« Trois hommes armés avaient été signalés dans un hôtel près de l’avenue Pierre Semard. Les forces de l’ordre sont restées planquées environ deux heures.

Casques, gilets du RAID et armes lourdes, ils sont restés de longues minutes, fusils braqués sur les fenêtres de l’hôtel Saint-George, un établissement deux étoiles de l’extra-muros d’Avignon.

Silencieux. Progressant, à pas feutrés, autour du bloc de béton de trois étages.

Où se portaient, depuis le milieu de l’après-midi vendredi 23 février, toutes les inquiétudes : la police avait reçu un coup de fil anonyme, signalant la présence de trois hommes armés. Ils avaient été aperçus, munis de kalachnikov, pénétrant dans l’hôtel.

Policiers de la Bac (Brigade anticriminalité), du RAID de Marseille, CRS… Plusieurs unités, des dizaines d’hommes et de femmes lourdement équipés – cagoules, casques, gilets pare-balles – ont donc été déployés en fin d’après-midi pour sécuriser le périmètre et déloger de potentiels forcenés.

Peu avant 18 heures, le RAID se postait aux quatre coins de l’hôtel, surveillant chaque mouvement. Ceux d’une chambre en particulier, au deuxième étage.

Dans la traverse de l’Étoile bouclée à la circulation – entre l’avenue Pierre Semard et celle de la Croix des Oiseaux -, une poignée de badauds, clients, salariés de l’hôtel et riverains, scrutaient la scène.

Chacun retenant son souffle, interdit. Tous étaient tenus, par sécurité, à distance, photos et vidéos étant également proscrits pour ne pas nuire à la discrétion de l’opération.

À la nuit tombée, sous les néons verts de la devanture, une dizaine de policiers dont une équipe cynophile pénètre finalement dans le hall du Saint-George. Chacune des chambres est inspectée mais l’établissement est désert. Les policiers ne trouveront rien qui corrobore le témoignage du témoin.

« Dans ce type de situation, toutes les précautions sont prises », expliquera une source policière.

Le quartier demeure également sous haute surveillance, quelques jours après un homicide, non loin de là, sur fond de trafic de stupéfiants : dans la nuit de lundi à mardi, un « charbonneur » de 18 ans tombait sous les balles sur un point de deal, rue Louis-Carpentras.

Quelques semaines plus tôt, début février, le RAID était déjà intervenu dans le quartier Monclar, pour déloger un forcené qui avait tiré en l’air avec un fusil dans un hall d’immeuble. »

Source : Laprovence.com – article écrit par L. G le 24 février 2024

Photo © Le DL /Christophe Agostinis

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