« La chaîne diffuse la deuxième saison de ce programme aussi instructif que palpitant, en immersion auprès des policiers d’élite en région parisienne.
Fin 2023, la première saison de B.R.I. permettait de prendre la mesure de ce corps d’élite. Des images des hommes de la brigade de répression et d’intervention de la police parisienne inédites et quasi expérimentales – tant la caméra collait à une réalité méconnue – appréciées par les patrons du service.
« C’est un moyen de valoriser les femmes et les hommes qui la constituent, expliquait alors Simon Riondet, commissaire divisionnaire. On ne peut pas montrer leurs visages, mais on peut montrer leur travail, leur foi, leur implication. C’est aussi une façon de laisser apercevoir l’envers du décor. Certaines séquences n’avaient, je pense, jamais été montrées auparavant. » Une impression confirmée par son adjoint, Pierre Le Coz : « Ce documentaire nous ressemble. On retrouve à l’écran la brigade que l’on connaît et les raisons qui nous donnent, chaque matin, le désir de travailler. »
Logique, dès lors, que les policiers d’élite de la BRI ouvrent de nouveau leur porte aux caméras de Canal + Docs. L’équipe de réalisation a de nouveau obtenu l’autorisation exceptionnelle de filmer pendant un an le quotidien opérationnel composé de filatures, d’espionnage des cibles, de repérages sur le terrain, jusqu’à l’interpellation des criminels. Dans cette nouvelle saison, le détournement du message qui barre l’écran en ouverture des films de fiction ressemble à une sommation : « Cette série documentaire relate des missions réelles de la BRI de Paris… » Une petite phrase en guise d’alerte, qui prend tout son sens lors des 52 minutes que dure chacun des quatre épisodes du réalisateur Laurent Frappa, diffusés en ce début d’année 2026.
Au plus près du danger
Si les patrons de la BRI ont changé, l’esprit qui anime cette nouvelle saison de la série documentaire produite par Cover Films et Memento reste identique. L’immersion va même plus loin. Le résultat est encore plus instructif et palpitant. Aucune fioriture dans le montage ou l’habillage des images, mais la volonté de décrypter encore davantage les enquêtes menées au plus près du danger. « Voir qu’on va travailler sur des affaires de grande ampleur, note Thierry Sabot, nouveau commissaire général de la BRI, c’est ce qui fait briller les yeux d’un jeune policier. Nous avons un vrai sens de la mission dans la lutte contre le banditisme. » Un état d’esprit mis au service de l’organisation des Jeux olympiques de Paris durant l’été 2024, avant le retour aux affaires courantes que l’on retrouve à l’image aujourd’hui.
Haddock, Vinz, Arnaud et les autres occupent le terrain. Pendant les filatures en voiture ou lors des négociations au téléphone, plusieurs améliorations s’ajoutent à l’efficacité des captations pour rapporter fidèlement leur travail. Grâce à une narration soignée et des reconstitutions implantées à des moments clés, le déroulé des faits gagne en intensité. Au fil des épisodes, les intrigues prennent une nouvelle dimension. « Notre métier est d’abord de sauver des vies », conclut le commissaire Sabot. »
Source : Lefigaro.fr – article écrit le 16 janvier 2026 par Laurent Louet
Résumés des épisodes
Épisode 1 : Stups : la guerre froide.
Grâce à un indicateur, les policiers de la B.R.I. de Paris identifient une camionnette suspecte qui transporte des produits surgelés alors que le véhicule n’est pas frigorifié. A partir de cette simple anomalie, les enquêteurs vont remonter la piste d’une équipe de narcotrafiquants internationaux très organisés.
Épisode 2 : Les récidivistes
Les policiers de la B.R.I. de Paris ont dans leur viseur deux voyous spécialisés dans le vol de fret, deux frères qui ont déjà dérobé de nombreux camions remplis de marchandise, pour un butin total de plusieurs centaines de milliers d’euros. Les enquêteurs de la B.R.I. se lancent à leurs trousses, et vont les surveiller pendant de longs mois, jours et nuits, pour espérer les arrêter en flagrant délit.
Épisode 3 : Sous les radars
Les Uber Shit sont des trafiquants qui ont investi les réseaux sociaux pour vendre leurs stupéfiants en ligne, avant de les livrer directement au client. Le Groupe 20 de la B.R.I. de Paris a identifié une des petites mains d’un réseau qui alimente en drogues la capitale et l’Ile-de-France. Les policiers organisent des filatures pour reconstituer l’organigramme du gang et remonter jusqu’à la tête du réseau.
Épisode 4 : La vie en noir
La B.R.I. de Paris est contactée en urgence pour une prise d’otage en plein centre-ville. Les informations sont très succinctes : nombre inconnu de personnes retenues, incertitude quant à l’armement du forcené et ses revendications. Pour les négociateurs de la B.R.I., le compte-à-rebours est enclenché : ils doivent faire plier le preneur d’otage avant que la situation ne vire au drame.
