RAID – Coupures de presse


Les braqueurs de Rungis étaient des débutants

Fabien : 4 février 2013 15 h 50 min : Coupures de presse – RAID

« PAS DE BLESSES, mais une grosse frayeur. Les six personnes prises en otages, hier matin, dans une banque du MIN de Rungis ont toutes été libérées saines et sauves par les policiers du Raid en début d’après-midi.
Les deux braqueurs, originaires de Vitry, ont été arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire du Val-de-Marne. Agés de 22 et 26 ans, les deux hommes sont connus des services de police pour des outrages, des dégradations et des vols.

« Cette fois, ils sont passés à la catégorie supérieure, confie, amère, une source policière. Sauter du simple vol à la prise d’otages en passant par le braquage, c’est un véritable cours accéléré. »
Effectivement, entre 9 heures et 9 h 30, lorsque les deux individus pénètrent dans les locaux du Crédit lyonnais du marché international, il s’agit d’un « simple braquage, comme il en existe malheureusement régulièrement en Ile-de-France », commente un policier. Perruques sur la tête, gants et armes de poing, les malfaiteurs s’emparent de plusieurs milliers d’euros. Il faut dire que le MIN est réputé pour brasser beaucoup d’argent.
Hier, selon les premiers éléments de l’enquête, lorsque les deux braqueurs sortent avec leur butin, accompagnés d’un employé de la banque pour sécuriser leur sortie, ils aperçoivent un véhicule de police. Pris de panique, ils se réfugient dans la banque tout en abandonnant le salarié sur le trottoir. Immédiatement, celui-ci donne l’alerte en se réfugiant dans l’ancien commissariat du MIN, distant de 50 m, où siègent la douane et un « bureau de plainte » avec deux policiers.

Deux pistolets à billes et à grenaille

La suite, c’est un déploiement de forces impressionnant, avec une cinquantaine de policiers, des pompiers, le Samu et surtout les hommes du Raid. Casques, cagoules, gilets pare-balles, armes de gros calibre, ces policiers spécialistes des situations périlleuses s’emparent du terrain.
Un périmètre de sécurité est mis en place, tandis que des snipers sont disséminés autour de l’agence bancaire et que deux experts en négociations du Raid prennent contact avec les braqueurs.
Grâce au salarié qui a donné l’alerte, les policiers connaissent le nombre d’otages. Il s’agit de quatre employés et de deux clients. Une première femme, la plus choquée, est libérée vers
11 heures. Deux autres suivront peu avant midi. « Les braqueurs ont assez vite compris que la partie était perdue, raconte une source policière. Pas question qu’ils sortent avec des otages
en guise de bouclier. Ils savaient que s’ils étaient à portée de tir, ils étaient morts… »
Pour détendre l’atmosphère, de la nourriture et un demi-paquet de cigarettes sont apportés aux braqueurs.
Finalement, peu après 13 heures, les trois derniers otages, des hommes, sont libérés. « Ils ont accepté de se rendre à deux conditions, commente un officier, qu’on ne leur tire pas dessus
et que leurs visages soient cachés aux médias. » En contrepartie, les négociateurs exigent qu’ils déposent leurs armes et mettent leurs mains en évidence. A 13 h 25, le Raid investit la banque.
Les policiers découvriront que les armes sont en fait un pistolet à billes et un autre à grenaille.
Leur moyen de transport, un scooter volé gris, sera trouvé à proximité. »

Source : Le Parisien – article du 20 juin 2007

Laisser une réponse»


Le directeur d’Esquirol et son adjointe pris en otages

Fabien : 4 février 2013 15 h 45 min : Coupures de presse – RAID

« UN HOMME d’une quarantaine d’années a pris en otages, hier, pendant près de huit heures, le directeur de l’ hôpital psychiatrique Esquirol et son adjointe, à Saint-Maurice. La séquestration s’est achevée par l’assaut des hommes du Raid qui l’ont interpellé et livré à la police judiciaire . Les deux otages ont été délivrés sains et saufs peu avant 22 heures. Tout a commencé vers 14 heures lorsque Jean-Pierre D.

