SPHP – Articles


LE SDLP (Service De La Protection)

Fabien : 23 septembre 2014 17 h 45 min : Présentation FIPN-SDLP, SPHP - Articles

Chef de service : Frédéric AUREAL Contrôleur général (BRB Versailles (1991), Division criminelle Rouen
(1993-2000), SD 78 (2000), Commissaire principal de Mantes-la-Jolie (2002), DDSP Eure (2005), DDSP Val-d’Oise (2009-2012)
Adjoint : Thierry CALLIES, Commissaire divisionnaire (BRIF, 3e DPJ, SDPJ 92,)
Chef de l’Unité de la sécurité de la présidence de la République: Sophie HATT, Commissaire divisionnaire

• L’état-major, Il assure une mission de coordination générale et de synthèse a l’égard des sous directions.
◦ Unité Appui et Formation :
▪ Groupe d’Appui des Hautes Personnalités (GAHP)
▪ Bureau de Formation
▪ Cellules de Recrutements et Viviers
◦ Unité de Liaison et de Commandement Opérationnel
▪ Bureau d’analyse et prospective
▪ Centre d’information et de commandement
▪ Bureau de soutien opérationnel
◦ Unité Technique
▪ Informatique
▪ Armurerie
▪ Transmission
◦ Unité des Etudes et de Sûreté
▪ Bureau des études de sûreté
▪ Bureau de ingénierie de sûreté

L’état-major assure une mission de coordination générale et de synthese a l’égard des sousdirections.Il est chargé, au moyen du centre d’information et de commandement, du recueil et de la diffusion
de l’information opérationnelle. Il reçoit les demandes adressées au service de la protection et en assure le traitement. Il assure le lien avec le service d’information et de communication de la police
nationale.
Il veille a coordonner la conception des dispositifs de sécurité complexe, liés a des manifestations ou événements de grande ampleur ou auxquels participent de nombreuses hautes personnalités
françaises ou étrangeres. Il fournit une expertise technique a la direction générale de la policenationale pour les questions protocolaires. Dans le cadre de ses compétences, il effectue desétudes de sûreté destinées a évaluer la sécurité des bâtiments. Il organise la sélection et habilite lesfonctionnaires actifs de police chargés de missions de protection des personnes. Il organise laformation professionnelle spécialisée de l’ensemble des fonctionnaires affectés au service de laprotection. Il dispose d’un groupe d’appui et de protection, composé de fonctionnaires actifs depolice, spécialement entraînés a la protection des personnes particulièrement menacées et quiapporte son concours, en tant que de besoin, a la sous-direction de la protection des personnes.

 

• L e Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR)
Le GSPR assure, sur le territoire français et a l’étranger, la protection personnelle et immédiate du Président de la République et met en œuvre les mesures nécessaires a sa sécurité, notamment a l’organisation
matérielle et a la sécurité de ses déplacements.

• La Sous-Direction de la Protection des Personnes (SDPP)
La SDPP assure, sur le territoire français et a l’étranger, la protection rapprochée ou l’accompagnement desécurité de personnes françaises ou étrangeres. Elle est chargée de la sécurité des membres du Gouvernement et des personnalités françaises auxquelles, en fonction des risques et menaces évalués par les services spécialisés et sur décision du ministre de l’intérieur, il est accordé de telles mesures.
Elle est également chargée de la protection rapprochée ou de l’accompagnement de sécurité des chefs d’États et de gouvernement étrangers en visite officielle ou privée sur le territoire de la République et des
hautes personnalités étrangeres auxquelles, en fonction des risques et menaces évalués par les services spécialisés, il est accordé de telles mesures. Elle comprend des groupes et des équipes de sécurité placés
auprès de chacune des personnes concernées. Elle dispose d’antennes a Strasbourg et en Corse.

• La Division des missions permanentes :
L’ ex Sous-Direction de la Sécurité des Hautes Personnalités Françaises (SDSHP), chargée d’assurer la protection du Premier Ministre, du Ministre de l’Intérieur, du Ministre de la Défense et du Ministre des
Affaires Etrangeres. Les autres membres du gouvernement bénéficient d’un accompagnement de sécurité générale, tout comme certaines hautes personnalités dites « institutionnelles » tels le Président du Sénat, le
Président de l’Assemblée Nationale, ou encore les anciens Présidents de la République.

• Bureau de Gestion opérationnel

• Missions gouvernementales et Institutionnelles

• Le groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM),
Le GSPM assure la sécurité rapprochée et l’organisation des déplacements du Premier Ministre et le cas échéant, de son conjoint.Ses effectifs sont de 35 a 40 fonctionnaires répartis en trois groupes, placés sous l’autorité d’un commissaire de police et assistés d’un bureau de gestion et d’une régie d’avances.

• le Groupe de Sécurité du Ministre de l’Intérieur (GSMI)

• le Groupe de Sécurité du Ministre de la Défense (GSMD)

• le Groupe de Sécurité du Ministre des Affaires étrangeres (GSMAE)

• l’équipe de sécurité du Ministre de la Justice

• l’équipe d’accompagnement général

• Personnalités menacées

• La Division des missions temporaires :

L’ex SDSHPE assure la protection rapprochée ou l’accompagnement de sécurité des chefs d’état, de gouvernement et de ministres régaliens en visite officielle ou privée sur le territoire de la République. Elle
assure également la protection rapprochée des hautes personnalités étrangeres auxquelles, en fonction des risques et menaces évalués par les services spécialisés et sur la décision du ministre de l’intérieur, il est
accordé de telles mesures. Placée sous l’autorité et la direction d’un commissaire divisionnaire, elle est organisée en trois groupesopérationnels d’une quarantaine de fonctionnaires en résidence a Paris, d’une antenne Strasbourgeoise rattachée au Parlement européen et d’un bureau de gestion opérationnelle.

La SDSHPE contribue également a l’organisation générale des déplacements du Président de la République
a l’étranger. A ce titre, des éléments précurseurs sont envoyés dans les différents pays pour veiller aux conditions d’hébergement des délégations, sécuriser les hébergements, organiser et réguler et les moyens mobiles et techniques, s’assurer de l’acheminement sécurisé des bagages, assurer la garde des avions utilisés par les délégations.

◦ Bureau de gestion opérationnel

◦ Groupe de Sécurité

• La Sous-Direction de la Sûreté (SDS) – (Ex SSMI)

La SDS assure les missions de protection et de sécurité des bâtiments de l’administration centrale du ministere de l’intérieur.

Elle participe a l’organisation des cérémonies officielles et commémoratives présidées par le ministre de l’intérieur, notamment celles se déroulant dans la cour d’honneur de l’hôtel de Beauvau.
Elle met en oeuvre les dispositifs d’honneur lors de la réception de délégations étrangeres ou de personnalités au ministere de l’intérieur. Elle assure la surveillance des personnes placées en garde a vue aux sieges des directions et services centraux de la police nationale.

