RAID – Coupures de presse


Partenariat Le Parisien « Spéciale 30 ans du Raid »

Fabien : 29 octobre 2015 14 h 01 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Ultime recours de la Police, le RAID est appelé lors des crises les plus graves : cette unité d’élite a été créée il y a 30 ans par l’emblématique Robert Broussard.

L’édito de Jacques Pradel

A la Une de l’heure du crime, une émission spéciale consacrée aux 30 ans du RAID, en partenariat avec le Parisien/Aujourd’hui en France.

RAID : Quatre lettres qui veulent dire : Recherche – Assistance – Intervention – Dissuasion. Une devise : « Servir sans faillir ». 130 hommes de terrain surentraînés à faire face à tout type de situation. 7 antennes régionales réparties sur le territoire.

Quand on dit « RAID » on pense tout de suite aux prises d’otages, aux forcenés, aux terroristes.

Ses opérations font souvent la Une de l’actualité. Tout le monde se souvient de l’arrestation des membres d’Action directe, de la maternelle de Neuilly, de Mohamed Mehra ou, plus près de nous, des journées terribles de Janvier dernier, avec la prise d’otages à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes.

Pour célébrer les 30 ans du RAID, nous accueillons aujourd’hui l’un de ses fondateurs en 1985, le « commissaire Broussard » et le patron actuel de ces superflics : Jean-Michel Fauvergue.

Avec Valérie Mahaut du Parisien, et Jean-Marc Tanguy qui publie un livre sur 30 ans d’intervention du RAID, nous vous emmenons dans les coulisses de cette unité d’élite.

Le RAID, 30 ans de lutte contre la criminalité

Fondé en 1985, le RAID lutte, depuis 30 ans, contre toutes les formes de criminalité et de grand banditisme. Il est placé sous l’autorité directe du directeur général de la Police nationale et est appelé à intervenir sur des événements graves, nécessitant l’utilisation de moyens spécifiques pour neutraliser des individus dangereux.

A ce titre, le RAID a permis l’arrestation, notamment, des chefs d’Action directe, ce groupe armé terroriste anarcho-communiste, en 1987. Il a également délivré les enfants de la maternelle de Neuilly pris en otages par Human Bomb en 1993, neutralisé le terroriste Mohamed Merah en 2012 et, plus récemment, en janvier 2015, Amedy Coulibaly. L’Heure du crime reviendra sur quelques-unes de ces impressionnantes interventions, qui avaient été couvertes à l’époque par les journalistes d’RTL.

Nos invités

Robert Broussard, ancien commissaire de police et ancien préfet, à l’origine de la création du RAID ; Jean-Michel Fauvergue, actuel directeur du Raid ; Jean-Marc Tanguy, journaliste, auteur du livre Le Raid, 30 ans d’interventions ; Valérie Mahaut, journaliste au Parisien. »

Source : RTL.FR – article écrit le 29 octobre 2015 par par Jacques Pradel et Charlotte Meritan

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Opération antidrogue : six gardes à vue à Montauban

Fabien : 27 octobre 2015 22 h 23 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« Six personnes sont en garde à vue depuis hier matin, à la suite d’une vaste opération antidrogue menée en plein cœur de Montauban  par la police nationale.

Agissant sur commission rogatoire d’un juge d’instruction montalbanais, quelque vingt-cinq policiers, dont une équipe du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) venue de Bordeaux, ont été mobilisés pour réaliser ce coup de filet. Les arrestations ont eu lieu au petit matin dans trois lieux distincts du centre-ville. Peu avant 9 heures, une intervention spectaculaire s’est déroulée ainsi sur la place des Fontaines, sous l’œil pour le moins perplexe des passants qui ont vu et entendu les hommes du GIPN pénétrer sans ménagement dans un restaurant-pizzeria et en ressortir avec un homme menotté. Les autres interpellations ont été effectuées dans les secteurs du théâtre Olympe de Gouges et du faubourg Lacapelle.

 

Des perquisitions

Après avoir été placées en garde à vue au commissariat de police de Montauban, les six personnes ont commencé à être auditionnées. Dans une affaire de trafic de stupéfiants, la garde à vue peut atteindre les 96 heures.

En attendant, les enquêteurs vont chercher à mettre en lumière le degré d’implication de chacun des acteurs dans ce réseau centré sur Montauban. Selon nos informations, le trafic porterait sur de nombreux produits stupéfiants, notamment du cannabis et de la cocaïne. Bien évidemment, des perquisitions ont été menées dans le cadre de cette vaste opération. La quantité de stupéfiants saisie n’a pas été précisée dans l’immédiat.

