La BRI-BAC – Articles


ARMEMENT DE LA BRI-BAC

Fabien : 23 septembre 2014 18 h 00 min : Armement FIPN-SDLP, BRI-BAC - Articles

La BRI BAC (Brigade de Recherche et d’Intervention – Brigade Anti Commando) de la Préfecture de Paris (PP) utilise dans les années 80 le pistolet CZ 75 à coups en 9mm, le revolver Smith & Wesson modèle 13 en 3 pouces calibre 357 Magnum, le Manurhin MR73 en 4 pouces modèle Police remplacé en 1985 par le modèle 4 pouces Gendarmerie avec hausse micrométrique, et le minuscule Derringer à 2 coups en calibre 38 Spécial.
Les armes longues comprennent les pistolets mitrailleurs Uzi et HK MP5 en 9×19 , des carabines Ruger AMD en 5,56×45, des fusils à pompe calibre 12 Manufrance et Remington ainsi que des fusils de précision Steyrs SSG69 en 7,62×51.

Actuellement, la BRI BAC est équipée de l’armement traditionnel d’un groupe d’intervention moderne.
Chaque membre est doté de deux pistolets Glock (17 et 26) en 9 mm avec lampe Surfire ou Glock.

Le fonctionnaire de police peut utiliser selon les circonstances les armes collectives suivantes :

– fusil d’assaut HK G36 avec viseur holographique Eotech ou Aimpoint, Colt modèle 733
– pistolets mitrailleurs HK MP5 et Sig 540
– fusil calibre 12 à pompe Remington 870 Express
– le modèle italien Valtro à chargeur de 7 coups
– le semi-automatique Benelli M4
– fusil de précision en 7,62×51 PGM Ultima Ratio avec lunette Night Force et Blaser LRS2
– fusil HK G3 (Gewehr 3) en calibre 7,62×51 équipé d’un récupérateur d’étuis et utilisé essentiellement pour les tirs air-sol.
Le service dispose du lanceur 40 mm Brugger & Thomet, du Flash Ball Super-Pro et du pistolet à impulsion électrique Taser.

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LA BRI-BAC (Brigade de Recherche et d’Intervention – Brigade Anti Commando)

Fabien : 22 septembre 2014 17 h 25 min : BRI-BAC - Articles, Présentation FIPN-SDLP

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En 1972, au lendemain de la prise d’otages sanglante des Jeux Olympiques de Munich, la Police Nationale décide de se doter des moyens de faire obstacle aux preneurs d’otages.

Est alors mis sur pied le GIPN de Marseille et au sein de la Préfecture de Police de Paris, la Brigade Anti-Commando. Celle-ci n’existe pas en tant que service propre. Elle n’est constituée et activée qu’à l’occasion d’événements particuliers, et dispose dans un premier temps d’une compétence territoriale élargie.
Son noyau, c’est la Brigade de Recherche et d’Intervention, et le chef de la BRI en assure le commandement.
Habitués au travail en équipe, familiers des missions à risques, et rompus au comportement des malfaiteurs, ses enquêteurs sont renforcés par une vingtaine de moniteurs de la Police Parisienne en tenue, possédant un haut niveau sportif et spécialistes des sports de combat.

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La BRI est également soutenue par les spécialistes de la « Brigade des gazé de la Direction des Services Techniques de la Préfecture de Paris (PP), entraînés à intervenir sur des forcenés au moyen de produits incapacitants.
Dotée de voitures puissantes et d’un armement moderne, la Brigade Anti-Commando affronte des situations de crise sur l’ensemble du territoire national, voire à l’étranger, dans les lieux les plus divers (banques, ambassades, avions, domiciles…). En 1973, elle est à Brest, pour libérer un couple de personnes âgées pris en otage par un duo de braqueurs, l’année suivante elle se rend à La Haye, pour résoudre la prise d’otages terroriste du personnel de l’ambassade de France.
Sous la responsabilité du chef de la BRI, la BAC est engagée par le Directeur de la Police Judiciaire, à la demande du Préfet de Police pour prendre en compte une situation de crise aigüe, qui nécessite la mise en œuvre de techniques et de moyens particuliers.

