Unité de coordination des forces d’intervention) a alors vu le jour pour « faciliter la coordination et les coopérations ».

L’Ucofi est devenue une passerelle d’échanges de connaissances. Le partage des savoirs, des méthodes de négociation, des modes d’action et des procédures radio est une réalité. On ne perd plus de temps lors de la préparation d’un assaut. Le plus gros du travail a été fait en amont à travers des exercices communs “joués” au Stade de France (prise d’otages de masse), à Disneyland Paris (attentats), à Beynes (attaque chimique) ou dans plusieurs centrales nucléaires (intrusion simultanée de militants altermondialistes).

Le timing parfait de la double opération du 9 janvier montre les progrès réalisés et l’importance des officiers de liaison : deux policiers du Raid étaient à Dammartin et deux gendarmes assuraient la coordination porte de Vincennes. « L’idée est de maintenir cette approche capacitaire et pas corporatiste, précise un gendarme. En temps de crise, il faut s’affranchir des susceptibilités autour des zones police ou gendarmerie. »

Source : Valeursactuelles.fr – article écrit le 23 janvier 2015 par Frédéric Pons et Louis De Raguenel

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Attentats à Paris: Le patron du RAID critique l’omniprésence des médias pendant la traque

Fabien : 20 janvier 2015 20 h 50 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Jean-Michel Fauvergne a déclaré sur BFM TV que les médias, déjà sous le feu des critiques, avaient «pollué» le travail du RAID après l’attentat à «Charlie Hebdo»… 

BFM TV s’est tirée une balle dans le pied en interviewant ce mardi le patron du RAID pour débriefer l’assaut mené  Porte de Vincennes le 9 janvier.

Jean-Michel Fauvergue a ouvertement critiqué à l’antenne l’omniprésence des médias dans la traque aux terroristes la semaine dernière. Ce dernier a déclaré sur la chaîne d’information en continu: «La difficulté nouvelle, c’est le rôle des médias qui viennent très clairement polluer les informations que nous avions par un certain nombre de nouvelles [à la télé] qui sont peut-être intéressantes sur le plan de la presse mais ne sont pas intéressantes pour nous de manière opérationnelle donc il a fallu faire le tri assez rapidement.»

Après l’attentat à Charlie Hebdo le 7 janvier et les événements qui ont suivi, les médias ont rapidement été accusés d’avoir donné trop d’informations en temps réel, mettant en danger la vie des otages et gênant le travail du RAID. Le journaliste de BFM TV Dominique Rizet avait, par exemple, révélé qu’une femme s’était cachée dans la chambre froide de l’Hyper Casher de Porte de Vincennes. Sur France 2, un témoin qui s’exprimait en direct par téléphone avait révélé la présence près des frères Kouachi de Lilian Lepère, qui s’était caché sous un évier  dans l’usine de Dammartin-en-Goële.

Pas (encore) de sanctions du CSA

BFM TV s’était défendu en expliquant qu’ils avaient eu le feu vert du RAID avant de donner les informations à l’antenne et que les personnes réfugiées dans la chambre  froide n’étaient plus en danger à ce moment-là (ce que conteste Arrêt sur Images).

Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a convoqué les télévisions et les radios jeudi dernier pour examiner leur traitement «des événements tragiques que vient de subir le pays».

Aucun média n’a été sanctionné pour le moment. »

Source : 20Minutes – article écrit le 20 janvier 2015

 

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Playmobil GIPN RAID

Fabien : 17 janvier 2015 16 h 49 min : A voir, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

Un membre de la page Facebook « FIPN-SDLP » m’a envoyé des photos de playmobils qu’il customise lui même.

Vu le thème de ces playmobils, je voulais les partager avec vous.

 

Photos playmobils © Customs Playmobil

Photo de l’article © David Andro

 

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Le Raid et le GIGN étaient prêts

Fabien : 17 janvier 2015 13 h 16 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Le Raid et le GIGN se préparent depuis plusieurs années au scénario de l’attaque multiple.