La pizzéria en plaque tournante ?

Toujours est-il que les policiers ont peut-être mis, hier, un sérieux coup d’arrêt à un trafic de stupéfiants dont la pizzeria de la place des Fontaines pourrait être devenue la véritable plaque tournante. En conséquence, la juge d’instruction a décidé de fermer «à titre provisoire l’établissement pour une durée de six mois à compte de ce jour 26 octobre 2015.» Fait rare l’ordonnance en question a été affichée sur la porte de la pizzeria, hier après-midi, avec moult détails sur l’enquête. On y apprend ainsi qu’un des «principaux fournisseurs du trafic» travaille comme employé dans ce commerce, «sans être déclaré», «qu’il stocke à l’intérieur des stupéfiants pour servir les clients qui viennent le rencontrer sur son lieu de travail ou à proximité.» En pistant le restaurant, les policiers notent encore qu’en septembre dernier un client «commande deux baguettes», vient à la pizzeria et en ressort sans porter de pains…» Si l’on en croit le même texte, le gérant de établissement n’avait pas été encore «localisé» hier. »

Source : La Dépêche.fr – article écrit le 27 octobre 2015 par Thierry Dupuy

Photo © DDM

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Les policiers du RAID prêts à intervenir en 15 minutes

Fabien : 27 octobre 2015 15 h 14 min : ACTUALITES, Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« Le RAID célèbre aujourd’hui ses trente ans d’existence. L’unité d’intervention de la Police Nationale, confrontée aux prises d’otage, compte 300 policiers. A l’antenne de Rennes, ils sont une vingtaine. Rencontre avec ces hommes surentraînés et discrets.

C’est un grand bâtiment qui servait autrefois de bureaux à une administration. Aujourd’hui, l’endroit est occupé par des policiers d’élite qui tiennent à la discrétion.
L’adresse est tenue secrète. On dira juste que le quartier général de l’antenne Ouest du RAID se situe « dans la région rennaise ».
A côté du bâtiment principal, des petites maisons en friche, malmenées par les détonations des grenades d’exercice et par les fumigènes. C’est là que ces hommes s’entraînent.

Mercredi dernier, Fabrice, le chef, a une équipe sur le terrain. Ses hommes effectuent une reconnaissance pour la visite du Président Hollande attendu, lundi, au Mont Saint-Michel.
Renforcer le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République est une des missions du RAID.

Pour l’équipe d’astreinte, il a prévu un exercice de descente. Cela se passe au deuxième étage du bâtiment. Tel un alpiniste, un policier se glisse par la fenêtre et descend en rappel. Il touche le sol en quelques secondes. Son collègue, resté au deuxième, fait contrepoids, les jambes tendues contre une porte posée à terre et qui lui sert d’appui.

« Il faut imaginer toutes les configurations possibles et travailler l’appréhension du vide. Ces gestes sont répétés de nombreuses fois, détaille le capitaine. Pour libérer trois enfants retenus par leur frère à Nantes, nous avions mis en œuvre un cordage complexe depuis le toit de l’immeuble. Des hommes étaient en position pour protéger l’extérieur, et heureusement, car, à un moment, le forcené a sauté par la fenêtre. Nous avons réussi à le repousser dans son logement ».

Le patron jette un œil sur son portable dont il ne se sépare jamais, il a aussi un bip accroché à la ceinture. « On peut être appelé à tout moment pour une urgence, justifie t’il.
En 15 minutes, nous sommes prêts à partir ».

Les opérateurs du RAID, comme il les appelle, enfilent alors leur tenue complète d’intervention. Il faut un entraînement quotidien, avec endurance et cours de musculation, pour tenir la charge. Casque avec visière blindée, gilet pare-balles et armes avoisinent les 40 kg. Sans compter les boucliers. Celui qui protège le policier, en première ligne lors de l’assaut pèse au moins 30 kg !
« Quand on est dans le feu de l’action, on oublie le poids de l’équipement », confie l’un d’eux. Tous sont des tireurs hors pair. Quand un policier « normal » tire 30 balles par an, eux en utilisent près de 3 000 à l’entraînement.
L’an dernier, l’antenne du RAID a géré une soixantaine d’interventions sur les neuf départements de l’Ouest, dont une dizaine avec une prise d’otages ou un forcené.