L’effectif théorique de la BAC est d’environ 70 policiers.
La Brigade d’Intervention de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation ainsi que la CAT (Cellule Assistance Technique) mettent à disposition des spécialistes dont les compétences leur permettent d’intégrer la BAC en cas de nécessité.
La Direction de la Police Urbaine de Proximité fournit quant à elle les équipes cynophiles.

La BRI-BAC dispose depuis 1995 d’un véhicule d’intervention blindé, sur un projet original développé par la Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques de la PP.
Il est utilisé comme poste de commandement, comme transport de matériel sensible (armement, protections balistiques, matériels techniques…) et peut occasionnellement déposer un groupe d’intervention équipé sur un point potentiellement dangereux, sous protection de son imposant blindage.
La BAC dispose sur Paris des moyens de la Brigade Fluviale de la Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques lors d’interventions sur la Seine qui nécessiteraient d’aborder un bateau. Cette direction peut mettre à profit plusieurs hélicoptères à disposition de la BAC pour ses interventions.
La Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques dispose comprend d’autres services qui disposent de moyens techniques particuliers ou sont susceptibles d’en créer selon les besoins (conception et fabrication de matériel, groupes d’éclairage, pc mobiles…).

La BRI-BAC est composée, comme le veut tout groupe d’intervention, de groupes d’assaut, de maître-chien, de tireurs haute précision, de groupe d’effraction, de négociateurs, groupe varappe, groupe NRBC.

 

 

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Libération d’otages simulée au coeur de Paris

Fabien : 12 mars 2014 9 h 57 min : BRI-BAC - Articles, La BRI-BAC

« Le samedi 6 octobre 2012, la préfecture de police de Paris ouvrait ses portes dans le cadre de l’édition 2012 de la Journée de la sécurité intérieure.

Au titre des différentes démonstrations figurait la  simulation d’un scénario de libération d’otages par la brigade de recherche et d’intervention (BRI), une des composantes de la Force d’intervention de la police nationale (FIPN), qui regroupe le RAID, le GIPN et la BRI.

La BRI, qui dépend de la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) de Paris,  est composée d’une cinquantaine de policiers très entraînés dont les missions très variées  vont de l’enquête (surveillance, filature…) à l’intervention. La Brigade peut aussi venir en support d’autres services de police, notamment pour l’interpellation de malfaiteurs à leur domicile.Le recrutement est, comme pour les autres services de polices spécialisées, très sélectif.

Beaucoup de candidats et peu d’élus.

Une première sélection est faite sur dossier, 20% des dossiers sont retenus, puis, des épreuves physiques, des tests psychologiques et une immersion finiront d’achever la sélection.Au final, ce sont 4 à 5% des candidats qui sont effectivement retenus pour intégrer la BRI, et ce pour une durée de 3 ans.

Compétente sur Paris, la BRI s’entraîne notamment sur la Seine, dans le métro ou encore dans des lieux plus insolites comme la Tour Eiffel. »

Source et photo : Newsimages.fr – article écrit le 06 octobre 2012

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En immersion avec la Brigade d’Intervention

Fabien : 17 août 2013 11 h 56 min : BRI-BAC - Articles, En immersion

Les services d’intervention de la police nationale comme le RAID et les GIPN sont très médiatisés, nombre de reportages leur sont consacrés.  La BAC (Brigade Anti-Commando) est formée de la BRI et de la B.I. Tous ces groupes font partie intra-sec de la FIPN (Force d’Intervention de la Police Nationale, créée en décembre 2009).

La BRI, dont l’affaire la plus connue est la  neutralisation définitive de Mesrine,  est spécialisée dans la  Police Judiciaire (filatures, interpellations d’individus liés au grand banditisme..). Cependant, lorsque une situation dépassant les compétences des policiers  de la Sécurité Publique, comme une prise d’otage, un forcené ou interpellations d’individus dangereux, il est fait appel, sur Paris, à la BAC.

