« L’opération menée par le RAID et le groupe interministériel de Lorraine ainsi que par la sûreté départementale, ce lundi 17 mai, a permis de démanteler un trafic important. Dix personnes ont été mises en examen pour importations de stupéfiants, cessions, blanchiment d’argent, entre autres.
 
C’est une enquête qui a duré plus d’un an, aboutissant au démantèlement d’un important trafic au quartier des Provinces à Laxou et à la mise en examen des têtes du réseau présumées.
En janvier 2020, les investigations permettent d’identifier un réseau avec une centaine de clients par jour.
 
 

Un trafic générant des centaines de milliers d’euros
« Cela a été extrêmement compliqué, dans un quartier fermé sur lui-même. Nous avons décidé de porter le fer sur ce territoire, avec la sécurité publique. Cela montre qu’il n’y a pas de zone de non-droit dans l’agglomération », indique le procureur de la République, François Pérain, lors d’une conférence de presse.
Des immeubles où sévissent les transactions sont alors repérés.
« C’est un trafic qui était extrêmement bien organisé, avec des cages d’escalier dédiées à tel produit. Pour l’héroïne, c’était telle cage d’escalier, pour le cannabis telle autre cage d’escalier », précise François Pérain.

 

Stups, armes, et espèces saisies
Le lundi 17 mai, le RAID, l’unité d’élite de la police intervient avec le Groupe Interministériel (GIR) de Recherche de Lorraine.
Au total, une centaine de personnes sont mobilisées.
Au petit matin, ils interpellent 15 individus notamment dans l’immeuble Franche-Comté.
« Au début, nous avons trouvé 3,5 kg de cannabis et un 1,5 kg de résine de cannabis, nous étions un peu déçus, c’est une saisie banale », confesse le procureur de la République.
Mais lors des perquisitions dans deux appartements, les forces de l’ordre saisissent 19,5 kg d’héroïne soit l’équivalent de 390 000 euros à la revente et 420 g de cocaïne, soit 33 000 euros à la revente.
Il y avait un appartement habité par une dame dont le profil a été particulièrement bien choisi, une femme “sans histoire” qui n’aurait pas éveillé les soupçons.
Un logement servait de conditionnement, l’autre de stockage, surveillés 24 heures sur 24 heures, même la nuit.
Et au même endroit, les enquêteurs découvrent deux pistolets automatiques, un fusil à canon scié, trois pistolets et 90 000 euros en espèces.
« Le fait de retrouver des armes avec des stups, c’est la règle mais ce qui m’interpelle c’est qu’elles soient stockées dans le même lieu. Cela signifie qu’ils étaient particulièrement bien organisés et très dangereux », analyse le commandant de la GIR de Lorraine.

 
 

Les têtes de réseaux présumées interpellés
Dix individus ont été mis en examen dont deux placés en détention provisoire.
Âgés de 29 ans et 34 ans, amis d’enfance, ils sont soupçonnés d’être à la tête du réseau.
Six personnes sont sous contrôle judiciaire et deux sont actuellement devant un juge d’instruction. »

 
 
Source : Estrépublicain.fr – article écrit le 21 mai 2021 par Maxime Arnoult
Photo © Alexandre Marchi
 
 

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