Le plus souvent, l’unité prête main-forte aux autres services de police pour l’interpellation d’individus armés et dangereux.
Fabrice, ancien gardien de la paix, en est le chef depuis huit ans. Lui ne dit pas « unité d’élite ». C’est une image médiatique, ça. Nous sommes bien entraînés, car on nous donne du temps et des moyens.
Ces dernières années, nous n’avons eu aucun blessé : ni chez nous, ni en face et on a sauvé des gens ».

Dans son groupe « soudé et très disponible », il y a des spécialistes en effraction, en maniement d’explosifs, des tireurs haute précision et des négociateurs qui doivent s’adapter à de nouvelles menaces.

Leur matériel a évolué, leurs techniques aussi pour faire face à d’éventuelles attaques terroristes. Le capitaine reste discret sur le sujet. « On reproduit des cas réels qui ont eu lieu en France et à l’étranger », confie-t-il.

A 45 ans, Fabrice n’’es pas lassé de cette vie professionnelle particulière qui demande un grand investissement. « J’aimerais poursuivre encore quelques années avec mon équipe ».

 

Fusionné avec le GIPN depuis le printemps
Trente ans
Le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion) a été créé le 23 octobre 1985, à l’initiative du tombeur de Jacques Mesrine, Robert Broussard, alors adjoint du directeur général de la Police Nationale, chargé de la lutte anti-terroriste. Le directeur du SRPJ d’Ajaccio, Ange Mancini, en a été le premier directeur.

Interventions
Parmi les interventions les plus connues du RAID : la prise d’otages au palais de justice de Nantes, en décembre 1985 ; l’arrestation des chefs d’Action Directe en 1987 ; la libération des écoliers de Neuilly pris en otage par Erick Schmitt alias « Human Bomb » en 1993 ; l’arrestation en 2003 d’Yvan Colonna, condamné pour le meurtre du préfet de Corse Claude Erignac ; la libération des otages de l’Hyper Cacher de Vincennes, à Paris, en janvier dernier, en collaboration avec le GIGN.

Effectifs
Depuis 2013, le RAID est dirigé par Jean-Michel Fauvergue. En avril dernier, l’unité d’élite a intégré dans ses rangs les sept Groupements d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) dont celui de Rennes. Ce qui porte ses effectifs à un peu plus de 300 membres.

 

 

Source : Ouest France – article écrit le 23 octobre 2015 par Nathalie Flochlay
Photos © Joel Le Gall

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30 ans du Raid. Des policiers surentraînés prêts à affronter le pire

Fabien : 23 octobre 2015 15 h 15 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Fondé en 1985, le Raid compte 300 policiers surentraînés en France. Reportage au Raid de Rennes qui intervient dans le grand Ouest sur des opérations à haut risque.

Quand ils interviennent, c’est forcément pour des opérations à haut risque ou particulièrement dangereuses. Les policiers du Raid (Recherche, assistance, intervention, dissuasion), unité fondée en 1985 et qui fête aujourd’hui ses 30 ans d’existence, sont des hommes surentraînés.

Leurs spécialités : les prises d’otage, les forcenés, la sécurité des personnes importantes, l’interpellation de gens particulièrement dangereux ou encore le terrorisme.

S’adapter à n’importe quel scénario

L’unité rennaise du Raid compte 20 hommes capables, en moins de quinze minutes, de partir sur n’importe quelle mission. Et quand ils ne sont pas sur le terrain, ils passent leur temps à s’entraîner encore et encore.

 

 

Chacun a une spécialité : l’effraction, les explosifs, la négociation, le tir de haute précision, l’escalade… Objectif : affronter n’importe quel scénario avec une grande maîtrise.

Servir sans faillir

Chaque policier du Raid, en mission, porte un équipement de près de 40 kg. Gilet tactique anti-ballistique, casque lourd, moyens de communication, armes légères et fusils d’assaut, grenades à effets multiples…

 

Sans oublier les boucliers capables d’arrêter la plupart des projectiles, les béliers… Impossible de se mouvoir avec un tel matériel sans un entraînement quotidien, tout en étant fidèle à leur devise : Servir sans faillir.

 


 

Source : Ouest France – article écrit le 23 octobre 2015 par Samuel Nohra

Vidéo © Ouest France.fr

Photos © Joel Le Gall

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Rennes. Le Raid maîtrise un forcené dans sa chambre d’hôtel

Fabien : 23 octobre 2015 15 h 00 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Rennes. Le Raid maîtrise un forcené dans sa chambre d’hôtel.

