RAID – Coupures de presse


Marignane : deux hommes interpellés dans une enquête à caractère terroriste

Fabien : 7 mars 2013 17 h 17 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

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« «Ils voulaient passer à l’action». Deux hommes de 19 et 21 ans ont été interpellés par la DCRI et des policiers du Raid jeudi matin à Marignane (Bouches-du-Rhône), dans le cadre d’une enquête à caractère terroriste. Selon une source policière, les deux hommes, auteurs de vidéos jihadistes diffusées sur la toile, avaient manifesté leur intention de fabriquer des explosifs et se procurer des armes.

Surveillance sur Internet

Selon le ministère de l’Intérieur, ces «deux individus ont fait l’objet d’une étroite surveillance, qui a donné lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire», fin février, pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes. Ils avaient en fait été détectés en novembre 2012 par la DCRI lors de surveillances, notamment sur internet. Sur leur profil Facebook,  ils s’étaient notamment «mis en scène en jihadistes», des «armes à la main», et avaient «posté une vingtaine de vidéos jihadistes», selon la DCRI. Ils avaient récemment envoyé un «courriel de menace» visant le président américain Barack Obama, dont on ignore la teneur exacte.

Leur «dangerosité» a amené les policiers de la DCRI à intervenir rapidement en raison notamment de la possibilité qu’il y ait des explosifs chez eux. Les perquisitions, toujours en cours jeudi matin, «se sont révélées fructueuses», selon une source policière, et, «en l’état des investigations», ont confirmé les «projets» des deux suspects, «agissant a priori seuls» et «sans doute un peu illuminés» mais «potentiellement dangereux».

«Ce n’est pas un terroriste» pour le frère d’un des jeunes

«Ce n’est pas un terroriste, il se contentait de regarder des vidéos sur internet» depuis un an, a affirmé le frère aîné d’un des deux jeunes interpellés. Il faisait ça «pour se faire montrer», a-t-il ajouté, à propos de ses agissements.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a salué «l’action des services de police et de renseignement, qui ont, ces derniers mois, permis de mettre hors d’état de nuire des filières et individus particulièrement dangereux, et ce, alors même que la menace terroriste reste élevée sur l’ensemble du territoire». »

 

«  La police avait repéré un drapeau salafiste sur leur toit
La police municipale de Marignane avait signalé il y a dix jours la présence d’ « un drapeau salafiste » sur le toit de la maison dans laquelle les deux jeunes gens ont été interpellés jeudi matin par la police antiterroriste. Selon le maire de la commune, Eric Le Dissès, prévenu par la police, l’information avait été transmise « aux services spécialisés de l’Etat ». « Ce sont des faits visibles, et pour le moins répréhensibles », a-t-il encore dit. « Quand on fait ça, on le fait sciemment (…). On ne met pas un tel drapeau sans en connaître les conséquences, sans être motivés ». L’édile n’avait eu connaissance jusqu’ici d’aucun autre incident de ce type concernant ces personnes, connues de la justice mais pour d’autres catégories de faits, a-t-il précisé. »

 

 Source : Le Parisien – article du 07 mars 2013


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Le retranché de Montreuil arrêté par le RAID

Fabien : 18 février 2013 22 h 01 min : ACTUALITES, Coupures de presse – RAID

« Les hommes du Raid sont arrivés à temps. Un homme de 36 ans, muni d’une arme de poing, s’est infiltré à l’heure du déjeuner dans la maison de quartier faisant également office de centre social à la cité Morillon de Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il affirmait vouloir voir sa femme et s’est retranché dans les locaux. Informés, les services de police ont dépêché les hommes du Raid, a indiqué la préfecture.

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Après négociations, l’homme a été finalement maîtrisé vers 15 heures.

