Divers – Articles


Dominique André en dédicace au magasin Terrang à Paris

Fabien : 22 mai 2013 21 h 58 min : ACTUALITES, Divers - Articles

Dominique André, photographe professionnel et partenaire de notre site  sera , samedi 25 mai,  au magasin Terrang – 03 rue de l’estrapade Paris V – pour dédicacer son magazine « Flashbang » de 11 à 18 heures.

Venez nombreux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Exercice ATLAS en avril 2014 avec 36 unités d’intervention (dont le RAID et le GIGN)

Fabien : 17 avril 2013 18 h 55 min : Divers - Articles

« Le réseau Atlas réunit depuis 2001 (après le 11 septembre…) toutes les forces d’intervention des pays de l’Union européenne, plus la Suisse et la Norvège. La Task force des responsables des services de police travaille depuis cette date à une meilleure coopération entre les 36 unités européennes spécialisées, notamment dans la lutte antiterroriste. Et le cauchemar de tous les pays : la prise d’otages de masse.

Pour travailler l’opérationnel, neuf exercices conjoints, regroupés sous l’appellation  » Atlas Common Challenge « , ont été mis en place dans divers pays, impliquant les 36 services, au total près de 2 250 membres des unités spéciales !

Ainsi, ce mercredi 17 avril, le GIGN et le RAID français, comme l’USP du Luxembourg, sont à Bruxelles pour apporter dans l’exercice leur soutien au CGSU belge, confronté à une prise d’otages dans un train de la société nationale SNCB. Spectaculaire ! Mais malheureusement sans journalistes. Les images sont donc fournies par le réseau Atlas himself…

atlas,gign,raid,antiterrorismeAu-delà d’une convention de coopération et d’un réseau de communication entre les différentes unités européennes, Atlas a mis en place cinq groupes de travail d’interventions spécifiques : navires, aéronefs, bâtiments, transports et pénétration. Depuis 2008, dans le cas d’une demande d’assistance d’un pays confronté à une crise dépassant ses capacités, comme une prise d’otages de masse (POM dans le jargon), le réseau Atlas,commandé par le colonel Olaf Lindner, chef du GSG 9 allemand, pourrait faire appel à des unités étrangères.

 » La lutte contre le terrorisme est un des challenges majeurs de notre sécurité intérieure, a estimé hier la Commissaire européenne des affaires intérieures, Cecilia Malmström. Le terrorisme ne connaît pas les frontières et maintenir la sécurité publique est un défi complexe qui recommande la coordination de nos efforts. Je crois que la coopération entre les polices européennes est plus nécessaire que jamais et je me félicite de la réalisation de l’exercice du réseau Atlas. « 

atlas,gign,raid,antiterrorismeDes entraînements conjoints sont donc organisés mercredi 17 avril et jeudi 18 pour améliorer le travail en commun et s’adapter aux nouvelles formes de terrorisme. Neuf scénarios de POM, regroupant à chaque fois quatre unités d’intervention, ont été mis en place dans toute l’Europe de façon simultanée. On peut les répartir en trois grandes familles d’intervention : sur des transports en commun (train, bus, avions), en milieu naval et sur des habitations comme des immeubles ou des magasins (photo GIGN).

 » Cette initiative est le plus grand exercice antiterroriste organisé en Europe « , s’est félicité Gilles de Kerchove, le coordinateur européen de l’antiterrorisme qui a soutenu l’idée depuis son arrivée au poste en 2007 :  » Je pense qu’Atlas est un point essentiel qui peut permettre une coopération opérationnelle entre les Etats membres face à une attaque terroriste à grande échelle. « 

A noter que le 19 mars, l’exercice  » Atlas Common Challenge « a été préparé pour une meilleure coordination… Voici les différents groupes de travail opérationnel du jour, plutôt répartis de façon géographique :

– Transports :

atlas,gign,raid,antiterrorismeSur un train Thalys en Belgique donc avec la participation du CGSU belge, du GIGN et du RAID français, de l’USP luxembourgeois. Dans l’exercice, un PC est commun pour la stratégie, la direction des opérations et la tactique mais chaque unité traite un compartiment de façon autonome ;

Vous noterez au passage la sobriété du Luxembourg pour le nom de son groupe d’intervention : USP pour Unité spéciale de la police. L’éternelle complexité linguistique belge : CGSU pour Commissariat général Special Units (les Flamands disent aussi CGSU pour de Speciale eenheden van de federale politie, ce qui signifie Unités spéciales de la police fédérale). Nous vous rappelons enfin l’art français, non pas de la guerre, mais de l’acronyme : GIGN pour Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale et le poétique RAID pour Recherche Assistance Intervention Dissuasion de la police nationale.