Afin d’anticiper ce type de crise a été créée, sous l’impulsion de Brice Hortefeux, le 1er juin 2010, l’unité de coordination des forces d’intervention (Ucofi), censée permettre à la FIPN (Force d’intervention de la Police nationale, réunissant Raid, BRI et GIPN) et au GIGN d’harmoniser leurs techniques d’intervention.

À l’époque, les policiers et les gendarmes d’élite en sont convaincus : ils seront appelés dans les prochaines années à intervenir de concert dans le cadre d’attaques terroristes simultanées à plusieurs endroits. Depuis, ils s’entraînent régulièrement ensemble sur des scénarios d’attaques de grande ampleur.

Attentats à Disneyland Paris, attaque NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique) à Beynes ou encore intrusion simultanée de militants altermondialistes au coeur de centrales nucléaires : autant d’exercices auxquels policiers et gendarmes d’élite se sont préparés. »

Source : Valeursactuelles.com – article écrit le 16 janvier 2015

Photo © SICOP

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Prise d’otages à Colombes: le forcené interpellé

Fabien : 16 janvier 2015 14 h 48 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Une prise d’otages est en cours depuis ce vendredi midi dans un bureau de poste de Colombes (Hauts-de-Seine), boulevard Charles-de-Gaulle, a-t-on appris auprès du parquet. Selon nos informations, sur les deux personnes retenues au départ, l’une d’entres elles se serait échappé. La piste terroriste semble écartée selon les premiers éléments de l’enquête, a-t-on appris de sources policières. Selon nos informations, ce serait une déception amoureuse qui serait à l’origine de ce geste. L’homme aurait des antécédents psychiatriques.

 

Selon l’une de ces sources, l’homme est entré seul dans le bureau de poste vers 12H30 et certains clients ont pu s’enfuir. L’homme, qui est connu de la police comme délinquant de droit commun, a lui-même appelé police-secours en clamant être lourdement armé, de grenades et kalachnikov, selon les premiers éléments de l’enquête.

 «Il a appelé le 17 en tenant des propos décousus», a expliqué une source, selon laquelle aucun coup de feu n’a été tiré. La Brigade de recherches et d’intervention de la PJ parisienne et les policiers d’élite du Raid sont sur place.

 Un hélicoptère de la Sécurité civile survole actuellement la zone où un important périmètre de sécurité a été mis en place.

 Selon l’AFP, l’homme s’est retranché dans les locaux, avec «une arme de guerre», selon une source policière, qui ne pouvait pas préciser combien de personnes se trouvaient à l’intérieur.

Plusieurs utilisateurs de Twitter témoignent de la mobilisation des forces de l’ordre autour du bureau de poste. »

Selon nos informations, deux personnes étaient retenues  au départ mais l’une d’entre elles se serait échappée. Vers 14h30, plusieurs sources policières ont annoncé la fin de la prise d’otages : le forcené s’est rendu après négociations avec les hommes du Raid et le dernier otage retenu a été libéré.

 Il n’y a aucun blessé à déplorer. «Il n’y a pas eu d’assaut, l’homme s’est rendu de lui-même», précise une source policière.

La piste terroriste a été rapidement écartée. Selon nos informations, ce serait une déception amoureuse qui serait à l’origine de ce geste. L’homme aurait des antécédents psychiatriques.

 

 

Source : LeParisien – article écrit le 16 janvier 2015 par Stéphane Sellami et Valérie Machaut

 

 

 

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Le RAID s’organise pour lutter contre le temps et les terroristes

Fabien : 13 janvier 2015 18 h 55 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Inutile de vous dire que l’affaire Mohamed Merah a été vécue comme un choc pour le RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion), l’unité d’intervention d’élite (ils  détestent ce mot) de la police nationale. Les RETEX (retours d’expérience) ont été profondément analysés, commentés.

