SPHP – Coupures de presse


Des dispositifs sophistiqués

Fabien : 11 janvier 2013 21 h 00 min : Coupures de presse – SPHP

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« Le service de protection des hautes personnalités (SPHP) compte environ 700 policiers. Il est divisé en plusieurs unités dont le groupement de sécurité de la présidence de la république (GSPR) fondé en 1983 qui, comme son nom l’indique, est dévolu à la protection du locataire de l’Elysée. Composé d’environ 80 fonctionnaires, le GSPR va être désormais dirigé par une femme, la commissaire Sophie Hatt et les gendarmes, exclus du dispositif à l’époque de Nicolas Sarkozy, pourraient être prochainement réintégrés.

Les autres services sont affectés auprès des hautes personnalités françaises, comme les ministres ou ancien ministres, des hautes personnalités étrangères, comme certains chefs d’Etat en visite en France ou leurs proches et des personnalités menacées qui peuvent être des magistrats, des hautsfonctionnaires mais aussi des écrivains et journalistes visés par une menace précise.

Le SPHP compte aussi deux antennes à Strasbourg (Bas-Rhin), qui gère la sécurité auprès du Parlement européen, et en Corse où des renforts permanents sont affectés à la sécurité de certains élus et des préfets.

Tous les fonctionnaires du SPHP sont soumis à des tests psychotechniques, des entretiens individuels, ainsi que des épreuves physiques et de tirs. « Ce sont aussi des hommes discrets sans états d’âme, des hommes de confiance », souligne un ancien responsable du service. »

 

Source : Le Parisien.fr – article du 31 mai 2012

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« Je n’ai jamais été un fan de cette protection » LAURENT WAUQUIEZ ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 52 min : Coupures de presse – SPHP

« La protection rapprochée, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Laurent Wauquiez (UMP) n’en a « jamais été un grand fan ». En tant que ministre dit « de base », deux officiers du SPHP (service de protection des hautes personnalités) lui avaient été attribués en 2007.

Ils se relayaient à tour de rôle. Hasard des affectations, l’un d’eux, membre du Raid, avait œuvré auprès de l’ancien ministre  socialiste Daniel Vaillant, l’autre avait été en poste au Liban. Ils l’ont suivi cinq ans, au point de nouer « de vrais liens d’amitié et d’estime ». « Ils m’ont été fidèles et moi aussi, glisse Wauquiez. Ce sont de vrais pros, j’ai beaucoup de respect pour eux. »

L’ancien ministre s’était fixé une ligne : « Dans mes fonctions officielles, j’y avais toujours recours. Mais chez moi, en Haute-Loire, en privé, j’ai toujours refusé. C’est la séparation que j’ai faite. Quand c’est le boulot, c’est le boulot. Sinon, il n’y avait pas de raison de les embêter. » Y compris lorsque les choses se sont corsées dans son fief du Puy-en-Velay quand un déséquilibré lui a envoyé des messages de menaces. Il n’a pas changé ses habitudes.

Ils ont dû composer

Dans ses fonctions publiques, l’ex-secrétaire d’Etat à l’Emploi les avait aussi prévenus qu’il tenait à rester « au contact, y compris quand il y avait des discussions un peu sportives sur l’emploi avec des syndicats. Ils considéraient que ce n’était pas très orthodoxe mais ils ont respecté mon choix ».

Nicolas Sarkozy était, sur ce point, assez paternaliste avec ses ministres. Benoist Apparu et Frédéric Mitterrand avaient ainsi été priés par l’ex-président de ranger leur scooter au garage! « Il faut être lucide. La ligne forte de différence pour moi, c’est vie privée, vie officielle. Quand on est ministre, il ne faut pas faire le guignol, on a des responsabilités. Ça ne sert à rien de faire dans le gadget », juge Wauquiez. Les deux officiers du SPHP ont toutefois dû composer avec ce jeune ministre qui circulait parfois à vélo dans Paris. « Une fois, je me suis cassé le bras. Il n’y avait pas mort d’homme. Ils ont été cool. » Marathonien, Wauquiez les emmenait aussi faire de la course. « Ils trouvaient que je courais un peu trop vite! » sourit-il. »

Source : Le Parisien – article du 31 mai 2012

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Chiffres clés

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 45 min : Coupures de presse – SPHP

« Le service de protection des hautes personnalités (SPHP) protège environ une centaine de personnalités en France.