La B.I est un service  peu connue du public.

J’avais lu un article de ce service dans le magazine « Police Pro » et sur le site de la PP mais peu de choses filtraient sur la B.I.

TMC a diffusé, il y a quelques mois, un documentaire sur  la B.I dans lequel les journalistes présentaient la B.I comme un groupe d’intervention, avec l’équipement et l’armement typique FIPN.

Un officier ayant appartenu au GIPN de Nice et au RAID avait pris le troisième poste d’officier du service. Pour certains, cet officier surnommé « Kato » a  apporté beaucoup de choses, de par ses compétences et son expérience en intervention, au service.

J’ai pris mes informations et j’ai été mis en contact avec deux policiers du service, X. et Daniel.

Le contact, très facile avec ses deux policiers m’a beaucoup aidé ;  Je leur ai parlé du site et leur ai exposé mon idée : une journée en immersion avec la B.I et faire connaître, avec ma faible participation, aux curieux.

Après avoir eu l’autorisation du commandant d’unité, une date a été fixé.

Le jour J,  je me rends à la B.I où je suis pris en compte par « Kato » qui me montre les locaux (salle de sport,  salle de briefing / équipement du personnel, bureau des officiers, etc.).

Je profite de ce moment pour l’interviewer dans son bureau.

Nous faisons une interview rapide parce que Daniel a organisé une simulation de prise d’otage non loin du site. J’assiste au briefing et commence à faire quelques photos.

X .  m’explique les missions et les impératifs du service dans le véhicule qui nous amène sur le lieu d’entrainement. Une fois sur place, les équipes se forment : négociateur, équipes d’assaut, varappeurs, maitre-chien avec son malinois et le binôme de sniper dont X. fait partie.

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C’est avec lui que je reste au départ. J’assiste à sa mise en place, à son installation sur un point haut , au camouflage du binôme pour se fondre dans l’environnement. Les snipers s’échangent les informations : angle, vision, armement du forcené…

Je quitte le binôme de snipers pour aller voir  le pool de varappeur et le maître-chien qui installe les cordes pour descendre en rappel et rejoindre  l’étage où se trouve l’équipe d’assaut.

« Kato », sur place avec les varappeurs, donnent ses instructions.

Je me déplace en continuant à prendre des photos et  assiste à la descente en rappel du chien.

Le malinois est récupéré au sol par son maître qui l’attendait .

Le groupe d’assaut , face à la porte, entend le forcené. Ils négocient avec l’individu et après plusieurs échanges, sans résultat, les fonctionnaires de police donnent l’assaut.

Une fois l’intervention terminée, « Kato » réunit tous les policiers du service pour faire un débriefing sur place avant de regagner leur base.

C’est avec un immense plaisir que je repense à cette journée et à la rencontre de ces flics au grand cœur, qui n’ont pas hésité à m’accueillir et à me présenter leur travail, pour certains, leur passion.

Ils n’ont pas hésité à se dévoiler, à parler à cœur ouvert, à exposer les soucis qu’ils rencontrent dans leur travail, les missions difficiles, les blessures…

A n’en pas douter, la Brigade d’Intervention, au même titre que la BRI, le RAID et les GIPN, mérite amplement l’écusson de la FIPN.

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La BRI, le couteau suisse du 36

Fabien : 14 novembre 2012 20 h 14 min : BRI-BAC - Articles

 

« Créée en 194 pour juguler les équipes de braqueurs violents, la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Paris a ajouté, au fil des ans, de nouvelles cordes à son arc. C’est aujourd’hui un service de renseignement  et l’épine dorsale d’une force d’intervention aux ordres du préfet de police. Et avant tout, un service dans lequel il faut savoir tout faire. Ou presque.

 

Impossible d’éclairer  le côté obscur de la BRI, son travail de documentation opérationnelle  sur le grand banditisme. Un travail qui l’assimile à un véritable service de renseignement , avec lequel, d’ailleurs, la BRI partage quelques points communs (l’anonymat de ses effectifs, le recours aux écoutes administratives, une documentation très développée…). On  n’a jamais lu de reportage authentique sur le fonctionnement  d’un service de renseignement.