• Bureau Badges / Sécurité

• Bureau Sécurité intérieur

• Unité opérationnelle de la Sûreté

◦ Sites Beauvau

▪ Section Jour 1

▪ Section Jour 2

▪ Section Nuit 1

▪ Section Nuit 2

◦ Sites excentrés

◦ Site de Levallois◦ Site de Nanterre

◦ Site de Lognes

• La Sous-Direction des Ressources et des Moyens Mobiles (SDRMM) – (Ex SCA)
La SDRMM fournit a l’ensemble des composantes du service de la protection leurs moyens opérationnels.
Elle assure la gestion financiere et le contrôle de gestion. Elle est chargée de la gestion administrative des personnels et participe a l’élaboration des reglements
d’emploi. Elle veille au respect des regles de discipline et de déontologie. Elle assure les mesures de conduite et d’accompagnement mobile de certaines autorités. Elle gere les moyens mobiles et forme aux techniques de conduite spécialisée. Elle prend en charge la gestion, le dépannage et l’assistance technique des moyens mobiles du service.
Elle définit les besoins d’équipement et pilote l’emploi opérationnel des équipements de toute nature.
Elle assure l’ensemble de ses missions en liaison avec les services compétents de la direction générale de la police nationale, notamment la direction des ressources et des compétences de la police nationale, le
service de l’achat, des équipements et de la logistique de la sécurité intérieure et l’inspection générale de la police nationale.

◦ Secrétariat
◦ Division des ressources
▪ Bureau des Resources Humaines
▪ Bureau des Finances
◦ Division des moyens mobiles
• Ecole de conduite spécialisée
• Unité opérationnelle
• Unité technique
• Atelier automobile
• Magasin
• Conseiller prévention
• Cellule de coordination et de régulation
• Cellule exploitation
• Cellule Gestion parc automobile
• Garages

A policeman holds the door of the car of France's President Sarkozy after a visit to the Safran Sagem defence security circuit boards plant in Fougeres

 

 

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ARMEMENT DU SDLP

Fabien : 22 septembre 2014 18 h 04 min : Armement FIPN-SDLP, SPHP - Articles

Le Service de Protection des Hautes Personnalités est fort d’environ 760 fonctionnaires.
L’armement individuel de ces derniers est le pistolet compact Glock 26 , calibre 9×19, en remplacement du revolver Ruger SP 101 en 38 Spécial, et le pistolet Glock 17 pour le GAHP (Groupe d’Appui des Hautes Personnalités).

Certains groupes et éléments de ce service, dont le GSPR (Groupe de Sécurité de la Présidence de la République) et le GAHP , ont à leur disposition les armes suivantes :

– pistolet automatique Glock 18
– pistolet mitrailleur HK MP5 standard et court
– fusilt d’assaut HK G36 et Sig 553 Commando
– fusils Sig 551 SWAT équipé sniper, calibre 5,56×45 avec lunette Hensoldt Wetzlar SF 6×42 BL
– carabine de précision Tikka T3 calibre 7,62×51
– fusil à pompe calibre 12 Remington 870 avec crosse et canon modifié
– fusils calibre 12 semi-automatique Benelli M1 et M4

Cet armement est complété par les mallettes de déminage avec miroirs et les grenades de type dés encerclement, fumigène, fulgurante, offensive.. »

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Le Service de Protection des Hautes Personnalités – SICOP / DGPN

Fabien : 1 janvier 2014 13 h 15 min : ACTUALITES, SPHP - Articles

Etat-major du SPHP

Article 3 du décret du 17 décembre 2008

État-major reçoit les demandes adressées au service et en assure le traitement.

Il est chargé, au moyen du centre d’information opérationnelle, du recueil et de la diffusion de l’information opérationnelle. Il assure une mission de coordination générale et de synthèse à l’égard  des sous-directions.

Il est chargé des relations extérieures du service.

Il coordonne la conception des dispositifs de sécurité complexes, liés à des événements ou des manifestations de grande ampleur ou auxquels participent de nombreuses hautes personnalités françaises ou étrangères. En liaison, le cas échéant, avec le service de sécurité du ministère de l’intérieur, il fait procéder é des audits destinés à évaluer la sécurité des bâtiments pour les besoins de la sécurité des personnes protégées par le service.

Le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République

Le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) a en charge la sécurité personnelle et immédiate du Président de la République sur le territoire national ou lors de ses déplacements à l’étranger. Il assure également en tant que de  besoin la protection du conjoint du Président de la République ainsi que de certains membres de sa famille ou proches collaborateurs.

Le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République participe à l’organisation des déplacements du Président de la République et de sa délégation ainsi qu’à la préparation des mesures d’ordre et de sécurité s’y rapportant. Il peut recevoir à cet effet le concours des autres sous-directions du service de Protection des Hautes Personnalités. Créé en 1983, le GSPR était à l’origine composé exclusivement de militaires de la Gendarmerie Nationale. Il a ensuite, de 1995 à 2007, connu une période de mixité Police/Gendarmerie. L’arrêté du ministre de l’intérieur du 17 décembre 2008 met fin à toute ambiguïté en faisant une composante pleine et entière du SPHP.

Il est dirigé par le sous-préfet Michel BESNARD et regroupe des policiers sélectionnés principalement au sein du SPHP.

La Sous-Direction de la Sécurité des Hautes Personnalités Françaises

Son organisation dépend du niveau de menace identifié par l’Unité de Coordination de la Lutte Anti-Terroriste et des fonctions exercées. Cette analyse conduite à la mise en place de dispositifs spécifiques et adaptés.

C’est ainsi qu’il existe actuellement quatre groupes de sécurité (Premier Ministre, Ministres de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, des Affaires Etrangères, de la défense), deux équipes de sécurité (ministres de la Justice, de l’immigration, de l’identité nationale et du développement solidaire) et des équipes d’accompagnement de sécurité générale.

Diversifiée dans ses missions, la SDSHPF recrute, au sein du SPHP, des fonctionnaires de tous grades dont le cursus et l’expérience correspondent aux profils recherchés : chefs de groupes ou d’équipes, sièges, précurseurs, conducteurs, gestionnaires…

Compétente sur l’ensemble du territoire national, la SDSHPF poursuit sa mission lors des déplacements à l’étranger des personnalités protégées.

Les officiers de sécurité de cette sous-direction disposent de l’appui d’un bureau de gestion chargé, au-delà des questions administratives, de la mise en place des dispositifs de coordination opérationnelle lors d’évènements particuliers (conseils des ministres décentralisés par exemple).

Suivant en permanence la personnalité qu’ils protègent, participant à la préparation technique de ses déplacements, les policiers de la SDSHPF travaillent en étroite collaboration avec l’ensemble des services du ministère de l’intérieur et des ambassades.

Le Groupe de Sécurité du Premier Ministre

Le Groupe de Sécurité du Premier Ministre assure la sécurité rapprochée et l’organisation des déplacements du Premier Ministre et le cas échéant, de son conjoint.

Ses effectifs sont de 35 à 40 fonctionnaires répartis en trois groupes, placés sous l’autorité d’un commissaire de police et assistés d’un bureau de gestion et d’une régie d’avances.