s’est présenté, sous un faux nom, devant le secrétariat de la direction de l’hôpital pour un entretien. Jusque-là, rien n’apparaissait suspect aux yeux des membres du secrétariat installés dans les bureaux voisins. Ce n’est que vers 16 heures que la secrétaire du directeur commence à douter de cet « étrange rendez-vous qui dure anormalement » et de l’attitude du directeur qui lui donne ses instructions par téléphone, alors qu’il se déplace pour lui parler d’habitude. Quelques minutes plus tard, le téléphone retentit dans le bureau du directeur adjoint. Au bout du fil, un responsable du ministère de la Santé qui l’informe de la prise d’otages. L’adjoint est en émoi.

« Mauvais soins » reçus par sa fille
Il apprend que le visiteur a forcé le directeur de l’hôpital à appeler ses supérieurs pour réclamer une rançon de 150 000 ? (984 000 F) en dédommagement d’un préjudice moral qu’il dit avoir subi à cause de l’hôpital. Deux minutes après, les policiers de Charenton sont alertés de la séquestration. Aussitôt, l’hôpital est placé sous haute sécurité. Le cabinet du préfet et le parquet sont en effervescence. Une heure plus tard, le forcené ne lâche toujours pas ses otages malgré un début de négociations. Ils décident alors de faire appel aux policiers du Raid, qui rappliquent dans la demi-heure qui suit. Dans un premier temps, les hommes en noir du Raid entament des négociations par téléphone pour tenter d’obtenir la reddition de cet homme qu’ils savent armé. Et le preneur d’otages, qui réclamait dans un premier temps 150 000 ?, révise à la baisse sa rançon. De même que ses revendications, ses prétentions varient au fil des pourparlers. Il proteste contre les « mauvais soins » reçus par sa fille qui serait décédée dans cet établissement, décès qui aurait provoqué, selon lui, le suicide de son épouse. A l’hôpital, aucun des noms évoqués n’est mentionné pourtant dans les archives.
Une arme qui s’est révélée factice
Il est 20 heures. Alors que les négociations se poursuivent, dehors, les policiers d’élite du Raid se préparent à l’action. L’intervention semble imminente. Quelques minutes après, des hommes en civil arrivent dare-dare. Une mallette contenant probablement les fonds demandés en main, gilets pare-balles à l’évidence, ils avancent droits et silencieux vers le bureau où se déroulent les pourparlers toujours par téléphone. L’heure est toujours aux négociations. Deux heures plus tard, peu avant 22 heures, les choses se précisent. On aperçoit deux hommes du Raid claquer une fenêtre. L’assaut est donné. Blessé d’un coup à la tête, le preneur d’otages, qui était équipé d’ une arme qui s’est révélée factice , a été arrêté sans résistance. Il a été aussitôt remis aux hommes de la police judiciaire de Créteil qui mènent l’enquête. Les deux otages sont indemnes. « C’est réglé ! » lâche avec satisfaction un homme du Raid. Le directeur de cabinet du préfet et le substitut du procureur sont alors apparus souriants. Ils ont indiqué qu’une information judiciaire est ouverte pour déterminer les raisons exactes qui ont conduit cet homme à la prise d’otages. Chose sûre, selon la direction de l’hôpital, cet homme n’a jamais séjourné dans cet établissement psychiatrique.

 

Source : Le Parisien – article du 17 janvier 2002

Laisser une réponse»


Gros coup de filet dans l’Est

Fabien : 30 janvier 2013 17 h 30 min : Coupures de presse – GIPN, Coupures de presse – RAID

« Drogue Une opération d’ampleur, menée après une longue enquête, s’est déroulée hier matin à Mulhouse et Saint-Louis, mais également en Allemagne et en Suisse, dans le milieu des trafiquants d’héroïne et de cocaïne.

une-enquete-europeenne-portant-sur-le-trafic-de-drogue-dure-a-precede-l-operation-d-hier-photo-l-al

Mulhouse. Une cinquantaine de personnes, suspectées d’appartenir à la mafia albanaise, ont été interpellées aux aurores par des policiers du Raid, des Groupements d’intervention de la police nationale (GIPN) de Strasbourg, Lille, Lyon et Rennes, aux côtés de policiers de la Police aux frontières (PAF) de Saint-Louis en charge de cette enquête. Des policiers allemands participaient à l’opération ainsi que des CRS en renforts. Au total, plus de 200 membres des forces de l’ordre sont intervenus à 6 h ce matin, sur plus de 20 sites.