Autres exercies au Portugal avec les GIOE et GOE locaux, le GEO et l’UEI espagnols ;

En Slovaquie avec le LYNX slovaque, le Red Panther slovène, le SIAS et le BSIJ roumains.

atlas,gign,raid,antiterrorisme– Navires :

En Norvège avec le groupe DELTA, le NI suédois, le KARHU finlandais et l’AKS danois ;

En Estonie avec le KOMMANDO K, l’OMEGA letton, l’ARAS lituanien et le BOA polonais.

– Bâtiments :

Aux Pays-Bas avec le DSI hollandais, le CO 19 britannique, l’ERU irlandais et le PSNI d’Ulster (Irlande du Nord) ;

En Italie avec le GIS et le NOCS locaux, le SAG maltais, l’ATU suisse ;

atlas,gign,raid,antiterrorismeEn Autriche avec l’EKO Cobra, l’URNA tchèque, le GSG 9 et le SEK BWL allemands ;

En Bulgarie avec le SUCT local, le CTC hongrois, l’EAO chypriote et l’EKAM grec.

Que du lourd et du beau monde ! Maintenant, vous m’apprendrez la liste des 36 unités d’intervention européennes par cœur… »

Source : defense.blogs.lavoixdunord – article écrit par Olivier Berger le 17 avril 2013

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Contre-terrorisme : les moyens français face à la menace

Fabien : 13 février 2013 20 h 44 min : Divers - Articles

 

 

« Comment le système actuel à deux composantes, GIGN et FIPN, peut-il maintenir ses savoir-faire dans un contexte budgétaire peu favorable ? Eléments de réponse …

Jamais le niveau d’alerte terroriste n’aura été aussi important depuis le 11 septembre 2001.
Oussama Ben Laden, leader d’Al-Quaida , a ciblé la France, nommément, en octobre.
En juillet, c’est sa franchise au Maghreb, AQMI, qui ciblait là aussi, précisément, la France, pour son engagement militaire au Sahel. AQMI est le descendant du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), lequel descend des groupes islamistes armés (GIA) qui avaient ciblé la France à plusieurs reprises dans les années 90.

Le GSPC s’était contenté de menaces régulières contre la France, sans toutefois arriver à passer à l’acte, en France même. AQMI est par contre responsable de la mort de l’otage français Michel Germaneau, en juillet dernier.

Le contre-espionnage dénoue, chaque année, plusieurs projets pouvant mener, directement ou pas, à des actes de terrorisme, sur notre sol même. Les 8 et 9 novembre, encore, quatre hommes et une femme soupçons de vouloir s’en prendre au recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, ont été arrêtés à Paris par la DCRI et la brigade criminelle de la préfecture de police (les quatre hommes ont été écroués, dans la foulée, tandis que la femme était remise en liberté).

Jamais, donc, la menace n’a été aussi concrète, sérieuse et directe, dans la forme.

Mais jamais, non plus, le niveau d’intégration de forces contre-terroristes, au sein de la police et la gendarmerie, n’aura été aussi développé. RG et DST, historiquement en pointe dans le domaine du renseignement contre-terroriste, ont fusionné dans la DCRI.

En matière d’intervention, on le sait, le chemin aura été (paradoxalement) plus long. Même si, dès 2007, au moins un projet radical d’évolution était défendu par certains anciens du domaine, au sein de la police. Il aura fallu attendre juillet 2009 pour créer la Force d’Intervention de la Police Nationale (FIPN), force de circonstance qui réunit RAID, GIPN et BRI/BAC lors de situations de crise. La FIPN, dotée d’un état-major, effectue également des entrainements et tend à mutualiser et coordonner l’équipement des différentes composantes.

 

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Dès 2007, la gendarmerie avait lancé l’évolution de sa propre structure d’intervention, autour du GIGN. Dès lors, le GIGN intégrait l’escadron para (EPIGN) et les effectifs issus de la composante protection (GSPR) dans une structure intégrée initiale de 380 personnels, qui doit, à terme, atteindre les 420.