La Sous-Direction de la Sécurité des Hautes Personnalités Etrangères

La SDSHPE assure la protection rapprochée ou l’accompagnement  de sécurité des chefs d’état, de gouvernement et de ministres régaliens en visite officielle ou privée sur le territoire de la République. Elle assure également  la protection rapprochée des hautes personnalités étrangères auxquelles, en fonction des risques et menaces évalués par les services spécialisés et sur la décision du ministre de l’intérieur, il est accordé de telles mesures.

Placée sous l’autorité et la direction d’un commissaire divisionnaire, elle est organisée en trois groupes opérationnels d’une quarantaine de fonctionnaires en résidence à Paris, d’une antenne Strasbourgeoise rattachée au Parlement européen et d’un bureau de gestion opérationnelle.

La SDSHPE contribue également à l’organisation générale des déplacements du Président de la République à l’étranger.

A ce titre, des éléments précurseurs sont envoyés dans les différents pays pour  veiller aux conditions d’hébergement des délégations, sécuriser les hébergements, organiser et réguler et les moyens mobiles et techniques, s’assurer de l’acheminement sécurisé des bagages, assurer la garde des avions utilisés par les délégations.

L’antenne de Strasbourg

Installée depuis 1979 de façon permanente au sein du Conseil de l’Europe, l’antenne du Service de Protection des Hautes Personnalités de Strasbourg est composée de neuf fonctionnaires dirigés par un commandant fonctionnel de police.

Aux missions traditionnelles relevant du SPHP, s’ajoutent des missions spécifiques liées à sa présence au sein des institutions Européennes.

Les missions traditionnelles de protection rapprochée

Les hautes personnalités étrangères dont l’antenne est chargée d’assurer la protection, se rendent de façon régulière auprès des deux institutions implantées à Strasbourg : le Parlement Européen, qui tient douze sessions annuelles d’une semaine, le Conseil de l’Europe, qui se réunit au cours de quatre sessions annuelles et tient également deux réunions annuelles des 47 ministres des Affaires Etrangères des états membres.

En cas de besoin, l’antenne renforce le Siège du SPHP pour des missions ponctuelles, des grands évènements, sommets ou réunions ministérielles importantes. Ainsi, pendant la Présidence Française de l’Union Européenne, et à l’occasion du sommet de l’OTAN, elle a été largement impliquée tant dans l’organisation que dans les missions de protection.

Les missions spécifiques dévolues à l’antenne de Strasbourg

L’accord spécial relatif au siège du Conseil de l’Europe du 02 septembre 1949 signé entre la France et les autorités européennes a posé le principe d’une coopération entre le ministère de l’intérieur et l’autorité européenne.

Il en découle tout un inventaire de prestations fournies à Strasbourg au bénéfice de cette institution.

L’antenne assure ainsi un rôle  d’interface entre les autorités européennes et le préfet de Région, essentiellement dans le domaine de la sécurité et du protocole. De fait, le Chef de l’antenne occupe le rôle de conseiller technique du Préfet pour l’organisation des voyages officiels et la sécurité des personnalités se rendant auprès des institutions Européennes.

Le SPHP réagit, conformément à l’accord de siège du 02 septembre 1949,  à toute réquisition du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.

Il participe à la gestion de la sécurité des institutions en tant que conseiller technique, participe aux réunions de préparation des grands évènements, assure une présence physique armée qui lui permet d’intervenir  en temps réel (notamment à la Cour des Droits de l’Homme où il est fréquemment  amené à interpeller des individus pour les remettre ensuite aux services de police locaux).

Il gère, pendant les sessions, des effectifs CRS mis à la disposition de l’antenne et qui assurent  la sécurisation interne du Conseil de l’Europe.

En raison de son implantation au sein d’une institution bénéficiant du principe extra-territorialité et des missions particulières qui sont les siennes, l’antenne du Service de Protection des Hautes Personnalités de Strasbourg peut être considérée comme un service atypique au sein du ministère de l’intérieur.

La Sous-Direction de la Sécurité des Personnes Menacées

Les missions peuvent donc se composer d’un simple binôme à un dispositif renforcé de près de 10 fonctionnaires.

Créée dans le cadre de la réforme du SPHP de 2009, cette sous-direction a intégré notamment en son sein l’ancien Groupe de Protection de la Police Nationale (GPPN) et la 14° section des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police.

Compétente sur l’ensemble du territoire national, ses missions de protection peuvent se poursuivre à l’étranger, en relation étroite avec nos homologues étrangers.

La coordination de l’ensemble des dispositifs est assurée par un bureau de gestion opérationnelle.

La sous-direction, composée presque exclusivement de gradés et gardiens de la paix, participe également à l’ensemble des missions transversales du SPHP (déplacements du Président de la République à l’étranger, grands sommets en France, actions de formation à l’étranger…).

Regroupant près de 170 fonctionnaires, dont pès de 40 en Corse, la Sous-Direction de la Sécurité des Personnes Menacées (SDSPM) assure notamment la sécurité de certains magistrats, de personnalités civiles françaises ou étrangères, d’élus ou plus globalement de toutes personnes menacées, n’entrant pas dans les champs d’application de la SDSHPE et SDSHPF.

La SDSPM en Corse

L’antenne corse du service de protection des Hautes Personnalités

Issue du Groupe de Protection de la Police Nationale (GPPN) et rattachée au Service de Protection des Hautes personnalités depuis le 01 janvier 2009, cette antenne dépend organiquement de la Sous-Direction de la Sécurité des Personnes Menacées (SDSPM).

Cette unité, implantée sur deux sites, Ajaccio et Bastia, comporte un effectif de plus de 40 fonctionnaires. Sa vocation est d’assurer la protection sur l’île de personnes menacées (hauts fonctionnaires, élus et magistrats), et ce, de manière permanente.

Parallèlement, l’unité accomplit bon nombre de missions ponctuelles (de quelques heures à quelques jours) à la demande du siège du SPHP et en liaison privilégiée avec le coordinateur des services de sécurité en Corse, basé à Ajaccio auprès du Préfet de région.

Elle renforce également les effectifs du SPHP lorsque ceux-ci se déplacent en Corse avec leur personnalité. Cette assistance peut se faire au bénéfice d’un ministre jusqu’à l’appui opérationnel au GSPR lors d’un déplacement du Président de la République sur l’île de beauté.

La Sous-Direction des Ressources et de l’Appui Opérationnel

Article 8 du décret du 17 décembre 2008

La Sous-Direction des Ressources et de l’Appui Opérationnel fournit à l’ensemble des composantes du service leurs moyens opérationnels. Elle assure la gestion financière du service et le contrôle de gestion.

Elle organise le recrutement des fonctionnaires actifs de police ainsi que la formation professionnelle  des fonctionnaires affectés au service. Elle assure la gestion opérationnelle des personnels et participe à l’élaboration des règlements d’emploi, et veille au respect des règles de discipline et de déontologie.

Elle dispose d’un groupe d’appui et de protection, composé de fonctionnaires actifs de police spécialement entraînés à la protection de personnes particulièrement menacées et qui apporte son concours, en tant que de besoin, aux sous-directions chargées de missions de sécurité.

