« Après trois mois d’une traque minutieuse, les policiers de la brigade des stupéfiants de Béziers, appuyés par la BRI et le RAID, ont mis fin à un trafic de drogue transfrontalier dans la nuit du jeudi 26 mars. Six personnes ont été interpellées.
C’est un coup d’arrêt majeur porté au narcotrafic local. L’opération, qui s’est déroulée dans la nuit de jeudi à Pézenas et ses environs, est l’aboutissement d’une enquête de longue haleine débutée en janvier dernier. Tout commence par un renseignement anonyme : une mère et sa fille sont soupçonnées d’organiser des convois de drogue (« go fast ») depuis la région de Blanes, en Espagne, pour approvisionner le secteur de Clermont-l’Hérault et Pézenas.
Une tête de réseau insaisissable
Au cœur de ce trafic se trouve un homme bien connu des services de police, mais particulièrement difficile à localiser. Sans adresse fixe, il multipliait les locations de courte durée avec sa compagne pour échapper aux radars.
Grâce à une surveillance constante de la mère et de sa fille, les enquêteurs biterrois ont fini par remonter jusqu’à cet homme. Un incident inattendu a d’ailleurs accéléré les événements : une dispute entre le trafiquant et ses deux convoyeuses initiales a forcé ce dernier à recruter en urgence deux nouvelles complices. Un changement de casting qui n’a pas perturbé les policiers, restés aux aguets.
L’assaut donné à 4 heures du matin
Mercredi dernier, le dispositif est en place. Le convoi est suivi depuis la frontière espagnole et le logement du principal suspect est formellement identifié. Le signal de l’intervention est donné jeudi à 4 heures du matin :
- À Pézenas : Les nouvelles recrues sont interceptées. Dans leur véhicule, les policiers saisissent 5 kg d’herbe et 1 kg de résine de cannabis.
- À Caux : Le RAID interpelle le chef de réseau et sa compagne dans un logement de type Airbnb.
- À Béziers : La mère et la fille, à l’origine du réseau, sont également interpellées.
Le chiffre : 300 000 €
C’est la valeur estimée des 80 kg de cannabis importés dans l’Hérault par ce réseau depuis le début de l’année 2026.
Suites judiciaires
À l’issue des gardes à vue, les décisions du juge des libertés et de la détention sont tombées. Le trafiquant ainsi que la mère et la fille ont été placés en détention provisoire. La compagne du suspect et les deux dernières passeuses — dont c’était, selon l’enquête, l’unique voyage — ont été placées sous contrôle judiciaire. »
Source : 34infos.fr – article écrit le 29 mars 2026
Photo @ Valentine Chapuis
