Unité d’élite de la Police nationale, le RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion) incarne depuis près de quarante ans la capacité de l’État à faire face aux crises les plus extrêmes. Au cœur de ce dispositif, la section d’intervention constitue la pointe opérationnelle, engagée lorsque toutes les autres réponses atteignent leurs limites.

Créée en 1985, la section d’intervention du RAID est spécialisée dans les situations à très haut risque : prises d’otages, actions terroristes, forcenés lourdement armés, protection rapprochée et sécurisation de grands événements ou encore arrestations de criminels particulièrement dangereux. Elle agit sur l’ensemble du territoire national, en métropole comme en outre-mer, sur décision de l’autorité judiciaire ou administrative.

Composée de policiers rigoureusement sélectionnés, la section d’intervention se distingue par un niveau d’entraînement exceptionnel. Les opérateurs maîtrisent le tir de combat, le combat rapproché, les techniques d’assaut en milieu clos, l’intervention en hauteur ou en milieu confiné, la varappe, l’effraction ainsi que la gestion du stress en situation extrême. Cette polyvalence permet au RAID d’adapter ses modes d’action à des contextes toujours imprévisibles.
Les policiers du RAID peuvent être amenés à intervenir à l’étranger, notamment dans des ambassades à risque (Liban ou Afghanistan jusqu’en aout 2021) ou sur des territoires où leur présence est requise, comme à Mayotte dernièrement.

La doctrine d’intervention repose sur un principe fondamental : sauver des vies. Chaque opération est préparée avec une précision quasi chirurgicale, intégrant renseignement, négociation, observation et, en dernier recours, action armée. La section d’intervention travaille en étroite coordination avec la SAO du service, afin de privilégier la résolution pacifique des crises lorsque cela est possible.
Photos @ François Lerate