Dans son antre de Bièvres (photo La Voix du Nord), un ancien séminaire au sud de la région parisienne (qui jouxte la BA 107 de Villacoublay), le RAID se prépare sans relâche, surveille l’évolution des menaces et du terrorisme, se réorganise. Pour se tenir prêt.  » On ne se demande pas si ça va arriver mais quand.  »

 

Il y a eu Merah, un bras-de-fer interminable de 56 heures en mars 2012, une affaire médiatique et politique, où le temps a joué contre le RAID et les forces de l’ordre qui avaient cerné le petit appartement de la rue du Sergent-Vigné.

L’analyse aboutit à une remise en cause remarquable, alors que les paroles de Mohamed Merah retentissent dans la salle de réunion de l’état-major du RAID :  » Je n’ai pas peur de la mort, t’as vu ?  »  » Nous n’avons pas un exemple d’individu radicalisé qui se soit rendu « , commente un officier.

 » Ce n’est pas un inculte, pas un ignare. Il est très froid, très méthodique. On s’est aperçu qu’il connaissait nos manières d’intervenir, décrit-on à Bièvres. L’affaire Merah nous a permis de réfléchir à une autre technicité.  » Nous n’en dirons pas plus. Le RAID se prépare pour la prochaine fois. Un constat évident toutefois :  »  Il échange, il pourrait tweeter, il met en scène son acte. On travaille pour que le temps ne joue plus contre nous.  »

 » Un défi pour les forces d’intervention « 

Pour le contrôleur général Jean-Michel Fauvergue, le chef du RAID et de la FIPN (Force d’intervention de la police nationale, photo La Voix du Nord),  » les menaces sont protéiformes, intérieures comme extérieures, dans une période très exceptionnelle « . Les retours de Syrie, d’Irak, peut-être de Libye un jour, proposent un panorama inquiétant :  »  Ces gens vont vivre des choses particulières et peuvent importer des savoir-faire particuliers. C’est un défi pour les forces d’intervention ici  et les militaires à l’étranger. Nous travaillons d’ailleurs avec le COS (commandement des opérations spéciales) pour échanger sur les modes opératoires qu’on pourrait retrouver ici.  »

Le RAID et ses 185 fonctionnaires  (130 opérateurs de terrain répartis en quatre groupes d’assaut, dont un d’alerte et un de renfort) ne travaillent d’ailleurs pas seuls dans leur coin. Les assassinats de masse de Mumbai en Inde en 2008 ont provoqué une prise de conscience : «  Comment faire face à un tel événement ? Comment est-on organisé ?  »

Prépositionnement et Antennes RAID

La FIPN (Force d’intervention de la police nationale créée en 2009) regroupent les forces d’intervention qui ont fusionné en novembre 2013 : le RAID, plus les sept GIPN de métropole (une vingtaine de fonctionnaires plus polyvalents à Lille, Rennes, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Marseille, Nice) qui deviendront bientôt officiellement des Antennes RAID (le recrutement et les formations sont les mêmes, les équipements sont totalement interopérables). En cas de crise majeure, on pourrait ajouter la BRIPP (brigade de recherche et d’intervention de la préfecture de Paris), voire les gendarmes  du GIGN. Désormais,  » toutes les missions partent de Bièvres  » et de l’état-major en alerte 24 h sur 24.

 » Notre première force, c’est le prépositionnement. Avec ce maillage d’Antennes RAID, nous sommes partout en France en moins de deux heures en cas de crise « , se félicite le patron. Au moins pour «  le premier choc, pour fixer l’adversaire « .