Peu avant 6 h ce matin, un homme âgé d’une trentaine d’années téléphone à la police : il veut mettre fin à ses jours.

Les policiers arrivent sur place et entendent un bruit d’arme. Finalement, c’est le Raid qui intervient. L’homme s’est retranché dans sa chambre de l’hôtel Mercure, rue Lanjuinais, dans le centre-ville de Rennes.

Hôtel évacué

Un négociateur du Raid réussit à entrer dans sa chambre en forçant la porte et à le maîtriser. Un pistolet est présent dans la chambre. L’hôtel est évacué.

L’intervention s’est terminée à 8 h du matin. L’homme a été conduit au commissariat. »

Source : Ouest France.fr – article écrit le 23 octobre 2015

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De « Human Bomb » à Coulibaly, six assauts marquants du GIGN et du Raid

Fabien : 23 octobre 2015 14 h 47 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« TERRORISME – L’unité d’élite la plus célèbre de France avec le GIGN fête ses trente ans ce vendredi. L’occasion de se rappeler ses principaux faits d’armes. Retour sur six d’entre eux, de Human Bomb à la prise d’otages de l’Hyper Cacher.

Ce vendredi 23 octobre 2015 marque les trente ans de l’unité Recherche, assistance, intervention, dissuasion. Créée en 1985 par Robert Broussard, « super-flic » à l’origine de la mort de Mesrine, avec l’approbation du ministre de l’Intérieur de l’époque Pierre Joxe, elle s’est spécialisée dans la gestion des opérations à haut risque. Prise d’otages, forcenés retranchés, lutte antiterroriste ou encore traque du grand banditisme… L’unité d’élite a souvent été sous le feu des projecteurs.

 

1993 – « Human Bomb »
Le 13 mai 1993, peu avant 9h30, un homme casqué pénètre dans une école maternelle de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Armé d’un pistolet et d’explosifs, il réclame une rançon de 100 millions de francs (environ 15 millions d’euros). Vingt et un enfants et leur institutrice sont menacés. Après d’intenses négociations, auxquelles participe activement le maire de Neuilly de l’époque, Nicolas Sarkozy, la plupart des enfants sont libérés. Le Raid intervient finalement le 15 mai 1993, peu avant 7h30, après s’être assuré, avec la complicité de l’institutrice, que « HB », épuisé, est endormi. Après 46 heures sous haute tension, les derniers enfants retenus et l’enseignante sont libérés, tandis que le preneur d’otage est abattu d’une balle dans la tête.

 

1994 – Aéroport de Marseille-Marignane
C’est l’un des faits d’armes les plus marquants de l’unité d’élite de la gendarmerie. Le 26 décembre en fin d’après-midi, un commando du GIGN lance l’assaut contre quatre terroristes algériens sur le tarmac de l’aéroport de Marignane, à Marseille. Le 24 décembre, ces membres du Groupe islamique armé (GIA), ont pris en otage le vol 8969 avant son décollage de l’aéroport d’Alger à destination de Paris. Vingt gendarmes se répartissent sur des passerelles face aux portes de l’appareil qu’ils font exploser pour pénétrer à bord. L’intervention dure quelques minutes dans des conditions de dangerosité extrême à l’intérieur d’un espace confiné où sont regroupés environ 200 passagers. En quelques minutes, les quatre terroristes sont abattus grâce notamment à l’habilité du sous-officier Thierry Prungnaud. A lui seul, il élimine dès son entrée dans l’appareil un terroriste et en blesse un autre, avant d’être grièvement blessé. En tout, neuf policiers d’élite sont blessés au cours de cet assaut spectaculaire. Les passagers sont saufs. Auparavant, trois d’entre eux avaient été tués à Alger par les terroristes.

 

1995 – Khaled Kelkal
La traque aura duré près de soixante heures dans les Monts du Lyonnais (Rhône). Khaled Kelkal, 24 ans, soupçonné d’être le principal responsable des attentats de l’été 1995, qui ont fait 10 morts et plus de 200 blessés, est repéré le 27 septembre près d’Yzeron, dans une zone boisée, grâce au signalement d’un promeneur. L’homme le plus recherché de France parvient à s’enfuir tandis que l’un de ses complices est blessé et interpellé. Plus de 700 gendarmes, appuyés par les gendarmes du GIGN, vont le rechercher durant deux jours. Finalement, alors que ce dispositif commence à être levé, un nouveau signalement amène une poignée de fonctionnaires à se rendre sur place. Ils tombent sur le suspect, arme au poing, qu’ils abattent le 29 septembre.