 

Aujourd’hui, ces deux structures philosophiquement très différentes ont atteint leur rythme de croisière. Reste à les faire travailler ensemble, faire jouer les synergies possibles, sans perdre dans l’efficacité prouvée de ces deux structures. Et à éventuellement redéfinir les frontières d’influence des uns et des autres. C’était un des objets d’un rapport rédigé par l’ancien DGGN, le général Guy Parayre, et un haut fonctionnaire de la DGPN, Luc Presson. Tout en faisant également le point sur les matériels et sur les besoins à venir dans les années qui viennent.

 

 

A la suite de cet audit, la Place Beauvau a créé l’Unité de Coordination des Forces d’Intervention (UCOFI), dirigée par l’ancien patron du GSIGN, le général Pierre-Yves Cormier, et un commissaire divisionnaire issu de la police judiciaire, et qui dispose d’une expérience ancienne dans l’antiterrorisme.

Les réductions budgétaires opérées dans tous les ministères touchent aussi la Défense et l’Intérieur, qui soutiennent les forces d’intervention. Sans qu’on puisse parler de rigueur pour ces dernières, l’environnement du soutien évolue, et elles doivent en tenir compte.

De même, les missions de formation à l’étranger pourraient être affectées par des réductions d’activités ou , tout au moins, faire l’objet d’un examen plus étroit. D’ores et déjà, police et gendarmerie étudient préalablement leur missions à l’étranger.

 

Mais la rigueur touche désormais, directement, les moyens d’intervention. Un exemple parmi d’autres, le soutien aéromobile des hélicoptères du Groupe Interarmées d’Hélicoptères (GIH) fait actuellement l’objet d’une évolution, car il consomme à lui seul sept hélicoptères Puma, ce qui est notoirement trop pour l’état-major des armées (EMA).
A une époque , le système était même monté jusqu’à neuf machines, pour pouvoir en aligner quatre dans l’alerte.

Une première fois, le GIGN avait réduit ses besoins, pour épargner des machines. En limitant au strict nécessaire le matériel spécifique.

L’une des solutions pour permettre au système d’être pérennisé pourrait consister à faire assurer une partie des missions par les hélicoptères légers de la gendarmerie – quatre sont basés en permanence à Villacoublay – et à faire seulement assurer le complément par l’armée.
Deux de ces quatre hélicoptères sont des EC145, d’une capacité d’emport – toute théorique – de huit passagers. On sait cependant que le commando du GIGN ou de la FIPN, avec son équipement, réduira cet emport entre quatre et six, au total. Mais cette capacité permettrait, en tout cas, de projeter un « Harpon » précurseur.

De surcroit, l’hélicoptère permet de gagner du temps sur les longues distances : en deçà, c’est parfois plus rapide de prendre la voiture. Surtout si la météo s’en mêle.

D’autant plus qu’il faut aussi compter avec un schéma d’implantation des forces d’intervention sur le territoire, qui n’existait pas sous cette forme en 2006, à la création du GIH. La gendarmerie a créé des PI2G, qui peuvent constituer un premier rideau, le temps que le GIGN arrive. Et les GIPN, pour leur part, ont été formés sur les mêmes critères que le RAID. Toutes les composantes de la FIPN sont en cours de mise à niveau, sur l’équipement.

Même si chaque entité conserve ses points de force d’interventions spécialisées, le déploiement d’un premier rideau territorial permet de prendre la crise à bras-le-corps le plus vite.

Exemple : une crise sur une centrale nucléaire dans le Sud-Est, plutôt dans la gamelle opérationnelle du GIGN, doit pouvoir être prise en compte initialement par le GIPN de Lyon.

Peut-on se priver de deux assurances-vie ? Non, bien sûr. L’expérience démontre qu’en matière d’assurance, on paie le prix fort et les dégats le jour ou on ne paie plus sa prime.
C’est vrai pour les voitures tout comme pour la sécurité du pays.

Jusqu’à maintenant, les unités contre-terroristes françaises, parmi les plus anciennes dans le monde, n’ont jamais été prises en défaut. Le collectif fort de ces unités a permis de faire front contre des terroristes résolus, préparés, puissamment armés, et qui, souvent, avaient le lieu avec eux (leur refuge ou un avion) et un plan préparé de longue date.