 

Impossible non plus de réduire la BRI  à une bande de cowboys enfouraillés, image longtemps cultivée et produite par la presse. Aujourd’hui, à l’heure où l’on crée des « compagnies », des « groupes » spécialisés souvent bien équipés en protection et en armement, la brigade antigang historique a perdu le caractère exotique qu’elle avait il y a encore dix ans.

Impossible , non plus, de limiter son image, à celui d’hommes en noir jaillissant du néant pour réduire un terroriste ou des criminels  chevronnés, car cela ne représente  qu’une part infime du temps de la brigade, même si les entraînements permettent ces interventions.

Non, tout cela est impossible, en fait, à raconter, pour des raisons de discrétion, pour des raisons de réalisme.

Par contre, le constat demeure : aucun autre service n’a réussi à concentrer en son sein une telle polyvalence mariant l’intervention et cette frange inédite du travail de police judiciaire.

Aucun autre service ne détient, non plus, un tel bilan, souvent ignoré.

Et aucun service, ne voit ses anciens « détonner » aussi fortement dans la suite de leur carrière.

 

Nous avons donc choisi de vous faire partager cet instantané d’une brigade emblématique du « 36 », ses évolutions, tout en vous faisant remonter aussi le temps, pour appréhender, sur des affaires réelles, le travail abattu t longtemps laissé dans l’ombre.

 

Première réalité : en 2008, la BRI a réalisé une soixantaine  d’assistances au profit des utres services de la DRPJ, selon Jean-Jacques Herlem, ancien patron de l’antigang, et actuellement  directer adjoint du « 36 ».

C’est une cadence énorme, si l’on considère  que chacune  de ces assistances est précédée systématiquement  d’une reconnaissance, notamment de la part du groupe effraction. C’est aussi  la traduction d’une volonté des services d’avoir recours à des fonctionnaires formés et équipés , « dès  qu’il existe un risque dans l’interpellation d’une ou plusieurs personnes » constate le directeur adjoint du « 36 ».

Cette assistance, qui a fluctué dans l’histoire de la brigade, est une vraie plus-value.

« L’intervention est complémentaire du travail sur les droits communs », ajoute Jean-Jacques Herlem.

L’une se nourrit de l’autre. Mi-janvier, en quelques jours, la BRI balaie l’essentiel e ces capacités Elle est ainsi engagée sur une « filoche » mobilisant une bonne partie de la brigade, puis assiste la 2° DPJ pour l’arrestation d’un homme  qui a poignardé sa conseillère financière. Et le lundi suivant, elle effectue une interpellation, au petit matin, en Seine-Saint-Denis…

 

Le fonctionnaire de la BRI doit savoir gérer son stress, évidemment. Et il doit savoir s’adapter, prendre la bonne décision, si le braqueur change d’avis, remonte dans sa voiture, seulement parce qu’il a vu  quelque chose qui ne lu a pas plu…

Deuxième réalité, la BRI va voir son rôle renforcé en matière d’intervention de crise. Les événements  récents en matière de violences urbaines, avec tirs d’armes à feu (Villiers le Bel), et de terrorisme de masse (Bombay) ont conduit la préfecture de police à densifier sa force d’intervention pour pouvoir parer un spectre élargi de situations.

L’architecture n’avait pas évolué  singulièrement depuis la mise ne place de la Brigade Anti-Comamndo, au quasi-lendemain de la tuerie des JO de Munich (1972).

 

Cette dernière a offert 60 fonctionnaires  sur le papier, lors de l’exercice  « PLM » simulant une prise d’otages massive  (PROM), le 22 décembre dernier. Cela correspond aux deux tiers des effectifs BAC qu’elle pourrait mobiliser en cas de crise.