Très peu d’informations ont filtré sur cette opération. Mais l’important dispositif, mis en place par la Direction centrale de police aux frontières, s’est vu notamment rue de l’Est à Mulhouse où huit hommes ont été arrêtés.

L’intervention a été très rapide. Une trentaine de policiers, pour la plupart cagoulés, se sont introduits dans l’immeuble situé au n° 20 rue de l’Est pour se rendre directement au 3 e étage. Après avoir fait sauter les portes, ils ont maîtrisé immédiatement ces individus. Les policiers de la brigade cynophile ont ensuite perquisitionné, à l’aide de deux chiens, trois appartements.

Il semblerait que depuis près de deux ans, les autorités françaises et allemandes, avec des appuis suisses, travaillaient sur un important trafic de cocaïne et d’héroïne dirigé par un réseau de criminels albanais qui était également à la tête d’un important réseau d’immigration clandestine de réfugiés kosovars.

Cette opération spectaculaire est le premier acte d’une enquête européenne portant sur le trafic de drogue dure suivie par la Juridiction Interrégionale Spécialisée (Jirs) de Nancy.

50 kg saisis

« Environ 50 kg de produits de coupe ont déjà été saisis depuis ce matin. À 8 h 30, on comptait 39 interpellations en France et 3 sur le territoire allemand », indiquait en fin de matinée le procureur de la JIRS de Nancy, Rémi Coutin. L’enquête a été initiée à l’été 2010 par la police aux frontières de Saint-Louis (Haut-Rhin) et portait initialement sur des soupçons d’aide à l’immigration irrégulière en bande organisée, de personnes en provenance des Balkans.

« Les enquêteurs se sont rendu compte qu’il y avait un trafic d’héroïne très important, dans les milieux albanais et kosovars, implantés dans la région de Saint-Louis, Mulhouse, mais aussi en Suisse et en Allemagne, portant sur plusieurs centaines de kilos d’héroïne », a précisé le magistrat. Début 2012, une équipe commune d’enquête avait été créée par Eurojust, l’agence européenne de coopération judiciaire.

Mardi matin, trois équipes du Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN), deux équipes du RAID et des enquêteurs de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest) ont lancé le coup de filet, sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Nancy.

Dans la région de Mulhouse-Colmar, 39 personnes ont été arrêtées et 3 l’ont été en Allemagne. « Les suspects ont été placés en garde à vue dans la région de Mulhouse, ils devraient être déférés devant le parquet à partir de jeudi », a encore indiqué M. Coutin. »

Source : Est Républicain.fr – article du 17 octobre 2012

Laisser une réponse»


Une militante séparatiste basque, figure majeure de l’ETA, arrêtée à Mâcon

Fabien : 30 janvier 2013 17 h 25 min : Coupures de presse – RAID

« MACON – La police française a arrêté dimanche Izaskun Lesaka Argüelles, une militante présumée d’ETA considérée comme une figure majeure du groupe armé séparatiste basque, a-t-on appris de sources concordantes franco-espagnoles.

473665_les-policiers-du-raid-le-28-octobre-2012-devant-la-residence-hoteliere-de-macon

                                                                                 Les policiers du RAID le 28 octobre 2012 devant la résidence hôtelière de Macon

La militante trentenaire, en fuite depuis 2005, a été interpellée vers 02h00 du matin dans un hôtel de Mâcon (Saône-et-Loire) par les policiers du RAID, en compagnie d’un autre membre présumé du groupe, Joseba Iturbide Ochoteco, selon le ministère de l’Intérieur espagnol et une source française proche du dossier.