Mais, si l’on prend l’exemple de Marignane, le GIGN s’était longuement entrainé à une intervention sur avion, qui représentait le scénario le plus évident à l’époque.

Depuis, le risque terroriste est moins bien identifié. On sait moins comment et quand il frappera. On le sait, le risque de prise d’otages de masse bouleverse encore le spectre de situations potentielles.

Le GIGN ne communique pas sur son entrainement. On sait seulement qu’il a participé à un exercice récurrent de contre-terrorisme, dans la deuxième quinzaine de novembre, avec les Commandos Marine, en Méditerranée.

La FIPN a réalisé plusieurs exercices depuis sa création, en juillet 2009. D’abord à Eurodisney, puis en région parisienne, sur trois sites (dont deux souterrains), et encore, en milieu portuaire et milieu clos, en octobre. Plusieurs entrainements du même type sont d’ores et déjà prévus.
Mais de nombreux défis restent sur la table, dont l’évolution du GIH, qui doit être tranchée d’ici l’été, mais pas seulement. La question risque aussi de se présenter sur certaines compétences critiques complexes à entretenir, comme la compétence para. Traditionnellement, le RAID a toujours entretenu cette compétence, car elle permet de constituer une possibilité de mise en place ; jamais utilisée cependant. Elle avait été envisagée, toutefois, pour surprendre le groupe AZF, lors d’une hypothétique remise de rançon.

La problématique est aussi la même pour les plongeurs. Le RAID dispose de plongeurs à l’air, qui doivent être prochainement formés en secteur gendarmerie, à Antibes.
La certitude d’accéder à des circuits de projection rapide doit aussi être sécurisée. C’est le cas , par exemple, dans le cadre du plan Piratair. Initialement, le GIGN avait prévu de prépositionner des véhicules SWATEC en province, mais le contrat s’est finalement limité à quatre véhicules, qu’il va falloir bientôt remplacer.

La FIPN, de son coté, multiplie l’équipement de ses bases en province. Trois fourgons blindés ont été récupérés de la Brink’s ; s’ajoutant au blindé du RAID, à celui du GIPN de Lyon (utilisé en juillet à Grenoble) et au car BAC de la préfecture de police. Le RAID devait également investir dans un véhicule pourvu d’échelles.

 

Le RAID, pour ses interventions à répétition en Corse, comme le GIGN, a régulièrement eu accès aux avions de l’armée de l’air. C’est un Falcon qui ramena Yvan Colonna, capturé par le groupe de Bièvres. Mais lors du dernier exercice d’ampleur de la FIPN, il a fallu faire avec les avions du ministère de l’Intérieur ; ceux de l’armée n’étaient pas disponibles.

 

Le GIGN a été conçu à l’origine, comme une unité d’intervention. Il a d’ailleurs, très tôt, démontré sa capacité à le faire à l’étranger, comme à Djibouti, sur une prise d’otages de ressortissants français (1976), mais aussi dans les Balkans, dans la recherche de criminels de guerre. Il s’est déployé pour des missions de protection de sites ou de personnalités sensibles en Côte d’Ivoire (2004), Haïti (2004), en Afghanistan … Et en Irak.

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Le RAID reprenait, quant à lui, sur un plan national, le concept de BRI-BAC développé à Paris, mêlant le travail de « PJiste » et d’intervention. Au fil des ans, ces deux unités se sont développés, faisant gonfler leur territoire opérationnel l’une vers l’autre. Ce sont ces points de concours qui aujourd’hui posent souvent des problèmes relationnels, pour ne pas dire de fortes tensions qui remontent parfois jusqu’aux directeurs généraux.

Le RAID avait développé en 1996 une composante d’observation recherche (GRI), assez proche de celle tenue par le GOR (Groupe d’Observation Recherche) de l’EPIGN. Le GRI a été dissous et ses effectifs sont allés renforcer l’intervention.
Deux philosophies différentes président à la FIPN et au GIGN. Ce dernier est concentré sur une base unique à Satory, qui vient d’être agrandie pour accueillir tout le personnel. L’effectif du groupe avait été multiplié par presque quatre ! Le GIGN agglomère, depuis 2007, deux composantes aux cultures très différentes, le GIGN et l’EPIGN, mais dans une structure organique unique. Tous les opérateurs ont désormais une qualification de base à l’intervention.