Elle assure l’ensemble de ses missions en liaison avec les services compétents de la Direction Générale de la Police Nationale, notamment la Direction de l’Administration de la Police Nationale et l’Inspection Générale de la Police Nationale

La Division des Ressources

La division des Ressources, placée sous l’autorité directe du sous-directeur des ressources et de l’appui opérationnel, est composée de quatre unités :

– Le contrôle  de gestion, qui est en charge des bilans statistiques, d’analyses et de propositions.

– Le bureau du personnel, qui gère l’ensemble du personnel, de l’affectation au départ, en passant par les mouvements internes, l’évolution des carrières et des situations personnelles.

– L’unité financière, qui établit et gère le budget globalisé, assure la gestion logistique et financière des déplacements (ordres et frais de missions, billets, réservations de véhicules et hôtelières) et celle de l’emploi des applications  ACCORD, GIBUS, GMMPN, etc.

– L’unité informatique, qui gère et assure la maintenance du réseau et des moyens informatiques et exerce une fonction de veille technologique. Elle développe en tant que de besoin des applications internes ou coordonne l’intégration du SPHP dans les projets locaux.

La Division de l’Appui Opérationnel

L’unité formation :

– Organisation du recrutement des fonctionnaires actifs de Police : programme et épreuves de sélection.

– Formation initiale à la conduite de sécurité et à la sécurité rapprochée, formation continue au tir, au secourisme et aux techniques de sécurité rapprochée.

– Gestion des stages organisés par la DFPN via le logiciel Dialogue WEB Formation.

Le bureau de gestion des véhicules :

–   Gestion des véhicules, du carburant, des péages et des moyens techniques spécialisés.

L’unité transmissions :

–  Gestion des moyens de transmissions et mise en place des dispositifs techniques en France et à l’étranger.

L’armurerie :

– Gestion des armes et des munitions.

La cellule badges :

–  Élaboration et fabrication des badges employés lors des missions et sommets officiels.

La cellule cortèges :

– Gestion des cortèges officiels : gestion des moyens mobiles offerts aux hôtes de la France et coordination opérationnelle des cortèges.

Le Groupe d’Appui des Hautes Personnalités :

– Sécurité rapprochée des personnalités très menacées

– Entrainement quotidien aux techniques de pointe

– Formation à l’étranger dans le cadre de la politique menée par le SCTIP

– Recherches et développement en matière d’équipements et de techniques spécialisés.

La Compagnie Républicaine de Sécurité N°1

Elle a pour vocation la sécurisation de tous les lieux officiels où se déroulent  les sommets ou les réunions officielles des plus hauts responsables de l’État.

Dans ses attributions, lui sont dévolues la garde de la résidence des anciens Présidents de la République, des Hautes personnalités dans les lieux privés ou publics, des sites de la Lanterne, la responsabilité des tireurs points hauts et des services d’honneur effectués en grande tenue.

La prestigieuse section motocycliste d’escorte a pour mission d’assurer l’escorte et la protection du Président de la République, ainsi que l’escorte des Chefs d’États étrangers en déplacement sur le territoire français. Elle participe également à la protection de certains membres du gouvernement et effectue des prestations d’acrobatie au niveau national et international. Dotée d’un pool nautique, la compagnie assure la sécurité en milieu aquatique des personnes dont elle a la responsabilité.

Cette mission se compose de nombreux spécialistes tels que les maîtres-nageurs-sauveteurs, les plongeurs et les pilotes d’embarcations rapides.

La Compagnie Républicaine de Sécurité N°1 est une unité qui vient en renfort du Service de Protection des Hautes Personnalités dans ses missions de protection rapprochée (Président de la République, Premier ministre, membres du gouvernement et certaines personnalités sensibles ou menacées).

Afin de garantir un niveau optimal dans les missions qui lui sont confiées, le personnel de l’unité fait régulièrement l’objet de formation continue afin de parfaire ses connaissances professionnelles (moyens radio, moyens de surveillance électronique, recyclages divers) et techniques (tirs, protection rapprochée, conduite des véhicules et embarcations, sport de combat, entretien foncier).

Les fonctionnaires exercent le plus souvent les missions en tenue bourgeoise (costume, cravate) sur laquelle ils apposent un badge et un pin’s afin de montrer leur appartenance au service ou plus exceptionnellement  en tenue ou en grande tenue d’honneur. Cette grande tenue d’honneur est revêtue  lors des gardes du drapeau, ou lors des différents services d’honneur.

Les motocyclistes peuvent également travailler en civil ou en tenue.

Cette compagnie est située sur le site de Velizy-Villacoublay, ce qui lui permet de bénéficier d’un large site d’entraînement.

Forte de 50 motocyclistes, 185 piétons, 40 administratifs et techniques, cette unité se déplace de plus en plus en France et à l’étranger pour garantir, en appui du SPHP, la sécurité du Président de la République et du Premier ministre. La mise en œuvre opérationnelle se fait par saisine officielle du Service de Protection des Hautes Personnalités adressée à la Direction Centrale des CRS, sous couvert de la Direction Générale de la Police Nationale. La Direction Centrale des CRS, peut, dans le cadre d’emplois exceptionnels, renforcer d’une ou plusieurs unités de CRS, de détachement d’agents spécialisés, la compagnie qui  joue, pour la circonstance, un rôle de regroupement opérationnel.

Disponible et réactive à tout instant, la CRS N°1 sert dans la discrétion les plus hautes autorités avec loyauté et impartialité.

 

Livret du Service de Protection des Hautes Personnalités, publié par le SICOP – DGPN en 2010.

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Service De La Protection

Fabien : 22 décembre 2013 12 h 15 min : ACTUALITES, SPHP - Articles


« Il faut attendre le décret signé par le président Doumergue le 14 décembre 1929 et une instruction interministérielle du 1er mars 1935, après l’assassinat du Roi Alexandre 1er de Yougoslavie et du ministre français Louis Barthou à Marseille, pour que soit organisées les mesures d’ordre et de sécurité nécessitées par les voyages du président de la République et les voyages officiels.

Héritier de ces mesures, le service de la protection (SDLP) est créé et organisé par l’arrêté du 12 août 2013, et mis en oeuvre depuis le 2 octobre 2013.

Le service de la protection comprend :
― l’état-major ;
― le groupe de sécurité de la présidence de la République ;
― la sous-direction de la protection des personnes ;
― la sous-direction de la sûreté ;
― la sous-direction des ressources et des moyens mobiles.
Il peut recevoir le concours de compagnies républicaines de sécurité, notamment de la compagnie républicaine de sécurité n° 1, qui est mise à sa disposition.

Il a pour attributions :

Les mesures générales concernant la protection du Président de la République ;
la sécurité des membres du Gouvernement et des personnalités françaises auxquelles, en fonction des risques et menaces évalués par les services spécialisés et sur
décision du ministre de l’intérieur, il est accordé de telles mesures.
La protection rapprochée et l’accompagnement de sécurité générale des hautes personnalités étrangères ;
La mise en œuvre des mesures nécessaires à l’organisation des déplacements officiels.
La sécurité des bâtiments de l’administration centrale du ministère de l’intérieur. »

Source : Interieurgouv.fr

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Interview de Jean-Pierre Diot par Paris Match

Fabien : 22 mai 2013 19 h 53 min : SPHP - Articles

 » Près de 500 policiers du SPHP, le Service de Protection des Hautes Personnalités, assurent la protection du président de la République, du Premier Ministre, des ministres de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires Etrangères. Bénéficient également de ce service les présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale, les anciens titulaires de ces fonctions ainsi que les chefs d’Etat ou de gouvernement en visite en France. Jean-Pierre Diot, 54 ans, a passé dix ans dans ce service.