Tous deux étaient en possession d’armes. Une perquisition a été menée dans cette résidence hôtelière du centre de Mâcon. Routes barrées par des voitures banalisées, dans un périmètre de 250 mètres autour de l’hôtel, des hommes du RAID cagoulés et des enquêteurs de police ont fait des allers et retours, au milieu des clients, une bonne partie de la journée.

Vers 15h30, les deux suspects, encadrés par des policiers cagoulés, ont été sortis de ce bâtiment aux murs couleur brique et conduits dans des véhicules de police, selon un photographe de l’AFP sur place.

La militante au physique robuste, dont le visage était caché sous une veste noire, est apparue en polo noir et pantalon beige. Se débattant, elle a révélé un visage pâle, cheveux roux plutôt courts cadrant des sourcils froncés. Son complice a suivi peu après, visage entièrement caché par un vêtement gris.

« Depuis deux ans, Izaskun Lesaka Argüelles est l’une des terroristes qui forme le comité exécutif de l’ETA (avec David Pla et Iratxe Sorzábal), et c’est la plus expérimentée des trois« , dit le ministère espagnol de l’Intérieur dans un communiqué.

Clandestine, d’hôtels en gîtes ruraux

Cette interpellation, effectuée dans le cadre d’une enquête conjointe de la Garde civile espagnole et la police française, porte un nouveau coup à l’organisation, frappée par une série d’arrestations ces derniers mois en Espagne, en France et en Grande-Bretagne.

Lundi, un étarra présumé de second plan, Saul Curto Lopez, 32 ans, avait déjà été interpellé dans le Puy-de-Dôme, selon des sources policières.

L’ETA avait annoncé il y a un an, le 20 octobre 2011, qu’elle mettait fin définitivement à la violence après plus de 40 ans de lutte armée pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre.

Malgré les arrestations, l’organisation dont seuls quelques dizaines de membres actifs seraient encore en liberté, refuse de se dissoudre et de rendre les armes, comme le réclament l’Espagne et la France.

Selon le quotidien espagnol El Mundo, Izaskun Lesaka dirigeait actuellement l’appareil militaire de l’ETA et avait pour habitude de se cacher dans des hôtels ou gîtes ruraux en France.

Née à Pampelune, en Navarre, en 1975, elle avait été condamnée en son absence, en janvier, à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour son appartenance à l’ETA. Selon les médias espagnols, elle serait l’un des chefs du groupe armé à l’origine de l’annonce historique du 20 octobre 2011.

« En raison de l’énorme importance de cette opération« , le ministre espagnol de l’Intérieur, Jorge Fernandez Diaz, s’est entretenu avec son homologue français Manuel Valls, « qu’il a remercié pour son aide décisive« , a annoncé le gouvernement espagnol.

M. Valls a salué l’arrestation des membres de l’ETA « installés en France dans la clandestinité« , louant « la coopération fructueuse » franco-espagnole en matière de lutte anti-terroriste.

Source : L’Express.fr – article du 28 octobre 2012

Laisser une réponse»


Prise d’otage à Vitry-sur-Seine

Fabien : 30 janvier 2013 17 h 17 min : Coupures de presse – RAID

des-policiers-d-elite-du-raid-un-vehicule-des-pompiers-et-des-cars-de-police-etaient-positionnes-au

« Un père de famille a fait face ce mardi pendant quatre heures à un preneur d’otage, et a raconté avoir agi par instinct pour permettre aux enfants de quitter l’école de Vitry-sur-Seine (94) sains et saufs.

 

Un homme de 31 ans, sans antécédent judiciaire et décrit comme fragile psychologiquement, a fait irruption vers 7 heures, hier, dans l’école maternelle Charles-Perrault transformée l’été en centre de loisirs. Deux animateurs, un employé, deux parents et deux enfants de 3 et 5 ans s’y trouvaient.

Après avoir d’abord tenu des propos incohérents, le preneur d’otages a sorti « une imitation fidèle de pistolet automatique », selon une source judiciaire, mais qui s’avérera une arme à cartouches à gaz.

« J’étais là devant lui, il s’occupait de moi (alors que) il y avait mon fils derrière, dans ces cas-là on ne réfléchit pas », a raconté sur RTL le père de famille, prénommé Alan. Ce chauffagiste et ancien militaire, qui venait de déposer son fils au centre de loisirs, a réussi à faire diversion pendant que les animateurs faisaient sortir les deux enfants par les fenêtres de l’établissement.