La FIPN agrège des composantes éparses géographiquement, mais à la culture relativement proche. C’est d’ailleurs e qui a permis de mettre en place aussi rapidement et sereinement, un tronc commun d’intervention (TCI) entre le RAID et le GIPN, désormais, intègre aussi la BAC-BRI.

Cependant, ces différentes unités restent, hors période de crise, « dans la main » de leurs directions respectives, qui continuent à noter les effectifs, et à les équiper. La gestion de carrière peut en être compliquée. Même si les trois entités dépendent de directions différentes (DGPN, DCSP, PP), de larges passerelles existaient par exemple, entre le RAID et le GIPN, tant au niveau des opérateurs que, parfois, des chefs. L’activité opérationnelle est urbaine, dans la quasi-totalité des cas. Ce qui donc, très souvent, permet de bénéficier de la logistique de la police nationale en tenue, de moyens de secours, etc.

Le 30 juin 2009, le général Favier déclarait devant nous, à l’Assemblée nationale (colloque défense et stratégie) : « Il y a nécessité absolue à regrouper nos compétences (…) Considérer qu’on peut gérer les prises d’otages massives avec les seules unités spécialisées, c’est courir à l’échec. » A peine un an plus tard, alors que la défiance était à son comble entre le RAID et le GIGN, le ministre de l’Intérieur confessait, à Satory, lors de l’inauguration de la nouvelle caserne Pasquier : « Les deux grandes forces ont chacune leur légitimité (…) elles ont vocation à coopérer (…)Il faut additionner et pas diviser ». Brice Hortefeux avait aussi appelé à une « meilleure synergie » entre les forces spéciales relevant du ministère de l’Intérieur. « Il n’est pas question de les bousculer (…) cette coopération (doit se faire) dans le respect de compétences de chacun ». Plaidant pour la poursuite d’exercices communs et de formations mutualisées, le ministre de l’Intérieur souhaite que les forces de la gendarmerie et de la police puissent « s’appuyer mutuellement dans des situations d’engagement extrême ».
Ce qui, dans la configuration actuelle, serait très difficile vu leur méconnaissance réciproque. »

 

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Tiré de Police Pro n°25 – Janvier Février 2011
Texte de Jean-Marc Tanguy

 

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L’UCoFI : pour coordonner les forces d’intervention

Fabien : 24 décembre 2012 16 h 40 min : Divers - Articles

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L’unité de coordination des forces d’intervention a été créée en juin 2010.

Cette création est un pas vers davantage de cohérence et d’efficacité des chaînes d’intervention spécialisée de la Gendarmerie et de la Police nationales : unités de la FIPN, GIGN, GPM, PI2G, négociateurs.

L’unité de coordination des forces d’intervention (UCoFI) du ministère de l’Intérieur a été créée le 1er juin 2010. Alors que la gendarmerie a rejoint le ministère de l’Intérieur, cette nouvelle structure est chargée de donner davantage de cohérence, de transparence et d’efficience collective aux forces d’intervention spécialisées du ministère que sont le GIGN et le RAID, unités emblématiques, mais aussi la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la préfecture de police, les groupes d’intervention de la Police nationale (GIPN), les groupes de pelotons mobiles (GPM) et les pelotons d’intervention de 2e génération (PI2G) de la gendarmerie.

 

L’UCoFI est composée d’un général de gendarmerie, Pierre-Yves Cormier, secondé d’un commissaire divisionnaire, Christophe Molmy. Elle est rattachée à la direction générale de la gendarmerie, mais, d’un point de vue fonctionnel, elle est subordonnée aux deux directeurs généraux de la gendarmerie et de la police. Si elle n’a pas d’autorité hiérarchique sur les différentes forces d’intervention, son rôle est de faciliter la coordination et la coopération entre ces unités et de proposer la réalisation d’entraînements, d’exercices de formation, voire de procédures d’engagements communs.

Selon Pierre-Yves Cormier,  » l’UCOFI doit permettre de passer d’une logique de monopole à une logique de leadership. »

 

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Pas question donc de remettre en cause les domaines d’actions des uns ou des autres. Par exemple, le GIGN, reconnu leader pour les opérations de contre-terrorisme aérien, ou le RAID, s’agissant des interventions dans le tunnel sous la Manche, ne verront pas remis en cause ces domaines d’excellence.