Paris Match : Quel était précisément votre rôle dans ce dispositif ?

Jean-Pierre Diot : Je suis entré dans la police en 1974. En 1994, j’intègre le SPHP. L’année même où l’ancien service des V.O, les Voyages Officiels, est réformé, à la suite du suicide de Pierre Bérégovoy avec l’arme d’un policier chargé d’assurer sa protection. Le mode de recrutement change. On recherche des formateurs. Je deviens moniteur en « activités physiques et professionnelles ». J’enseigne aux nouvelles recrues le tir et les sports de combat pour former des officiers de sécurité dans les pays qui en font la demande. Puis je suis sélectionné pour intégrer le GAHP, Groupe d’Appui des Hautes Personnalités, en charge des personnalités étrangères en visite en France. J’ai croisé presque tous ceux qui ont foulé le territoire : les chefs d’Etats israéliens, Arafat, Poutine, le roi et la reine d’Espagne, Bill et Hillary Clinton… En mai 2008, j’ai rejoint le secteur privé.

P M : Costumes impeccables, micro dans la manche et oreillettes au cou, on repère assez facilement les officiers de sécurité sur les photos officielles. Pouvez-vous nous décrire votre « uniforme » ?

J-P D : J’ai toujours cherché à être à la fois impeccable et à l’aise dans mon équipement. Chacun choisit à sa guise ses costumes et chaussures. Mieux vaut les prendre confortables et antidérapantes. Rien de plus désagréable que d’avoir un « incident vestimentaire » en pleine action ! En permanence nous portons des armes de poing : plusieurs pistolets automatiques – pour ne pas avoir besoin de recharger en cas d’attentat – , des chargeurs, parfois un fusil d’assaut et des grenades pour les personnalités  les plus sensibles. En général on cache tout ce matériel, mais il arrive qu’on le mette en évidence pour jouer sur l’effet de dissuasion. Evidemment, nous disposons d’un système de communication : radio et oreillette raccordées à une batterie. Nous utilisons aussi une mallette en kevlar, qui se déplie en trois parties, comportant des plaques antiballes. Elle nous permet d’abriter la personnalité en cas de besoin . Pour certaines missions, nous enfilons en plus un gilet pare-balles, ce qui modifie le positionnement du matériel. Dans tous les cas, on doit pouvoir accéder à chaque élément rapidement, sans avoir à fouiller.

P M : Certaines personnalités se flattent de cette présence imposante que sont les gardes du corps car elle donne une idée de leur statut, mais la plupart la trouvent pesante..

J-P D : Un bon officier de sécurité doit rendre sa présence imperceptible. La personne que l’on protège ne devrait pas nous voir ni se rendre compte qu’elle est entourée. Il faut réussir  à se faire oublier. Au début, on est un peu comme un jeune gardien de la paix qui enfile son uniforme pour la première fois, on a l’impression que tout le monde nous  regarde. On devient un bon fonctionnaire quand on ne s’en soucie plus. Ceux que nous accompagnons « subissent » leur protection. Avoir tout le temps quelqu’un à vos côtés se révèle très vite désagréable.

P M  : A force de suivre une personnalité, du réveil au coucher, parfois pendant plus de quinze heures par jour, on doit finir par tout savoir sur elle…

J-P D : Voilà pourquoi notre discrétion est essentielle… Avec le temps, on apprend à la connaître, à communiquer sans parler. On devine, à travers un regard, une mimique, une expression du visage, ce qu’elle attend, ce dont elle a besoin.

P M : Nicolas Sarkozy est connu au sein de la profession pour être particulièrement attentif aux policiers, triés sur le volet, qui l’entourent. Quelles relations aviez-vous avec ceux que vous protégiez ?

J-P D : Les agents sont attachés à celui qu’ils protègent et pour lequel ils doivent faire preuve de l’abnégation la plus totale. On développe un rapport particulier. Ce n’est pas amical, c’est autre chose. La personnalité vous serre la main, vous fait un sourire ou pose pour une photo. Mais on ne se parle quasiment jamais. Ce sont des gens très occupés dont l’emploi du temps est géré à la minute près. Nos contrats durent cinq ans et sont renouvelables une fois, mais ils peuvent durer plus longtemps si une personnalité est particulièrement attachée à vous.

P M : Vous êtes en permanence dans les coulisses du pouvoir…

J-P D : Je reconnais que ça a un côté grisant. On se déplace, on observe comment les grandes décisioins sont prises du côté des gouvernants. On fréquente le pouvoir.

P M : Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation particulièrement délicate ?

J-P D : J’accompagnais Kabila, le père, qui devait assister à une grande réunion dans un hôtel parisien. A un moment le système d’alarme s’est déclenché. Rien de grave : le taux de gaz carbonique avait dépassé le seuil autorisé car il y avait trop de monde dans le bâtiment. Mais les gardes du corps personnels de Kabila ont perdu leur sang-froid et ont sorti leurs armes. Il y a eu un mouvement de panique. Nous avons dû évacuer Kabila en abandonnant ses gardes du corps. Vous savez, on me pose souvent ce genre de questions. Mais l’essentiel de mon travail est plutôt calme. Notre boulot, c’est justement de faire en sorte qu’il ne se passe rien, qu’il n’y ait rien à raconter.

P M  : Quel a été le moment qui a le plus marqué votre carrière ?

J- P D : En août 2004, j’ai suivi le pape Jean-Paul II pendant tout son séjour à Lourdes. J’étais ce qu’on appelle son « flanc gauche », le plus près de lui, sur sa gauche. Je le suivais de sa sortie  de la chambre à son retour le soir. La nuit, nous organisions des répétitions pour le déplacement de la papamobile. Lorsqu’il a traversé la ville, les gens essayaient de me toucher car j’étais moi-même  en contact avec son véhicule. Je ne m’attendais pas à une telle ferveur populaire. A la fin de sa visite, il nous a tous reçus, un par un. J’ai vu de près l’anneau papal ! Je ne suis pas croyant, mais j’ai été très touché par cette attention. Puis il nous a remis une médaille. C’est encore mieux qu’une légion d’honneur, non ?

Interview de Mariana Grépinet pour Paris Match n° 3119 (26 février au 04 mars 2009)

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La formation au sein du SPHP : l’année de l’alchimie

Fabien : 13 février 2013 20 h 41 min : Présentation FIPN-SDLP, SPHP - Articles

«  »Vous aviez suivi leur recrutement dans Police Pro n°11, voici aujourd’hui leur formation accélérée pour devenir les futurs officiers de sécurité du Service de Protection des Hautes Personnalités (SPHP).
L’occasion aussi d’un éclairage global sur un service en pleine refonte et sur une filière.