Le chiffre est censé évoluer, puisque certaines personnes disposent d’une escorte adaptée à une menace ponctuelle. En revanche, les personnalités institutionnelles, comme le président de la République, le Premier ministre et le gouvernement ainsi que les présidents des deux Assemblées, sont constamment escortées.

Selon une étude relayée dans un rapport de la Cour des comptes en 2010, le coût moyen d’une protection institutionnelle ou gouvernementale est évalué entre 66000 € et 71000 € par an.

La protection d’une personnalité civile est, elle, chiffrée à un peu plus de 173000 €. Une grande partie de la charge financière est liée aux différents frais de missions (transport, hébergement…). »

 

Source : Le Parisien.fr – article du 31 mai 2012

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Train ou avion ? La sécurité des déplacements du président en question

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 40 min : Coupures de presse – SPHP

«  »Présidence normale » ou simple coup de communication ? En prenant le train pour se rendre mercredi au sommet de Bruxelles,François Hollande a surpris les voyageurs et suscité le scepticisme des experts, qui soulignent les contraintes pour assurer la sécurité du chef de l’Etat.
Pour le président Hollande, il s’agit de donner l’exemple. La charte de déontologie que les ministres ont dû signer à leur prise de fonction les encourage à prendre le train pour certains déplacements, et non l’avion.

François Hollande l’a donc joué modeste en embarquant dans un Thalys en direction de Bruxelles. Comme il demande désormais à son chauffeur de s’arrêter aux feux rouges pour ne pas gêner la circulation.
Effet garanti sur les quais de la gare du Nord, où le président s’est offert un petit bain de foule avant d’aller plancher sur l’avenir de l’euro.
« Aucun dispositif particulier » n’avait été mis en oeuvre, souligne-t-on de source ferroviaire, et la SNCF avait juste été prévenue de l’arrivée d’une vingtaine de personnalités se rendant à Bruxelles.

Pas de rame réservée non plus, M. Hollande qui était accompagné du chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s’est assis avec les autres voyageurs. Tard dans la nuit, il a ensuite regagné Paris en voiture.
« Aucun avion » n’était mobilisé pour le voyage, indique-t-on également à l’Elysée. « La sécurité du président est assurée par le GSPR (le Groupe de sécurité de la présidence de la République). Toutes les conditions sont remplies, nous ne les détaillons pas par mesure de sécurité », souligne-t-on.
Mais les professionnels du secteur s’interrogent sur les risques pour la sécurité du chef de l’Etat et les économies effectivement réalisées par rapport à un voyage en avion.
« Pas très professionnel » de la part du président de la République, a lancé jeudi Henri Guaino, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, pour qui prendre le train « ça coûte plus cher, c’est compliqué », « pas raisonnable ».
Alors, train ou avion ? Les spécialistes de la protection sont réservés.

« Le train au lieu de l’avion, ce n’est pas a priori une solution économique », souligne l’un d’eux sous couvert de l’anonymat : « les préfets des départements traversés par le train ne font pas d’économie sur la sécurité et vont faire garder les ponts et organiser des patrouilles de policiers ou de gendarmes ».
Pour le président de la République et le Premier ministre, « il faut respecter le principe de la continuité de l’Etat », explique-t-on dans l’entourage d’un ancien chef du gouvernement. Les services de sécurité doivent s’assurer qu’ils peuvent regagner Paris à tout moment et ne soient pas bloqués quelque part.
Jusqu’à présent, la règle a toujours été que quel que soit le moyen de transport choisi par le chef de l’Etat il y avait « forcément un avion suivant à vide, au cas où », souligne-t-on. Ce qui fait grimper la facture.

Mercredi, le président Hollande a surpris tout le monde en optant pour le train. Mais s’il devait multiplier ce genre de déplacements, les services de sécurité devraient renforcer la protection. Avec périmètre de sécurité, passage des chiens du déminage dans le train…
« Le train pris au dernier moment sans prévenir la presse peut revenir moins cher, mais reste aléatoire au niveau de la sécurité », résume un spécialiste.
La France est par ailleurs en alerte Vigipirate « rouge » et des règles doivent être appliquées, pour la sécurité du chef de l’Etat, comme celle des voyageurs. »

 

Source : Le Parisien.fr – article du 24 mai 2012

 

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Compliqué de protéger des ministres «normaux»

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 39 min : Coupures de presse – SPHP

« Bains de foule du nouveau président de la République, déplacements en RER ou à vélo de certains ministres… La protection effectuée par les services de police spécialisés tourne au casse-tête.

