En immersion dans les pas du RAID

Fabien 3 avril 2019 0
En immersion dans les pas du RAID

« 21h30, jeudi 28 mars. Le RAID vient d’être appelé pour une simulation d’attaque terroriste dans le métro de Lyon. Branle-bas de combat dans les locaux de cette unité d’élite de la police nationale.

Quatorze agents se préparent pour intervenir dans un exercice de sécurité de grande ampleur. Un « attentat » est en cours à la station Croix-Rousse.

Les « hommes en noir » prennent place dans leurs véhicules. Sirènes hurlantes, ils traversent le cœur de la ville. Direction la zone de crise virtuelle. Un sujet à retrouver dans nos éditions abonnés print et web de ce jeudi 4 avril.

 

21h 30. Les hommes du RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion). viennent d’être appelés pour une simulation d’attaque terroriste à la station Croix-Rousse du métro lyonnais. A cette heure, peu d’éléments sont communiqués à ces policiers d’élite. Bombe, morts, blessés, otages.

 

 

Quatorze agents se métamorphosent en « hommes en noir ». Equipement lourd

 

 

Casque, masque, gilet pare-balles, armes de poing, fusil d’assaut, intensificateurs de lumière…

 

Le QG du RAID s’installe dans une école primaire à proximité. Le quartier est bouclé, la zone sanctuarisée et sous protection de l’armée. La station de métro est fermée.

 

 

Chaque agent prépare son matériel. Pas de munitions létales bien sûr pour cette simulation d’attentat, mais des cartouches à projectiles marquants qui se rapprochent du paintball.

 

 

Deux médecins anesthésistes-réanimateurs font partie de l’équipe d’intervention.

 

En attendant leur entrée en action, les hommes d’élite étudient le plan de la station de métro.

 

 

23h. Derniers échanges avant de se rendre sur la zone de crise.

 

 

Le RAID gère désormais le coeur de la crise. Cette unité de la police nationale spécialisée dans la négociation et les assauts est le dernier recours dans les situations extrêmes : prises d’otages, retranchements de malfaiteurs ou attaques terroristes. Elle opère le plus souvent en zone urbaine.

 

 

La concentration est extrême. La tension aussi

 

 

Minuit. Le RAID s’engage dans le métro. L’assaut est imminent. Les terroristes ont été localisés, ils sont retranchés dans une rame avec des otages.

 

Les informations continuent d’arriver. La rame de métro, dans laquelle sont retranchés les « terroristes », se trouve dans un tunnel.

 

Les hommes en noir se mettent en position.

 

 

Munis d’intensificateurs de lumière, ils s’engagent

 

0h30. L’assaut est donné. La fusillade est brève. Les terroristes sont neutralisés.

 

Un seul blessé du côté du RAID

 

Mission réussie (et relâchement). La bombe placée dans la rame n’a pas eu le temps d’exploser

 

 

1h. Les policiers du RAID se retrouvent sur le quai après l’assaut. Premier débriefing pour ces hommes super-entraînés aux situations de crise.

 

 

 

L’exercice s’achève. Toutes les forces de l’ordre et de secours mobilisées ont joué la partition « simulation » avec un engagement total.

 

 

Ces hommes de l’ombre savent qu’ils n’ont pas le droit à l’échec. Leur esprit de corps est immense.

 

 

Source : Le Dauphiné.com – article écrit le 03 avril 2019 par Mona Blanchet

Photos © Mona Blanchet

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