Pistolet automatique 22 long rifle

D’après cette source, l’homme portait «un pistolet automatique 22 long rifle». Il avait fait sortir le personnel du centre social, situé au cœur de cette cité populaire, et déclarait vouloir se suicider. Selon les premiers éléments de l’enquête, cet habitant de la cité, qui a fondé le club de football local, «L’Olympique de Montreuil», était au chômage depuis de longues années et en instance de divorce.

Selon Sébastien Maire, directeur de cabinet du maire de Montreuil, «sa femme fait l’objet d’une mesure de protection judiciaire depuis un mois et demi en raison de violences conjugales. Il n’a pas le droit de l’approcher et réclamait de pouvoir à nouveau entrer en contact avec elle».

L’homme était rentré dans le bâtiment au moment de la pause déjeuner. «Il n’y avait personne dans le centre, il n’y a pas eu de violences», a précisé le directeur de cabinet. Un périmètre de sécurité a été mis en place le temps de l’intervention du Raid. »

 

Source : LeParisien.fr – article du 18 février 2013

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Seine-Saint-Denis: un homme retranché chez lui maîtrisé par le Raid

Fabien : 16 février 2013 20 h 20 min : Coupures de presse – RAID

« BOBIGNY – Un homme qui était retranché à son domicile, seul, lundi matin à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), a été maîtrisé en milieu de journée par le Raid, a dit la préfecture à l’AFP.

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Il n’y a pas eu de blessé lors de cette intervention, a précisé cette source.

Après une nuit agitée, la police avait été prévenue par des voisins, qui avaient indiqué que l’homme était armé. Des investigations étaient en cours en milieu de journée pour retrouver d’éventuelles armes.

L’homme était retranché depuis 9H00 environ et tenait des propos « incohérents« , se montrant menaçant.

Agé d’une trentaine d’années, il souffre de problèmes psychiatriques et avait dû être hospitalisé d’office à deux reprises, selon une source proche de l’enquête. »

Source : L’Express.fr – article du 27 août 2012

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Le RAID et le SWAT s’entraînent ensemble

Fabien : 14 février 2013 19 h 38 min : Coupures de presse – RAID

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« Il n’est pas exagéré de dire que le succès de la Coupe du Monde de la FIFA Corée/Japon 2002  dépendra en grande partie de la sécurité.

Depuis  les attaques terroristes perpétrées  l’année dernière  aux Etats-Unis, le monde s’inquiète de la possibilité d’un  autre attentat.

En vue d’assurer la sécurité et le succès de la Coupe du Monde de la FIFA, le RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion), groupement français de lutte contre le terrorisme, se rendra en Corée du 11 au 16 mars.

Durant cette visite de six jours, le RAID, fort de l’expérience emmagasinée  lors de la Coupe du Monde  de la FIFA France 1998, devrait suivre des entraînements conjoints avec le SWAT (Special Weapons and Tactics)  de la police coréenne.

L’objectif essentiel  des entraînements mixtes RAID-SWAT est de préparer la plus grande manifestation sportive du monde et de définir des mesures de sécurité. Le SWAT devrait également venir en France début avril pour une autre série d’entraînements conjoints avec le RAID.

L’entraînement conjoint avec RAID-SWAT démontre  que la confiance mutuelle entre les deux pays est parvenue à maturation. Les entraînements conjoints incluent non seulement une coopération technique, mais également  de véritables tactiques de lutte contre le terrorisme  comme des exercices de sauvetage  d’otages et des exercices de tir, autant d’activités nécessaires pour lutter contre des actes de terroristes potentiels.

Par ces entraînements mixtes, le RAID fera profiter le SWAT de son expérience de la Coupe du Monde de la FIFA France 1998. Les deux groupements  effectueront  divers exercices de lutte contre les actes terroristes, englobant notamment la sécurisation d’immeubles, la détection et la neutralisation d’explosifs, les opérations de sécurité dans des autocars ainsi que des exercices de tirs pratiques.

