« Pendant deux jours, Paris Match a suivi le RAID dans les coulisses d’un exercice spectaculaire de libération d’otages sur les falaises d’Étretat. Parachutages, assaut, hélitreuillage et extraction sous hélicoptère : une opération hors norme, filmée par TF1 pour le 14-Juillet.

Peu après 5 h 30, le 4 juin, des hommes tout de noir vêtus convergent aux abords du club house du golf d’Étretat (Normandie).
Au sol, autour du bâtiment transformé en scène de crise, des opérateurs du RAID progressent en silence. Une prise d’otages vient de se déclarer. Elle est entièrement fictive, mais rien, dans la manœuvre, ne le laisse deviner.

Alors que l’unité d’élite de la police nationale simule une crise de grande ampleur, une autre équipe est à pied d’œuvre, celle de TF1.
Deux mises en scène se superposent sur le même terrain.
Les policiers s’exercent, la chaîne capture les images de l’un de ses reportages diffusés pour la fête nationale, le 14 juillet. Un dispositif hors norme que Paris Match a pu suivre pendant deux jours.

Après une première après-midi de tournage à l’aéroport du Havre perturbée par un vent violent, c’est l’effervescence sur les hauteurs d’Étretat.
En bordure de falaise trône le golf d’Étretat et son parcours de 18 trous.
C’est dans ce cadre idyllique qu’une trentaine d’opérateurs du RAID, deux hélicoptères Puma de l’armée de terre et une vingtaine d’employés de TF1 travaillent de concert.


Chorégraphie millimétrée

La complexité d’une opération de libération d’otages est mise en exergue par la nécessité, pour les équipes de tournage, de filmer séquence par séquence chaque action des policiers.
Saut en parachute, arrivée par la mer, hélitreuillage, progression de la colonne d’assaut, puis libération des otages. Chaque phase se joue, se replace, se rejoue.

Des opérateurs du RAID progressent filmés par TF1




Alors qu’une première équipe du RAID s’est approchée par la mer et s’apprête à pénétrer le bâtiment par deux entrées, c’est par le ciel que la troisième fait son apparition.
Un hélicoptère Puma déboule à pleine vitesse à quelques mètres du bâtiment, largue une corde lisse et, en quelques secondes, dépose les policiers.
L’assaut est donné. Le RAID neutralise les preneurs d’otages fictifs, libère les otages et s’extrait immédiatement.
L’hélicoptère Puma fait son retour dans un vacarme de rotors et de souffle.
On repart en nacelle ou en grappe.

Deux modes d’extraction que TF1 filme sous toutes les coutures.
La nacelle, d’abord : une sorte de panier accroché au bout du câble, hissé jusqu’à l’appareil, dans lequel on installe les personnes à évacuer.
La grappe, ensuite, plus spectaculaire encore : plusieurs opérateurs et otages suspendus à une même corde sous le ventre de l’hélicoptère, emportés d’un bloc, ballant dans le vide au-dessus des falaises.


« Tu pars au bout du monde avec des gens comme ça »

Derrière cette chorégraphie millimétrée, une horlogerie.
David, chef de la section opération du RAID, en tient les fils : c’est lui qui fixe la stratégie et veille à ce que la manœuvre n’en dévie pas. Le plus délicat ? Le placement de l’hélicoptère, « ni trop loin ni trop près », et la synchronisation entre l’entrée des opérateurs et la neutralisation des cibles.
Passé par la police judiciaire puis le grand banditisme, il sert au RAID depuis dix-neuf ans.
L’entraînement, glisse-t-il, occupe 80 à 90 % du temps de l’unité.


Antoine Guélaud et des opérateurs du RAID règlent les derniers détails avant de pénétrer le bâtiment




Cette précision, TF1 l’a apprivoisée de longue date. Antoine Guélaud, directeur des opérations spéciales à la direction de l’information, a lancé le projet il y a près d’un an mais l’essentiel du travail opérationnel s’est joué sur les deux derniers mois.
Ce dernier a participé à toute l’opération de libération d’otage au coeur du dispositif policier, y compris lors des phases aéroportées.
« Tu pars au bout du monde avec des gens comme ça », explique-t-il quelques minutes après être revenu sur la terre ferme. Le rendez-vous du 14 juillet, dit-il, tient d’« une forme de messe ».

Ce mardi, les téléspectateurs verront quelques minutes d’images spectaculaires dans «14 juillet 2026 : Le Défilé », à suivre en direct dès 6h sur TF1, LCI et TF1+.
Derrière elles, deux jours de tournage, des mois de préparation et l’improbable alliance entre une unité qui cultive l’ombre et une chaîne qui vit de la lumière. »





Source : Parismatch.com – article écrit par Martin Lagrave
Photos @ S. Sarfati / RAID

Author

admin@fipn-sdlp.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!