2012 – Mohamed Merah
Retranché dans son appartement du quartier de Côte Pavée, à Toulouse, Mohamed Mera est déterminé à « mourir, les armes à la main ». Depuis de longues heures, un important dispositif de police est regroupé autour de l’appartement de l’auteur présumé des tueries djihadistes de Toulouse et Montauban, qui ont fait 7 morts et 6 blessés, en mars 2012. Malgré les négociations avec le jeune terroriste de 23 ans et la volonté des policiers de le capturer vivant, la détermination de Merah les pousse à donner l’assaut par la fenêtre de son logement, qui se trouve au rez-de-chaussée, alors que le terroriste ne donne plus signe de vie. Avec une prudence extrême les hommes du Raid, qui ont déjà essuyé des tirs à travers la porte d’entrée, pénètrent dans l’appartement de 38 m2. Le « tueur au scooteur » surgit de la salle de bain et tire plusieurs fois sur les policiers, qui ripostent. Plus de 300 coups de feu sont échangés, dont une trentaine tirée par Mohamed Merah. Il est finalement abattu de deux tirs mortels, tandis qu’il tente d’enjamber son balcon. Envisagée comme rapide, la neutralisation de Mohamed Merah aura finalement pris 32 heures.

 

2015 – Amedy Coulibaly et les frères Kouachi
Le 9 janvier 2015, alors que le GIGN est déployé devant l’imprimerie de Dammartin-en-Goële pour mettre la main sur les frères Kouachi, le Raid est dépêché aux alentours de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Les deux prises d’otages sont étroitement liées, chacun des assaillants prévenant les forces de police qu’ils tueront leurs prisonniers si un deux endroits est pris d’assaut. Dans la supérette, visée pour sa clientèle de confession juive, Amedy Coulibaly prend en otages vingt personnes dès 13h. Trois sont tuées immédiatement, une autre un peu plus tard pendant l’assaut. Dans le même temps, plusieurs clients sont escortées dans une chambre froide par Lassana Bathilly, employé du magasin. L’assaut est lancé vers 17h. Une colonne du Raid fait son entrée dans le magasin. Essuie plusieurs balles, sans dommages corporels. Quelques secondes plus tard, Coulibaly sort du magasin et est abattu. Dans le même temps, à Dammartin-en-Goële, les frères Kouachi sont également abattus. Sans qu’aucun otage n’ait trépassé. »

 

Source :  Metronews.fr – article écrit le 23 octobre 2015 par Nicolas Vanel

 

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Incidents entre lycéens et policiers du Raid

Fabien : 18 octobre 2015 18 h 57 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Des incidents sont survenus vendredi 9 octobre sur le stade Roger-Couderc, à La Delorme (Marseille 15e). Injuriés par une bande de jeunes de 15 à 17 ans du lycée La Floride, les policiers du Raid qui s’entraînent régulièrement en ce lieu ont vu un des jeunes arracher du sol un cylindre métallique antistationnement et le brandir en l’air en s’approchant des policiers.

Les fonctionnaires l’ont immobilisé. Alors que le reste du groupe était invité à se disperser – leur professeur était absent – certains jeunes ont tenté de s’opposer à son interpellation. Les policiers ont dû dès lors faire usage de la force. De source policière, on ne nie pas avoir distribué quelques coups et claques.

L’auteur des menaces a été interpellé et présenté à un officier de police judiciaire. Âgé de 17 ans, il a fait l’objet d’une convocation devant le service éducatif du tribunal pour un simple rappel à la loi. L’union locale CGT s’indigne dans un communiqué de « la stigmatisation que subissent les jeunes des quartiers Nord ». La CGT-Éducation 13 considère qu’« une telle violence (policière) est disproportionnée et injustifiée ». « Les insultes sont nombreuses et reconnues », a précisé le procureur Brice Robin qui n’est pas saisi à ce jour de plaintes des élèves ni de l’établissement La Floride. »

Source : La Provence.com – article écrit le 17 octobre 2015

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IMAGES. Le RAID fête ses 30 ans

Fabien : 9 octobre 2015 21 h 32 min : A voir, Coupures de presse – RAID, RAID – Photos

« Le 9 octobre 2015, en présence du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le RAID, dont la devise est « Servir sans faillir » a fêté son trentième anniversaire. 

