SPHP – Coupures de presse


Présidentielle : une sécurité variable selon les candidats

Fabien : 20 janvier 2017 17 h 47 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« L’agression dont a été victime Manuel Valls mardi en Bretagne témoigne de la nécessaire sécurité des candidats lorsqu’ils font campagne. Mais sur le terrain, qui est protégé comment ?

L’esquisse d’une poignée de main, un bras qui remonte, et un « soufflet » qui relance le débat sur la sécurité des candidats. Cette nouvelle agression sur la personne de Manuel Valls interroge une fois encore sur la sécurité des politiques les plus exposés.

Protégés selon leurs anciennes fonctions

Une protection rapprochée puisée dans le vivier des policiers du service de la protection (SDLP) ne sera octroyée aux candidats que dans le cadre de la campagne officielle, qui débutera le 10 avril. En attendant, les pratiques sont diverses. Il y a ceux qui font l’objet de menaces précises et peuvent déjà bénéficier d’un tel dispositif.

 

D’autres, à l’instar de Manuel Valls, sont protégés du fait de leurs anciennes fonctions. Certains peuvent également se voir allouer un accompagnement de courtoisie, généralement un chauffeur plus un officier de sécurité.

Macron doit faire appel à une société privée

Une personnalité comme Emmanuel Macron, par exemple, doit donc assurer elle-même sa protection. Ce que le président d’En marche a fait en mobilisant les agents d’une entreprise privée, payée par son mouvement. Deux personnes se relaient pour protéger le candidat, qui pourrait être pris en charge par le SDLP très prochainement.

Fillon demande du rab

Place Beauvau, les demandes sont ainsi légion. L’une émane de François Fillon, qui sollicite quatre officiers de sécurité supplémentaires. Initialement, l’ex-Premier ministre était parti de Matignon avec deux agents. Deux autres ont été ajoutés depuis, mais on estime chez le candidat des Républicains que sa victoire à la primaire nécessite une mise à niveau.

Le garde du corps personnel de Marine le Pen

Du côté du Front national, la question reste sensible. Si certains évoquent la présence de six officiers, « on ne communique pas sur la question » au sein du mouvement de Marine Le Pen, laquelle bénéficie d’une protection à son domicile depuis les attentats de Paris. Historiquement, c’est Thierry Légier qui pilote sa sécurité. Cette montagne au crâne rasé, ex-parachutiste, veillait en son temps sur les déplacements de Jean-Marie Le Pen. « Il y a plusieurs rideaux de sécurité, résume l’entourage de sa fille. Une protection immédiate avec son garde du corps personnel, et une protection rapprochée assurée conjointement par le SDLP et le Front. »

 

 

Un philosophe karatéka veille sur Mélenchon

« Au fur et à mesure que la campagne avancera, on en appellera aussi au SDLP », glisse-t-on du côté de Jean-Luc Mélenchon, sur lequel veille un camarade à la fois philosophe et ceinture noire de karaté. Tout dépend toutefois du contexte. Pour un meeting dans une petite salle, ce sont « 30 à 40 personnes minimum » qui sont mobilisées.

 

Plus globalement, c’est sur leur mise en oeuvre qu’achoppent ces dispositifs. « Il n’y a pas, en France, de culture pleine et entière de sécurité », déplore Abdelhalim Benzadi, délégué du syndicat Alliance pour le SDLP. Notamment du fait des contraintes de communication. « L’image prédomine, déplore ce spécialiste. Du coup, là où l’on devrait avoir un officier au plus près de la personnalité, les staffs politiques préfèrent placer par exemple un autre élu à côté de leur poulain. » »

 

 

Source : Le Parisien.fr – article écrit le 18 janvier 2017 par Nicolas Jacquard

 

 

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Le service de protection des personnalités à bout de force

Fabien : 9 décembre 2015 20 h 49 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« Selon la chaîne BFM TV, les policiers du SDLP vont porter plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui », « faux » et « harcèlement moral ».

Trop, c’est trop. BFM TV révèle ce lundi que les policiers du service de protection des personnalités (SDLP) comptent porter plainte contre X cette semaine pour « mise en danger de la vie d’autrui », « faux » et « harcèlement moral ». Chargés de protéger des personnalités dites « sensibles », comme le président de la République François Hollande ou son Premier ministre Manuel Valls,  les fonctionnaires dénoncent notamment le non-paiement d’heures supplémentaires.

Ils assurent que toutes les heures ne sont pas inscrites dans le logiciel de gestion, précisant à la chaîne de télévision avoir accumulé près de 1,3 million d’heures supplémentaires, soit 7 000 heures par agent. Cités par BFM  TV, les policiers assurent faire « des journées de 10, 15, jusqu’à 18 heures d’affilée », ajoutant n’avoir « quasiment plus de repos ». Parmi les autres griefs des policiers du SDLP : les brimades de la hiérarchie quand ils protestent contre leurs très longues journées de travail.