Les activités du RAID incluent la protection de personnalités, la lutte contre le terrorisme et d’autres activités liées à la sécurité internationale.

La police coréenne  a déclaré que les entraînements mixtes qui auront lieu en Corée sont les premiers du genre et que de nombreux médias étrangers, comme la chaîne japonaise TOKYO TV, sollicitent des interviews.

« Au début du mois prochain, le SWAT rendra visite au quartier général du RAID, situé dans  la périphérie parisienne , pour y suivre d’autres entraînements  conjoints », a confirmé un représentant de la Seoul Metropolitan Police Agency. Il a également ajouté qu’il espérait que « le partenariat entre le RAID et le SWAT renforcerait encore les capacités de lutte anti-terrorisme du SWAT ». »

 

Source : Fifaworldcup Korea Japan- 2002

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Le forcené endetté se retranche dans son pavillon

Fabien : 14 février 2013 16 h 07 min : Coupures de presse – RAID

« Michel l’avait dit et montré dès le matin, lorsqu’un huissier s’est présenté, escorté de policiers, à la porte de son pavillon de l’avenue André-Kervazo, toute proche de la gare RER du Blanc-Mesnil : il ne quitterait pas sa maison. Eux venaient l’expulser, appliquant l’ultime décision judiciaire d’un contentieux qui durait depuis plus de dix ans et qui s’est soldé par la mise aux enchères du pavillon.

Lui était prêt à tout, et même au pire.

L’ancien serrurier de 52 ans étranglé par les dettes, à la carrière et l’âme brisées par ce conflit né d’une lointaine histoire d’empiétement de terrain en est venu, hier matin, à la solution extrême, retranché chez lui avec les quelques armes dont tout le quartier le savait très amateur, mais aussi avec sa hargne, sa détermination radicale.

 

9H45 : l’expulsion avortée. Un tir de pistolet à grenailles, puis une grenade défensive d’entraînement, lancée depuis une fenêtre et tombée dans un nuage de terre, accueillent policiers et huissiers. Ce n’est que le début d’une longue et périlleuse journée de tension, entre négociateurs et préparatifs d’intervention, dans un quartier bouclé et bientôt investi par les hommes du RAID, en relais des policiers locaux qui négocient depuis le matin. « Nous ne prendrons aucun risque, le RAID doit prendre les choses en main », explique le commissaire divisionnaire d’Aulnay-sous-Bois, Alain Perez, tandis que se déploient déjà plusieurs  dizaines de policiers, des pompiers, des médecins du Samu.

Plus en avant dans la rue André-Kervazo évacuée, la substitute du procureur et d’autres officiers, devant le pavillon, tentent une première négociation  par téléphone.

« Il ne veut personne dans la maison », confirment les policiers, qui évoquent également des « produits toxiques » entreposés dans le pavillon, voire des bombonnes de gaz et d’oxygène.

« On ne sait pas exactement ce qu’il y a à l’intérieur » admettent-ils. Très vite, tous ont conscience du « profil psychologique » du forcené : souvent agressif pour un rien, procédurier, grand bricoleur de nuit comme de jour, célibataire et sans travail, tous les voisins décrivent un homme au contact rare et difficile.

12 heures : Le « négociateur » du RAID arrive sur place. Le dispositif se resserre autour du pavillon, et les voisins, tout d’abord invités à ne pas sortir de chez eux, sont priés de quitter les lieux. Pour une heure ou une nuit, impossible à ce moment de savoir.

Certains des habitants trouvent refuge chez des proches et la mairie du Blanc-Mesnil ouvre un gymnase pour accueillir les autres. Ils étaient  une trentaine de riverains, hier soir, à patienter ainsi au chaud.

 

12H30 : Une demi-douzaine de C8 aux vitres sombres arrive. Ce sont les hommes d’intervention du RAID, une quinzaine de policiers spécialisés, tous vêtus de noir et équipés.