On les avait laissés au bois de Vincennes, se débattre avec leurs doutes, avant que le jury ne tranche. Police Pro les a retrouvé quelques semaines plus tard, à Elbeuf (Seine-Maritime), pour un exercice de synthèse, avant d’être « lâché » – ou pas- au SPHP.
Et notamment lors d’un semestre de présidence française de l’Union européenne (PFUE) qui a mis à profit toutes les ressources du SPHP.

A la fois en planification des événements (reconnaissances, définition des moyens nécessaires, etc.) et en conduite.
Une opportunité pour des fonctionnaires aussi jeunes dans le service d’être propulsés sur un événement d’une telle intensité… et d’une telle durée.

L’enjeu pour leurs instructeurs était donc d’importance, quand la formation accélérée, a été menée pour leur fournir les bases de la conduite SPHP, et quelques autres ficelles.

Quand je les retrouve, les stagiaires doivent assurer pendant près d’une cinquantaine de minutes la protection d’une personnalité. Personnalité, c’est bien le mot, puisque « Paco » est un des anciens du service.
Ce qui rend les stagiaires un peu fébriles : ils se savent jaugés, observés, et ne veulent pas trébucher sur la dernière marche de leur formation express. Un caméscope, manié par un autre vétéran de la « protec » servira à fixer leurs erreurs.

Impossible aussi de se louper, car le scénario se déroule dans la vie réelle, et non plus dans le cadre feutré de l’école. Une erreur d’appréciation – à commencer par la conduite- peut donc avoir des conséquences graves, immédiatement.

Le cheminement est basique : deux 406 viennent chercher la personnalité à la gare d’Elbeuf. Puis c’est le passage à la rédaction du journal local, suivi par une visite de courtoisie au musée de la ville. Et retour à la gare. Des plus basiques, apparemment.

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Évidemment, les impétrants connaissent leur itinéraire. Ils ont pu faire leur circuit au plus juste, repérer.
Seulement, rien ne se passe comme prévu. « Paco » tente de casser le minutage concocté par certains stagiaires. Et s’ingénie à faire pareil sur l’itinéraire. Un arrêt chez le fleuriste, un arrêt café au café… Et là, c’est un complice, venu de l’école de police voisine, qui fait irruption, fixant la personnalité.
A l’officier de sécurité de saisir la situation, et de tenir l’horaire, sans rien brusquer.
Et le même complice tente le grand classique, à coups de bombe à mousse à raser, au moment où « Paco » quitte le journal d’Elbeuf pour sa berline.
Tous, sauf une équipe, réussissent ce passage critique.

Le « kevlar » censé arrêter les balles et les pierres, est, ce jour-là, le recours contre la mousse…
En matière de protection rapprochée, rien ne se déroule totalement comme prévu.
Elbeuf n’y coupe pas : une PME menacée de fermeture et les salariés défilent dans les rues. Les deux premières équipes sont passées au travers, mais pour la troisième il faut improviser, très vite, car la « personnalité » s’impatiente.
A l’issue de cet exercice de synthèse, tous les stagiaires ont intégré le SPHP, et un long tunnel de missions.

Robert, 30 ans a déjà embrayé à l’occasion de la PFUE. Un des plus jeunes du service, il a passé l’étape de conducteur à piéton… tout en menant de front son stage de brigadier et un renfort dans l’équipe de protection d’Hervé Morin, le ministre de la Défense.
Il y a encore huit mois, il œuvrait à la DDSP des Hauts-de-Seine ; c’est un de ses supérieurs qui l’avait poussé à rejoindre le SPHP.
Pour Claude et Stéphane, les missions se sont succédées. Je les ai croisés, en juin, au salon Eurosatory, dans le sillage d’Ehud Barak, le ministre israélien de la Défense.
S. qui avait été blessée lors de la session de recrutement u printemps, a pu postuler à celle d’automne. Sans trop de surprise, cette policière du XIV° arrondissement parisien a été retenue, c’est son commissaire, Jean-Michel, qui lui avait conseillé de passer les tests.

« Fanny » arrivait d’une brigade des mineurs du Sud-Est. Elle avait littéralement survolé les épreuves de sélection, mais l’expérience n’aura pas été concluante. Elle a quitté le service en décembre dernier.

D’aucuns diront que le modèle de la filière « protection des personnalités » était proche de l’implosion. Créé dans les années 1930, le SPHP n’avait pas été singulièrement rebâti depuis.
Les ministres sont de plus en plus obligés d’aller sur le terrain, pour rendre des comptes à des citoyens de plus en plus exigeants. Le Président actuel, quant à lui, est nettement plus souvent hors de l’Elysée que ses prédécesseurs.
Autant de données qu’un service de protection doit intégrer.
Alors que la menace terroriste, elle, se fait de plus en plus inventive.
Et que le seul exemple de Maxime Brunerie suffit à rappeler que l’homme isolé n’est pas à exclure non plus du spectre des menaces.
En l’espère, une page se tourne, puisque le SPHP a quitté son siège historique pour se rapprocher de la place Beauvau, et loger rue de Miromesnil.

Dès son arrivée rue du Faubourg –Saint-Honoré, Jean-Louis Fiamenghi s’est attelé à la réforme de ce service historique. Assez vite, le rapprochement du Groupe de Protection de la Police National(GPPN), chargé des personnalités menacées- principalement des magistrats-, est apparu naturel. Tout comme la 14° section des RG parisiens, chargée elle aussi de protection physique s’est imposée.

Corollaire, la CRS 1 pourrait passer sous le contrôle opérationnel du service.
La CRS 1, basée à Vélizy, assure l’ouverture de bon nombre de cortèges officiels, à moto, et en plus, participe aux « bulles extérieures », en civil, autour du dispositif rapproché érigé au contact de la personnalité.

Au final, une fois les ajustements faits, et selon le périmètre final, le service pourrait compter entre 600 et 800 fonctionnaires.

Actuellement, il n’est pas prévu que le dispositif comprenne des gendarmes. Mais rien ne l’exclut non plus. Dès l’origine, le Groupe de Sécurité de la Présidence de la République (GSPR) était une émanation de la gendarmerie, avant d’évoluer vers une forme de parité.

DEFILE DU 14 JUILLET 2009.

On le sait, le président Sarkozy n’a pas souhaité pérenniser cette formule.
Mais la ministre de l’Intérieur, elle, souhaite pouvoir mutualiser les moyens et les forces, depuis que la gendarmerie est passée avec armes et bagages au ministère de l’Intérieur.
Le GIGN assure ainsi la protection de diplomates dans certains pays à risques, notamment l’Irak.