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Normalité et simplicité riment-elles avec sécurité? C’est l’équation que tentent de résoudre en ce moment les policiers chargés de protéger le nouveau président de la République et les membres de son gouvernement.

Le déplacement de François Hollande la semaine dernière à Bruxelles en TGV avec un retour en voiture dans la nuit a fait jaser. Cependant, au-delà de la polémique née de la volonté affichée de réduire le train de vie de l’Etat, le mode de transport choisi par le président pose des questions en termes de sécurité.

Des cibles potentielles

« Il y a clairement une volonté de se démarquer des méthodes de Nicolas Sarkozy, dont les déplacements étaient très sécurisés avec une véritable bulle pour le protéger », analyse un policier spécialisé. Désireux de s’offrir des bains de foule parfois improvisés et de marquer sa proximité vis-à-vis des Français, François Hollande se met-il en danger? « Que le président se déplace en train ou en avion n’est pas un problème, qu’il décide de traverser la gare du Nord non plus, analyse Eric Stemmelen, ex-policier du service de protection des hautes personnalités (SPHP). Ce qui est important, c’est le placement des agents. Et, surtout, il faut rester imprévisible. Si chaque déplacement en train fait l’objet d’une annonce ou si ce mode de transport devient la norme, on s’expose au risque de voir des manifestations s’organiser. »

Au cours de la campagne, François Hollande, déjà protégé, a quand même été victime d’un enfarinage. Nicolas Sarkozy avait aussi été agressé en 2011 lors d’un déplacement près d’Agen et personne n’a oublié le 14 juillet 2002, lorsque Jacques Chirac a été pris pour cible par Maxime Brunerie.

« Quel que soit leur degré de popularité, les chefs d’Etat et leurs ministres sont des cibles potentielles, analyse un ancien du SPHP. On peut comprendre que François Hollande et son gouvernement souhaitent changer les pratiques, mais les seuls habilités à faire de la sécurité ce sont les professionnels, donc les policiers. La protection, ce n’est pas une posture. Et ceux qui veulent s’affranchir de ces règles se mettent en danger. »

 

Source : Le Parisien.fr – article du 31 mai 2012

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Hollande, le président «normal» confronté aux exigences de sécurité

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 30 min : Coupures de presse – SPHP

 Avant son investiture le 15 mai, François Hollande va devoir réfléchir à la composition de sa protection rapprochée.

« Il signe des autographes, serre des mains et embrasse des enfants, s’arrête pour discuter avec des badauds dans la rue… Depuis son élection, dimanche 6 mai, François Hollande affiche sa volonté de rester un président «normal», quitte à donner des sueurs froides aux services de sécurité. Le socialiste pourra-t-il comme il le souhaite continuer à mener une vie simple et sans apparat, une pratique courante pour d’autres dirigeants européens, mais si loin des habitudes de la France, où le pouvoir politique est sacralisé?

Il veut avant tout réussir son début de mandat.

 Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, est resté prisonnier pendant cinq ans de l’image laissée juste après son élection, celle d’un «président des riches», qui avait fêté son élection au Fouquet’s, puis séjourné sur le yacht de son ami le milliardaire Vincent Bolloré. Dès qu’il sera investi président de la République, le 15 mai, le nouveau chef de l’Etat va néanmoins vite devoir composer avec les exigences de sa sécurité.

Où le couple présidentiel habitera-t-il ?

Depuis son élection dimanche soir, photographes et cameramen campent en bas de l’immeuble du XVe arrondissement de Paris où le nouveau président vit avec sa compagne Valérie Trierweiler. A plusieurs reprises, le nouveau couple présidentiel a exprimé son souhait de continuer à habiter l’appartement de location qu’il occupe depuis cinq ans. «J’y ai mes habitudes: restaurant, boulanger, voisins… J’y suis chez moi», a confié François Hollande, qui aime faire lui-même ses courses.

Les services de sécurité n’ont pas caché qu’il ne leur apparaît pas possible de garantir sa sécurité dans cet appartement. En cause : les baies vitrées et les nombreuses allées et venues dans cette grande copropriété. Résultat, le palais présidentiel, rue du Faubourg-Saint-Honoré, pourrait bien accueillir, au moins provisoirement, le couple présidentiel. La solennité des appartements de l’Elysée, malcommodes, ne plaisait déjà guère à Nicolas Sarkozy qui leur préférait la maison de son épouse Carla Bruni dans le très chic XVIe arrondissement.