En 2013, la FIPN est intervenue sur 14 prises d’otages, 63 forcenés et 398 interpellations en milieu clos. « Pas un blessé, pas un coup de feu », souligne-t-on. « Pourtant, les gens sont totalement désinhibés par rapport à la violence et la mort. Les compteurs explosent pour les interventions sur les criminels dangereux (multiplication par quatre pour le RAID entre 2012 et 2013).  »

Le danger pour le primo-intervenant

Au RAID, on pense aussi à ce que les policiers appellent le primo-intervenant, le fonctionnaire de terrain en patrouille qui tombera en premier sur cet individu radicalisé, dangereux. Des stages  » amok  » de 15 jours d’intervention en patrouille tentent de réintroduire de la rusticité chez les fonctionnaires  » Car face à la désinhibation, les policiers sont complètement inhibés par l’usage de l’arme à feu. On pense aux conséquences, à une enquête éventuelle, une mise en examen. On ne sait plus ouvrir le feu pour fixer le terroriste. C’est un problème majeur « , grimace un officier du RAID qui par essence interviendra beaucoup plus tard. Or le temps profite au terroriste.

L’évolution du terrorisme au XXIe siècle

Ceci est extrait d’une présentation du RAID où l’on qualifie en quatre catégories les menaces terroristes. Instructif. Regardez bien les dates…

Les attentats

2001 : Etats-Unis, attaques du 11-Septembre à New York (2 292 morts)

2004 : Espagne, attentats dans les trains de banlieue à Madrid (200 morts, 1 400 blessés).

2005 : Royaume-Uni, attentats dans le métro et les bus à Londres (56 morts, 700 blessés).

Les prises d’otages de masse

2002 : Russie, théâtre Doubrovka à Moscou (129 morts).

2004 : Russie, Ossétie du Nord, école de Beslan (344 morts, dont 189 enfants).

2013 : Algérie, complexe gazier d’In Amenas (67 morts, dont 38 otages).

Les assassinats de masse

2008 : Inde, attaques simultanées à la gare et dans des hôtels à Mumbai (80 tués, plus de 250 blessés).

2011 : Norvège, attaques de l’extrémiste Anders Breivik à Oslo et sur l’île de Utoya (93 morts).

2013 : Kenya, attaque du centre commercial Westgate à Nairobi (68 morts, 175 blessés).

2014 : Chine, province du Xinjiang, attaque de la gare de Kumming (29 morts, 130 blessés).

Les fanatiques radicalisés (filières syrienne, irakienne, peut-être libyenne…)

2012 : France, attaques terroristes de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban (7 morts).

2013 : Royaume-Uni, assassinat au couteau d’un militaire britannique par Michael Adebolajo et Michael Adebowale à Woolwich dans la banlieue de Londres.

2013 : France, attaque au couteau d’un militaire français en patrouille vigipirate à La Défense en région parisienne (blessé).

2014 : Belgique, attaque du Musée juif à Bruxelles par Mehdi Nemmouche de retour de Syrie (4 morts).

 

Source : LaVoixduNord – article écrit le 30 septembre 2014

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Sète : le quadragénaire retranché chez lui s’est rendu en douceur

Fabien : 12 janvier 2015 18 h 41 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Homme retranché à Sète, le RAID appelé en renfort

 

Depuis la fin de matinée ce lundi, un homme, retranché dans son appartement, menace de faire tout sauter. Les pompiers sont sur place.

Une trentaine de policiers sont sur place assistés de renforts de la BAC de Montpellier et les hommes du GIPN de Marseille vont arriver.

 Les pompiers ont envoyé sur place des renforts. Un important dispositif policier en place autour de l’immeuble.

 Depuis la fin de matinée ce lundi, un homme, retranché dans son appartement, menace de faire tout sauter. Les pompiers sont sur place.

Une trentaine de policiers sont sur place assistés de renforts de la BAC de Montpellier et les hommes du GIPN de Marseille vont arriver.

 Depuis la fin de la matinée, un homme âgé de 40 ans est retranché chez lui dans son appartement de l’immeuble Le Chalut sur l’île de Thau. Il menace de faire tout sauter.