Parallèlement, il faut aussi rappeler que des policiers détachés sont affectés à des missions de protection. C’est le cas, actuellement de policiers du RAID détachés à Kaboul pour renforcer la sécurité de l’ambassadeur de France. Régulièrement, RAID et GIGN contribuent, en fonction de la menace, à des renforcements identiques, au Liban, en Algérie…

Dès sa formation en 1985, le RAID va être engagé sur des missions de protections, spécialité de la 1°section. Certains noms sont passés à la postérité, comme Salman Rushdie, l’auteur des célèbres Versets sataniques, frappé de fatwa. D’autres sont restés et resteront dans l’ombre, comme ces témoins de procès, ou de dossiers relatifs à la Corse. Où le RAID a aussi, longtemps, basé un groupe pour assurer, notamment des missions de protection

A ces acteurs récurrents, dont le positionnement n’est pas clairement affirmé, aujourd’hui, s’ajoutent de nouvelles compétences, activées ces derniers mois… ou qui le seront très bientôt.
Suite à des menaces, les magistrats du procès d’Antonio Ferrara et de ses complices présumés ont été protégés par la police, en novembre-décembre. Mais pas par le GPPN : en quelques heures, grande première, c’est la Compagnie Spéciale d’Intervention (CSI) de la DOPC qui a relevé le défi, avec des effectifs issus de l’équipe spéciale de gymnastique et de la Brigade d’Intervention (BI, voir Police Pro n°12).

En sus, la même BI était chargée d’assurer des points hauts dans les environs du Palais de justice, tandis que la brigade fluviale, elle, se chargeait de sécuriser les abords, en Seine.
A Paris, encore, la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation (DOPC) a décidé de créer un groupe de Sécurisation des Voyages Officiels (GSVO), en fin d’année.

On sait encore peu de choses de cette nouvelle unité, mais sa mise en place, courant 2009, est manifestement à relier aux derniers voyages officiels dans la capitale – passage de la flamme olympique, visite du pape – et de l’intégration de la 14° section des RG dans le Service de Protection des Hautes Personnalités.

Apparemment, ce GSVO ne serait pas redondant avec ce dernier, puisqu’il serait chargé, apparemment, de sécuriser certains trajets, ou des sites accueillant des voyages officiels, comme les palaces, ou encore les abords de certaines ambassades.
Autre façon de faire évoluer le système, une commission indépendante qui décidera de l’octroi d’une protection – ou pas – et de son niveau.

Actuellement, d’anciens serviteurs de la République – Président, Premier Ministre – bénéficient automatiquement d’une protection, qu’ils peuvent refuser.
A peine avait-il quitté l’Elysée, le président Jacques Chirac bénéficiait ainsi d’une protection assurée notamment par des gendarmes issus du GSPR. Son domicile parisien faisait par ailleurs l’objet d’une sécurisation fournie par la Préfecture de Police.

Corollaire, l’Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste (UCLAT) sera beaucoup plus intimement associée pour définir le niveau de risques et , in fine, les moyens affectés. »


 

Tiré de Police Pro n°14 Mars-Avril 2009
Jean-Marc Tanguy

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Sélection : le Service de Protection des Hautes Personnalités

Fabien : 8 décembre 2012 11 h 49 min : SPHP - Articles

   « Police Pro commence une série d’articles sur le Service de Protection des Hautes Personnalités  (SPHP) par un reportage  sur la sélection des 21 nouveaux policiers qui ont rejoint cette unité en juin. Nous suivrons ensuite leurs premières opérations, sur fond de présidence française de l’Union européenne, puis la mue du service dans son entier.

19 juin 2008, dans les allées du Parc d’expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Un cortège impressionnant entoure Ehud Barak, ministre israélien  de la Défense en visite au salon international  de l’armement aéroterrestre Eurosatory.

Outre sa protection personnelle, un des ministres les plus potentiellement  ciblés de la planète bénéficie d’une couverture française assurée par le Service de Protection des Hautes Personnalités, le référent du domaine au sein de la police nationale.

Un policier expérimenté couvre directement le ministre, et à quelques mètres, deux autres observent  les alentours. L’aboutissement de nombreux efforts pour Claude et Stéphane, qui il y a encore trois mois à peine passaient leurs tests d’aptitude.

Fin mars, dans l’enceinte de l’Institut National du Sport (INSEP), niché en bordure du bois de Vincennes.

Une petite vingtaine de postulants dissimulent tant bien que mal leur nervosité, à l’approche d’une des épreuves reines de la  sélection du SPHP qui va se dérouler au stand de tir.

« En fait, il faut être bon dans toutes les épreuves », confie un recruteur à mots couverts.

« Mais une faute ici vous condamne  quasiment tout de suite », confesse-t’-il  encore avec un sourire carnassier.

Autre motif évident de nervosité, la présence de psychologues qui désormais participent systématiquement  à tous les recrutements des services spécialisés (dont le RAID  et les GIPN).

Les trois spécialistes du comportement  ne disent rien mais notent tout.

Leurs observations constitueront ensuite un élément d’appréciation non négligeable pour le service, au sein duquel un impétrant  doit disposer d’un total équilibre psychologique.

Certains sont déjà conscients de leurs limites, et ont la mine basse, après l’épreuve  du matin, un petit circuit  tactique en auto.

L’épreuve discriminante  par excellence puisque les candidats finalement sélectionnés commenceront, on vient de leur apprendre, comme conducteurs.

Au soir du 30 juin, la France prend la présidence de l’Union européenne ; une série de sommets internationaux, dont celui relatif à l’Union pour la Méditerranée (UPM), à la veille du  14 juillet, va émailler le deuxième semestre 2008. Certains ont déjà potassé leur emploi du temps opérationnel pour les dix mois à venir, d’autres révisent à vitesse accélérée.

Et quelques-uns tombent manifestement  des nues, leur rêve brisé après des années de vision un peu idyllique du métier.

Ces conducteurs seront avant tout des policiers, qui doivent savoir réagir face à toutes les situations.

Et notamment, savoir effectuer un tir de riposte.

D’où cette épreuve, « toujours représentative, car on ne peut pas mentir quand on tire », lâche une voix anonyme.

Au stand de tir, assez souvent, les services d’origine parlent dans les gestes des policiers.

On reconnait l’assurance dans le maniement des armes, ou le positionnement  du corps, des « baqueux » habitués à tirer régulièrement.

D’autres ont nettement  plus de mal, et révisent le maniement et le fonctionnement de leur arme en direct, sur les conseils des instructeurs, pas toujours tendres avec ces carences.

«  On sait que, selon les services, on tire plus ou moins, donc on  sait être indulgents. Par contre, on ne pardonne  pas une faute de  sécurité… »

Si le SIG 2022 prédomine sur cette session – comme celle qui suivra, quelques semaines  plus tard-, on trouve aussi quelques armes exotiques, comme ce Ruger 5 coups ou un Glock 26, manié notamment par un policier de la deuxième section du RAID.

Lors de la séance de tir, l’instructeur repère tout  de suite un problème, au vu des piètres résultats du tireur (balles groupées, mais toutes en dehors de la cible) : la hausse d’un des Glock est déréglée. Il filer, peu de temps après, à la révision.

Après les tirs de précision à courte distance, en forme de tour de chauffe, les séquences s’enchainent, avec une montée progressive du stress. Un petit parcours tactique, entrecoupé de sprints et de chargements rapides, fait gagner des points à certains et en fait perdre à d’autres.

Le stylo des psys fonctionne à toute vitesse. Les instructeurs, quant à eux, ne perdent  pas une miette du parcours, essayant de rester impénétrable.

Tout es noté, scrupuleusement.

Jusqu’à la tenue.