Un dispositif de sécurité rapprochée renforcé

La protection de François Hollande est pour l’instant assurée par une équipe d’une dizaine de policiers, mais, dès son entrée en fonction, le dispositif sera renforcé. Reprendra-t-il celui de Nicolas Sarkozy, qui comptait en tout une centaine de policiers ?

Depuis 2007, la protection du locataire de l’Elysée est assurée par les policiers du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). La mission de cette centaine d’anciens du Raid et du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) : ne pas lâcher d’une semelle le président et ses proches. « Les candidats n’aiment pas une présence trop massive et trop rapprochée de policiers, cela nuit à leur image, mais il faut parfois leur imposer nos méthodes et bien répartir les rôles entre policiers et gardes du corps privés », expliquait au Parisien un agent du SPHP au lendemain du copieux enfarinage dont a été victime François Hollande.

    VIDEO. François Hollande enfariné

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Nicolas Sarkozy agressé lors d'un bain de foule dans le Lot-et-Garonne

Source : Le Parisien.fr - article du 10 mai 2012

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Une nouvelle vie sous haute protection pour Hollande

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 20 min : Coupures de presse – SPHP

« Pendant la campagne, François Hollande s’est présenté sous les traits d’un « président normal » en contact direct avec les Français. Mais il devra se plier au protocole de sécurité propre au chef d’état.

France's newly-elected President Francois Hollande arrives at his campaign headquarters in Paris

La question de la protection rapprochée de François Hollande figure parmi les priorités qui doivent être réglées avant l’investiture du 15 mai. En relation avec le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), chargé sous l’autorité du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) de la protection des chefs de l’État, le nouveau président élu va devoir organiser son dispositif de protection. Il peut choisir le nombre de policiers qui le surveilleront: ils étaient 60 sous l’ère de Jacques Chirac, plus de 100 avec Nicolas Sarkozy. Son entourage précise lundi que cette question sera tranchée dans les prochains jours.

Le chef de l’État a un droit de regard sur son dispositif de protection, qui est en perpétuelle évolution. En 2007, Nicolas Sarkozy avait par exemple choisi de se débarrasser de tous les gendarmes qui faisaient jusqu’alors partie du GSPR, les remplaçant par des policiers, jugés plus efficaces. Que va décider François Hollande, qui, il y a moins d’un an, circulait encore en scooter dans les rues de Paris? «Il est le maître dans la négociation et décide de sa liberté de mouvement, contrairement au président américain, qui doit se plier aux exigences des services de sécurité, indique Philippe Durant, auteur d’un ouvragesur la protection des hautes personnalités. Mais il ne peut pas interdire l’indispensable bulle de protection qui entoure un chef de l’État.»

Pendant la campagne, François Hollande s’est présenté sous les traits d’un «président normal» en contact direct avec les Français, multipliant les bains de foule. Mais le candidat socialiste, enfariné lors d’une réunion publique, a aussi pris conscience des risques liés à la fonction présidentielle. À la suite de cet incident, il était suivi en permanence par une quinzaine de gardes du corps armés du SPHP. «Il arrive au pouvoir en sachant que la moitié des Français ne l’aiment pas et qu’il représente une cible de choix pour les terroristes et les déséquilibrés mentaux. Lors des grands événements, surtout en plein air, il sera surveillé de près», note Philippe Durant. Tireurs d’élite sur les toits des bâtiments, unités d’appoint munies d’armes lourdes, mallette en kevlar pare-balles… Le GSPR dispose d’un véritable arsenal pour assurer sa mission.

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Source : Le Figaro.fr – article du 07 mai 2012

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Au coeur du SPHP

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 15 min : Coupures de presse – SPHP

« Depuis près de 80 ans, les officiers du Service de protection des hautes personnalités sont affectés à la protection des dirigeants, en France comme à l’étranger. Une profession née dans un climat de tensions et qui demande beaucoup de sang-froid…

Meetings, sommets internationaux, bains de foule, rien de ce qui est politique n’est étranger aux hommes de l’élite de la police. Mais alors quelle est leur mission ? Quelles sont les conditions requises pour accéder à cette formation? Explications.

