« Avant l’ouverture du procès, un hélicoptère survolait le palais de justice où se tient le procès de Christophe Khider et Omar Top El Hadj. Le Raid et le GIPN sont mobilisés.

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Un procès sous très haute surveillance a débuté mardi 2 avril aux assises du Rhône  où deux anciens détenus de la centrale de Moulins-Yzeure comparaissaient pour leur spectaculaire évasion à l’explosif, en 2009, en prenant en otages deux surveillants, avec la complicité de deux femmes jugées à leurs côtés.

Avant l’ouverture du procès en début d’après-midi, un hélicoptère survolait le palais de justice des 24 colonnes, placé sous haute sécurité.

Le Raid et le GIPN armés de fusils d’assaut

Des hommes du Raid et du GIPN (groupe d’intervention de la police nationale), armés de fusils d’assaut, avaient pris position dans la salle des pas perdus.

Tant le public que les journalistes ont fait l’objet d’une double fouille avant de pouvoir pénétrer dans la salle d’audience, fouillée minutieusement un peu plus tôt par une équipe cynophile.

Appelés à décliner leur identité, Christophe Khider, 41 ans, et Omar Top El Hadj, 34 ans, ont refusé de se lever dans le box des accusés.

Le 15 février 2009, lors d’un parloir-famille en présence notamment de 16 enfants, ces deux détenus lourdement condamnés avaient pris en otage deux surveillants sous la menace d’une arme apportée un peu plus tôt par la compagne d’un troisième détenu. Celle-ci était en effet dispensée de portique de sécurité car elle portait des broches métalliques dans le dos.

La défense de Khider a dénoncé les conditions de détention

Peu avant le début de l’audience, la défense de Khider a vivement dénoncé les conditions de détention de cet homme, détenu « 23 h sur 24 dans une cellule de 9m2 ». « On lui fait subir l’insoutenable », a affirmé Me Bernard Ripert, soulignant son « besoin viscéral, fondamental de chercher à s’évader ».

« Il n’y a eu lors de cette évasion aucune violence et l’évasion pour les gens comme lui c’est un droit, on veut faire crever les prisonniers dans les prisons de France, et quand on veut faire crever quelqu’un, cette personne à un droit, même un devoir de s’évader », a dit l’avocat.

Pour Bernard Ripert « dès qu’il le pourra, il tentera et il réussira à s’évader, et cette fois-ci (…) il ne se laissera pas faire comme la dernière fois (…) comme lui on veut le tuer, je pense que la prochaine fois il fera comme eux ».

« On peut comprendre que des gens veuillent s’évader »

De son côté, Me Pierre Lumbroso, l’avocat d’Omar Top El Hadj a affirmé que son client n’avait « rien à perdre dans la mesure où il sait qu’il va faire beaucoup d’années de prisons ». « On s’aperçoit qu’il n’a pas forcément participé à la préparation » de l’évasion, « qu’il n’a pas été violent », a-t-il ajouté.

« On peut comprendre que des gens veuillent s’évader, mais on ne peut pas accepter qu’on mette la vie d’autres gens en danger », a souligné pour sa part Me Pascal Winter, l’avocat du personnel pénitentiaire.

Le procès devrait durer trois semaines. Le verdict est attendu le 19 avril. »

 
Source : Lenouvelobservateur.fr – article du 02 avril 2013

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