Risques

Troisième motif invoqué par les fonctionnaires pour justifier leur plainte : la « mise en danger de la vie d’autrui ». Les policiers assurent en effet que les journées à rallonge qui se traduisent par une grande fatigue ne leur permettent pas de travailler aussi efficacement qu’ils le pourraient, leur faisant parfois prendre des risques pour eux, mais aussi pour les personnes qu’ils sont censés protéger. L’avocat des policiers du SDLP affirme d’ailleurs à la chaîne d’info en continu que « plusieurs départs intempestifs de coups de feu sont liés à des fatigues ». Laurent Franck Liénard va jusqu’à qualifier le service de « bombe à retardement ».

Ces problèmes ne sont pas nouveaux. Comme l’indiquait France 3 le 24 septembre dernier, 14 agents avaient en effet menacé de porter plainte pour les mêmes raisons il y a quelques semaines.  Selon BFM, l’administration compte recruter des policiers prochainement pour alléger la charge de travail des 1 350 hommes du SDLP mobilisés pour protéger 135 personnalités. »

Source : Le Point – article écrit le 12 octobre 2015

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Un policier tire un coup de feu dans l’Élysée

Fabien : 20 avril 2015 18 h 09 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« C’est un fait-divers inhabituel que relate Le Point, remontant à la semaine dernière. Un policier du GSRP, le Groupe de sécurité et de protection de la République, aurait fait malencontreusement usage de son arme à feu au rez-de-chaussée du palais présidentiel. La détonation, entendue dans toute la demeure, a mis en émoi les personnels y travaillant. Craignant une attaque terroriste au coeur même de la République, les gendarmes chargés de la sécurité de l’Élysée ont suivi le protocole prévu par le plan Vigipirate, activé à son niveau le plus élevé depuis janvier.

Une procédure que les responsables du GSPR n’ont eux, selon l’hebdomadaire, pas si bien suivie. En effet, l’incident n’a pas fait l’objet d’un rapport de la part du policier maladroit comme cela aurait dû être le cas. Malgré la double sécurité du Glock 26 dont les policiers sont munis, la balle a ricoché puis s’est encastrée dans un mur. Discrétion absolue du côté de la garde rapprochée du président, jusqu’à la réparation de l’impact, faite sans l’aide des ouvriers du Palais, auxquels cette tâche revient normalement.

François Hollande ne se trouvait pas dans les murs au moment de l’inquiétante bévue du fonctionnaire. »

Source : Le Dauphine.com – article écrit le 19 avril 2015

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« Je suis payé pour protéger, pas pour du service à la personne »

Fabien : 15 avril 2015 18 h 31 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« « Je suis payé pour protéger, pas pour du service à la personne » Un policier du Service de la protection (SDLP)

Mâchoire serrée  Eric* maltraite sa cigarette qu’il consume en quelques bouffées. « C’est vrai que l’année a été difficile », lâche ce quadragénaire. « Des tensions dans le service, une ambiance pesante, et deux suicides qui nous ont tous endeuillés. » Voilà « un certain nombre d’années » que ce fonctionnaire oeuvre au sein du Service de la protection (SDLP).

« J’y suis venu par envie, et par curiosité. Le prestige du service, l’idée de faire de la police différemment dans un rapport privilégié avec une personne, m’a intéressé. J’avais l’âge, suffisamment d’ancienneté pour y prétendre et un statut familial qui me permettait de m’investir  à hauteur de ce qu’on attend de nous ici. »

Aujourd’hui, Eric assure en rotation avec plusieurs collègues la protection d’un poids lourd du gouvernement. « Je ne peux pas trop en dire », sourit-il, de peur d’être identifié. « Si ce n’est que cela se passe très bien, qu’il n’a jamais un mot plus haut que l’autre, et qu’il nous fait confiance pour gérer les déplacements. » Son travail s’organise autour de deux maîtres mots : attention et concentration. « Certes, les journées sont parfois longues, et les repos de plus en plus rares. Il faut être vigilant, disponible et compréhensif sans jamais oublier que la sécurité de l’escorte prime sur tout. Mais je n’ai jamais eu le sentiment d’être instrumentalisé. Certains collègues, par contre… »