« La négociation est privilégiée  de toute façon, mais ça risque de durer » insiste  le commissaire Perez.

Autour, le dispositif spectaculaire amuse beaucoup les ados de la cité voisine, massés derrière le cordon de sécurité. En revanche, la fatigue gagne parmi les voisins qui attendent dans le froid. La grêle tombe sur le quartier de la gare, l’après-midi avance, et personne n’ose encore imaginer « que ça puisse durer ».

 

17 heures : Les négociations durent depuis déjà cinq heures avec les spécialistes du RAID, plus de sept avec les policiers d’Aulnay. « Cet homme est en situation de grand échec mais très réfléchi, explique le commissaire Perez. Nous essayons de l’amener à une situation pacifique, à avancer, notamment pour régler ses problèmes juridiques ».

22H40 : Le dialogue reste difficile avec Michel, toujours retranché.

1H20 du matin : Des mouvements sont observés aux abords du pavillon. Le périmètre de sécurité est élargi. « L’intervention est en cours », confirme la préfecture à Bobigny, sans donner de précisions. »

 

Source : Le Parisien – article du 27 septembre 2007

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Le Raid protège les cavaliers français

Fabien : 4 février 2013 17 h 41 min : Coupures de presse – RAID

« TERRE ET GRAVIER, la plage de Porto Rafti n’a rien d’exceptionnel. La vue, en revanche, l’est. Une baie en fer à cheval, fermée au large par une île conique et râpeuse, au sommet de laquelle se devine la silhouette blanche d’un phare. Le chant des cigales, l’eau très claire, la brise de mer, les bateaux se dandinant au mouillage, des barques de pêche, quelques hors-bord, un catamaran de croisière, trois yachts.

 Le patron de la paillote dit que cela n’arrive pas à la cheville de son île natale, mais il reconnaît qu’à moins d’une heure d’Athènes, il n’y a pas meilleur endroitpour s’aérer les méninges. C’est ici que les cavaliers de l’équipe de France olympique ont pris leurs quartiers, à cinq minutes en voiture du stade équestre de Markopoulo. Le village olympique est à quelque quarante kilomètres de là, et pour des raisons évidentes, ils ont préféré rester près de leurs chevaux.

Lourdement armés

Le staff technique (direction fédérale, vétérinaires, médecin, kiné) loge d’un côté de la baie, les cavaliers disposent d’un autre groupe de maisons à l’opposé. Comme les judokas français, qui ont pris eux aussi, depuis Barcelone (1992) l’habitude de préparer les compétitions olympiques au vert et au calme, ils bénéficient d’une protection spéciale, des éléments du Raid complétant le dispositif des forces de l’ordre grecques.
Cette protection est aussi discrète qu’on la dit organisée et efficace. L’ambiance de Porto Rafti est bien différente de celle du centre équestre de Markopoulo, un vaste complexe cerné de grilles gardées à intervalles réguliers par des hommes en treillis lourdement armés, abrités du soleil de plomb par des guérites de toile. « C’est désormais une habitude, explique François de Saint André, le chef de mission de l’équipe de France d’équitation. Lors des précédentes éditions des Jeux, les voitures étaient déjà fouillées, et avaient déjà droit aux poêles à frire
(NDLR : des miroirs au bout de longs manches) sous les châssis. Tout le monde accepte les mesures de sécurité, même si c’est un peu contraignant, personne n’a oublié le 11 septembre. »
L’arrivée, dimanche, des chevaux de concours complet a évidemment donné lieu à une fouille en règle. Toutes les malles de matériel ont été inspectées, chiens renifleurs à l’appui, l’opération a duré deux bonnes heures, mais personne n’a bronché, d’autant que de l’autre côté des grilles, on savait trouver des écuries et des installations remarquables, « un cinq étoiles » selon Saint André.
Et, toujours selon le chef de mission, les mesures de sécurité sont mises en oeuvre avec le sourire : « On est dans un pays méditerranéen, et cela se sent. » Le visiteur qui a tenté
de se présenter au centre équestre sans les plaques de parking appropriées pour sa voiture peut en témoigner, après avoir été raccompagné à la route principale sous une escorte vigilante, mais toujours aimable. »