Demain, la BRI-BAC restera le coeur opérationnel de la force de réaction, mais plusieurs éléments s’agrègent autour d’elle : essentiellement  des appuis, mais aussi n complément d’intervention et de sécurisation.

« Nous avions planché su un large spectre de situations avant Bombay, souligne Jean-Jacques Herlem. Et ces événements  en Inde ont renforcé  notre idée qu’il fallait encore mettre de la cohésion dans tout le dispositif que nous pourrions être amenés à mobiliser en cas de crise. Car, au-delà de la BAC historique, la préfecture de police peut mettre en œuvre des unités homogènes qui viendront en appui ».

On trouve des éléments que la BRI connaît bien pour travailler régulièrement avec elle, comme le maître-chien de la DPUP, l’hélicoptère mis en œuvre par la Sécurité Civile pour la direction de la logistique (DOSTL), les embarcations et les plongeurs de la brigade fluviale, et la compagnie de sécurisation de la police urbaine de proximité (DPUP).

Le maître-chien, et son fidèle opérateur à quatre pattes, est indispensable pour les assistances PJ, mais aussi en formation BAC comme la BRI, l’a démontré au grand public lors des dernières journées de la Sécurité Intérieure (JSI).

Avec la brigade d’intervention et, plus largement, la compagnie spéciale d’intervention (CSI), c’est aussi une capacité d’action importante en matière de varappe, et dévolution dans les égouts et carrières, une compétence unique… Ses tireurs (voir Police Pro n°12) sont quasi quotidiennement requis pour tenir les points haut dans la capitale,  pour veiller sur la sécurité du président de la république ou  pour étanchéifier une bulle autour d’une personnalité étrangère de passage en France.

La compagnie de sécurisation fut la première du genre en France, et fut initiée au sein de la police urbaine  de proximité comme, justement , une force spécialisée  pour intervenir sur des situations ne relevant pas directement de la gestion de l’ordre public, le territoire de la DOPC, l’autre grande direction parisienne.

Autre avantage, cette force composite dispose d’appuis particulièrement développés. La DRPJ déploie ainsi depuis trois ans une cellule d’assistance technique (CAT) bien équipée,  notamment en capteurs (vidéo, géolocalisation, etc.). La direction de la logistique  peut aussi largement  contribuer à l’efficacité  du dispositif, avec des véhicules spécialisés (lance-eau, porte-lames, etc). Son hélicoptère est précieux dans les deux  secteurs couverts par la BRI. En mission PJ, il peut permettre de « filocher » depuis les airs un véhicule suspect (un go-fast par exemple), mais aussi d’effectuer des reconnaissances de points d’interpellation.

La caméra qui équipe l’EC 145- et , dans une moindre mesure, l’Alouette III- a des partisans et des détracteurs, mais , en l’espèce, elle permet de prendre de la vidéo de nuit.

Le fait que la PP refuse systématiquement la médiatisation de cet engin est peut-être aussi la traduction  de son envie de ne pas trop en dire sur ce précieux moyen. En intervention, l’hélicoptère peut aussi produire du renseignement , mais aussi et avant tout héliporter un dispositif réduit.

L’alouette permettait d’emporter trois (en cas d’aérocordage) ou quatre commandos  (deux sur chaque patin, en cas de poser). Avec l’EC 145, ce sera un peu plus, mais à peine : la capacité théorique de la soute est de huit passagers, mais un commando de la BRI équipé pèse plus que le « vulgum pecus » , donc on peut penser que la capacité maximale n’excédera pa six hommes.

Actuellement, l’EC145 de la PP ne dispose pas encore de potences d’aérocordage ( à priori enfin financées).

Seul aspect à débrouiller dans cette force, justement, son caractère composite. Déjà, les entraînements de la BAC-BRI sont très irréguliers. Or, l’efficacité d’unités d’intervention repose bel et bien sur une connaissance mutuelle, et une reconnaissance  mutuelle.

Sans doute un sujet d’envergure pour forger la cohésion d’ensemble.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiré de Police Pro n°15 – Mai Juin 2009

Article de Jean-Marc Tanguy

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