C’est le cas de Frédéric*, un fonctionnaire reconnu unanimement pour son professionnalisme et qui affiche plus de quinze ans d’ancienneté. Après des semaines de discussions, celui-ci accepte de lever une partie du voile sur son quotidien de « garde du corps » d’une personnalité issue de la société civile. « On a tous nos humeurs, mais j’ai le sentiment que plus on est connu, plus on en a. » Après deux premiers mois difficiles, il a dû « fixer des règles ». « On m’a tendu un matin une liste de courses et la carte de fidélité d’une grande surface, sans même me regarder. J’ai dit que j’étais payé pour protéger, pas pour faire du service à la personne. Et quand je vois cette personne à la télé étaler des sourires, je me dis : si les gens savaient… »

L’anecdote rejoint celle concernant l’ancien conseiller de François Hollande, Faouzi Lamdaoui, qui avait réprimandé fin juillet 2013 l’un de ses officiers qui ne lui avait pas acheté son pain au chocolat matinal. « J’ai connu des collègues à qui on demandait de passer au pressing, de sortir le chien, ou de jouer les baby-sitters pour les enfants. » Selon lui, ces faits, « qui ont vite fait de faire le tour du service », traduisent d’une certaine « transformation » du métier avec l’arrivée de « people ». « On se pose parfois la question du bien-fondé d’une protection. On aimerait que notre chef s’y oppose. Mais il a des ordres à respecter, lui aussi. C’est plus haut que cela se décide. » Un haut gradé militaire confirme : « Bien sûr, il existe des personnes menacées, mais est-ce que le service doit assurer la protection des deux soeurs et du frère du roi du Maroc, d’une ex-impératrice d’Iran, d’un philosophe menacé il y a des années pour une tribune, ou d’un avocat ? Je m’interroge, et je ne suis pas le seul. »

Un membre de la Cour des comptes précise : « On peut pousser le raisonnement plus loin. Est-ce normal que François Baroin, ministre de l’Intérieur à peine plus d’un mois, ait la même dotation en effectifs que Jacques Chirac ? Quant à Pierre Joxe, Christian Poncelet et Jean-Pierre Chevènement, ont-ils besoin de deux policiers chacun ? Quel est l’état de la menace ? Si ce n’est sur les finances ? »

Suivant la volonté insufflée par Manuel Valls lors de son passage Place Beauvau, l’actuel ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve souhaiterait « rationaliser » certaines dotations de protection. « C’est un long travail à mener, estime Eric. L’angoisse est de se dire : que faire s’il arrive un pépin à une personnalité à qui l’on vient d’ôter une protection ? Mais la peur ne permet pas d’avancer, pas plus que les abus, d’ailleurs. »

*Les prénoms ont été changés.

Source : Le Parisien – article écrit le 04 janvier 2015 par Adrien Cadorel

 

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Protection des personnalités : les anges de «Charlie»

Fabien : 11 avril 2015 22 h 08 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« Stoïcisme, amour du risque… Des policiers ont en charge la sécurité des personnalités menacées. Rencontre avec les flics qui veillent sur les salariés de «Charlie Hebdo», actuellement hébergés dans les locaux de «Libération».

Assis en rang d’oignon, visages fermés et pistolet à la ceinture : les gardes du corps des journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo ont l’air de s’ennuyer ferme quand la «personnalité» qu’ils protègent est au travail. Qu’ils soient deux, quatre ou plus d’une dizaine – lorsque la salle de rédaction du journal satirique est pleine -, ils attendent à la porte, pas bavards. «Si on vous parle, on va devoir vous tuer», commence ironiquement l’un d’eux quand, intrigué par le quotidien de ces policiers du Service de la protection (SDLP), on tente une approche. Une fois l’entrée en matière james-bondesque passée, Laurent (1) reconnaît sans détour que malgré l’image fantasmée qu’inspire son métier, le quotidien est souvent bien loin d’un film d’action. «Il y a une partie d’attente», admet le quadragénaire pas très grand à l’allure de père de famille. A côté de lui, Pascal renchérit : «On n’en déchire pas tous les jours, des agresseurs. C’est rare.» Lui qui a rejoint le SDLP récemment n’a jamais eu à intervenir. Difficile de deviner que les deux hommes sont capables de réagir en «moins d’une seconde» en cas d’agression.

Comme les 750 autres fonctionnaires du SDLP – anciennement «Service de protection des hautes personnalités» -, ils ont dû passer des tests physiques, psychologiques et des épreuves de tir de haut niveau pour pouvoir intégrer l’équipe. Louis, croisé le lendemain, évoque la particularité de son service : «Contrairement aux autres policiers, nous, on est le gibier plutôt que les chasseurs. On subit les attaques. Notre métier est de prévoir l’imprévisible.»