« Envie suicidaire »

Il s’est ensuite trouvé face à lui pendant environ quatre heures. « Je ne savais pas si c’était une vraie ou une fausse (arme), je n’ai pas cherché à comprendre […] plusieurs fois je lui ai dit “Moi je ne veux pas mourir, moi j’ai une femme, des enfants je veux les revoir ce soir, toi ça serait bête que tu meures” », a-t-il raconté.

« Plusieurs fois il s’est excusé pour ce qu’il faisait et plusieurs fois il disait en même temps “Je veux mourir, je veux mourir et de toute façon je mourrai par les armes”, il voulait mourir par les balles », a-t-il ajouté.

Finalement, le Raid est parvenu à faire sortir l’otage sain et sauf alors que le forcené tentait en vain de se barricader derrière une porte. Quelques minutes plus tard, il a été maîtrisé.

Son otage libéré, le forcené « a compris qu’il n’avait pas d’autre issue que » de sortir, « ce qu’il a fait et nous l’avons intercepté à la sortie du bâtiment », a raconté à la presse Amaury de Hauteclocque, le chef du Raid.

Selon le responsable policier, le forcené, qui habite près de l’établissement, est un « individu manifestement en déficit psychologique fort avec une envie suicidaire ».

L’homme « a négocié sa reddition et a tenté de prendre la fuite au moment de se rendre », a précisé une source judiciaire.

Il s’était retranché dans l’école, située dans un quartier pavillonnaire des hauteurs de Vitry-sur-Seine, commune de quelque 80 000 habitants dans la banlieue sud de Paris.

Une centaine de personnes ont été évacuées du quartier.

Cette école reconvertie peut accueillir une cinquantaine d’enfants pendant l’été. Le forcené, calme selon une source judiciaire, a été transféré dans les locaux de la police judiciaire du Val-de-Marne où il a été placé en garde à vue. »

Source : Le bien public.fr – article du  juillet 2012

Laisser une réponse»


Un braqueur abattu après une prise d’otages

Fabien : 30 janvier 2013 17 h 11 min : Coupures de presse – RAID

« Un homme âgé de 24 ans a retenu en otages, hier dans le bureau de poste de Limay (Yvelines), cinq personnes sous la menace d’une arme. Il a été abattu par les policiers du Raid qui ont donné l’assaut.

LES POLICIERS du Raid ont abattu hier soir le preneur d’otages qui retenait, depuis trois heures, cinq personnes dans le bureau de poste de Limay, près de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Les quatre agents et le
technicien retenus par Azziz Ouahman sont sortis sains et saufs de l’agence. L’individu, âgé de 24 ans, s’était introduit dans l’établissement muni d’un pistolet de gros calibre pour se faire remettre le contenu de la caisse.

La prise d’otages a pris fin vers 19 heures. Le malfaiteur est tombé sous les balles. « Il a été abattu parce qu’il avait tiré sur les policiers », expliquait Christian de Lavernée, le préfet des Yvelines. Le hold-up a aussi été extrêmement violent. Vers 16 heures, appelés par un témoin, les gendarmes interviennent alors que le braqueur vient d’entrer dans l’agence. L’homme ouvre le feu, les militaires ripostent, mais personne ne reçoit de projectile.
Quelques instants plus tard, retranché dans l’agence, il met le feu dans un local d’archives, enfumant les otages. Azziz Ouahman est entré dans l’agence par une porte située à l’arrière de l’établissement, il a braqué les employés et les clients. « Il y avait plein de monde, raconte Roseline, une guichetière. J’ai entendu des cris, et quand je me suis retournée, j’ai aperçu l’homme encagoulé qui brandissait son arme. »