« Dans la logique actuelle, il est souhaitable d’éviter ou de limiter les doublons, rappelle Pierre-Yves Cormier. Outre le principe général de compétence territoriale de chacune des forces qui prévaudra dans la majorité des cas, la philosophie générale privilégie plutôt désormais le principe de complémentarité où une unité aurait le commandement “menant” et l’autre s’engagerait comme “concourant” voire, exceptionnellement, en subsidiarité »
L’UCoFI a aussi pour mission de contribuer au discours et à la cohérence du ministère vis-à-vis des partenaires publics comme les armées, ou privés comme Air France ou Eurotunnel. Enfin, elle organisera des retours d’expérience sur les opérations, les entraînements et les exercices, et élaborera un tableau de bord de l’activité des unités.

Source : Interieur.gouv.fr. 

 

L’unité de coordination des forces d’intervention (UCOFI) a réuni en septembre 2011, pendant deux jours , 50 membres de chacune des filières intervention de la gendarmerie (GIGN, PI2G, PGIOM) et de la police (unités FIPN, donc RAID, BAC/BRI et GIPN) : c’était tout simplement une première.
Six groupes de travail ont permis aux spécialistes d’échanger, sur les violences urbaines, les go-fast, ou les protections à l’étranger. Des retex ont été dégagés sur l’Afghanistan, l’Irak et la Côte d’Ivoire, trois pays où le GIGN a effectué ou effectue des missions de ce type -le RAID opère également en Afghanistan-.
Chacune des filières a pu visiter les bases-mères de l’autre, à savoir Bièvres pour la Police, et Satory pour la gendarmerie. Les deux directeurs généraux, Frédéric Péchenard et le général Jacques Mignaux sont également intervenus, ainsi que Jean-Louis Fiamenghi, ancien chef du RAID et désormais chef de cabinet du préfet de police de Paris.
Signe de l’harmonie régnant entre les deux filières, le chef du RAID, Amaury de Hauteclocque, et son adjoint étaient présents, ce jour, à Satory, pour la transmission de fanion de la force d’intervention du GIGN »

 

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Tireurs : des unités d’élite aux unités spécialisées

Fabien : 9 novembre 2012 12 h 46 min : Divers - Articles

 

Qu’ils soient tireurs d’élite au GIGN ou au RAID, ou tireurs spécialisés dans la protection de hautes personnalités ou de sites sensibles, les missions des tireurs à longue distance sont nombreuses et variées. Tour d’horizon de cette compétence où tout se joue au millimètre et à un souffle…

 

Les tireurs d’élite du GIGN et du RAID

 

Dans son approche du tir à longue distance, le groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) compte trois niveaux. En premier lieu, les cent vingt membres de la force d’intervention sont formés au tir de « neutralisation ». Réalisé sur des distances allant jusqu’à 600 mètres, ce mode est effectué dans un environnement opérationnel, de jour comme de nuit. Chaque homme possède son fusil personnalisé, un Accuracy-7-62, qu’il reçoit lors d’une cérémonie officielle au cours de sa formation.

Les tireurs interviennent dès lors que le GIGN s’engage sur des opérations qui nécessitent un appui feu et sont interchangeables en mission. Ce sont des opérationnels à part entière, explique Romain C., chef d’escadron de la force d’appui opérationnel. Cette polyvalence permet un tir coordonné de plusieurs tireurs en cas de multiplicité des cibles.

Parmi ces effectifs, vingt-cinq gendarmes sont formés en interne à des distances plus importantes, atteignant 1 200 mètres. Ils utilisent alors un fusil Accuracy-338-LM qui leur permet de s’affranchir de certains écrans, telle une vitre blindée. « Au même titre que les plongeurs ou les chuteurs, les tireurs d’élite forment une spécialité de l’unité qui dope nos capacités opérationnelles », poursuit le chef d’escadron.

Enfin, seize hommes sont spécialisés dans la pratique du fusil PGM-12-7, permettant des tirs de perforation jusqu’à 1 800 mètres. Ils interviennent sur des opérations spécifiques, type contre-terrorisme aérien, pour traverser des surfaces à la dureté particulière, comme de l’acier blindé ou une vitre pare-balles. « Cette organisation particulière et le choix de ce matériel sont le fruit d’une longue expérience. Les tireurs du GIGN ont permis de remporter la décision lors de prises d’otages majeures comme à Djibouti en 1976 ou Marignane en 1994 »

Les hommes des quatre groupes d’intervention du RAID, quant à eux, reçoivent une formation dispensée par le centre national de tir (CNT), pour des distances allant jusqu’à 400 mètres.