 

«Intensément». Carrure impressionnante et regard très mobile, Louis a déjà une longue carrière dans la police. Refusant de trop se livrer – il passe rapidement sur ses expériences de conflits à l’étranger -, il semble être très respecté de ses collègues. «Vous, si vous faites une erreur, vous gommez. Nous, il y a mort d’homme. C’est pourquoi le SDLP recrute des gens qui ont besoin de vivre intensément, de vivre dangereusement. Un peu comme le gangster, qui sait qu’un jour ou l’autre, il finira peut-être par se prendre une balle», dit-il avec calme. La méthode de Louis pour bien faire son métier consiste à «fermer son cerveau pour ne pas laisser entrer une émotion et être en mesure d’agir méthodiquement». Avant Franck Brinsolaro, tué par les frères Kouachi le 7 janvier alors qu’il assurait la protection de Charb, jamais aucun membre du service créé voilà plus de quatre-vingts ans n’avait trouvé la mort dans l’exercice de ses fonctions. Laurent l’explique par le fait que leur unique préoccupation est «la maîtrise du risque».

Habillés en civil, les officiers de sécurité sont aussi «moins visibles que les autres policiers». «Il est très facile de se prendre un coup mortel en intervenant sur quelque chose d’aussi commun qu’un différend conjugal», relativise-t-il en parlant de son métier de flic ange gardien. «C’est plus dangereux dans le 9-3», pense Pascal. La majorité des missions du service sont protocolaires (protection du chef de l’Etat, des ministres ou de dignitaires étrangers en visite en France), mais depuis les attentats, les fonctionnaires doivent aussi protéger de plus en plus de personnalités du monde médiatique. Laurent a suivi Eric Zemmour pendant quelque temps avant de se retrouver auprès d’un membre de l’équipe de Charlie Hebdo.«Ici, à Libération [où se trouve provisoirement la rédaction de l’hebdomadaire, ndlr], on peut se permettre d’avoir une attention moins soutenue que dans la rue, car les entrées dans l’immeuble sont contrôlées [plusieurs policiers en tenue et armés veillent en permanence sur le bâtiment]», explique-t-il.

«Invisible». Du matin au soir, il partage le quotidien d’une personne menacée dont il «sait toute la vie».«On peut être amené à aller à la maternité comme au cimetière, en passant par les vacances au ski et les sorties au restaurant», détaille-t-il. Pour autant, il assure réussir à garder une distance : «On ne s’immisce pas dans leur vie privée. On essaie de se rendre invisible.» Sa technique ? «Faire abstraction : je n’écoute pas vraiment ce que la personne dit. Je m’entraîne avec ma belle-mère.» Même apparence d’indifférence chez Eric, laconique : «Il parle pas, on parle pas. Il pose une question, on répond.» Tandis que son voisin tourne machinalement les pages d’un magazine, Eric pianote sur son smartphone, puis relève la tête : «Les Rafale ont commencé à bombarder Daech. Ça va pas nous arranger, ça.» Laurent acquiesce : «Il y a des cellules terroristes dormantes en France.»

Malgré la nécessité de garder une distance émotionnelle avec leur «personnalité», les membres du SDLP (parmi lesquels se trouvent quelques femmes) s’accordent à dire que la «cohésion» est importante. Frédéric, en doudoune sans manches, avoue que «les personnalités antipathiques, on a moins envie de prendre une balle à leur place». Laurent, de son côté, ne peut pas s’empêcher d’être dans l’empathie avec les Charlie. «Je crois que ça ne va pas très fort, cette semaine», dit-il à voix basse, avant d’ajouter : «On les voit comme ça, mais je serais curieux de savoir comment ils s’endorment le soir.»

A l’heure de la sieste, ce mercredi-là, il est plongé dans la lecture du nouveau numéro du journal satirique, qu’il commente avec Pascal, sourire aux lèvres («énorme !»). Derrière la porte vitrée de la salle de rédaction, Lila, le cocker d’Eric Portheault devenu mascotte du journal, les observe. La scène est cocasse. Laurent profite qu’Eric quitte la pièce pour lui demander de dédicacer la couverture verte du «numéro des survivants», qu’il sort de son sac. Un peu plus tard, Gérard Biard et Coco se prêtent au jeu. L’officier de sécurité ne lisait pas particulièrement Charlie avant le 7 janvier, mais «celui-là, il est collector», dit-il. Paroles de spécialistes de la sécurité rapprochée : les gens de l’hebdomadaire sont tous «sympas»,«très ouverts» et «détendus».

«Gauche gauche». Les agents du SDLP changent généralement de mission une fois par semaine. «Je les ai quasiment tous faits, les Charlie», affirme Frédéric. Ce jour-là, avec son collègue – ils sont toujours au moins deux par personnalité, dont un qui conduit la voiture -, ils sont chargés de la protection d’une des collaboratrices du journal. Après avoir réglé les détails de son emploi du temps avec Frédéric, la jeune femme propose aux fonctionnaires de «monter prendre une bière !» après son dernier rendez-vous.

