RAID – Coupures de presse


Prise d’otages à la poste de Limay, le forcené abattu

Fabien : 30 janvier 2013 17 h 09 min : Coupures de presse – RAID

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« A 15 h 30 hier, un homme âgé de 25 ans, encagoulé, entre dans la poste de Limay (Yvelines). A 19 h, il est abattu par les policiers du Raid

La prise d’otages aura duré plus de trois heures. A 15 h 30 hier, un homme âgé de 25 ans, encagoulé, entre dans la poste de Limay (Yvelines). A 19 h, il est abattu par les policiers du Raid. Entre-temps, cinq otages tous sains et saufs auront vécu la peur de leur vie.

Quand il entre dans le bâtiment par le côté distribution, l’homme possède un revolver et la volonté d’agir vite. Il prend une première personne en otage. Selon un des témoins, il lâche : « J’irai jusqu’au bout, j’ai rien à perdre. » D’autres agents parviennent à prévenir les gendarmes, qui très vite arrivent sur les lieux et pénètrent dans la poste. Mais ils sont accueillis par des coups de feu. L’homme ne refuse pas le dialogue, et demande même un sandwich. Mais il retient toujours quatre employés et un serrurier en otages. Les autres postiers et quelques clients sont parvenus à prendre la fuite. Comme Edouard, directeur du centre courrier, qui raconte que l’une des balles tirée « lui a frôlé la tête ».

Le forcené, déjà connu des services de police, notamment pour trafic de stupéfiants et recels, met alors le feu à une partie des archives de la poste. Avant d’allumer un peu plus tard un deuxième incendie. Les employés pris en otages signalent alors au moyen de leurs téléphones portables qu’ils risquent de mourir par intoxication. Le préfet des Yvelines décide de donner l’ordre d’intervenir. Les policiers du Raid entrent dans la poste, en espérant »rétablir le dialogue. Mais ils se font de nouveau tirer dessus et abattent le braqueur.

 

Source : 20minutes.fr – article du 15 septembre 2006

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Le témoignage du policier qui a tué Human Bomb

Fabien : 24 janvier 2013 19 h 58 min : Coupures de presse – RAID

« Maternelle de Neuilly. Le 15 mai 1993, un policier du RAID mettait fin à une prise d’otages de quarante-six heures. Il abattait Erick Schmitt – Human Bomb –  qui retenait, dans leur classe, vingt et un enfants et leur institutrice.

Pour la première fois, il parle à visage découvert. Lui qui avait l’habitude de porter sa cagoule du RAID pour des missions délicates. Daniel Boulanger, aujourd’hui  à la retraite, revient dans un livre à paraître  aujourd’hui sur la prise d’otages de l’école maternelle  de Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine) du 13 au 15 mai 1993 (« Le jour où j’ai tué HB » Daniel Boulanger avec Dominique Rizet, Hachette Littérature),  jour où Daniel Boulanger a tué Human Bomb (HB), le forcené qui menaçait les élèves avec des explosifs.

Pourquoi écrire ce livre quatorze ans après les faits ?

Daniel Boulanger : Je ne pensais pas raconter cette histoire. J’ai travaillé comme conseiller technique pour un docu-fiction (diffusion le 25 septembre sur France 2) sur cette affaire. Je devais dire si les scènes étaient réalistes ou non. Finalement j’ai joué mon propre rôle  dans ce film. Je n’avais pas grand chose à faire si ce n’est bouger les sourcils derrière ma cagoule et tirer à trois reprises sur Human Bomb. Ceci a réveillé beaucoup de souvenirs. C’est lors de ce tournage que l’on m’a proposé d’écrire ce livre. J’ai dit oui, pour rendre hommage à tous mes collègues du RAID.

Dans quelles circonstances le RAID est-il intervenu le 13 mai 1993 ?

J’ai été bipé ce jour-là. Notre chef nous a prévenus que nous devions intervenir… Un homme avec un couteau se tenait devant une école à Neuilly. Quelques minutes plus tard, la situation n’était plus la même. Nous étions confrontés à un preneur d’otages d’enfants bardé d’explosifs. Nous ne pensions pas que notre opération allait durer quarante-six heures.

Quel rôle aviez-vous dans l’équipe du RAID ?

J’étais responsable du groupe d’urgence. Le  premier sur le front. J’ai effectué le repérage dans l’école. Je suis monté sur un banc dans le couloir. J’ai vu par les vites que celui qui s’était baptisé HB portait un carton avec des cylindres et des fils. Son système ressemblait à du bricolage mais cela pouvait fonctionner.

Aviez-vous esquissé le profil du preneur d’otage, Erick Schmitt, avant d’intervenir ?

C’était la mission de notre négociateur. Nous ne connaissions pas son identité. Au départ, HB demandait de l’argent. On a pensé que c’était un voyou. Puis son comportement s’est dénaturé. L’argent ne semblait plus l’intéresser. Il devenait imprévisible et se préparait à aller jusqu’au bout.

Quand vous informe-t-on que l’assaut va être donné ?