L’alerte vite donnée

Un vent de panique s’empare alors des personnes présentes dans les locaux. Quelques usagers et plusieurs employés peuvent sortir. En revanche, cinq autres se trouvent retenus par le malfaiteur. L’alerte est très vite donnée, puisque l’agence est implantée à une centaine de mètres de la gendarmerie. Rapidement,
des renforts sont appelés, et les forces de l’ordre tentent d’entrer en contact avec le forcené.
Celui-ci demande un sandwich, que lui apporte le directeur adjoint de la police. Les forces de l’ordre ont alors l’espoir d’une issue favorable. Mais, brutalement, l’homme tire plusieurs coups de feu dans les vitres et coupe tout contact. Soudain, une fumée noire sort par les fenêtres. Équipé d’un porte-voix, un policier tente de réengager le dialogue : « Azziz, tu m’avais promis d’éteindre l’incendie. »

Les victimes étouffaient

Dans l’intervalle, une vingtaine d’hommes du Raid ont pris position autour du bâtiment de brique rouge. Juste à côté, le parking de la gendarmerie est transformé en poste de commandement. Un large périmètre de sécurité est établi pour maintenir à l’écart les centaines de badauds.
Inquiets pour la sécurité des captifs qui appellent à l’aide depuis leur portable en se plaignant de manquer d’oxygène, les super flics ont déployé leur dispositif d’assaut.

A 18 h 45, un négociateur crie en direction du malfaiteur : « Azziz, manifeste-toi ! » Mais il ne reçoit aucune réponse. « L’assaut a été lancé pour préserver la sécurité des otages qui étouffaient, souligne le procureur adjoint de Versailles.

L’issue est tragique, mais cela aurait pu être plus dramatique encore. » Quant aux victimes, qui souffrent d’intoxication légère, elles ont été prises en charge par le Samu des Yvelines et les pompiers.

Azziz Ouahman, domicilié à Limay, était défavorablement connu de la police pour des affaires de vol et de recel. Sa famille habite depuis longtemps dans la commune. Hier soir, les dispositifs de sécurité ont été maintenus dans le secteur.

 

Source : Le Parisien.fr – article du 15 septembre 2006

Laisser une réponse»


Prise d’otages à la poste de Limay, le forcené abattu

Fabien : 30 janvier 2013 17 h 09 min : Coupures de presse – RAID

20060915-PAR-OTAGE

« A 15 h 30 hier, un homme âgé de 25 ans, encagoulé, entre dans la poste de Limay (Yvelines). A 19 h, il est abattu par les policiers du Raid

La prise d’otages aura duré plus de trois heures. A 15 h 30 hier, un homme âgé de 25 ans, encagoulé, entre dans la poste de Limay (Yvelines). A 19 h, il est abattu par les policiers du Raid. Entre-temps, cinq otages tous sains et saufs auront vécu la peur de leur vie.

Quand il entre dans le bâtiment par le côté distribution, l’homme possède un revolver et la volonté d’agir vite. Il prend une première personne en otage. Selon un des témoins, il lâche : « J’irai jusqu’au bout, j’ai rien à perdre. » D’autres agents parviennent à prévenir les gendarmes, qui très vite arrivent sur les lieux et pénètrent dans la poste. Mais ils sont accueillis par des coups de feu. L’homme ne refuse pas le dialogue, et demande même un sandwich. Mais il retient toujours quatre employés et un serrurier en otages. Les autres postiers et quelques clients sont parvenus à prendre la fuite. Comme Edouard, directeur du centre courrier, qui raconte que l’une des balles tirée « lui a frôlé la tête ».

Le forcené, déjà connu des services de police, notamment pour trafic de stupéfiants et recels, met alors le feu à une partie des archives de la poste. Avant d’allumer un peu plus tard un deuxième incendie. Les employés pris en otages signalent alors au moyen de leurs téléphones portables qu’ils risquent de mourir par intoxication. Le préfet des Yvelines décide de donner l’ordre d’intervenir. Les policiers du Raid entrent dans la poste, en espérant »rétablir le dialogue. Mais ils se font de nouveau tirer dessus et abattent le braqueur.

 

Source : 20minutes.fr – article du 15 septembre 2006

Laisser une réponse»


Le témoignage du policier qui a tué Human Bomb

Fabien : 24 janvier 2013 19 h 58 min : Coupures de presse – RAID

« Maternelle de Neuilly. Le 15 mai 1993, un policier du RAID mettait fin à une prise d’otages de quarante-six heures. Il abattait Erick Schmitt – Human Bomb –  qui retenait, dans leur classe, vingt et un enfants et leur institutrice.

