LA BRI-BAC (Brigade de Recherche et d’Intervention – Brigade Anti Commando)

Fabien 22 septembre 2014 0
LA BRI-BAC (Brigade de Recherche et d’Intervention – Brigade Anti Commando)

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En 1972, au lendemain de la prise d’otages sanglante des Jeux Olympiques de Munich, la Police Nationale décide de se doter des moyens de faire obstacle aux preneurs d’otages.

Est alors mis sur pied le GIPN de Marseille et au sein de la Préfecture de Police de Paris, la Brigade Anti-Commando. Celle-ci n’existe pas en tant que service propre. Elle n’est constituée et activée qu’à l’occasion d’événements particuliers, et dispose dans un premier temps d’une compétence territoriale élargie.
Son noyau, c’est la Brigade de Recherche et d’Intervention, et le chef de la BRI en assure le commandement.
Habitués au travail en équipe, familiers des missions à risques, et rompus au comportement des malfaiteurs, ses enquêteurs sont renforcés par une vingtaine de moniteurs de la Police Parisienne en tenue, possédant un haut niveau sportif et spécialistes des sports de combat.

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La BRI est également soutenue par les spécialistes de la « Brigade des gazé de la Direction des Services Techniques de la Préfecture de Paris (PP), entraînés à intervenir sur des forcenés au moyen de produits incapacitants.
Dotée de voitures puissantes et d’un armement moderne, la Brigade Anti-Commando affronte des situations de crise sur l’ensemble du territoire national, voire à l’étranger, dans les lieux les plus divers (banques, ambassades, avions, domiciles…). En 1973, elle est à Brest, pour libérer un couple de personnes âgées pris en otage par un duo de braqueurs, l’année suivante elle se rend à La Haye, pour résoudre la prise d’otages terroriste du personnel de l’ambassade de France.
Sous la responsabilité du chef de la BRI, la BAC est engagée par le Directeur de la Police Judiciaire, à la demande du Préfet de Police pour prendre en compte une situation de crise aigüe, qui nécessite la mise en œuvre de techniques et de moyens particuliers.

L’effectif théorique de la BAC est d’environ 70 policiers.
La Brigade d’Intervention de la Direction de l’Ordre Public et de la Circulation ainsi que la CAT (Cellule Assistance Technique) mettent à disposition des spécialistes dont les compétences leur permettent d’intégrer la BAC en cas de nécessité.
La Direction de la Police Urbaine de Proximité fournit quant à elle les équipes cynophiles.

La BRI-BAC dispose depuis 1995 d’un véhicule d’intervention blindé, sur un projet original développé par la Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques de la PP.
Il est utilisé comme poste de commandement, comme transport de matériel sensible (armement, protections balistiques, matériels techniques…) et peut occasionnellement déposer un groupe d’intervention équipé sur un point potentiellement dangereux, sous protection de son imposant blindage.
La BAC dispose sur Paris des moyens de la Brigade Fluviale de la Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques lors d’interventions sur la Seine qui nécessiteraient d’aborder un bateau. Cette direction peut mettre à profit plusieurs hélicoptères à disposition de la BAC pour ses interventions.
La Direction Opérationnelle des Services Techniques et Logistiques dispose comprend d’autres services qui disposent de moyens techniques particuliers ou sont susceptibles d’en créer selon les besoins (conception et fabrication de matériel, groupes d’éclairage, pc mobiles…).

La BRI-BAC est composée, comme le veut tout groupe d’intervention, de groupes d’assaut, de maître-chien, de tireurs haute précision, de groupe d’effraction, de négociateurs, groupe varappe, groupe NRBC.

 

 

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