Le SPHP est né dans un climat de tensions

En effet, le 9 octobre 1934, alors que le roi Alexandre 1er de Yougoslavie était en visite officielle sur le territoire français, son cortège est pris pour cible de plusieurs coups de feu. Le roi s’écroule dans les rues de Marseille, abattu par un terroriste croate. Dans cette fusillade il ne fût pas le seul touché. Le ministre français des Affaires étrangères, Louis Barthou, qui était venu l’accueillir à la descente du bateau, est mortellement blessé dans l’attentat. C’est cet événement dramatique qui mit en lumière la nécessité d’instaurer un service de police spécialisé, chargé de la protection des hauts dirigeants.

Les missions du SPHP

Les officiers du SPHP ont une double mission : d’une part il assurent un service de protection rapprochée des hauts dirigeants français et étrangers, d’autre part, ils escortent le président de la République dans ses déplacements à l’étranger.

Une formation exigeante

Pour intégrer le SPHP il faut non seulement être doté d’aptitudes physiques mais aussi psychiques. Ainsi chaque nouvelle recrue doit se soumettre à une batterie de tests : psychologiques, linguistiques, physiques…Une fois le Service intégré, les candidats doivent suivre une formation de quatre semaines, destinée à leur apprendre les bases de la protection rapprochée, la conduite rapide de véhicules, la détection d’explosifs… Seuls les fonctionnaires réussissant les épreuves de sélection peuvent effectuer le stage de formation initiale. S’ils échouent, ils n’intégreront pas le Service. Rigueur, discipline, sens aigu de l’observation, pratique des arts martiaux et sang froid sont les qualités essentielles pour accéder à cette profession !

CV d’un gorille du SPHP

MISSIONS : organiser les cortèges officiels, reconnaître les itinéraires et les sites visités, établir les accréditations, sécuriser les moyens de transport. Gérer la presse et les invités, surveiller les résidences des hautes personnalités et assurer leur protection immédiate.

PROFIL : avoir au moins 3 ans d’expérience dans la Police nationale et valider des tests d’aptitude physique et psychologique (14 épreuves au total).

SEXE & ÂGE : de préférence masculin. Le service compte 760 policiers dont 40 femmes. Moyenne d’âge : 38 ans.

SIGNES PARTICULIERS: être doté de muscles, mais aussi d’un sens aigu du protocole.

ARSENAL : une arme ; une matraque télescopique de poche ; une mallette en kevlar qui, une fois ouverte, se transforme en bouclier ainsi que des parapluies blindés ! »

 

Source : Réponse à tout.com – article du 14 avril 2012

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Trois extraits chocs du livre

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 10 min : Coupures de presse – SPHP

« Le petit malaise de Sarkozy

[26 juillet 2009, Nicolas Sarkozy fait un malaise après son jogging, dans la résidence d’Etat de la Lanterne. Alerté par un garde du corps, l’Elysée appelle le Samu. S’ensuit une grande confusion.] « Ce jour-là, croyant à une mauvaise blague, celui qui a décroché a reposé le combiné sans crier gare. Par acquit de conscience, quelqu’un qui avait entendu l’échange a tout de suite rappelé […] et enclenché la procédure d’urgence.

[Sur place, le médecin du Samu se heurte au médecin militaire.] Une certaine confusion s’ensuit : deux hélicoptères arrivent bientôt. Un du Samu Ile-de-France, l’autre de la sécurité civile. […] Des conciliabules s’engagent, car chacun veut avoir le privilège de prendre en charge le chef de l’Etat. […] Pourtant, il aurait été plus rapide de recourir à l’ambulance du Samu, la première sur place. Si le malade n’avait pas été président de la République, c’est ce qui se serait passé. Une heure et demie environ après que Nicolas Sarkozy se fut effondré, l’hélicoptère décolle enfin. A son bord, Michel Bénard, le commandant de police […] est effaré par le spectacle. Le président a les yeux révulsés. Un proche se souvient : Peu à peu; alors qu’il était dans les airs, Sarkozy a repris connaissance. Il a recouvré la parole, et s’étant ressaisi, il s’est mis à trépigner. Il assurait que tout allait bien et il voulait rentrer chez lui au lieu d’aller à l’hôpital. »