Une bonne entente entre policiers et journalistes que Frédéric n’aurait pas pu imaginer il y a deux mois encore : «Charlie et Libé, c’est gauche gauche», dit-il, un peu gêné, comme s’il avait peur de vexer. «C’est un peu incompatible avec la police. Ici, on a nos flingues apparents dans un endroit où on défend plutôt la non-violence… Mais après le 7 janvier, le côté humain a pris le dessus», constate-t-il, satisfait. Sa radio grésille, crache un mystérieux numéro puis «départ Libération en direction d’Europe 1». Elle le relie à tous ses collègues, et permet d’«être au courant s’il y a une merde, comme un attentat dans Paris». Un peu plus tard, Eric, coiffé en brosse, ne se fait pas prier pour dire franchement ce qu’il pense des journalistes : «Des beaux casse-couilles !»

Les membres du SDLP – qui peuvent être de simples gardiens de la paix comme des hauts gradés – entretiennent d’habitude un rapport de forces avec les médias. Lors des sorties ministérielles, leur rôle est souvent de maintenir les caméras et les micros à l’écart du politique qu’ils protègent. Louis, le sage de la bande, pense spontanément – et de manière assez inattendue – au «préjudice moral des hommes politiques traînés dans la boue» par les journalistes, qu’il divise en deux catégories : «Ceux qui déforment parfois la vérité», et «les grands reporters», qu’il admire. La perspective d’être «pris en otage ou tué pour donner une information» titille visiblement sa fibre d’aventurier. Convaincu, il déclare : «Si j’étais journaleux, je serais reporter de guerre.»

(1) Les prénoms ont été modifiés. »

Source : Libération – article écrit le 23 mars 2015 par Elise Godeau


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« Le 7 janvier, mon collègue est mort pour 2200 euros par mois »

Fabien : 16 février 2015 17 h 26 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« L’Express donne la parole à Abdelhalim, 41 ans, officier de sécurité au service de la protection (SDLP) qui évoque son quotidien et les incertitudes de l’après-Charlie. 

« Le 7 janvier ,  mon collègue Franck Brinsolaro  est mort pour 2 200 euros par mois. Il était gardien de la paix, équipé d’un 9 mm et a été tué par deux mercenaires munis de fusils d’assaut. Il tentait de sauver la vie de Charb, le directeur de Charlie Hebdo. Son décès, suivi de l’assassinat d’un collègue de la sécurité publique, a déclenché un sentiment d’empathie pour la police. Comme si quelque chose de nouveau s’était construit sur cet état d’urgence. Nous avons été tellement brocardés, tellement critiqués. Espérons que cela s’installe dans la durée…

Pour ma part, je suis entré au service de la protection il y a près de quatorze ans, avec des étoiles plein les yeux. Enfiler un costard, brancher l’oreillette, sauter dans un Falcon… J’ai eu la chance de voyager, de côtoyer des personnalités. A force, on finit par développer une hypersensibilité à son environnement. Le regard s’habitue à tout balayer, à chaque instant. On est formé, conditionné pour ça. A la longue, cette attitude peut devenir pesante pour les proches… et parfois pour soi-même. Là, par exemple, tourner le dos à la porte m’est insupportable.

Une approche sécuritaire de la logistique

De nos missions, le grand public ne retient souvent que la partie émergée. C’est oublier le travail réalisé en amont par les précurseurs. Location de voitures, choix de restaurants, repérage des itinéraires, fixation des points de rendez-vous : finalement, nous gérons de la logistique, avec une approche sécuritaire. On nous surnomme les hommes de l’ombre, les boucliers, les remparts, et cela me convient. Disons que nous sommes des invisibles.

Mon but n’est pas de devenir l’ami de la personnalité à protéger. Mais au fil du temps se créent forcément des liens. Nous ne pouvons pas décider de quitter quelqu’un pour incompatibilité d’humeur. A l’inverse, un coup de fil à notre hiérarchie suffit à nous reverser ailleurs, sans explication. Faut-il être proche politiquement de la personne en question ? Ce fut parfois vrai. Ça ne l’est plus. Qui demande à quel « camp » appartenait Franck ? Il était policier et républicain, comme nous tous. »

L’identité a été modifiée. « 

Source : L’Express – article écrit le 14 février 2015 par Anne Vidalie

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Protection rapprochée : la vie discrète des anges gardiens

Fabien : 17 janvier 2015 21 h 29 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« Sur les images du cortège, on les voit regarder  en l’air ou scruter  la foule, presque comme s’ils s’ennuyaient. Costume sombre, œil aux aguets, ils encadrent les « officiels ». Ce sont eux, les visages inconnus des premières lignes de la marche du 11 janvier.