J’ai été réveillé à 5h30 du matin, lors de la deuxième nuit de la prise d’otages. Mon chef m’a dit : « on va y aller ». J’ai appris par la suite qu’un produit relaxant avait été glissé dans la cafetière de Human Bomb. Erick Schmitt commençait à piquer du nez. Une première équipe du RAID devait évacuer des enfants tandis que je m’assurais avec un collègue que le preneur d’otages dormait. La classe était encombrée de jouets. Il fallait éviter de marcher sur les fils du dispositif ou réveiller HB. Je me suis dit : « C’est chaud, on va au casse-pipe ». A 7h28, je me trouve à un mètre de Human Bomb qui ouvre un œil et amorce un mouvement Je tire trois fois. C’est fini.

Des magistrats ont parlé d’une exécution…

Chacun son métier. Toutes les négociations avaient échoué. Un geste malheureux de HB et tout explosait. Certes, il y avait seulement des habits dans le sac mais il avait dans le dos les explosifs et un système de mise à feu. Dans cette affaire, on a beaucoup parlé d’Erick Schmitt, de l’action du RAID mai peu des enfants séquestrés ».

 

Source : Le Parisien – article écrit par François Vignolle le 19 septembre 2007

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Le forcené prend sa propre femme en otage

Fabien : 24 janvier 2013 19 h 38 min : Coupures de presse – RAID

« Le RAID à Veneux-les-Sablons

Les habitants de ce quartier calme n’avaient encore jamais vu un tel renfort de policiers à Veneux-les-Sablons. Les hommes du RAID ont campé toute la journée de vendredi devant la maison d’un preneur d’otage. Ils ont finalement donné l’assaut, samedi, à 4h25 du matin.

Numéro 13, rue de la république. Une charmante maison, aux volets ouverts, peints en rouge. En passant devant ce paisible pavillon de Veneux-les-Sablons, samedi matin, il était difficile d’imaginer qu’un drame venait de se dénouer, après 24 heures d’angoisse. Quelques heures plus tôt, dans la nuit, les policiers du RAID avaient donné l’assaut dans la maison, pour sauver la maîtresse des lieux, prise en otage par son propre mari.

Il séquestre sa femme

Déjà connu pour des antécédents psychiatriques, Philippe Lefebvre, 53 ans, aurait subitement cédé à une crise de paranoïa, en pleine nuit. Il est 4h25 du matin, vendredi, lorsque ce chasseur s’empare de son fusil de calibre 12, à canons superposés, et menace sa femme. Les voisins entendent un coup de feu. Le fils, âgé de 28 ans, s’échappe de la maison et  prévient le commissariat de Moret.

Toute la journée de vendredi, les forces de police, les pompiers et les autorités départementales font le siège devant la maison, pour tenter de parlementer avec le forcené, et de faire évacuer l’épouse. « Sortez », entendent hurler les voisins, à plusieurs reprises. En vain. Le plus déroutant  c’est que Philippe Lefebvre n’a aucune revendication à faire. Il fait juste part de son intention de mourir.

Intervention du RAID

C’est vers 9 heures du matin qu’une vingtaine de policiers  du RAID arrivent en renfort. Un périmètre de sécurité bloque les abords de la maison, à une cinquantaine de mètres alentours. Tous les accès à ce tronçon rue de la république sont interdits. Sauf pour les riverains qui doivent rentrer chez eux.

A la tombée de la nuit, c’est toujours le statu quo. Malgré les tentatives d’approche du cercle familial. Et malgré le défilé de personnalités : le commissaire Chabrol, directeur adjoint de la Sécurité Publique, Chantal Baccanini, commissaire responsable du district, Patricia Willaert, sous-préfet de Fontainebleau, Olivier Tcherkessoff, procureur du ressort judiciaire, son substitut, etc.

Vers 7 heures du soir, la situation n’a pourtant pas avancé d’un pouce.

Les équipes présentes entament leur sandwich. Et il faudra attendre de longues heures avant la décision d’intervenir.

L’assaut en pleine nuit

C’est finalement à 4h25 du matin, soit 24 heures après le début du drame, que les policiers du RAID ont donné l’assaut, sans qu’un seul coup de feu ne soit échangé. Pas de blessé. Mais la femme, profondément  choquée, a été hospitalisée.

Pour sa part, le preneur d’otages a été placé d’office  en hôpital psychiatrique, à Nemours. Très dépressif depuis son licenciement, cet ancien chauffeur avait déjà été interné.

Un homme discret, en tout cas. A preuve, ses voisins ne le connaissaient même pas, alors qu’il habitait à Veneux-les-Sablons depuis longtemps. « On le voyait juste passer pour promener son chien » ont témoigné plusieurs habitants du quartier.

A première vue, rien qui puisse laisser paraître un caractère imprévisible et dangereux. Pourtant, l’homme avait déjà eu une crise de violence quelques mois auparavant . Ses fusils de chasse lui avaient même  été retirés sur décision de justice. Jusqu’à ce qu’il les récupère, tout récemment. »

 

Source : La République – écrit par Agnès Gaudichon en juin 2001

 

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Qui s’y frotte, s’y pique…

Fabien : 1 décembre 2012 13 h 43 min : Coupures de presse – RAID

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