« Ce samedi, le RAID est intervenu dans un appartement d’une résidence d’euromedecine, à Montpellier. Il était vide. On vous explique.
Convoi à grande vitesse avec gyrophares et sirènes activées, policiers encagoulés et armés dans des véhicules noirs escortés : l’intervention de l’antenne du RAID de Montpellier n’est pas passée inaperçue ce samedi 18 avril 2026, vers 13h30, avec une résidence évacuée et un périmètre de sécurité installé par la DIPN 34 rue de La Croix-de-Lavit, dans le quartier Euromédecine.
Un appel au 17 informe qu’une jeune femme aurait reçu un coup de crosse sur la tête avec une arme de poing de la part d’un homme qu’elle connait. Affolée, elle s’enfuit de l’appartement de cette résidence, en compagnie d’un ami, mais elle signale que le locataire des lieux et son agresseur s’y trouvent encore, ce dernier avec l’arme à feu et ivre.
Le RAID est alors sollicité par précaution, après l’évacuation des résidents de l’étage où le suspect est supposé être présent avec le locataire.
Les policiers d’élite vont trouver le logement vide, l’individu armé a disparu. La victime âgée de 26 ans explique que dans l’appartement, elle consommait beaucoup d’alcool et de stupéfiants en compagnie de celui qui l’hébergeait et d’un ami commun, l’auteur des faits.
Elle évoque un différend portant sur des vêtements dégradés.
Téléphone volé récupéré
L’enquête de la permanence du Service local de police judiciaire -Slpj- était en cours, lorsque l’auteur présumé des violences volontaires se présentait samedi à 23h au commissariat central, où il était placé en garde à vue.
Entendu sur les faits, il livre une version assez différente de celle de la jeune femme. Dans sa voiture, les policiers retrouvent l’arme de poing et le téléphone portable de la victime à qui il promettait de lui restituer si elle remboursait la facture de la veste dégradée.
Un chantage donc. Le ton est alors monté, avec ce coup de crosse sur la tête et la fuite de l’agresseur.
La jeune femme heureuse de récupérer son bien a décidé de ne pas déposer plainte, indiquant qu’elle s’était accidentellement cognée la tête sur un obstacle dans l’appartement, comme l’auteur l’expliquait. Mais pour le vol du téléphone, le procureur de la République a fait déférer le suspect ce lundi 20 avril en vue de le traduire à l’audience de comparution immédiate au tribunal correctionnel.
À Nîmes aussi
La journée de samedi a été agitée pour le RAID de Montpellier, qui avant cette opération à Euromédecine, a été mobilisé dans un immeuble du centre-ville de Nîmes, qu’un désespéré menaçait de faire sauter au gaz, avant d’être neutralisé à temps. »
Source : Actu.fr – article écrit le 20 avril 2026 par Jean-Marc Aubert
Photo @ Métropolitain