Ils évitent d’être filmés, tentent de disparaître  du cadre des photos officielles et renâclent à parler  de leur métier : les 500 officiers de sécurité de la sous-direction des personnes protégées du SDLP (service de la protection) recherchent l’anonymat presque autant qu’ils traquent le danger. Ils protègent les ministres, le président, les chefs d’Etat étrangers en visite, les juges antiterroristes et les membres de la société civile que l’Uclat (Unité de coordination de la lutte antiterrorisme) estime menacés.
Ils sont en deuil et épuisés. Quelques heures de repos seulement depuis ce 7 janvier où, pour la première fois de leur histoire, l’un des leurs est mort en service. Dans les locaux de Charlie Hebdo, Franck Brinsolaro, 48 ans, le garde du corps de Charb, a été assassiné en même temps que celui qu’il protégeait.

« En face, il y a des gens avec des armes lourdes »

Au SDLP, rue de Miromesnil, à Paris, on a eu peu de temps pour se recueillir. Une minute de silence, quelques larmes, et beaucoup de nuits blanches depuis. Il a fallu organiser les nouvelles missions — le nombre de personnes à protéger a augmenté depuis la semaine dernière — et préparer  la marche du 11 janvier, où 44 chefs d’Etat ou de gouvernement étrangers sont venus rendre  hommage aux victimes des attentats.

« On est là pour faire régner la paix et pour protéger des vies. En face, il y a des gens qui partent à la guerre avec des armes lourdes », déplore Abdelhalim Benzadi, délégué syndical Alliance au SDLP. En septembre 2014, il dénonçait déjà, avec d’autres syndicats policiers, un manque de moyens matériels et humains pour assurer des missions toujours plus nombreuses.

A part leur Glock à la ceinture, rien ne distingue les hommes du SDLP de ceux qu’ils protègent. « Ce n’était pas un grand baraqué, mon mari, dit Ingrid Brinsolaro dans un entretien accordé à Ouest  France, mais un homme fin, discret, qui adorait son métier. »
« On est comme des extincteurs », décrit Abdelhalim Benzadi. Invisibles mais indispensables, immobiles et mobilisés. Leur première qualité : ne pas gêner. « On n’a pas toujours envie d’avoir un chien de garde », souligne l’ancien officier de sécurité de Nicolas Sarkozy et de François Baroin, qui a depuis intégré le service des missions temporaires, chargé de la sécurité des personnalités étrangères.

 

Adaptabilité, discrétion, il faut apprendre le langage et les coutumes de « sa » personnalité — c’est comme ça qu’ils disent, souvent avec affection, pour parler de celui qu’ils protègent. Du matin au soir, ils le suivent, l’accompagnent. Des journées de dix-sept heures, où ils partagent avec « leur » VIP l’intimité d’une voiture, mais aussi une conversation, parfois un repas. Gardes du corps, chauffeurs, « super-nounous » aussi, débrouillant toute difficulté, des visas à obtenir aux enfants à récupérer. « On est dans le premier cercle, on part avec eux en vacances, on connaît leur famille », explique Abdelhalim Benzadi.

« Avec “ma” personnalité, on n’avait plus besoin de parler pour se comprendre. On se regardait, on savait ce que l’autre pensait, explique, nostalgique, Christophe Crépin, porte-parole du syndicat UNSA Police. C’est une relation de mimétisme. » Dans un entretien à la revue Charles, en juin 2013, Charb l’évoquait avec humour : « Des fois, je finis par me demander si ce n’est pas moi qui bosse dans la police, et eux qui vont à Charlie Hebdo. »

Le 7 janvier, Franck Brinsolaro est mort en service. « Il est mort pour la liberté de la presse », a dit sa femme. Sur les pancartes dimanche, on pouvait lire  côte à côte les slogans « Je suis Charlie » et « Je suis flic ». »

 

 

Source : LeMonde – article écrit par Laure Mentzel le 15 janvier 2015

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Franck Brinsolaro, un héros si discret

Fabien : 17 janvier 2015 21 h 08 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« Il était le mari d’Ingrid, collaboratrice de Publihebdos*. Franck Brinsolaro, policier, était aux côtés de de Charb, le directeur de Charlie Hebdo quand les terroristes ont tiré.

Aux confins de l’Eure, dans un corps de ferme en cours de rénovation, Ingrid Brinsolaro, Ambre et Arnaud, témoins de son mariage sont assis autour de la table basse du salon. Ils profitent de la chaleur réconfortante d’un feu de cheminée.

Un peu de chaleur pour apaiser la douleur. Les mots s’égrènent, choisis avec soin, entrecoupés de silences, de larmes contenues et égayés de sourires à l’évocation d’un souvenir heureux.

