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« Dans le jargon militant, on les appelle les « prec », pour « précurseurs ». Une petite équipe de trois personnes qui a la délicate mission de préparer chacun des déplacements de François Hollande, lui qui a promis d’« être aux côtés des Français » pendant sa campagne. Ce qui se traduit par au moins une visite sur le terrain chaque jour. Les clés de la réussite :

« Préparation, reconnaissance du terrain, adaptation », explique Philippe Bonnefoy, cadre du PS et prec depuis 1981!

Première étape, la conception.

En lien avec le candidat, la direction de campagne planche sur un lieu et un thème, puis fournit une version zéro d’un « déroulé » : heures, étapes, transports… Intervient ensuite la reconnaissance des lieux, en général deux ou trois jours avant le jour J. « On vérifie tout simplement que le déroulé tient bien la route », note Bonnefoy. Tous les détails comptent, notamment pour le choix du lieu de la prise de parole en plein air. A éviter absolument : le soleil de face, les pollutions sonores, l’exposition au vent qui décoiffe et le contraint à tenir ses feuilles… « Le but, c’est d’avoir la belle carte postale. » Autre souci majeur, la sécurité. Un membre du Service de protection des hautes personnalités (SPHP) participe toujours à la reconnaissance du terrain pour vérifier les « voies d’extraction » en cas de danger et les points hauts où positionner des guetteurs. L’équipe veille aussi scrupuleusement à la composition du cortège officiel, en général trois voitures : une ouvreuse avec le militant « GPS » qui connaît le moindre chemin, la voiture du SPHP, puis celle du candidat, où les places s’arrachent à prix d’or. La hantise du prec? « Le marché avec des dizaines de journalistes et la vingtaine de militants dans des allées étroites : une galère », soupire Bonnefoy. Surtout avec un candidat grand spécialiste du contre-pied et des surprises de dernière minute. Exemple, samedi 24 mars, avec un petit détour non prévu (sans caméra ) par le marché d’Ajaccio et la Collectivité territoriale de Corse. « Il faut faire preuve de souplesse », reconnaît Bonnefoy. Et anticiper les éventuels pièges. Le prec a de l’avance sur la troupe et démine. Sur le marché de Bastia, un vendeur de crêpes à la châtaigne attendait Hollande de pied ferme. C’était un nationaliste… que le candidat a esquivé au dernier moment. »

Source : Le Parisien – article du 06 avril 2012

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