Vingt-sept d’entre eux sont spécialisés dans le domaine et composent la cellule Omega de tireurs d’élite. Ils effectuent des stages complémentaires en partenariat avec des unités du commandement des opérations spéciales de l’armée. Ils peuvent intervenir avec deux types d’armes, le choix dépendant du contexte de la situation.

Dans le cas d’un appui feu, ils utilisent le HK 417, qui offre une certaine cadence de tir et une puissance de feu significative permettant au groupe d’assaut d’intervenir avec plus de sécurité. Lors de missions nécessitant des tirs de précision, les policiers du RAID utilisent un fusil Ultima-ratio PGM, calibre 762×51, à vision optique, permettant des tirs, de jour comme de nuit, à des distances allant jusqu’à 1 000 mètres. Chaque tireur possède son armement individualisé (fusil et lunette à visée optique).

Au-delà de 1 000 mètres, les « snipers » du RAID utilisent un fusil Hecate 2 PGM, calibre 12,7×99, pour effectuer des tirs anti-matériel ou de destruction.

Sur une opération, notre dispositif de base comprend cinq tireurs, précise Martin S., responsable du groupe Omega. Nous positionnons généralement autour d’un bâtiment un homme par ouverture, un responsable pour coordonner l’équipe et préparer un éventuel tir simultané. De par notre zone territoriale de compétence, essentiellement urbaine, nous nous plaçons la plupart du temps à des distances de 50 à 200 mètres.
Selon l’intensité de la crise, nous pouvons faire monter en puissance le nombre de tireurs. Notre champ d’intervention va de la prise d’otage au forcené isolé jusqu’aux nouvelles formes de terrorisme comme les prises d’otage de masse ou les attentats multiples type Bombay.

 

Les unités spécialisées

Outre le RAID et le GIGN, plusieurs unités de police et de gendarmerie comptent dans leurs rangs des tireurs à longue distance. Leurs dénominations sont multiples :

  • Le tireur de précision (TP) assure essentiellement des missions de protection en effectuant une surveillance sur des points hauts. Il est présent dans les unités de police : compagnies de CRS, service de protection des hautes personnalités (SPHP), groupe de sécurité du président de la République (GSPR).
  • Le tireur de haute précision (THP) est présent dans les groupes d’intervention chargés de résoudre des situations de crise. Cette catégorie nécessite une plus grande technicité que pour la précédente. On trouve des THP au sein des trois forces qui composent la FIPN : BRI-BAC de la préfecture de police, RAID et groupes d’intervention de la Police nationale (GIPN).
  • L’observateur-tireur (OT) a un rôle identique à celui du tireur de précision, cette dénomination se retrouvant dans la gendarmerie : escadrons mobiles, pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG), qui assurent la protection des dix-neuf centrales nucléaires de production électrique sur le territoire.
  • L’observateur contre-tireur (OCT) se retrouve au sein de la Garde républicaine et de la gendarmerie des transports aériens (GTA). Ces tireurs assurent la protection des hautes personnalités, du président de la République, dans les palais nationaux, dans les aéroports et dans les lieux où les personnalités se déplacent. Le rôle de l’OCT est de parer à d’éventuelles attaques ou incidents lors de la présence de l’autorité, et d’être prêt à réaliser un contre-tir sur un sniper isolé si la menace est avérée.

 

La formation

Tous les tireurs de précision ou de haute précision de la Police nationale sont formés au CNT de Montlignon, souligne Romain P., commissaire principal, chef de la division des techniques et de la sécurité en intervention à la DRCPN. Ils reçoivent ainsi la même formation, selon un même protocole, avec un même cadre légal mais une doctrine d’emploi propre à chaque service. Les applications de ces formations se déclinent ensuite selon les missions des différentes unités.

 

Ce sont les animateurs en activités physiques et professionnelles (APP) de la DRCPN qui dirigent ces stages de formation. Le premier stage de tir de haute précision dans le cadre de la formation initiale de la force d’intervention de la Police nationale (FIPN) a accueilli en novembre dernier douze policiers issus des GIPN, de la BRI-BAC et du RAID.