 

Source : Le Parisien – article du 10 août 2004

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« Il vaut mieux en faire trop que pas assez » Michel Gerber, chef adjoint du RAID – coupe du monde de foot 2002

Fabien : 4 février 2013 16 h 23 min : Coupures de presse – RAID

« Depuis son bureau de Bièvres, dans l’Essonne, le commissaire Michel Gerber se  sent responsable de la sécurité des Bleus. Le chef adjoint du RAID, l’unité d’intervention de la police nationale, a beaucoup  travaillé ces derniers mois avec ses homologues coréens  ou japonais pour préparer la Coupe du monde.

Deux de ses hommes séjournent actuellement dans l’hôtel de l’équipe de France au Japon.

L’un d’eux était avec Zinedine Zidane dans l’avion qui l’a amené hier au pays du Soleil-Levant. Ce tandem de choc est chargé de la protection rapprochée des joueurs.

Des stages de formation auprès du RAID

« Leur mission est claire, explique le commissaire. Si un joueur doit se déplacer seul, pour des raisons de santé ou personnelles, il est accompagné par un des hommes. Il s’agit aussi d’assurer le lien avec les services de sécurité locaux ». En fin de semaine dernière, avant le départ, Michel Gerber a briefé  les « anges gardiens » des Bleus.

La consigne  était claire : « Je leur ai dit qu’il vaut mieux en faire trop que pas assez. Depuis l’attentat de Karachi, on sait que les Français constituent une cible majeure pour les terroristes, il faut donc redoubler de prudence. Cela dit, les dernières informations recueillies par l’UCLAT (Unité de Coordination de Lutte Anti Terroriste) ne font état d’aucune menace précise. Il n’y a pas lieu de s’affoler, d’autant que les Japonais et les Coréens ont mis le paquet en matière de prévention antiterroriste ». Dès le mois de février dernier, les autorités japonaises et sud-coréennes ont établi une liste de 10 000 personnes qui seront automatiquement  refoulées par les services d’immigration si elles tentent de franchir la frontière de l’un des deux pays organisateurs. Parmi ces gens,  3 000 sont des individus suspectés d’avoir des liens avec des groupes terroristes et 7 000 sont des hooligans. La situation insulaire du Japon et la rigueur des douaniers nippons garantissent l’efficacité de ce dispositif.

En Corée du Sud, les mesures de sécurité ont bénéficié de l’aide massive des Américains, très présents dans le pays. Ceux-ci auraient notamment l’intention de mobiliser un avion de veille électronique  Awacs et un porte-avion pour quadriller l’espace aérien sud-coréen.

Reste la principale inconnue, qui porte sur le manque d’expérience des deux pays organisateurs en matière de lutte antiterroriste. Depuis 1995 et l’attentat au gaz sarin perpétré  par la secte Aum dans le métro de Tokyo, les deux grands pays d’Extrême-Orient ont été totalement épargnés par la violence aveugle. A la suite des attentats de New York du 11 septembre, les unités d’intervention de ces deux pays, la SAT au Japon et les SWAT en Corée du Sud, ont multiplié les stages de formation, notamment auprès des Français du RAID. Un scénario de référence, vieux de trente ans a été retenu :  celui de la prise d’otages dramatique des athlètes israéliens par des terroristes palestiniens lors des Jeux Olympiques de 1972. »

Source : Le Parisien – article du 22 mai 2002

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Les Bleus vivent à l’heure de la menace terroriste – coupe du monde de foot

Fabien : 4 février 2013 16 h 02 min : Coupures de presse – RAID

« Logés dans un palace transformé en camp retranché, les Bleus se coupent du monde pour préparer le Mondial. Plusieurs centaines de miliciens montent la garde, craignant un attentat. L’arrivée de Zinedine Zidane, cet après-midi exacerbe la tension.