 

L’unité d’élite de la police, le RAID a pour mission de lutter contre toutes les formes de terrorisme, de criminalité organisée et de grand banditisme. Les hommes et les femmes du RAID interviennent également lors des situations de crise, de prises d’otages, de retranchements de forcenés ou d’arrestations de malfaiteurs à haut risque. Ils sont notamment à l’origine de la capture des frères Kouachi, les tueurs de Charlie Hebdo.

 

Le RAID, unité d’élite de la police a pour mission de lutter contre toutes les formes de terrorisme, de criminalité organisée et de grand banditisme. 

Les hommes et les femmes du RAID interviennent également lors des situations de crise, de prises d’otages, de retranchements de forcenés ou d’arrestations de malfaiteurs à haut risque.

Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur a célébré avec les hommes et les femmes du RAID le trentième anniversaire de cette unité d’élite. 

Le RAID est l’acronyme de Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion. 

Depuis 2010, l’unité de coordination des forces d’intervention (Ucofi) installée au ministère de l’Intérieur, tente de rapprocher le RAID et le GIGN. 

Les effectifs des unités d’intervention – 1 148 hommes -, en cas de prise d’otage de grande ampleur par exemple, n’ont jamais été aussi élevés. Les deux grandes forces restent le RAID pour la police et le GIGN pour la gendarmerie. 

Ce sont des équipes de la police, le Raid, et de la gendarmerie, le GIGN, qui sont conjointement chargées de la capture des frères Kouachi, les tueurs de Charlie Hebdo. 

Le rapprochement entre GIGN et RAID a été amorcé discrètement en 2005 avec la création d’une cellule de négociation commune, la CIN, dirigée par un gendarme, et un policier. 

Deux des tireurs de précision du RAID sont des jeunes femmes. Une première pour cette unité d’élite de la police nationale jusqu’alors exclusivement masculine. 
Source : L’Express.fr – article écrit le 09 octobre 2015
Photos © Ministère de l’Intérieur / DICOM / Yves Malenfer
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Trente ans du Raid en sept interventions historiques

Fabien : 9 octobre 2015 10 h 26 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Depuis sa création en 1985, l’unité d’élite de la police est intervenue à de nombreuses reprises pour gérer des situations de crise : prises d’otages, arrestations de malfaiteurs, protections de personnes, missions de filature, etc …

 

L’attaque contre Amedy Coulibaly lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher en 2015. La neutralisation de Mohamed Merah en 2012 à Toulouse. Ou encore l’assaut contre «Human Bomb» en 1993 à Neuilly. Autant d’événements qui ont marqué les trente ans d’existence du Raid (pour: recherche, assistance, intervention, dissuasion). Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve , se rend vendredi au siège de l’unité d’élite de la police, à Bièvres (Essonne), pour souffler ses trente bougies.

«La mission du Raid», rappelle son chef actuel, Jean-Michel Fauvergue, «c’est se confronter à la démence du désespéré, du forcené ou criminel dans un lieu clos, la folie meurtrière du tueur ou la barbarie du terroriste». Un terrorisme «low cost», ajoute-t-il. Mais «il faut se préparer à un attentat de masse», poursuit-il, «le danger est prégnant sur le long terme». Jean-Michel Fauvergue ajoute que les «délinquants, sans parler des radicalisés revenus de Syrie, sont de plus en plus désinhibés par la violence». Que bien souvent la négociation, si longtemps utilisée et pensée au Raid, l’est «de moins en moins». «Ils ne se rendent pas», assène-t-il.

 

Le RAID, aujourd’hui composé de 300 hommes et femmes, est née en 1985 autour d’une table de bistrot entre fonctionnaires de la place Beauvau. L’idée est venue de Robert Broussard, le «tombeur» de l’ennemi public No 1 de l’époque: Jacques Mesrine. La création de l’unité d’élite, dont la devise est «Servir, sans faillir» , est partie d’un constat simple. La police ne disposait pas d’un service d’intervention digne de ce nom face aux forcenés et au risque terroriste dans le monde depuis la prise d’otages aux jeux Olympiques de Munich en 1972. A l’inverse, les gendarmes avait depuis 1974 le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

 

 

Les sept interventions historiques du RAID

 

1985 : La prise d’otages du Palais de Justice de Nantes
Deux mois après la naissance du RAID, une retentissante prise d’otages éclate au Palais de Justice de Nantes. Pendant près de 36 heures, Georges Courtois, un criminel français aidé par deux complices, retient avocats, magistrats, jurés, journalistes et public lors de son audition pour divers braquages.
Les hommes du RAID mettent fin à la prise d’otages ans effusion de sang.