Dans leur cœur : Franck Brinsolaro. Franck, tout comme 11 autres victimes, est tombé sous les balles de deux terroristes islamistes mercredi 7 janvier, lors de l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris. Dimanche 11 janvier, au moment où les Français se sont rassemblés massivement pour dire non à la barbarie, Franck aurait eu 49 ans.

Il était marié depuis trois ans avec Ingrid, rédactrice en chef de l’Éveil Normand. Entre le sous-brigadier toulonnais, spécialiste de la protection rapprochée et la journaliste passionnée, venue de Camargue, ce fut le coup de foudre.

May, 13 mois, est née de leur amour. Franck était aussi le père de Kévin, un jeune homme de 25 ans, fruit d’une autre union. Ingrid est également la maman de Lucas, un petit garçon de 9 ans.

Ce samedi 10 janvier, Ingrid évoque d’une voix étranglée par l’émotion son compagnon. Dans la vie,  « c’était quelqu’un de très discret, de très raffiné, de précis et de minutieux ».

Dans l’intimité, « c’était un très bon père. Franck aimait beaucoup, par exemple, faire la sieste avec sa petite May sur les genoux ».
Cette maison  en Normandie, rebâtie de ses mains, il l’a voulait éloignée de l’agitation urbaine. Un havre de paix à l’abri d’une vie trépidante.

A moins de cinq ans de la retraite, Franck aspirait à lever le pied. Il consacrait son temps libre à sa femme, sa fille et à aménager leur refuge.

« Nous adorions chiner, se souvient Ingrid. Il décorait la maison avec des objets de récup ». Nous voulions vieillir ensemble ici. »

 

Un de ses derniers coup de cœur : une cuve à vin dénichée pour la transformer en bain nordique dans le jardin.
Franck avait derrière lui 30 ans de carrière dans la police. Trente années à sillonner les points chauds de la planète : Liban, Bosnie, ou encore en Afrique où il a été blessé par balles.

Ce fut encore la violence lors d’un poste au Cambodge. Franck était policier à l’ambassade de France, lorsqu’un coup d’État a éclaté en juillet 1998. Christiane Le Lidec, femme de l’ambassadeur Gildas Le Lidec, alors en poste dans ce pays d’Asie du Sud-Est, témoigne de l’immense courage et du professionnalisme” de Franck quand l’ambassade a été prise sous le feu de deux camps rivaux.

Avec ses collègues policiers, il a ensuite permis l’exfiltration d’une trentaine de personnes.
Franck a également été le garde du corps, “l’épaule”, comme on dit dans le jargon policier, de Bernard Bajolet l’ambassadeur de France à Kaboul en Afghanistan entre 2011 et 2013.

Contacté par l’Éveil Normand, Cyril, un collègue de Franck à Kaboul se remémore un homme “d’un calme absolu quelle que soit la situation. Il a risqué sa vie plusieurs fois. L’ambassade de France est située tout près du palais présidentiel et de l’ambassade américaine. Lors d’attaques, elle est de fait très exposée”.

Les souvenirs continuent d’affluer. Il reprend : “En Afghanistan, Franck était préparé et solidement armé pour faire face aux situations les plus dangereuses… En France, il n’était pas aussi équipé mais, le connaissant, je suis certain qu’il a tout fait pour s’interposer… ”.
Le mari d’Ingrid parlait peu de son travail. Devoir de réserve oblige. Une façon de protéger ses proches aussi.

“Ce n’était pas un grand bavard. Il avait de l’humour. Peut-être pas aussi décalé que celui de Charb (le directeur de publication de Charlie Hebdo qu’il protégeait), mais c’était tout en finesse.”

Ambre évoque spontanément son “aura”, sa présence “rassurante”, “sa loyauté” et “sa fidélité ”. A ses côtés, un collègue de Franck au Service de Protection des Hautes Personnalités affirme que “pas un seul des membres du service n’a fait le dixième de ce qu’il a réalisé.”

 

Lors du grand rassemblement de dimanche dernier à Paris, tous les collègues de Franck ont défilé avec Ingrid. Depuis mercredi 7 janvier et l’annonce de la terrible nouvelle, des dizaines de messages de sympathie affluent sur le mail, le portable de notre collègue et à la rédaction de l’Éveil Normand.

Des rassemblements en son hommage et aux autres victimes ont eu lieu un peu partout en Normandie, dont deux très émouvants à Bernay et Pont-Audemer. Entre deux souvenirs, le téléphone sonne. A l’autre bout du fil : le Président de la République François Hollande.

Le mercredi précédent, quelques heures après le drame, la jeune femme a été conduite à Paris pour y rencontrer Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur et Manuel Valls, le Premier ministre. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a annoncé à Ingrid que Franck Brinsolaro aurait la légion d’honneur.