Ce lundi en fin de matinée, un homme âgé de 40 ans s’est retranché chez lui au quatrième étage (et dernier étage) de l’immeuble Le Chalut dans le quartier de l’île de Thau à Sète. Il menace de tout faire sauter au gaz. Les pompiers ont envoyé sur place leur camion de commandement avancé

 Il menace de faire tout sauter

 Selon nos informations, l’homme serait seul dans l’appartement. Les policiers essaient de raisonner cet homme dont les motivations ne sont pas encore connues. Il semblerait cependant souffrir de problèmes psychiatriques et ne prenait plus son traitement médical depuis 1 mois. Le forcené apparaît régulièrement à la fenêtre. Il aurait appelé ce lundi matin sa mère pour lui dire qu’il allait tout faire sauter. Elle est arrivée sur place, accompagnée de son beau-frère. Ils tentent de le ramener à la raison.

Le secteur sécurisé, le Raid sur place

 

Les habitants du troisième et du quatrième étage de l’immeuble ont été évacués. Le gaz a été coupé mais il y aurait des bouteilles de gaz dans l’appartement. Les enfants d’une école maternelle du secteur ont été confinés à l’intérieur de l’établissement par précaution. Le périmètre de sécurité a été élargi. Une trentaine de policiers sont sur place assistés de renforts de la BAC de Montpellier et des hommes du RAID de Marseille qui sont arrivés en renfort vers 15 h 30. »

 

Sète : le quadragénaire retranché chez lui s’est rendu en douceur

Il s’est rendu vers 17 h. Depuis la fin de la matinée, un homme âgé de 40 ans était retranché chez lui dans son appartement de l’immeuble Le Chalut sur l’île de Thau. Il menaçait de faire tout sauter. 

 

Le quadragénaire qui s’était retranché chez lu, à Sète vers 11 h, s’est rendu, en douceur,  vers 17 h. Ce lundi en fin de matinée, un homme âgé de 40 ans s’était  retranché chez lui au quatrième étage (et dernier étage) de l’immeuble Le Chalut dans le quartier de l’île de Thau à Sète. Il menaçait de tout faire sauter au gaz. Les pompiers avaient envoyé sur place leur camion de commandement avancé.

Il menace de faire tout sauter

Selon nos informations, l’homme était seul dans l’appartement. Les policiers ont essayé de raisonner cet homme dont les motivations ne sont pas encore connues. Il semblerait cependant souffrir de problèmes psychiatriques et ne prenait plus son traitement médical depuis 1 mois. Le forcené apparaissait régulièrement à la fenêtre. Il aurait appelé ce lundi matin sa mère pour lui dire qu’il allait tout faire sauter. Arrivée sur place, accompagnée de son beau-frère. Ils tentaient de le ramener à la raison.

Le secteur sécurisé, le Raid sur place

Les habitants du troisième et du quatrième étage de l’immeuble avaient été évacués. Le gaz avait été coupé car des bouteilles de gaz se seraient  trouvées dans l’appartement. Les enfants d’une école maternelle du secteur avaient été confinés à l’intérieur de l’établissement par précaution. Le périmètre de sécurité avait été élargi. Une trentaine de policiers étaient sur place assistés de renforts  de la BAC de Montpellier et des hommes du RAID de Marseille qui étaient arrivés en renfort vers 15 h 30. »

Source : Midilibre – article écrit le 12 janvier 2015

 

 

 

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Mes gars savent qu’ils vont aller sauver des vies, au péril des leurs », raconte le patron du Raid

Fabien : 11 janvier 2015 18 h 47 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID, RAID – Vidéos

« Jean-Michel Fauvergne a donné l’ordre d’attaquer le supermarché où Amedy Coulibaly retenait une vingtaine d’otages. 

 

Lors de l’assaut, les policiers du Raid ont été les premiers  à entrer dans le supermarché de la porte de Vincennes, à Paris, vendredi 9 janvier, où Amedy Coulibaly  retenait une vingtaine d’otages.

