« Les forces de l’ordre intervenues vendredi ont découvert un carnage dans la salle du Bataclan. Pendant deux heures, ils vont progresser dans le bâtiment pour neutraliser les terroristes, retranchés à l’étage avec des otages.

Il est 22h15 vendredi soir lorsque les policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) pénètrent dans le Bataclan. Les terroristes sont dans la salle de spectacle depuis trente-cinq minutes. Les tirs nourris entendus plus tôt laissent présager un carnage. Un des terroristes a déjà déclenché sa ceinture d’explosifs dans la fosse.

A l’intérieur, les forces de l’ordre découvrent une scène d’horreur. « C’était l’enfer parce que les lieux étaient extrêmement compliqués, c’était dans le noir et surtout c’était cet amoncellement de corps, de gémissements, de pleurs, ces rivières de sang », explique sur BFMTV Michel Cadot, le préfet de police de Paris.

« Il y a des dizaines de corps enchevêtrés partout sur le sol, des morts, des blessés… Et des survivants qui font les morts, de peur que nous soyons nous aussi des terroristes, raconte Jean un membre de la BRI à TF1.

Nous prévenons que nous sommes de la police. Un peu partout, on nous demande de l’aide. Les gens chuchotent de peur que la fusillade reprenne. Pour nous, la priorité est de sécuriser les lieux ».

Les terroristes retranchés à l’étage

A ce moment de l’intervention, les membres de la BRI ne savent pas où se trouvent les terroristes. Les forces de l’ordre commencent l’exploration du bâtiment. Une quarantaine de policiers commencent à explorer l’étage. Denis Safran, chef du service anesthésie-réanimation de l’hôpital Georges Pompidou a participé à l’opération, le terrain d’intervention est difficile.

« C’est un bâtiment très ancien, avec des couloirs, des recoins, des escaliers, des colimaçons, des toilettes à l’étage. Il y avait des blessés absolument partout », relate-t-il sur BFMTV.

Au fur et à mesure que les policiers de la BRI progressent, des otages sont évacués. Les forces de l’ordre finissent par localiser les terroristes à 23h15. Ils sont retranchés dans un local sans issue avec une vingtaine d’otages. Les policiers, derrière la porte parviennent à établir un premier contact avec les preneurs d’otages.

Des tirs nourris pendant 3 minutes

Un négociateur parvient à avoir les otages au téléphone. Cinq appels sont menés mais les terroristes sont déterminés  et ne veulent pas libérer leurs otages. Thierry, l’un des otages qui se trouve dans le local assiste à la scène. Les terroristes crient, « on a des explosifs, on va tout faire péter », relate l’otage.

A 0h20, l’assaut est donné. Pendant trois minutes, des tirs nourris sont échangés. « Dès que la porte s’est ouverte, les terroristes ont ouvert le feu. C’était très violent, très bruyant. Rien que sur le bouclier, on a encaissé 30 impacts de Kalach' », explique un membre de la BRI à TF1.

Un terroriste est touché, les ceintures d’explosifs explosent. Un policier est blessé à la main mais miraculeusement, les otages sont sains et saufs. Le bilan de l’attentat est extrêmement lourd, au Bataclan au moins 89 personnes sont mortes. »

Source : BFM tv – article écrit le 17 novembre 2015 par C.B

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