« La polyclinique Chénieux et le parc des expositions de Limoges était au cœur d’un important exercice de sécurité civile ce jeudi. Il a mobilisé 350 personnes autour d’un scénario mettant en scène des tireurs et des explosifs dans la polyclinique, ainsi qu’une fausse voiture piégée.
Les sirènes des pompiers, ambulanciers et policiers ont donné le ton d’une journée très intense autour de la polyclinique Chénieux à Limoges, mais aussi du parc des expositions, pour un exercice de sécurité civile grandeur nature.
C’était même « l’exercice le plus grand et le plus réaliste depuis quatre ans » selon Maurice Barate, le préfet de la Haute-Vienne, afin de tester la réactivité et la coordination des secours, forces de l’ordre et associations de Protection Civile et d’aide aux victimes.
Avec un scénario digne d’un film, mais pas si fou que ça, compte tenu des menaces de sécurité et risques d’attentat qui pèsent sur le pays.
Des assaillants lourdement armés et des otages
L’alerte est donnée en début de matinée, pour des explosions entendues et des tirs par des assaillants lourdement armés dans la polyclinique Chénieux.
C’est un exercice, mais les intervenants jouent leur rôle à fond et se retrouvent ainsi confrontés à une situation très complexe, puisqu’il faut agir au plus vite mais sans précipitation, pour éviter de nouvelles victimes.
Le RAID, unité d’élite de la police, vient en renfort de Bordeaux, tandis que des démineurs sont dépêchés depuis la Rochelle.
Leurs interventions conjointes permettent de sécuriser l’extraction des victimes, dirigées vers un hôpital de campagne dressé sur le parking de la polyclinique.
Le RAID donne finalement l’assaut, tandis que les démineurs neutralisent une fausse voiture piégée stationnée devant le parc des expositions de Limoges.
Le bilan final, fictif évidemment, est de trois morts et seize blessés, dont neuf en urgence absolue, tous touchés avant l’assaut final.
Tout s’est déroulé de la meilleur manière possible pour les autorités, même s’il y a toujours quelques points d’amélioration possibles. »
Source : Ici.fr – article écrit le 3 juillet par Nathalie Col
Photo @ Police Nationale archives