Et même  les ongles. « Car on ne peut pas  se présenter à  « notre » personnalité sans un minimum de tenue », justifie un recruteur qui a longtemps côtoyé des ministres.

Encore une épreuve  de gestion de stress : montée et descente d’escalier, avec montage et démontage d’un Beretta 92F à mi-chemin. Des tests apparemment anodins, et qui en apprennent beaucoup. Réalisés dans des conditions normales, ils ne posent pas de problème particulier, mais la protection rapprochée est rarement réalisée dans des conditions de calme absolu.

C’est aussi le message qu’en filigrane  les personnels du SPHP veulent transmettre aux candidats.

« Parfois nous rencontrons des candidats qui sont attirés par une vision du métier véhiculée par le cinéma, à base de Ray-ban, des voitures, etc. C’est leur rendre service que de ne pas entretenir, chez eux, une vision aussi décalée de notre réalité opérationnelle. »

« Nous avons besoin de policiers polyvalents, parce que cette spécialité en demande en permanence, argumente un ancien, qui a vécu ces dernières années dans la bulle protégeant  l’actuel président de la République. Mais aussi de gens humbles, et qui sachent se remettre en question, parce qu’un jour on peut accompagner un ministre en vue, puis être affecté sur d’autres missions qui peuvent sembler moins prestigieuses ».

Entre deux épreuves, les policiers n’hésitent  pas à diluer, ainsi, quelques anecdotes du terrain, afin de ne pas tromper les candidats sur ce qui les attend.

Sur un rythme  de travail parfois inégal, où la vigilance doit demeurer pourtant permanente.

« La protection rapprochée repose en partie sur l’anticipation, quand c’est possible, et la bonne réaction dans les meilleurs délais, rappelle l’un des instructeurs à l’ensemble du groupe.

Et la bonne réaction, ce n’est pas de dégainer une arme à tout-va, mais déjà de travailler, très basiquement , avec les mains, les bras, pour bloquer, repousser, et dans tous les cas, préserver la personnalité dont on a la responsabilité. »

Les candidats opinent du bonnet, buvant littéralement les paroles des anciens.

Le lendemain, c’est au tour du corps de s’exprimer, dans l’eau de la piscine de l’INSEP, puis dans le dojo.

Les instructeurs sont cependant assez déçus par les prestations qu’ils jugent peu techniques ou pas assez engagées.

Certains candidats sont déjà passés, et les recruteurs n’ont rien oublié de la prestation précédente. Ils en attendent  davantage, et cherchent à voir si le récidiviste a corrigé ou non ses défauts.

Après une journée , certains candidats sont déjà virtuellement hors compétition.

C’est nettement visible pour les instructeurs, dès l’épreuve de piscine, le matin du deuxième jour. L’envie n’est plus là.

Et elle a totalement disparu pour l’épreuve de combativité qui suit, et la série de gestes techniques professionnels d’intervention (GTPI). L’un des candidats bafouille tellement sa technique qu’il blesse sa collègue. Laquelle est obligée de quitter la session de recrutement.

Pour d’autres, comme « Fanny » (il s’agit d’un pseudonyme), le survol de l’épreuve se poursuit. La jeune femme, qui arrive d’une brigade de mineurs de province, impressionne ses collègues, candidats et instructeurs confondus.

Ces tests sont, comme tous les tests, une suite de  critères objectifs et non objectifs.

Les recruteurs ne s’en cachent pas : certains dossiers  les conduisent  à se renseigner  sur le candidat, pour confirmer ou infirmer un premier sentiment. Quelques fois, cela fera pencher la balance en faveur d’un candidat, ou en sa défaveur.

Comme toutes les sélections, celle-ci a ses moments cachés, et Police Pro n’a pas pu – assez évidemment – assister aux délibérations.

Toutefois, l’on apprend que l’un des candidats, au dossier tangent, mais qui s’est donné à fond sur les tests, a finalement été pris. Sans regret pour les examinateurs, comme l’a montré la suite.

Au final, 21 candidats, dont deux femmes, ont été retenus par le SPHP.

Ce recrutement volumineux, qui sera suivi par un deuxième à l’automne, s’explique par plusieurs motifs.

Au premier chef, par un turnover relativement important, lié au fait que les policiers, très souvent, ne restent pas une longue période dans le service. On le sait aussi, le SPHP ne chôme pas, et il nécessite régulièrement  un renforcement  de son vivier. Là, c’est l’horizon de la présidence française de l’Union européenne, et son cortège…. De cortèges qui a incité le service a anticipé ses renforcements d’effectif.

 

Article tiré de Police Pro n°11  Septembre –Octobre 2008

Texte de Jean-Marc Tanguy

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Stage de protection rapprochée du GAHP auprés du GIPN de la Réunion

Fabien : 9 novembre 2012 21 h 09 min : GIPN - Articles, SPHP - Articles

Comment bien protéger une personnalité
Une personnalité politique a été agressée ce jeudi matin 3 février 2011 au Barachois à Saint-Denis. Alors qu’elle partait à la rencontre de la population sur le front de mer, un homme armé d’un couteau tenté de l’attaquer. Les policiers qui assuraient la protection de la personnalité sont intervenus. L’homme a été maîtrisé et la personnalité n’a pas été blessée… En fait, la seule information véridique est que la scène s’est bien déroulée au Barachois. Le reste est pure fiction. Le scénario a été imaginé dans le cadre d’un stage de formation organisé en direction des policiers chargés d’assurer la protection rapprochée des personnalités en visite dans l’île

« Appartenant principalement au service départemental de l’information générale (SDIG) et au groupement d’intervention de la police nationale (GIPN), une trentaine de policiers participent à ce stage » indique Arnaud Garnier, chef du SDIG de La Réunion. La formation est dispensée par trois formateurs du service de protection des hautes personnalités (SPHP).

Basé à Paris, ce service est régulièrement sollicité pour l’organisation de stages en Métropole et à l’étranger, mais c’est la première fois qu’une session de formation à lieu dans un DOM, La Réunion en l’occurrence. « Compte tenu de l’éloignement de l’île par rapport à l’Hexagone, les voyages officiels durent toujours plus longtemps. Cela demande encore plus de vigilance et d’attention. Les services locaux, déjà performant en matière de protection, étaient demandeurs de formation » explique Ingrid, brigadier au SPHP.

Depuis une dizaine de jours maintenant, les policiers sont formés aux dernières techniques de protection et de neutralisation d’agresseurs éventuels. Les fonctionnaires sont mis en situation réelle. Ainsi ce jeudi, le scénario prévoyait la sécurisation des déplacements d’une personnalité entre l’aéroport, son hôtel, ses visites sur le front de mer de Saint-Denis, au Grand marché et dans le carré piéton du centre-ville dionysien.

À chaque fois des policiers, inconnus de leurs collègues en service, jouaient le rôle des agresseurs. Sur le front de mer il s’agissait d’une attaque de front, au Grand marché et dans le centre-ville, a été « entartée » de mousse à raser. Le tout sur l’?il curieux des badauds.

La formation se poursuit jusqu’en fin de semaine.

Article tiré de « IMAZPRESS » du 03 février 2011, écrit par Mahdia Benhamla

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