Pour la première fois, il parle à visage découvert. Lui qui avait l’habitude de porter sa cagoule du RAID pour des missions délicates. Daniel Boulanger, aujourd’hui  à la retraite, revient dans un livre à paraître  aujourd’hui sur la prise d’otages de l’école maternelle  de Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine) du 13 au 15 mai 1993 (« Le jour où j’ai tué HB » Daniel Boulanger avec Dominique Rizet, Hachette Littérature),  jour où Daniel Boulanger a tué Human Bomb (HB), le forcené qui menaçait les élèves avec des explosifs.

Pourquoi écrire ce livre quatorze ans après les faits ?

Daniel Boulanger : Je ne pensais pas raconter cette histoire. J’ai travaillé comme conseiller technique pour un docu-fiction (diffusion le 25 septembre sur France 2) sur cette affaire. Je devais dire si les scènes étaient réalistes ou non. Finalement j’ai joué mon propre rôle  dans ce film. Je n’avais pas grand chose à faire si ce n’est bouger les sourcils derrière ma cagoule et tirer à trois reprises sur Human Bomb. Ceci a réveillé beaucoup de souvenirs. C’est lors de ce tournage que l’on m’a proposé d’écrire ce livre. J’ai dit oui, pour rendre hommage à tous mes collègues du RAID.

Dans quelles circonstances le RAID est-il intervenu le 13 mai 1993 ?

J’ai été bipé ce jour-là. Notre chef nous a prévenus que nous devions intervenir… Un homme avec un couteau se tenait devant une école à Neuilly. Quelques minutes plus tard, la situation n’était plus la même. Nous étions confrontés à un preneur d’otages d’enfants bardé d’explosifs. Nous ne pensions pas que notre opération allait durer quarante-six heures.

Quel rôle aviez-vous dans l’équipe du RAID ?

J’étais responsable du groupe d’urgence. Le  premier sur le front. J’ai effectué le repérage dans l’école. Je suis monté sur un banc dans le couloir. J’ai vu par les vites que celui qui s’était baptisé HB portait un carton avec des cylindres et des fils. Son système ressemblait à du bricolage mais cela pouvait fonctionner.

Aviez-vous esquissé le profil du preneur d’otage, Erick Schmitt, avant d’intervenir ?

C’était la mission de notre négociateur. Nous ne connaissions pas son identité. Au départ, HB demandait de l’argent. On a pensé que c’était un voyou. Puis son comportement s’est dénaturé. L’argent ne semblait plus l’intéresser. Il devenait imprévisible et se préparait à aller jusqu’au bout.

Quand vous informe-t-on que l’assaut va être donné ?

J’ai été réveillé à 5h30 du matin, lors de la deuxième nuit de la prise d’otages. Mon chef m’a dit : « on va y aller ». J’ai appris par la suite qu’un produit relaxant avait été glissé dans la cafetière de Human Bomb. Erick Schmitt commençait à piquer du nez. Une première équipe du RAID devait évacuer des enfants tandis que je m’assurais avec un collègue que le preneur d’otages dormait. La classe était encombrée de jouets. Il fallait éviter de marcher sur les fils du dispositif ou réveiller HB. Je me suis dit : « C’est chaud, on va au casse-pipe ». A 7h28, je me trouve à un mètre de Human Bomb qui ouvre un œil et amorce un mouvement Je tire trois fois. C’est fini.

Des magistrats ont parlé d’une exécution…

Chacun son métier. Toutes les négociations avaient échoué. Un geste malheureux de HB et tout explosait. Certes, il y avait seulement des habits dans le sac mais il avait dans le dos les explosifs et un système de mise à feu. Dans cette affaire, on a beaucoup parlé d’Erick Schmitt, de l’action du RAID mai peu des enfants séquestrés ».