 

 

1987 : L’arrestation des chefs historiques d’Action Directe
Le 21 février 1987, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Georges Cipriani et Joelle Aubron, quatre chefs de l’organisation terroriste Action Directe, sont arrêtés par l’unité d’élite de la police nationale à Vitry-aux-Loges.
L’organisation, qui a revendiqué près de 80 attentats sur le sol français dans les années 1980, fut interdite pour apologie de l’action violente et de la lutte armée.

 

 

1989 : Un forcené tue deux membres du RAID
Le 31 août 1989, le RAID intervient pour déloger Gérard Marillier, un forcené déséquilibré lourdement armé qui est retranché chez lui, à Ris-Orangis.
Après avoir tenté une intrusion par la porte d’entrée, l’inspecteur divisionnaire Christian Caron et le sous-brigadier Fernand Seither perdent la vie sous les balles de Gérard Marillier alors qu’un troisième homme est grièvement blessé.
Quelques minutes plus tard, le forcené, blessé par Chrisitan Caron, est maîtrisé.

 

 

1993 : Le RAID neutralise « Human Bomb »
Le 15 mai 1993, un ancien militaire qui tenait depuis deux jours en otage les enfants et une institutrice d’une école maternelle à Neuilly (Hauts de Seine) est tué par le RAID.
Les otages sont indemnes. Erick Schmitt, qui s’était baptisé « Human Bomb », portait une ceinture de dynamite. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et maire de Neuilly, était intervenu comme médiateur avant l’assaut

 

1996 : L’intervention contre « le Gang de Roubaix »
Le 27 mars 1996, deux jours avant le sommet du G7 à Lille, le RAID tente d’interpeller les membres du « Gang de Roubaix », un groupement à mi-chemin entre le grand banditisme et l’organisation terroriste islamiste.
Durant l’assaut, quatre membres du gang sont abattus et trois autres, absents des lieux lors de l’intervention, essayent de quitter le territoire mais sont rapidement retrouvés.
Par ailleurs, deux membres du RAID sont blessés.

 

2012 : L’assaut dans l’appartement de Mohmmed Merah
Le 22 mars, l’unité d’élite de la police neutralise Mohammed Merah, barricadé pendant 32 heures dans son appartement.
Ce dernier avait auparavant tué sept personnes, notamment des militaires à Montauban ainsi que des enfants devant une école juive de Toulouse. Trois policiers ont été blessés lors de l’assaut, dont un « assez grièvement ».

2015 : L’intervention dans l’Hyper Cacher de Vincennes »
Le 9 janvier 2015, soit deux jours après l’attaque de Charlie Hebdo, Amedy Coulibaly est abattu à l’intérieur d’un magasin Hyper Cacher.
Ce dernier s’était retranché dans cette superette avec 17 otages.
Il tue dés son entrée dans le magasin un otage de sang-froid, puis deux autres par la suite.
La prise d’otage dura près de 4 heures et plusieurs membres du RAID furent blessés. » »

 

 

Source : Le Figaro.fr – article écrit le 09 octobre 2015 par William Plummer

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Sécurité. Pendant 11 ans, cet homme a négocié avec des preneurs d’otages

Fabien : 9 octobre 2015 9 h 19 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« La négociation est la marque du Raid.
Christophe Caupenne, ex-flic devenu consultant, a été chef des négociateurs de cette unité spéciale. Durant onze années, il a parlementé avec des terroristes ou des forcenés.


Vous prenez la tête du pôle négociation du Raid, fin 1999. Comment êtes-vous arrivé là ?

J’arrivais de la Police judiciaire, j’étais en groupe criminel et groupe de répression du banditisme. Le poste se libérait, j’ai postulé et j’ai été sélectionné. Il a fallu que j’apprenne la négociation. Je suis parti voir ce que faisaient les collègues étrangers, en Angleterre, aux États-Unis et en Afrique du Sud. J’ai pris des cours d’expertise mentale à la fac de médecine.