 

«C’EST le lieu le plus surveillé de France et il est au Japon. » Ce membre de la délégation des Bleus tente tant bien que mal de sourire, alors que trois vigiles japonais l’entourent, mines patibulaires, talkie-walkie à la main et matraque à la ceinture. Le stage de préparation de l’équipe de France de football, qui défend à partir du vendredi 31 mai son titre mondial en Asie, se déroule sous très haute tension.

L’hôtel Iwasaki, aux prestations super-luxe, s’est mué en un camp retranché. Des centaines de gardes surveillent les abords du périmètre interdit. Entre le Pacifique et des jardins potagers, qui bordent le gigantesque complexe hôtelier, les Bleus sont sous surveillance rapprochée. « L’attentat de Karachi a tout changé, note un autre membre de la délégation. Qui nous pardonnerait, en France, d’avoir manqué de vigilance si un problème survenait ? Nous ne sommes pas à l’abri d’un fou. » La police japonaise (lire ci-dessous) a transmis aux responsables de l’hôtel des bulletins d’avertissement. Elle estime qu’une menace terroriste pèse sur les Bleus. Sans avoir précisé, pour l’instant, de quelle nature. Mais d’ores et déjà, la photo officielle, qui sera prise demain, est classée à très hauts risques.
« Si on pouvait augmenter ce dispositif, je me sentirais mieux »
Evidemment, au quotidien, les Bleus, qui vont accueillir aujourd’hui Zinedine Zidane, tentent de s’accommoder de cette situation. Ils se replient sur eux-mêmes, créent leur bulle pour faire abstraction de l’environnement. Roger Lemerre a d’ailleurs demandé expressément que ses joueurs ne croisent plus de promeneurs en revenant de l’entraînement. Deux cents mètres séparent l’hôtel du terrain, lequel est entouré de bâches géantes.

Ce court trajet est désormais balisé par des gardes du corps postés tous les cinq mètres, pour que les uns et les autres ne se rencontrent plus. Les champions du monde ne se déplacent plus à pied, mais dans des voiturettes de golf. Arrivés de toute la planète, les médias sont tenus à l’écart par des cordes. Lors des séances « ouvertes », les photographes et cameramen se postent aux ordres de deux commandants qui braillent dans leur porte-voix. Un hélicoptère de la télévision japonaise tente de survoler les terrains d’entraînement. L’ambassade de France est aussitôt avertie. Dans les cinq minutes, l’importun est obligé de se poser.

Depuis l’incident, l’espace aérien est interdit. « Si on pouvait augmenter ce dispositif, je me sentirais encore mieux, lance Roger Lemerre. Je suis bien et sécurisé, car je ne suis pas menacé. C’est le meilleur site possible. » Le sélectionneur national protège son groupe de toutes les sollicitations et prépare la grande aventure. « On est bien ensemble, assure Patrick Vieira. A Clairefontaine, c’était portes ouvertes » Reclus au septième étage de l’hôtel, les Bleus vivent en autarcie. Coupée du monde, la délégation française monte en pression. Nul ne doit perturber le groupe France. La plupart des chambres ont été vidées dans le reste de cet immense complexe hôtelier. Parfois, les Bleus croisent un curiste. Ces clients venus profiter des bains de sable chaud sont contraints de porter en permanence une accréditation rouge au cou.