Le gros mensonge des Chirac

[2 septembre 2005, Jacques Chirac fait un accident vasculaire cérébral. Branle-bas de combat à l’Elysée.] « Le médecin-chef de l’Elysée organise — en liaison avec les Chirac mère et fille, cela va de soi — un transfert du président de la manière la moins repérable qui soit [dans un] un véhicule anonyme, banalisé. […] Chirac est conduit à l’hôpital sans voiture suiveuse. […] Le GSPR (NDLR : groupe de sécurité de la présidence de la République), d’habitude aux avant-postes est lui aussi tenu à l’écart. Le chef de l’Etat se retrouve donc à l’hôpital sans qu’aucune autorité de la République soit informée. [La famille Chirac convoque ensuite les médecins pour établir un communiqué.] La rencontre démarre très fort, Bernadette et Claude Chirac exigeant que l’on passe sous silence l’accident vasculaire cérébral du président. Devant la réserve exprimée par les médecins, elles finissent par reculer mais insistent pour que la description des symptômes de l’AVC soit fortement atténuée. Bernadette et Claude Chirac voulaient que les médecins mentent, révèle un témoin de ces tractations en coulisses. […] Le tout premier communiqué fait état d’un petit accident vasculaire sans indiquer qu’il est cérébral, ayant entraîné un léger trouble de la vision.Petit, léger, autant de bémols pour atténuer la force du propos. […] Il est également indiqué que cela devrait disparaître en quelques jours. Un pronostic digne de Madame Soleil! »

La fin de Mitterrand

[6 janvier 1996, François Mitterrand, à bout de forces, est cloué au lit par son cancer qui le ronge depuis 1981.] « Le dimanche matin, veille de sa mort, il a longuement vu Anne Pingeot. Puis il a fait venir tout le monde. Sa fin, il l’avait vraiment programmée, atteste Laurence Soudet, celle à qui il confia la garde de Mazarine, pendant la durée de sa présidence. […] Le 6 janvier, un lundi, à sa demande expresse, son calvaire fut abrégé. Une injection lui fut administrée par voie intraveineuse. Mon père n’a jamais dit : “Je vais faire comme ci, comme ça”, raconte Gilbert Mitterrand. Il n’y a qu’une personne qui sache ce qui s’est passé, mais elle ne dira rien. Elle nous a juste raconté que tout s’était déroulé paisiblement. Mon père voulait affronter la mort en face, conscient. Jusqu’au bout, il a voulu la dominer. » »

 

Source : Le Parisien – article du 10 avril 2012

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Les visites très préparées de François Hollande

Fabien : 11 janvier 2013 20 h 05 min : Coupures de presse – SPHP

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« Dans le jargon militant, on les appelle les « prec », pour « précurseurs ». Une petite équipe de trois personnes qui a la délicate mission de préparer chacun des déplacements de François Hollande, lui qui a promis d’« être aux côtés des Français » pendant sa campagne. Ce qui se traduit par au moins une visite sur le terrain chaque jour. Les clés de la réussite :

« Préparation, reconnaissance du terrain, adaptation », explique Philippe Bonnefoy, cadre du PS et prec depuis 1981!

Première étape, la conception.

En lien avec le candidat, la direction de campagne planche sur un lieu et un thème, puis fournit une version zéro d’un « déroulé » : heures, étapes, transports… Intervient ensuite la reconnaissance des lieux, en général deux ou trois jours avant le jour J. « On vérifie tout simplement que le déroulé tient bien la route », note Bonnefoy. Tous les détails comptent, notamment pour le choix du lieu de la prise de parole en plein air. A éviter absolument : le soleil de face, les pollutions sonores, l’exposition au vent qui décoiffe et le contraint à tenir ses feuilles… « Le but, c’est d’avoir la belle carte postale. » Autre souci majeur, la sécurité. Un membre du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) participe toujours à la reconnaissance du terrain pour vérifier les « voies d’extraction » en cas de danger et les points hauts où positionner des guetteurs. L’équipe veille aussi scrupuleusement à la composition du cortège officiel, en général trois voitures : une ouvreuse avec le militant « GPS » qui connaît le moindre chemin, la voiture du SPHP, puis celle du candidat, où les places s’arrachent à prix d’or. La hantise du prec? « Le marché avec des dizaines de journalistes et la vingtaine de militants dans des allées étroites : une galère », soupire Bonnefoy. Surtout avec un candidat grand spécialiste du contre-pied et des surprises de dernière minute. Exemple, samedi 24 mars, avec un petit détour non prévu (sans caméra ) par le marché d’Ajaccio et la Collectivité territoriale de Corse. « Il faut faire preuve de souplesse », reconnaît Bonnefoy. Et anticiper les éventuels pièges. Le prec a de l’avance sur la troupe et démine. Sur le marché de Bastia, un vendeur de crêpes à la châtaigne attendait Hollande de pied ferme. C’était un nationaliste… que le candidat a esquivé au dernier moment. »

Source : Le Parisien – article du 06 avril 2012

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