 

 

Pourquoi avoir recours à la négociation ?
En 1972, la prise d’otage de Munich [pendant les Jeux olympiques d’été, des terroristes palestiniens ont pris en otage et assassiné onze membres de l’équipe israélienne et un policier allemand, NDLR] a été un véritable électrochoc pour l’ensemble des polices parce qu’il n’y avait pas d’unité d’intervention à l’époque. Il y avait des petits groupes un peu plus sportifs que les autres. Mais c’est tout. À Munich, il y a eu tellement d’erreurs commises par les Allemands que tout le monde a cherché à créer sa propre unité d’intervention. En France, les GIPN [groupes d’intervention de la Police nationale au niveau local, NDLR] ont été créés en 1972. Le GIGN [groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale, NDLR] en 1974. Et en 1985 le RAID, pour la police.

 

 

Au Raid, la négociation prime sur le reste ?
Il faut savoir que le Raid arrive en dernière intention opérationnelle. Quand tout le monde a échoué et se retrouve dans une situation d’impasse. Plus on intervient en force, plus il y a des risques pour nos hommes, pour les otages et pour le forcené. La négociation, c’est le meilleur outil stratégique. On arrive à 80% de taux de résolution par la négociation. Les 20 % d’échec sont dus à des psychopathologies lourdes ou à des situations de détresse irrécupérables. Nos hommes ont la nécessité d’être très bien équipés, très bien armés mais l’usage de la force vient en dernier recours. À partir du moment où on donne l’assaut, c’est fini, on ne pourra plus discuter avec le gars.

 

Pourtant, le pôle négociation n’émerge que 10 ans après la création du Raid ?
Oui. Avant 1995, c’était les commissaires de police qui négociaient. La négociation s’est développée à partir de 1972 avec deux Américains du NYPD (New York City Police Department), Franck Bolz et Harvey Schlossberg. Ils ont mis au point une très bonne méthode de négociation qui a été reprise par les membres du FBI à la Crisis Negotiation Unit. À partir de ce moment, un cours de négociateur a été créé. Après la prise d’otages des enfants de l’école Charcot, à Neuilly-sur-Seine, par le Human Bomb, en mai 1993, mon prédécesseur au Raid, Michel Marie, a senti qu’il fallait se former. Il est parti en 1995 aux États-Unis suivre les cours de négociation.

 

 

Comment votre travail de négociateur a-t-il évolué au sein du Raid ?
En plus de onze ans à ce poste, j’ai fait plus de 350 opérations, de tout type ; forcené, suicidaire, prise d’otage, kidnapping à l’étranger. Pendant les trois premières années, j’ai étudié l’ensemble des sciences humaines. J’ai démarré avec un savoir-faire embryonnaire et quand je suis partie en 2011, c’était complètement abouti. J’estimais que j’avais rempli ma mission.

 

 

Quelle est la négociation qui vous a le plus marqué ?
Toutes les négociations très longues, de 24 ou 36 heures, ont bien sûr pesé en termes de fatigue. Mais ce ne sont pas forcément celles qui marquent le plus. Celles qui m’ont marqué étaient à très forte charge émotionnelle. Par exemple, un paranoïaque qui veut tuer sa femme et ses enfants, et qui est vraiment déterminé à passer à l’acte. On sent qu’on a vraiment la vie de sa femme et ses enfants entre les mains. C’est une très grosse pression psychologique. Je pense aussi aux kidnappings à l’étranger car on n’a pas la maîtrise du terrain, c’est très stressant. Toutes les opérations où il y avait des enfants ont eu un très gros impact sur moi.

 

 

À l’avenir, comment la négociation au Rai peut-elle évoluer ?
Il y a tellement d’amélioration possible. Tout dépend des hommes qui sont à la tête de l’unité. En matière de technologie et de neurosciences, il y a des avancées colossales. Des progrès très forts ont été réalisés sur la détection des émotions, sur l’analyse de la voix pour savoir dans quelle situation de stress le forcené se trouve. Par exemple, quelqu’un annonce être suicidaire. En discutant avec lui, on cherche à évaluer s’il est suicidaire ou suicidant. S’il est suicidant, il peut passer à l’acte alors il faut intervenir immédiatement pour le sauver. On va utiliser une méthode proactive pour sauter dessus pour l’empêcher de se jeter dans le vide. »

 

 

Source : Ouest France.fr – article écrit le 05 octobre 2015 par Klervi Drouglazet

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