Les champions du monde ne mangent jamais dans l’un des trois restaurants. Une salle leur est réservée. Dans chaque couloir, des portiques de détecteurs de métaux ont été installés. Des gardes du corps sont postés à toutes les portes stratégiques. « Les Japonais estiment que c’est utile, note Djibril Cissé. Moi, je pense que l’hélicoptère et les Zodiac de la police autour de nous pendant les repas, c’est excessif. » Ce n’est évidemment pas l’avis de ceux qui sont chargés de la sécurité des champions du monde. »

 

Source :  Le Parisien – article du 22 mai 2002

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Le forcené blesse grièvement le commissaire

Fabien : 4 février 2013 15 h 51 min : Coupures de presse – RAID

« «J’AI APERÇU le canon d’un fusil entre les deux battants d’une porte coulissante. Puis il y a eu un coup de feu et deux ou trois autres immédiatement après. Le commissaire a dit On s’arrache. Il a descendu l’escalier et s’est écroulé dans l’allée. » La déposition de ce commandant de police qui accompagnait le commissaire Stéphane Lapeyre, grièvement blessé au cours d’une interpellation le 25 septembre 2000 à Argenteuil, éclaire les quelques secondes où la vie du jeune policier a failli basculer.

Touché au thorax malgré son gilet pare-balles, le commissaire Lapeyre, âgé de 28 ans à l’époque, a passé plusieurs jours dans le coma et subi de nombreuses opérations. Il sera aujourd’hui à la barre de la cour d’assises du Val-d’Oise, à Pontoise, pour faire face à Ali Abed, 52 ans, qui comparaît jusqu’à demain soir pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
Le gilet pare-balles n’a pas résisté
Ce 25 septembre 2000, lorsque Stéphane Lapeyre prépare son dispositif pour aller interpeller Ali Abed à son domicile de la rue Henri-Barbusse, il connaît le lourd casier judiciaire et la réputation de celui que l’on surnomme Ali le fou. Le jeune commissaire ne laisse donc rien au hasard et se rend sur les lieux, gilet pare-balles sur le dos, en compagnie de cinq autres policiers. Comme Ali Abed n’a pas répondu aux précédents courriers lui demandant de se présenter au commissariat pour une affaire d’outrages à magistrat et que les policiers se sont déjà cassé le nez une fois à la porte de son pavillon, un serrurier a été réquisitionné. Il est presque 6 h 30. Le dispositif est prêt. Le commissaire, suivi du serrurier et de trois autres policiers, gravit dans l’obscurité l’escalier qui mène à la porte. Deux policiers sont postés dans la cour en contrebas « en couverture » et pour surveiller les fenêtres. Le commissaire frappe à la porte blindée une première fois. Une dizaine d’autres appels resteront sans réponse. Le serrurier note la présence d’une clé et ressent un « blocage manuel » de l’autre côté de la porte. Pendant qu’il retourne à sa voiture pour chercher une perceuse, les policiers entendent l’occupant donner un tour de clé. Ils tentent à nouveau de parlementer, mais Abed reste muet. Sa porte, elle, continue de résister à la perceuse puis au pied de biche utilisé par le serrurier qui finit par détruire le chambranle.

Il risque la prison à vie
Il est 7 h 15. Le commissaire Lapeyre entre le premier, suivi par un officier. Pendant que les deux hommes se séparent pour fouiller les pièces toujours plongées dans le noir, les deux gardiens de la paix se postent dans l’entrée. L’arme à la main, le commissaire crie « Police » à plusieurs reprises. Quelques secondes plus tard, plusieurs coups de feu retentissent. Stéphane Lapeyre, touché au thorax, tente vainement de riposter avant de sortir du pavillon et de s’écrouler. Son gilet pare-balles n’a pas résisté. La décharge de chevrotine l’a traversé de part en part et le jeune policier souffre d’une importante hémorragie. Il est évacué vers l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine) dans un état critique. Pendant ce temps, Ali Abed s’est retranché chez lui. Il parle d’une femme et de deux enfants qu’il retiendrait en otage sous la menace de balles explosives et de grenades. Une unité du Raid est envoyée sur place. Le forcené exige de rentrer en contact avec ses deux filles placées à la Ddass puis sollicite la présence du consul d’Algérie. Après de nouvelles négociations, il finit par décharger son fusil à pompe Winchester calibre 12 magnum et le jette par la fenêtre à un policier du Raid. Il est 14 heures. Ali Abed est menotté et conduit dans les locaux de la brigade criminelle à Versailles. Déjà condamné à cinq reprises, le forcené encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict des jurés est attendu demain soir. « 