 

Source : Le Parisien – article écrit par François Vignolle le 19 septembre 2007

Laisser une réponse»


Le forcené prend sa propre femme en otage

Fabien : 24 janvier 2013 19 h 38 min : Coupures de presse – RAID

« Le RAID à Veneux-les-Sablons

Les habitants de ce quartier calme n’avaient encore jamais vu un tel renfort de policiers à Veneux-les-Sablons. Les hommes du RAID ont campé toute la journée de vendredi devant la maison d’un preneur d’otage. Ils ont finalement donné l’assaut, samedi, à 4h25 du matin.

Numéro 13, rue de la république. Une charmante maison, aux volets ouverts, peints en rouge. En passant devant ce paisible pavillon de Veneux-les-Sablons, samedi matin, il était difficile d’imaginer qu’un drame venait de se dénouer, après 24 heures d’angoisse. Quelques heures plus tôt, dans la nuit, les policiers du RAID avaient donné l’assaut dans la maison, pour sauver la maîtresse des lieux, prise en otage par son propre mari.

Il séquestre sa femme

Déjà connu pour des antécédents psychiatriques, Philippe Lefebvre, 53 ans, aurait subitement cédé à une crise de paranoïa, en pleine nuit. Il est 4h25 du matin, vendredi, lorsque ce chasseur s’empare de son fusil de calibre 12, à canons superposés, et menace sa femme. Les voisins entendent un coup de feu. Le fils, âgé de 28 ans, s’échappe de la maison et  prévient le commissariat de Moret.

Toute la journée de vendredi, les forces de police, les pompiers et les autorités départementales font le siège devant la maison, pour tenter de parlementer avec le forcené, et de faire évacuer l’épouse. « Sortez », entendent hurler les voisins, à plusieurs reprises. En vain. Le plus déroutant  c’est que Philippe Lefebvre n’a aucune revendication à faire. Il fait juste part de son intention de mourir.

Intervention du RAID

C’est vers 9 heures du matin qu’une vingtaine de policiers  du RAID arrivent en renfort. Un périmètre de sécurité bloque les abords de la maison, à une cinquantaine de mètres alentours. Tous les accès à ce tronçon rue de la république sont interdits. Sauf pour les riverains qui doivent rentrer chez eux.

A la tombée de la nuit, c’est toujours le statu quo. Malgré les tentatives d’approche du cercle familial. Et malgré le défilé de personnalités : le commissaire Chabrol, directeur adjoint de la Sécurité Publique, Chantal Baccanini, commissaire responsable du district, Patricia Willaert, sous-préfet de Fontainebleau, Olivier Tcherkessoff, procureur du ressort judiciaire, son substitut, etc.

Vers 7 heures du soir, la situation n’a pourtant pas avancé d’un pouce.

Les équipes présentes entament leur sandwich. Et il faudra attendre de longues heures avant la décision d’intervenir.

L’assaut en pleine nuit

C’est finalement à 4h25 du matin, soit 24 heures après le début du drame, que les policiers du RAID ont donné l’assaut, sans qu’un seul coup de feu ne soit échangé. Pas de blessé. Mais la femme, profondément  choquée, a été hospitalisée.

Pour sa part, le preneur d’otages a été placé d’office  en hôpital psychiatrique, à Nemours. Très dépressif depuis son licenciement, cet ancien chauffeur avait déjà été interné.

Un homme discret, en tout cas. A preuve, ses voisins ne le connaissaient même pas, alors qu’il habitait à Veneux-les-Sablons depuis longtemps. « On le voyait juste passer pour promener son chien » ont témoigné plusieurs habitants du quartier.

A première vue, rien qui puisse laisser paraître un caractère imprévisible et dangereux. Pourtant, l’homme avait déjà eu une crise de violence quelques mois auparavant . Ses fusils de chasse lui avaient même  été retirés sur décision de justice. Jusqu’à ce qu’il les récupère, tout récemment. »

 

Source : La République – écrit par Agnès Gaudichon en juin 2001

 

Laisser une réponse»


Qui s’y frotte, s’y pique…

Fabien : 1 décembre 2012 13 h 43 min : Coupures de presse – RAID

Laisser une réponse»
« Page 133, 34, 35, »
Top