Parmi eux, Jean-Michel Fauvergne, le patron du Raid. C’est lui qui a donné l’ordre d’attaquer.

« On est en face de quelqu’un qui est dans son trip jusqu’au-boutiste, qui a tué et va tuer encore », raconte-t-il. Grâce aux caméras de vidéosurveillance, les policiers ont su que des otages avaient déjà été tués. « Mes gars savent qu’ils vont aller sauver des vies, au péril de leurs vies à eux », raconte Jean-Michel Fauvergne.

Deux policiers blessés

Parmi les otages, on compte  une femme enceinte ainsi qu’un bébé de 2 ans. « Sauver un nourrisson et sauver une femme enceinte, c’est une certaine émotion pour nos fonctionnaires de police », explique le patron du Raid. Au cours de l’opération, deux policiers de l’unité d’élite ont été blessés, mais leurs jours ne sont pas en danger.

Cinq personnes sont mortes pendant la prise d’otages, dont Amedy Coulibaly. »

Source : Francetvinfor  ((S.Rodier , A.Goutard, A.Morel, A.Grenier-Comard / FRANCE 2)  article et vidéo du 10  janvier 2015

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Qui sont les hommes du GIGN et du RAID

Fabien : 11 janvier 2015 18 h 39 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID, Police – Militaire- Sécurité, RAID – Vidéos

 

Les 7 et 10 janvier derniers, le GIGN et le RAID on mené pour la première fois des opérations communes.
A Dammartin et Paris, ils étaient face aux terroristes. Une étape historique.
Ces deux troupes d’élite de cultures différentes ont appris à travailler ensemble. En avril et juin 2008, les premiers  entrainements conjoints débutent entre policiers du Raid et gendarmes du GIGN.
 « Voilà une situation de configuration qui dépasse par définition les capacités d’emploi de nos deux unités prises séparément », explique Amaury De Hauteclocque, ancien patron du RAID de 2007 à 2013.
Des interventions risquées
Les hommes du RAID et du GIGN sont connus pour leurs interventions risquées. Comme le 26 décembre 1994 à l’aéroport de Marseille Marignane. 220 passagers d’un avion d’Air France sont pris en otages par des terroristes algériens. Le GIGN donne  l’assaut et tue les quatre terroristes sans tuer les passagers. En mars 2012 ce sont les hommes du RAID qui mettent fin au cauchemar de Toulouse. Ils donnent l’assaut au bout de 30 heures de siège et abattent le terroriste, Mohamed Merah.
Depuis sa création, le GIGN a perdu onze hommes en interventions ou en entraînements. Au RAID, trois policiers sont tombés dans l’exercice de leurs fonctions. »
Source : FranceTVinfor – article et vidéo du 11 janvier 2015
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Hollande rend visite à des policiers blessés Porte de Vincennes

Fabien : 11 janvier 2015 18 h 34 min : ACTUALITES, Coupures de presse – La BRI-BAC, Coupures de presse – RAID

« François Hollande  a rendu visite samedi après-midi à deux policiers hospitalisés après avoir été blessés la veille dans l’assaut pour libérer les otages de la supérette casher de la Porte de Vincennes, a indiqué son entourage.

Lors de ce déplacement non prévu à son agenda, le président de la République s’est successivement rendu au chevet d’un policier de la Brigade d’intervention de la préfecture de police de Paris à l’hôpital Henri Mondor de Créteil et d’un policier du Raid à l’hôpital Begin (Saint-Mandé), a-t-on précisé de même source.

M. Hollande a effectué ces visites en toute discrétion après avoir quitté l’Elysée vers 15H00. Il était accompagné des ministres Bernard Cazeneuve  (Intérieur) et Marisol Touraine  (Santé), ainsi que du directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone.

Outre les policiers blessés, il a salué le corps médical et les proches des victimes, a-t-on précisé. »

 

Source : AFP – article écrit le 10 janvier 2015

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