Franck Brinsolaro ne recherchait pas les honneurs. Il aimait le travail bien fait et prendre soin des personnes chéries. Tout humblement. Il est tard, au coin de la cheminée. Alors que les grands évoquent son père, la petite May réclame sa maman pour aller se coucher. Tout simplement.

 

* Ingrid Brinsolaro est rédactrice en chef de l’Eveil Normand, à Bernay, un  journal du groupe Publihebdos auquel appartient L’Hebdo de Sèvre et Maine. Franck Brinsolaro a été inhumé ce jeudi. Les journalistes présents à la cérémonie ont été invités à lever leur carte de presse en criant “Liberté”. »

 

Source : lhebdodesevreetmaine.fr – article écrit par J.M le 15 janvier 2015

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Suicide d’un policier de la protection rapprochée de Bernadette Chirac

Fabien : 2 décembre 2014 20 h 55 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« Le geste du brigadier-chef serait dû à des difficultés conjugales, mais les syndicats dénoncent aussi la charge de travail au sein de son service.

Un brigadier-chef âgé de 50 ans membre du Service de la protection (SDLP, ex-SPHP) s’est suicidé lundi à son domicile des Yvelines à l’aide de son arme de service. Il aurait laissé une lettre expliquant son geste fatal. Selon des informations recueillies auprès de l’administration, le facteur déclencheur serait lié à une séparation conjugale difficile. Il était affecté à la protection rapprochée de Bernadette Chirac , épouse de l’ex-président Jacques Chirac. L’ancien chef de l’État bénéficie d’une équipe de trois policiers chargés de sa sécurité.

C’est le cinquante-deuxième fonctionnaire de police qui met fin à ses jours depuis le début de l’année. « Cela prouve, si besoin est, que le métier de policier est différent des autres et que nos politiques doivent enfin en tenir compte pour voir à quel point la tension dans le métier a des conséquences sur la vie personnelle lorsqu’elle traverse un moment de faiblesse ! » a commenté Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du SCSI, le syndicat majoritaire chez les officiers.

Protections de complaisance

Plusieurs représentants syndicaux dénoncent depuis plusieurs mois l’accroissement de la charge de travail au sein de l’ex-Service de protection des hautes personnalités. En cause, les protections de complaisance directement accordées par le cabinet du ministre de l’Intérieur sans respecter la procédure habituelle.

Ainsi, pour la protection des journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) n’a pas eu à mesurer le niveau de la menace dont ils feraient l’objet. Selon une échelle allant de 1 – très forte menace – à 4 – menace faible -, l’Uclat détermine le niveau de protection d’une cible. On estime à près de 20 % les protections de complaisance sur les 130 personnalités bénéficiant d’une protection rapprochée de la part du ministère de l’Intérieur. »

Source : LePoint.fr – article écrit par Aziz Zemouri le 02 décembre 2014

Photo © Valérie Hache/AFP

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Guerre des chefs à la sécurité de l’Elysée

Fabien : 1 décembre 2014 20 h 35 min : ACTUALITES, Coupures de presse – SPHP

« Le numéro 2 du GSPR, le lieutenant-colonel Arnaud Chevreul, devrait prochainement quitter son poste, ses relations avec la commissaire Sophie Hatt, chef du service de protection de la présidence, étant exécrables. 

Ambiance tendue au GSPR, le Groupe de la Sécurité de la Présidence de la Répulique, une unité d’une soixantaine d’officiers de sécurité, composée à parité de policiers et de gendarmes. Selon des sources concordantes, le numéro 2, le lieutenant-colonel Arnaud Chevreul, un ancien du GIGN, doit prochainement quitter ses fonctions pour être détaché au sein d’une grande entreprise. Il avait un temps été pressenti pour succéder à la commissaire de police Sophie Hatt  à la tête du service.

Ce départ programmé est la conséquence des relations exécrables qu’entretiennent les deux responsables du GSPR, sur fond de mises en cause répétées  de la compétence de la hiérarchie dans la presse. Depuis quelques mois, Sophie Hatt avait marginalisé son adjoint.

Bientôt un gendarme à la tête du GSPR?

Tout n’est pas réglé pour autant. Une règle non écrite, datant du début du quinquennat de François Hollande, prévoit en effet que le poste de chef du GSPR revienne aux gendarmes à mi-mandat. Ce terme est dépassé. La commissaire Hatt estime ne pas avoir démérité depuis sa nomination en juin 2012. C’est pourquoi, avant de quitter l’Elysée, elle exige de la direction générale de la police nationale un poste à la hauteur de son investissement auprès du Président pendant les deux ans et demi écoulés. « 

Source : L’express.fr – article écrit le 25 novembre 2014 par Eric Pelletier

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