 

Source : Le Parisien – article du 21 mai 2002

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Les braqueurs de Rungis étaient des débutants

Fabien : 4 février 2013 15 h 50 min : Coupures de presse – RAID

« PAS DE BLESSES, mais une grosse frayeur. Les six personnes prises en otages, hier matin, dans une banque du MIN de Rungis ont toutes été libérées saines et sauves par les policiers du Raid en début d’après-midi.
Les deux braqueurs, originaires de Vitry, ont été arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire du Val-de-Marne. Agés de 22 et 26 ans, les deux hommes sont connus des services de police pour des outrages, des dégradations et des vols.

« Cette fois, ils sont passés à la catégorie supérieure, confie, amère, une source policière. Sauter du simple vol à la prise d’otages en passant par le braquage, c’est un véritable cours accéléré. »
Effectivement, entre 9 heures et 9 h 30, lorsque les deux individus pénètrent dans les locaux du Crédit lyonnais du marché international, il s’agit d’un « simple braquage, comme il en existe malheureusement régulièrement en Ile-de-France », commente un policier. Perruques sur la tête, gants et armes de poing, les malfaiteurs s’emparent de plusieurs milliers d’euros. Il faut dire que le MIN est réputé pour brasser beaucoup d’argent.
Hier, selon les premiers éléments de l’enquête, lorsque les deux braqueurs sortent avec leur butin, accompagnés d’un employé de la banque pour sécuriser leur sortie, ils aperçoivent un véhicule de police. Pris de panique, ils se réfugient dans la banque tout en abandonnant le salarié sur le trottoir. Immédiatement, celui-ci donne l’alerte en se réfugiant dans l’ancien commissariat du MIN, distant de 50 m, où siègent la douane et un « bureau de plainte » avec deux policiers.

Deux pistolets à billes et à grenaille

La suite, c’est un déploiement de forces impressionnant, avec une cinquantaine de policiers, des pompiers, le Samu et surtout les hommes du Raid. Casques, cagoules, gilets pare-balles, armes de gros calibre, ces policiers spécialistes des situations périlleuses s’emparent du terrain.
Un périmètre de sécurité est mis en place, tandis que des snipers sont disséminés autour de l’agence bancaire et que deux experts en négociations du Raid prennent contact avec les braqueurs.
Grâce au salarié qui a donné l’alerte, les policiers connaissent le nombre d’otages. Il s’agit de quatre employés et de deux clients. Une première femme, la plus choquée, est libérée vers
11 heures. Deux autres suivront peu avant midi. « Les braqueurs ont assez vite compris que la partie était perdue, raconte une source policière. Pas question qu’ils sortent avec des otages
en guise de bouclier. Ils savaient que s’ils étaient à portée de tir, ils étaient morts… »
Pour détendre l’atmosphère, de la nourriture et un demi-paquet de cigarettes sont apportés aux braqueurs.
Finalement, peu après 13 heures, les trois derniers otages, des hommes, sont libérés. « Ils ont accepté de se rendre à deux conditions, commente un officier, qu’on ne leur tire pas dessus
et que leurs visages soient cachés aux médias. » En contrepartie, les négociateurs exigent qu’ils déposent leurs armes et mettent leurs mains en évidence. A 13 h 25, le Raid investit la banque.
Les policiers découvriront que les armes sont en fait un pistolet à billes et un autre à grenaille.
Leur moyen de transport, un scooter volé gris, sera trouvé à proximité. »

Source : Le Parisien – article du 20 juin 2007

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