Chez les CRS, par exemple, il existe trois niveaux spécifiques au tir à longue distance. Le tireur SPI (section de protection et d’intervention), qui suit une formation de quinze jours, doit mettre en oeuvre une riposte proportionnée si une unité CRS fait l’objet d’une attaque par arme à feu. Lors de ce stage SPI, les meilleurs éléments sont repérés pour participer à la formation supérieure, le tireur Tikka, qui sera placé sur des points hauts en renfort des unités CRS au sol pour la protection de personnalités. Enfin, le tireur Tikka niveau II peut renforcer les équipes du RAID si le besoin se fait sentir. Il devra suivre une formation supplémentaire auprès des tireurs et des formateurs du RAID.

Du côté de la Gendarmerie nationale, les tireurs des pelotons d’intervention de la gendarmerie (PI2G), des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) et des pelotons spécialisés de protection de la gendarmerie (PSPG) sont formés par les spécialistes du GIGN. Tous les autres tireurs appartenant à des unités conventionnelles (Garde républicaine, brigades de gendarmerie des transports aériens…) sont formés au centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier.

 

Les qualités du tireur

La mission requiert avant tout de la patience – le tireur peut demeurer un temps très long en position statique –, une condition physique parfaite, une bonne acuité visuelle, une maîtrise du stress et une forte capacité de concentration – le tireur doit à la fois être fixé sur sa cible, intégrer les informations transmises sur la situation globale et être en mesure de remplir sa mission d’observation en donnant un maximum d’informations sur la situation qu’il observe. Enfin,le policier ou le gendarme doit faire preuve de discernement et être capable de prendre une décision dans l’urgence. Généralement, les futurs tireurs sont repérés au sein même de leur unité lors d’entraînements ou de formations spécifiques.

Le matériel

L’équipement du tireur se compose de plusieurs éléments : l’arme en elle-même, les munitions, la lunette de visée et le bipied, indispensable pour des tirs à distance.
L’arme diffère selon les unités et leurs missions. L’arme la plus répandue dans les unités du ministère est la Tikka. Légère (1,5 kg), cette arme permet de réaliser des tirs précis jusqu’à 400 mètres. Elle est utilisée par les CRS, la Garde républicaine, la FIPN, la BGTA, les GSPR, les PSIG et les PSPG. Élément indissociable de l’arme, la lunette de visée est un véritable instrument de mesure et de calcul de distance, permettant d’effectuer des corrections de tir en prenant en compte et en analysant les conditions du moment.
Les tireurs peuvent éventuellement se servir d’autres appareils : télémètre, anémomètre ou encore nanomètre.

 

La technique

Pour qu’un tireur parvienne à une efficacité optimale, il lui faut avant tout maîtriser parfaitement ses instruments. Ainsi, il doit démultiplier les entraînements et les mises en situation dans des conditions variées pour se créer son propre carnet de tir et acquérir une connaissance parfaite des réglages de son arme et de sa lunette. En effet, de très nombreux paramètres extérieurs entrent en compte pour eff ectuer un tir de précision : l’angle et la force du vent, la température extérieure, la pression atmosphérique, l’humidité, la vision de la cible, la position du soleil, l’hygrométrie, le pourcentage d’inclinaison entre le tireur et son objectif, le fait de traverser ou non une vitre…
« Chaque tireur possède sa table de références selon ses caractéristiques propres, confirme Martin S. du RAID. Grâce à l’entraînement et à la répétition des gestes, il saura qu’à une distance donnée il doit effectuer telle ou telle correction. Calculs et réglages doivent devenir des automatismes de travail, pour ne pas interférer sur la concentration du tireur le jour de l’intervention. »

Un bon point haut

Dans la plupart des unités, les groupes de tireurs sont organisés en binôme, avec un tireur et un observateur. Il est donc indispensable de dénicher un point haut idéal, à la fois pour obtenir des informations sur la situation pour l’observateur et pour offrir un angle de tir adéquat au tireur. « Quatre ou cinq heures avant l’arrivée du cortège, on s’assure que le point où nous sommes positionnés permet de détecter la présence éventuelle d’une menace, explique Maxence L., membre de la cellule des OCT de la Garde républicaine. Un bon point haut offre une vue panoramique sur une situation. Nous cherchons à être le plus discret possible pour pouvoir observer tout ce qui passe dans l’environnement de la personnalité à protéger. »

 

 

Source : http://www.police-nationale.interieur.gouv.fr/ – Photos © Ministère de l’Intérieur (avril 2011)

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